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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 00:51

 

Mangeurs de sandwichs du monde entier, unissons-nous !

Amis lecteurs, vous qui me connaissez un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, vous avez pu voir que je ne suis pas une chieuse, un peu râleuse à mes heures, oui, mais franchement, ma réputation de haute tolérance n’est plus à faire. D’ailleurs ceux qui me côtoient au quotidien vous le dirons volontiers, derrière ce petit cœur qui bat, y’a une bonne pâte, une nana sans lubies étranges ou fixations girly.

 

Pourtant, je vous l’avoue, il y a un point sur lequel je ne transige pas (en plus de quelques bricoles, mais ce n’est pas le propos), c’est la bouffe. Non, je ne ferai pas « Koh Lanta » si on m’oblige à avaler des gros bloches immondes. Non, pas question de participer à « Fear Factor » s’il faut que je croque dans des couilles de cochons pochées. Non, ne comptez pas sur moi pour « Fourchette et sac à dos » si je dois faire semblant de me régaler en bouffant des œufs de fourmi mexicaine.

 

En l’occurrence, je voudrais pousser un cri d’alerte, tirer la sonnette d’alarme, clamer haut et fort une chose grave, primordiale, vitale même !

JE HAIS LES TOMATES !

 

Alors que les choses soient bien claires entre nous. Ces saloperies me guettent partout, au détour d’une assiette de charcuterie, pour décorer mon chou blanc au resto japonais, posée en embuscade au coin d’une entrecôte et le pire, l’ultime trahison, l’envahissement suprême, j’ai nommé : le sandwich !

Pas moyen de se débarrasser de ce fruit-légume insipide (si si, à Paris, on a sans cesse droit à cette saloperie qui vient d’Espagne et n’a jamais vu le moindre gramme de terre, ni même vraiment la lumière du jour ou l’eau du ciel), il est dans toutes les préparations, tous les plats et en toute saison. Misère !

 

N’insistez pas, j’en ai goûté des bonnes, élevées à l’ancienne par mon père et mon grand-père, sous le soleil de Corrèze ou de Bretagne, dans des terres nobles ou pauvres. Non, vraiment, je n’aime pas ça. Tant pis, j’en survivrai.

 

Sauf qu’il faut à tout prix que les fabricants de sandwichs arrêtent de la juger aussi indispensable que le pain et en collent à toutes les sauces. Mis à part le nordique (saumon et fromage frais), le panini 4 fromages ou le classico-classique parisien (jambon-beurre), c’est foutu, les autres sont infectés, blindés de rondelles rouges dégueux qui dépassent immanquablement.

 


 

Si jamais ils n’arrêtent pas d’en foutre dans tous les coins, je ferai un groupe sur Facebook et dans une semaine on sera 12 milliards de pétitionnaires et on fera enfin plier cette arrogante armée de producteurs qui influencent le monde entier pour qu’on foute leur cochonnerie partout. Gniark, gniark, gniark ! L’armée de la salade verte pourra alors reprendre le dessus et envahir le monde de son croquant inégalé ! Déjà on a commencé à squatter les steaks-frites, bientôt nous conquerrons le monde !!! Vive les salades, à bas les tomates !

 

Sister « qui va prendre ses gouttes, ça ira mieux après ».

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27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 22:45

 

Comme chaque année, vous vous êtes posé la question fatidique : « On va où cet été ? ». Madame voulait la Grèce, vous aviez envie du Mexique, les gosses voulaient faire du kayak, du quad, de l’équitation, de la plongée, des pâtés de sable, du bateau et j’en passe et des meilleurs.

