Amuse-bouche

Bienvenu dans l'humble royaume de Sister of Night, au coeur de mes turpitudes, au beau milieu de mon esprit tortueux. Quelle que soit la raison qui t'a poussé ici, j'espère que tu y trouveras plus que des réponses, peut-être une partie de toi-même. Explore, fouine, perd-toi, il y a toujours à apprendre ou à découvrir. Ce site est sans prétention, sans pub et sans but autre que de soulever une partie du voile virtuel derrière lequel je reste tapie dans l'ombre puisque tel est mon souhait. Bon surf, bon vent, bonne découverte.

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A méditer... ou pas

"L’amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font.
À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire"

Pierre DESPROGES

Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /2010 15:35

 

Ce matin, comme tous les jours, je file à la douche en laissant la porte de ma mini salle de bain ouverte. Je dénoue le léger peignoir en satin bleu et laisse glisser au sol ma petite culotte, enjambe le bord de la baignoire et déploie la paroi vitrée.

Ouvrant le robinet, j’aperçois mon nouveau chaton arriver en courant vers moi, puis elle se met à marcher en crabe avec une crête sur le dos et la queue en plumeau, affichant un air vachement menaçant. Ouh là ! Je tremble ! Hi hi, elle ne manque pas d’aplomb la bestiole.

D’un coup, elle s’aplatit, remue le train arrière, les oreilles à l’horizontale et fonce sur ma lingerie ! Elle l’attrape victorieusement et l’emporte entre ses crocs miniatures, titubant à moitié avec sa proie qui traine entre ses petites pattes.

 

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Par chance, j’ai pu saisir la preuve exclusive de son méfait : la coupable et l’objet du délit. Bien sûr, ce n’est pas super bien cadré, mais j’ai pris ça sur le vif.

La voleuse a finalement consenti à me rendre son larcin.

 

Hum, elle me fait marrer, surtout que ce n’est même pas sa taille !

 


Sister « stripped down to the bone »

 

Par Sister of Night - Publié dans : Y'en aura pas pour tous : du délire en vrac
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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /2010 00:03

 

Vous avez sûrement entendu parler du meilleur job du monde, être payé à tester des plages de rêve et des îles somptueuses, ah oui, ce n’est pas facile tous les jours, comme on dit : « y’a pas de sots métiers ». Bon, maintenant, imaginez l’inverse… Totalement l’inverse !

Comme je disais à une amie, à part vider des poulets dans un abattoir sarthois, je crois qu’il n’y a pas pire job (bon, là j’en rajoute un peu, mais c’est pour faire monter le suspens, je peux hein, c’est mon site d’abord). Allez, je vous dresse un état des lieux de ce truc, pas loin du zéro absolu niveau envie de se lever le matin pour gagner sa croute.

 

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Voici les ingrédients pour bien réussir la pire recette de la vie de bureau.

Prenez évidemment un open space bien chargé en mobilier peu pratique et encombrant, armoires, caissons, mini-cloisons et fenêtres donnant sur un environnement bruyant.

Ajoutez 20 personnes, deux imprimantes, un photocopieur, un fax et plein de téléphones qui sonnent non stop.

Pimentez avec une adjointe de la chef tendue comme un string et si stressée qu’elle part dans des crises de larmes tant la pression est forte. Elle tremble tellement qu’elle a du mal à allumer ses clopes et parait 15 ans de plus que son âge avec ses valises sous les yeux qui trahissent les nuits trop courtes chargées d’angoisse.

Enlevez-lui son équipe, qui n’a pas accepté de « monter à Paris » et l’a lâchement abandonnée à son triste sort dans une panade monumentale (vive les fusions d’entreprises mal préparées).

Collez-lui un bon lot de bras cassés qui se demandent presque ce qu’ils foutent là. Ni formés, ni motivés, ni compétents, ni encadrés.

Complétez par un programme informatique tellement défaillant qu’il faut faire tous les calculs à sa place si on veut avoir un résultat qui ressemble à quelque chose. Sans compter qu’il est truffé de bugs divers et variés, juste pour le fun.

Mélangez avec une autre équipe - à peine plus performante - issue du regroupement mal ficelé de deux entités qui utilisent des méthodes totalement différentes, avec une autre chef qui ne supporte pas trop sa collègue et ne veut rien lâcher sur ses petites habitudes.

Faites en sorte qu’elles se bouffent le nez toute la sainte journée, histoire de plomber un peu plus le climat.

Donnez-leur à traiter près de 400 plaintes de personnes mécontentes sur un sujet ultra-sensible : le fric qu’on leur doit !

N’oubliez pas la cerise sur le gâteau : ouvrir deux hotlines. Une pour les cas super-méga-maxi critiques et un autre pour les urgences moins graves, mais très en retard aussi.

Recouvrez le tout d’une chef qui n’est là que depuis un mois pour chapeauter l'ensemble, mais cherche à se sauver au plus vite tant la situation cramée au 3e degré. C'est Guernica en quelques sortes.

Résultat, vous obtenez une ambiance où la tension nerveuse est si forte que le stress en est palpable. Vous ressentez le mal-être des autres, il s’ajoute au vôtre et tout le monde flippe en cœur dans un local commun surchargé et sans la moindre motivation au bout du chemin. Atmosphère de merde, process inexistants, outils inadaptés, engueulades téléphoniques et j’en passe. Comme ça donne envie tout ça !


Etant rôdée aux situations désespérées, le chasseur de tête avait immédiatement pensé à moi pour cette « mission impossible » et devenir la hotlineuse des situations extrêmes. Bin tiens ! Évidemment ! Oh mais c’est le job de mes rêves ça, aucun doute, quel bonheur, je signe où ?