 

Bref le casse-tête était là, tenace, prenant, jusqu’à ce que votre budget fonde comme neige au soleil, bêtement, à un jet de pierre avant le grand départ. Votre bagnole a coulé une bielle ? Votre chaudière à rendu l’âme ? Votre belle-mère a été hospitalisée et n’avait jamais eu l’idée de prendre une mutuelle ? A  moins que ce ne soit les impôts qui ont finalement démonté votre magouille de notes de frais et vous demande un arriéré qui fait mal au cul... Quel dommage ! Envolées les vacances de rêve dans les DOM-TOM, cette fois ce sera Moussus-le-Glouvieux et sa piscine municipale. Trop la classe !




Et sinon, vous pourrez toujours choisir ces destinations mystérieuses, où personne n’a jamais mis les pieds et que tout le monde connait pourtant, en voici quelques unes :

 

Pétahouchnok

Trifouilli-les-Oies

Foun-Tataouine

Biribi-la-Chaussette (c’est celle que je préfère)

 

Je suis sûre que vous en avez plein d’autres en stock alors n’hésitez pas à les proposer.

 

 

Sister « qui ira aussi voir ailleurs si elle y est, mais pas de suite »

 

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 01:24

 

Ce soir, j’étais dans le train de 22h14 au départ de Gare du Nord, le wagon est au ¾ plein et rien que sur mon niveau, on doit être une bonne soixantaine. Même si ce n’est pas très politiquement correct, les faits sont là et je constate que sur cette masse hétéroclite, c’est que nous ne sommes que 3 « gaulois ». Oui, c’est comme ça qu’on nous surnomme en banlieue, enfin, quand ce n’est pas les « bâtards de Français ». Etrange quand on sait que la très grande majorité de ceux qui nous balancent ça le sont aussi et que leurs parents ont peut-être bataillé ferme pour obtenir cette fameuse carte d’identité. Arf, faut croire qu’ils ont la mémoire courte ou les idées un peu étroites.

 

Un Pakistanais (ou Sri Lankais) s’assoit en face de moi, reluque ma jupe, mes jambes et se croit autorisé à me faire du pied. Je lui lance un regard noir en me tournant de l’autre côté. Il recommence en me lançant un gros clin d’œil lourdingue.

« Bon maintenant vous arrêtez de suite ou je vous en colle une ! » lui dis-je en armant mon poing en sa direction.

Il s’écarte en bafouillant qu’il a un peu bu, que ce n’est pas méchant et pourtant continue ses grosses œillades salaces en avançant sa main vers mon genou.

« Si vous faites ça, c’est à coups de couteau que ça va se régler maintenant » lui lancé-je avec la mâchoire serrée et le ton déterminé et ferme d’un Chuck Norris près à passer à l’attaque.

Il relève alors les mains en l’air comme si j’étais flic et dis à son pote allongé sur l’autre banquette qu’il n’a jamais vu ça une femme prête à se battre et qu’il est étonné de ma réaction. Il attrape son casque de moto (pourquoi se baladait-il avec ça dans le train ?) et fait mine de vouloir l’enfiler pour se protéger de mes menaces.

Je continue à le fusiller du regard, sans me démonter, pendant qu’il grommelle et finalement se lève pour descendre à sa station. Il recule en me gratifiant d’une révérence ridicule en se moquant ouvertement de moi.

 

Sur la bonne quinzaine de mecs blacks autour de nous, pas un seul n’a bronché, comme d’hab’. Bienvenue dans le 9-3 ! Ici c’est la technique du « rien à foutre » total, chacun pour sa gueule, Dieu, Allah et Vishnou pour tous. Ici la galanterie, les bonnes manières, c’est pas leur business, la notion de protection de la veuve et de l’orphelin, d’acte chevaleresque envers la femme menacée, ça leur passe loin au dessus.

Le type ne s’attendait vraiment pas à ma réaction en reluquant mon décolleté sage, mes petits talons et mon air placide. Seulement il ne savait pas que je zone sur cette ligne depuis plus de 20 piges et que chez moi, les avertissements, il est préférable de les prendre au sérieux sinon j’avoine vite, très vite !




Une fois, j’étais étudiante, je bossais sur mes bouquins dans un train de cette fichue ligne, un mec monte, attrape mon sac et ressort en courant. Sauf que je suis sortie avec lui et lui ai couru après. J’ai réussi à accrocher mon sac, l’ai fait lâcher prise, il a continué à s’enfuir pendant que tout le contenu se répandait sur le quai. Le chef de train a vu la scène, m’a entendu gueuler après le voleur, il n’a pas attendu un instant que je remonte, a fermé les portes et le train s’est barré, sans moi...

Et si le jeune s’était retourné, m’avait cogné ? Hé bien il y avait non assistance à personne en danger, refus de porter secours, voire complicité d’agression. Le principe du « rien à foutre » avait déjà fonctionné à plein, avec un type ayant toute autorité pourtant ! Bravo, bel esprit d’entraide. Je m’en suis remise, mais je n’ai jamais oublié et ne regrette pas mon attitude. J’ai ma fierté.

 

Mes amis, mes collègues ou ma famille trouvent que c’est de l’inconscience de ma part. Je prône au contraire la nécessité de ne pas se laisser gagner par la peur, sinon ce sont eux qui auront remporté la partie et feront régner un régime de terreur. C’est malheureusement à cause de ce laxisme qu’il existe encore des zones de non-droit dans les cités, ils ont tout pouvoir, le savent et en abusent. Même les pompiers et les médecins ne s'y déplacent plus pour éviter les "caillassages".

 

Après on pourra toujours m’accuser de racisme, je m’en tamponne, c’est la connerie que je ne supporte pas, quelle que soit son origine ethnique. Sur tous les continents, y’aura toujours des connards pour faire chier les autres et contre ce fléau de la bêtise humaine, de l'envie de nuire, je n’ai aucune patience.

 

Pour info, il y a quelques années, une fille s’est fait violer en pleine après-midi, dans ma gare et personne n’est intervenu non plus. Voilà pourquoi je ne tolère rien, même « pour rigoler ». Et voilà aussi pourquoi je n’arrêterai pas de vivre, de prendre le train que je veux, à l’heure qui me plait, mais s’il faut se battre, je me battrai, sans peur, sans haine. Juste parce qu’il le faut, pour se faire respecter.

 


Sister « en mode kaïra »

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 18:21

 

Nous y sommes, les chiffres sont formels, c’est entre le 15 juillet et le 15 août que les Français vont massivement se coller les orteils en éventail entre un verre de p’tit jaune et la tente du gros Dédé. D’autres se la pèteront jet-set prolo entre téquila et camping-car. Certains – plus branchés famille – opteront pour la sangria entre le barbecue de la tante Paulette.

 

Soyons précis, entre 1 et 99 % (à plus ou moins 1 %) vont quitter la tyrannie de leur chef pour celle de leurs gosses.

 

Hé oui, même si vous n’en n’êtes pas encore conscients, une autre forme de calvaire vous guette sournoisement, avec sa petite tête blonde et son air de chien battu.

 

Vous ne me croyez pas ? Alors un bref briefing s’impose. Prenez vos cahiers, on note.

 

Avant le départ : l’épreuve des valises.

« Non Choupinette, tu ne peux pas emmener tous tes nounours pour qu’ils voient la mer, on n’a pas un bungalow pour 12 personnes. Remets tes shorts dans le sac à la place de Barbie Pouf’ qui ne fera pas plouf ».

 

Lors du trajet : la règle du cumul des bouchons, ceux de l’A7 et les boules Quiès dans vos oreilles.

« C’est quand qu’on arrive ? Papa, c’est encore loin la mer ? Maman pipi ! Hiiiiiiii, y’a Thomas qui m’embête ! Et pis j’ai faim. Rhoooo Sandy elle a vomi sur le chat. On est bientôt arrivés ? ».

 

L’arrivée : la délivrance ? Non, le début d’un autre enfer.

« Roger, où sont les gosses ?