Bref, je jette l’éponge, faut pas déconner non plus, y’a des limites à ma bonté.

Veni, vidi, vici.

Dernière circonstance aggravante : l’équipe est à 90 % féminine et fashion victim, ça c’est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

Seul et unique point positif, histoire de finir sur un élément favorable sympathique, mais pas suffisant, le poste est situé dans l’un des quartiers de Paris que je préfère.

Voilà qui est bien maigre pour gommer tout le reste. Donc ce sera sans moi. Nan mais oh, c’te blague.

 


Sister « au suivant… ou pas »

 

Par Sister of Night - Publié dans : Liste des ingrédients : poisons divers
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Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /2010 23:39

 

Vendredi à 15h30, ma nouvelle chef me demande d’aller voir Big Chief qui m’attend dans son bureau. Immédiatement, je sens que ça pue l’fioul... c’était bien le cas.

Il va droit au but, me dit qu’ils ont trouvé deux erreurs inadmissibles et que cela vient du fait que j’aurais dû vérifier le boulot de quelqu’un qui se trouve à 730 bornes de là et qui – comme par hasard – vient de démissionner. Elle devait bien avoir un truc sur la conscience, mais moi, que puis-je dans l’affaire ? Tant pis,  c'est connu, pour tuer son chien on l’accuse de la rage, alors il me parle de perte de confiance et qu’il me paiera ce qu’il me doit, mais que lundi je ne ferai plus partie de leurs effectifs. Des « erreurs » qui datent de février (quand je n’avais pas encore la charge du dossier) et d’avril. Mais les responsables sur place n’ont rien vu non plus, on signé à l’aveugle, sans procédure de contrôle, pourtant, c’est moi qui vais servir de fusible. Formidable, j’adore changer de job tous les quatre matins.   :(

 

Après avoir appris cette réjouissante nouvelle pour laquelle je suis totalement impuissante, je me sens déstabilisée, déçue, trahie. Je suis le fusible alors que pendant mes quelques jours d’absence, ma nouvelle chef a fait une bonne vingtaine d’erreurs d’inattention sur mes dossiers, des trucs bien plus chiants qu’un virement en double. Tant pis, ça ils s’en fichent. Elle leur fait des courbettes alors ils l’aiment bien, moi je bosse dur, mais ma tête est mise à prix.

 

Une demi-heure après, je sors du bureau et préviens ma collègue par SMS que je l’attends en bas, j’ai besoin de prendre l’air, elle ne sait rien encore de ce qui vient de se passer.

Je suis là, plantée sur mes talons, mon sac sur l’épaule, la tête pleine de doutes, de colère et d’indignation. Je me sens résignée, vidée, trahie.

 

La porte derrière mois s’ouvre, je me retourne pour voir si c’est elle... et là, qui arrive face à moi ? Mister Ultime Beau Gosse !!! Lui-même, en chair et en sourire éclatant. Le truc qui n’arrive jamais ! Il n’est pas avec une collègue, juste seul, c’est le week-end, il rentre chez lui, mais bien plus tôt que d’habitude. Moi non plus je ne sors jamais à cette heure, le hasard est étonnant parfois.

Mon sang n’a fait qu’un tour, je n’ai plus rien à perdre, c’est ma dernière chance, je l’aborde !

Il arrive à ma hauteur et je l’interpelle, lui explique qui je suis et dans quel service je bosse, que c’est moi le message sur Facebook et surtout que j’espère qu’il ne l’a pas mal pris. Il me répond qu’il n’a pas fait attention plus que ça, qu’il reçoit des spams et qu’il l’a lu en diagonale, il va très peu sur le site. Je lui raconte qu’il m’intimide (d’ailleurs, je bafouille, tremble sur mes jambes, sens mes joues écarlates) et que je suis contente de pouvoir lui parler parce que je n'osais pas. Il me répond qu’il n’a jamais mordu personne et que j’aurais même pu utiliser la messagerie interne pour le contacter. Je lui explique que c’était mon avant-dernier jour ici et que je le trouve très sympathique, il est touché mais ne rebondit pas sur le compliment, sauf à me dire que lui aussi trouve qu’il y a des gens intéressants. Alors pour conclure, je lui lance qu’il pourra me contacter s’il le souhaite, maintenant qu’il sait qui je suis. Je le remercie et lui souhaite un bon week-end. Un instant après, je le vois passer au volant de sa belle décapotable, je soupire, il est  irrésistible et adorable, quel dommage...

 

Ma collègue et son binôme - mes deux seuls acolytes de boulot - se pointent, je leur résume les deux épisodes pas banals que je viens de vivre coup sur coup et ils sont aussi scotchés que moi. La vie réserve des surprises bien étranges.

 

D’un côté la douche froide d’apprendre que lundi, j’irai chercher mon chèque à la compta et l’instant d’après, l’homme que j’admire qui me parle et reste tout sourire face à ma confession sur l’effet qu’il me fait. Un scénario peu crédible… et pourtant vrai !

 

Si en plus, je vous ajoute que le soir même, j’avais une soirée tout à fait hors du commun aussi et qu’à l’origine il n’y avait que cet évènement qui occupait mes pensées de la journée, vous vous direz que j’exagère, mais c’est pourtant bien le cas ! Finalement, cette petite fête était la bienvenue pour exorciser les émotions précédentes et j’ai adoré ces heures de pure légèreté dans ce monde si brutal.

 

Je ne suis pas prête d’oublier ce vendredi 30 juillet 2010. Putain d’journée !

 


Sister « retour à la case départ »

 

 

P.S. : ce soir, je lui ai renvoyé un court message sur FB, avec mon vrai non et mon mail... la balle est désormais à 100% dans son camps.

Par Sister of Night - Publié dans : Liste des ingrédients : poisons divers
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