Bah j’sais pas, je déchargeais la bagnole, tu peux pas t’en occuper un peu, j’ai 800 km dans les pattes.

Merde ! Je ne les vois pas !

Bouge-toi le cul feignasse, fait le tour du camp.

Ouf, ils faisaient une bataille d’eau dans les sanitaires… ».

 

Le quotidien : Vous rêviez de grass’ mat’ et de siestes ? Oubliez !

« Maman, j’veux aller au Club Mickey !

Nan, mais on n’est pas les Rotchild.

M’en fiche d’eux, j’y vais avec mon copain Rodriguez ».

« Véro, t’as pensé à l’apéro ? Y’a plus de saucisson ? Il est où mon caleçon de bain ? Les gamins sont à la piscine ? J’enlève ta salade du frigo pour mettre mes bières. T’as pas mis mes tongs dans ton sac ? Qu’est-ce t’as fais d’mon briquet ? ».

« Roger, faut faire gaffe au budget, hier on en a eu pour 146 € pour 3 pizzas et 2 cocas et ¼ de rosé, maintenant faut aller à l’hyper chercher du taboulé en boîte pour réduire les frais ».

« Papa, le grand frère à Momo il a fait plein de trous d’aération dans ma tente avec sa cigarette, c’est rigolo hein ? ».

« Bon, on vérifie si on a tout pour la plage, inventaire général ! Glacière, parasol, crème solaire, goûter, bières, jus de fruit, nattes, serviettes, maillots, lunettes, bobs et casquettes, sandales et tongs, shorts, t-shirts, paréo, radio*, magazine, téléphone*, la pelle et le seau, jokari*, pétanque en plastique, pare-vent de plage… C’est bon ! On arrête là, le coffre est plein ».

 

Le retour : parce que toutes les (pseudos) bonnes choses ont une fin.

« Allo Monsieur Roger ? C’est votre conseiller financier, vous avez dépassé votre découvert autorisé de 3256 €, vous pensez avoir une rentrée d’argent très prochainement ? ».

« Hum, Véro, c’était mon boss, on va devoir écourter les vacances d’une semaine, tu sais une commande urgente vient d’arriver, ils ont besoin de moi, tu sais comme je suis un maillon fort de la boîte… ».

 

La suite : et dans un an ils reviendront, j’entends le loup et le renard chanter…

 

Sister « sur la plage abandonnée… coquillages et crustacés… »

 


 

*pour mieux pourrir la vie des voisins de plage.

 

 

 

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 17:46
Parfois, il m'arrive de collecter au gré de mes heures de surf, des images, des tranches de vie captées comme ça, à la "va comme j'te pousse". Du coup, j'ai eu envie de vous restituer sans ordre, ni cohérence, ni aucune logique (bah oui, ça se saurait si j'étais équipée de ce module neuronal), le résultat des conneries ou curiosités, glânées au petit bonheur la chance. Voilà, c'est dimanche, soyons légers, buvons frais.


Voici un article dont le prix est en totale cohérence avec le contenu proposé. C'est bien vu.



Ici, certains voleurs (oui, beaucoup le sont, heureusement pas tous) d'agents immobiliers veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes et la
banlieue chaude pour un quartier pépère. Ils ne doutent de rien les mecs qui balancent ça. Ou alors ils ont la mémoire courte.



Franchement, quand on a un nom pareil, on ne s'amuse pas à le réduire à ses initiales, sinon  le résultat est vraiment "à chier". Autant Louis Vuitton peut se le permettre, autant dans son cas, ça l'fait pas.




Sur le Net, y'a des psychopathes qui s'amusent à décortiquer les Playmobils pour les vendre au détail, hé bin ça fout la trouille ! Qui peut bien avoir envie d'un lot de bras ou de barbes ? A moins d'être un Landru en culotte courte...



Il paraît que les couturiers voulaient se racheter une bonne conduite et éviter de faire l'apologie de la maigreur pour enrayer le fléau de l'anorexie chez les ados. Bah visiblement, c'est pas gagné !  Concernant la fille de la photo, à sa place, je mettrais juste un scotch sur les tétons et un sparadra en bas, ça suffirait largement. En revanche un long paréo pour cacher les os me semble indispensable.



Vous cherchez régulièrement une idée cadeau et comme moi, vous ne savez jamais quoi offrir. Les fleurs c'est classique, le bon d'achat c'est impersonnel, les chocolats ça ne plait pas toujours. Heureusement, j'ai trouvé la solution ultime : offrir un mouton ! Bon, Yann tu es le prochain sur ma liste d'anniversaires à fêter, alors prépare-toi ! Il sera parfait dans ton appart
'. Comment t'es trop gâté...



Afin de préparer mes vacances, j'ai commandé une tente qui me permettra de bivouaquer tranquille où je veux et quand je veux, sans avoir à chercher une chambre d'hôte ou autre. Sauf que j'aurais mieux fait de bien lire le descriptif avant de valider mon achat car en relisant je viens de tomber sur le poids du bordel... Je vous laisse deviner.
Heureusement qu'en déballant j'ai eu la confirmation qu'ils s'étaient trompés sinon il aurait fallu que je fasse l'acquisition d'une remorque en prime !



Voilà, je m'en retourne à mes tâches ménagères épanouissantes et si j'ai le courage, j'irai voir à quoi ressemble le feu d'artifesse de mon bled. Youpi tralala !

Sister "vive les longs week-end !"

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 02:15

 

Demain, enfin plutôt aujourd’hui vue l’heure de publication, c’est l’anniversaire de quelqu’un qui m’est cher (et pourtant peu coûteux => oups, je sais, si je commence par une blague à deux balles, c’est mal barré) et, faut-il y voir un lien de causalité ou pas, j’ai rêvé de lui la nuit dernière. Pour ceux que ça inquiète, stimule ou interpelle, je précise qu’il n’y avait aucun caractère érotique dans cet épisode nocturne, les moins de 18 ans peuvent rester, les pervers peuvent retourner sur les sites appropriés.

 

Ceux qui me connaissent savent que mes rêves sont plus souvent des cauchemars et que mes nuits sont à peu près aussi reposantes qu’une aventure de James Bond ou une opération « sauvetage du monde » par Bruce Willis.

Toutefois, parfois je bénéfice d’une accalmie bienfaisante au pays de mes rêves mouvementés et autres étranges histoires tourmentées qui se jouent dans les méandres de mon cerveau endormi.

 

Pour une fois, je me permets de vous plonger un instant, vous aussi, dans mon univers onirique délirant.

 

Etant tombée hier, et par le plus pur des hasards sur sa page Facebook de mon pote, il faut croire que cela m’a travaillé l’esprit car dans mon rêve, il en était question aussi.


Ainsi commence l’histoire…

 

« Quoi ! Mais qu’est-ce que c’est que cette horreur ! Il a pété une durite ou quoi ! ».

Alors que je me promenais innocemment sur l’une de ses pages, je remarque une vidéo mise en ligne depuis peu. Il s’agit en fait d’un clip supposé illustrer ce que j’estime être le meilleur titre de  son album, mais Ô rage, Ô désespoir, c’est trop moche, le résultat est une pure catastrophe ! Je suis outrée. Filmé caméra au poing, on voit à peine plus que sa tête (mal cadrée en prime !) dans un décor de parc arboré qui fait davantage penser à un reportage d’Alain Bougrain-Dubourg qu’à la mise en image de l’univers du groupe. D’ailleurs, pourquoi est-ce lui qui chante alors qu’il est le musicien du duo ? Je ne capte plus rien, j’essaye de piger et… mais, euh, nan, I’m dreaming! C’est quoi cette coupe de cheveux ! Argh ! Je me meure !

Ni une, ni deux, j’attrape mon téléphone : « Allo, salut, je viens de visionner le truc là et bah, faut pas laisser ça sur tes pages, ce n’est pas visionnable et ça décridibilise totalement l’image du groupe. J’ai cru que c’était un fake, une joke, un bidule à prendre au 12e degré tellement ça relève de la 4e dimension. Et dis-moi, tu as renoncé à la beau-gosse-attitude ou quoi ? On dirait que tu as la coupe de cheveux de Mike Brant ! Ca fout les j’tons, faut pas faire des trucs pareils. Bon, tiens-toi près, je passe te chercher, faut remédier à ça, je ne peux pas te laisser ainsi, c’est indécent ».

 

Sur ce, je me rends à son appart’ qui s’avère dans mon rêve être totalement différent à la réalité là encore. Il s’agit d’un minuscule deux pièces, perché sous les toits d’un bâtiment haussmannien et doté d’une pseudo-terrasse de la largeur d’un matou.  Là, je me retrouve nez à nez avec une tante, des neveux et nièces qui cavalent partout en riant. Hum, je ne lui connaissais pas une famille si présente. Sur le mur de l’entrée, je remarque un tableau d’honneur, genre « meilleur employé du mois », je trouve ça assez « management à l’américaine pour troupes corvéables à merci, le corporate reconnaissant ». Bon, je l’arrache à la marmaille et lui demande des explications sur ce laisser-aller peu habituel à son perfectionnisme naturel.

Là, je le sens paumé, perdu dans ses pensées, le regard fixe comme un boxeur sonné qui attend de retrouver ses marques. Il m’annonce qu’il va arrêter son job qu’il ne trouve pas assez épanouissant et se consacrer uniquement à la production musicale pour lui et d’autres artistes, mais qu’il a peur de faire une connerie, du coup il se sent déboussolé et a l’impression de perdre pied.

J’observe cet homme figé devant moi, digne et impressionnant, dont le regard exprime tout à la fois la tristesse, l’angoisse, la perte de repères et la recherche de réponses.

Je suis face à lui, sans solution ni prestance, surprise et piquée au vif. Impuissante.

Alors, moi qui ne suis vraiment pas une « tactile » (sauf dans l’intimité, mais là c’est d’un extrême à l’autre), je ne vois qu’une chose à faire dans ce moment d’intense confusion. Je le serre fort dans mes bras, il n’ose plus bouger, aussi surpris que moi par mon geste intrusif. Que me reste-t-il à faire, sinon lui transmettre par cette accolade franche, toute mon énergie et mon soutien.

 

Nous reprenons nos esprits et après quelques heures passées à retrouver une certaine estime de soi par l’apparence et la parole, nous estimons qu’il est temps de rentrer. Après tout il a laissé tout le monde en plan chez lui.

 

Du bout de la rue, on aperçoit un attroupement au bas de son immeuble. Il y a les pompiers, les membres de la famille et du monde qui observe, alors on lève les yeux dans la même direction que ces gens. De son appartement ne reste que les poutres de la charpente, noircies par les flammes. Ses chats ont filé sur la corniche et ont été récupéré par le voisin. Tout a flambé, disparu. Il demande à monter voir les dégâts. Il ne reste rien. Sauf sur le mini-balcon, il se penche et tend son bras derrière le pignon du mur, attrape un petit paquet recouvert de plastique noir épais. Etonnée, je lui demande de quoi il s’agit. « Ma sauvegarde, mon précieux, ma vie ».

Dans ce colis anodin se trouve toutes les maquettes de musiques, les réalisations, les disques durs externes avec des milliers d’heures de sons, de chansons, de ce dont il est le plus fier, ses réalisations, oui, sa vie.

 

 Cette fois c’est lui qui me presse contre son épaule. Il a sauvé l’essentiel, maintenant il sait où est son chemin.

 

Voilà, mes rêves ne sont pas prémonitoires et ne représentent pas non plus des augures à redouter ou à suivre à la lettre. Ils transposent, refondent, transforment certains doutes et leur donnent un jour nouveau, un éclairage différent. Même si souvent ils me paraissent bien sombres et difficilement déchiffrables, j’y trouve toujours une réponse, une piste, un indice.

 

J’espère que vous aussi, apprendrez qu’avec le fruit de vos balades oniriques, vous pouvez tirer des enseignements pour mieux comprendre l’existence et faire les bons choix.

 

Sister « and the wind blows… »

 

 

N.B. : Cet article n'a pas pour but d'inciter Mister P. à quitter son job, c'est juste la transposition par son biais, d'un événement personnel qui me correspond. Vous savez, la notion qui consiste à voir davantage la paille dans l'oeil du voisin et pas la poutre qu'on a dans le sien, ainsi que le principe d'accepter parfois que les choses s'écroulent pour mieux les recontruire ensuite.

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 00:27

 

Jeudi soir, en allant perdre mon temps sur Facebook (où je figure sous un nom d’emprunt), une kikoolienne vient mettre sur mon mur (oui, certains sont ainsi autorisés à taguer ma façade virtuelle) une information totalement inutile donc absolument indispensable. Je me permets de glisser ci-après l’élément en question par un savant jeu de copier-coller et vous allez vite comprendre pourquoi…

 

Ainsi, il semblerait qu’au Pays de Galles, existe une charmante bourgade dont je ne vous prononcerai pas le nom car même le mode d’emploi pour baragouiner tout ça, bah j’ai rien capté. Voyez si vous entravez quelque chose de votre côté car moi, que dalle.

 

Le nom complet du village est prononcé[2] en API ci-dessous :

ɬan.vair.puɬɡwɪ̈n.ɡɪ̈ɬ.ɡo.ˌɡer.ə.ˌχwərn.ˌdrob.uɬɬan.tɪ̈s.ˌil.jo.ˌɡo.ɡo.ˈɡoːχ], ou bien [ɪ] au lieu de [ɪ̈] et [pʊɬ, drob.ʊɬ] au lieu de [puɬ, drob.uɬ].

La prononciation approximative française est H’lane-vaïr-pouh’l-gouine-guih’l-go-guér-e-c’houeurn-drôb-ouh’l-h’lane-tis-il-yo-go-go-gauc’h où tous les « c’h » sont des consonnes fricatives uvulaires sourdes [χ] ou des consonnes fricatives vélaires sourdes [x] comme le « ch » du nom allemand « Bach » [bax] ou le « c’h » du breton, et tous les « h’l » sont des consonnes fricatives latérales alvéolaires sourdes [ɬ], un son que l'on ne trouve pas en français et qui semble comme [hl].

 

Je vous le livre en intégral et dans les registres officiels, ça donne ça : Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch.

Comme chez Wiki, ils ne sont pas chiens, ils nous donnent la traduction du nom du bled, soit « l'église de sainte Marie dans le creux du noisetier blanc près d'un tourbillon rapide et l'église de saint Tysilio près de la grotte rouge ». Bah oui ! Ouùavais-je la tête, c’est évident ! Pour rappel, en France on a la commune de « Y » (dont le code postal est 80190), ce qui n’est pas plus crédible et pourtant vrai puisque la réalité dépasse la fiction.

 

 

Donc, petites observations :

- il faut avoir des enveloppes XXL pour écrire à Tata Suzette (fausse princesse de Galles non homologuée)

- ils doivent avoir des formulaires administratifs spéciaux parce que, comme le dit si bien Zézette (épouse X ou veuve Y) : « ça dépend, ça dépasse »

- j’ose pas imaginer la tronche de leurs cartes de visite en forme de plan accordéon

- les gamins doivent avoir leur adresse autour du cou parce qu'ils ne pourront l'épeler qu'à l'âge de 10 ou 12 ans.


Si vous aussi vous habitez Moussu-le-Glouvieu (c'est dans le Groland du Nord) ou une autre ville au nom tout pourri ou imprononçable, n’hésitez pas à témoigner, ici on ne se moquera pas, ou si peu…

 


Sister « à côté d’ses pompes »

 

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 00:17

Depuis plusieurs semaines – ce qui est déjà exceptionnel en soit- s’étalent en 4 par 3 sur les panneaux d’affichages des gares qui jonchent mon parcours quotidien, une campagne de pub pas banale, étrange et pourtant quasi irresistible. D’ailleurs, je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager ma petite trouvaille. A jamais immortalisée sur ma pellicule mes pixels. Ouh que je suis impatiente de vous présenter la collection automne-hiver de la goth-touch !


 

Ici une ligne de vêtement à la fois sobre et furieusement tendance, le top de la fashion victim à tendance black is black. D’ailleurs, admirez toutes ces nuances de noir, c’est tellement choupinet !!!

 

 

Oh ! Le dernier cri des téléphones portables et lecteurs MP3 joliment présentés sur un fond très sombre et mettant ainsi en valeur leur coloris parfaitement monochrome, le plus ultime de tous, l’unique.

 


Regardez-moi ça, quelle excellente idée d’avoir enfin créé un ensemble électro-ménager parfaitement assorti au style de vie de ceux qui préfèrent la pénombre au grand-jour.

 

 

Et ici des chaussures de toute beauté. Amis fétichistes des pieds, vous en avez plein les mirettes n’est-ce pas ?

 


Par là de la joaillerie à porter la nuit ou en cas de deuil, ou au quotidien quand on joue franc-jeu sur le look intégral qui va bien. Comment ne pas craquer devant tant de magnificence…

 

Ah oui, c’est tellement d’émotions, j’en suis toute tourneboulée.

 

Bon, je dois vous laisser, il me faut retrouver mes lunettes, ma vue baisse un peu. Mais où sont donc passées mes lunettes... noires.




Sister "et dans le flou aussi"

 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 21:32
Bon, que ce soit bien clair dans vos esprits embrumés (si si, parfois), je suis presque d'un âge canonique, (née à l'époque des vinyles, c'est dire !) mais quand même, je n'avais pas encore poussé mon premier cri quand cette chanson a fait son apparition (en septembre 1965, du temps où la télé était encore en noir et blanc). N'empêche qu'en retombant dessus par hasard, ça me fait un gros flash back, tant je l'ai écouté en étant petite. Ma mère devait sûrement avoir plein de souvenirs dessus... Du coup moi aussi, un peu, par ricochet. J'aime l'idée de liberté et de révolte qui flottait à cette époque de toutes les tentations, de toutes les tentatives de changer le monde et d'en savourer ses plaisirs.

Maintenant je vous laisse essayer de deviner de quelle chanson il s'agit et les noms des auteurs interprètes.

Voici le premier couplet, à vos com', prêt, tapez !

Hello, darkness my old friend
I've come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence.




Sister "far far away in my deepest memory"

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 15:54

 

Ou une version toute particulière de « Je suis venu te dire que je m’en vais ».

Voici une lettre de démission sur laquelle je suis tombée et pour laquelle j’ai conservé l’anonymat de l’auteur et du destinataire, d’autant plus que je ne les connais pas.

 

J’espère qu’en cliquant sur l’image vous obtiendrez un rendu correct.

 


Lisez, appréciez et donnez-moi votre avis sur la question car perso, je ne sais toujours pas si c’est du lard ou du cochon. Cela oscille entre la grande scène du 2 ou la moquerie gentille. Faut-il le prendre au 1er degré ou avec davantage de recul ? Je ne sais pas, pourtant le résultat est amusant. Une petite tranche de vie à votre disposition.

 

Sister « ça balance »

 

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