A méditer... ou pas

"L’amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font.
À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire"

Pierre DESPROGES
Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 23:45

Bonne année 2012

 

Cette fois, je vous épargnerai les bonnes résolutions, les fadaises sur le bilan que l’on tire de l’année écoulée et pire encore, les traditionnelles hausses des prix et des taxes, sinon vous allez tout vomir votre foie gras et les chocolats. Beurk !

 

Non, pour 2012, je vais vous la faire en images, avec les ingrédients de ce que j’aimerais voir se pointer dans ma petite vie. Ah bah oui, là, je la joue perso. Ca fait du bien, pour une fois.

 

Déjà, solidifier la relation avec Mister Love ou trouver celui qui sera quasi 100% compatible. => Bon, à titre d’exemple, j’ai mis la photo de Bradley Cooper qui, en plus d’être un super beau gosse, est bon acteur, semble super sympa, parle un chouia français et m’a l’air vraiment cool. Miam !

 

Capture Bradley Cooper 2

Puis, passer en CDI parce que ce job me plait et je suis respectée par mon équipe. Parce que y’en a marre de la précarité. => Pour ceux qui ne me connaissent pas « de visu », non, cette plastique de rêve n’est pas la mienne. Dommage.

 

Mes-images-2012 1330

Pour le fun, toujours espérer que la fortune soit au bout du chemin, parce que ça ne peut pas faire de mal. => La sublime pièce ci-dessous se chiffre probablement en centaines de milliers d’euros, sinon en millions, mais je ne vais pas me contenter de rêver « petits bras » sinon à quoi bon !

 

Capturer Van Cleef & Arpels

 

La santé, on n’y fait gaffe que quand elle nous fait défaut, parce que lorsqu’on est en pleine forme, c’est comme une voiture qui roule, on trouve ça normal. Mais si elle nous manque, tout le reste devient vachement plus compliqué. => Ici, vous pouvez apercevoir une piqûre ou morsure d’un insecte non déterminé, mais qui m’a paralysé le muscle et fait un mal de chien pendant des semaines.

 

P1090715

De la zik, plein ! Et de la bonne ! Que ça nous régale furieusement les cages à miel, parce que ça me maintient en vie aussi. => Dave & Martin, au boulot ! Rammstein, en mars, j’y serai ! Et Editors, du neuf et pour quand ?

 

Dave PTA

Des voyages, parce que même si j’adore Paname, m’en évader un peu me ferait sûrement du bien. => Vous savez probablement d’où a été prise cette photo et j’en suis assez fière, le ciel était juste parfait, on voit super loin. C’est trop bioutifoul-sa-race.

 

P1090594


Pour les recommandations d’usage, ne pas oublier de manger 5 fruits et légumes par jour. => Non, le vin, ça ne compte pas et les frites non plus.

 

champi

Et puis avoir encore des blogs créatifs à lire, des milliards de pages web à explorer, des rencontres à faire, des choses à découvrir, des connaissances à acquérir, du bon temps à prendre, de la légèreté dans le quotidien, du temps à s’accorder. Bref, vivre.

 

P1090410

Petite phrase à méditer pour le début d’année. => spéciale dédicace à AD qui ne hante plus mes pages depuis des lustres et c’est bien normal.

"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s'habitueront."  - René Char

 

Capture montre

 


Sister « nothing changes on New Year’s Day »

 

Chronique 01012012 Chronique 01012012

Par Sister of Night - Publié dans : Plat du jour : périssable à court terme
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 01:14

Dans quelques heures, nous aurons basculé dans l’année 2012 alors pour finir sur une note de bonne humeur, voici quelques perles glanées autour de moi, bref c’est un peu mon bêtisier perso, puisque c’est la saison pour ce genre de marronnier.

 

Quelques phrases bizarroïdes (et pas piquées des vers) entendues de mes collègues :

-         on a essayé de penser à tout, mais y’a encore des trous dans la raquette => il m’a fallu un peu de temps pour piger la parabole et je me demande pourquoi certains s’amusent à inventer des expressions pareilles

-      il faut faire gaffe avec ça, le sujet est « touchy » ! (prononcer teutchi, bien sûr) => ça fait toujours très tendance et pointu de parsemer son discours de termes anglo-saxons alors que « sensible » aurait tout aussi bien fait l’affaire

-         tu as pensé à vérifier la mutation de ton pioupiou ? => alors là, j’ai ramé sec pour piger qu’en fait, à la RH, il semblerait que ce soit l’appellation (d’origine non contrôlée) pour « salarié »

-         Patrick, regarde sur le planning, elle est prise la salle de réunion ? Non, c’est bon Marie, j’te mets dans la salle à 17h => affaire DSK oblige, je n’ai pu m’empêcher d’y voir un truc graveleux, mais vous auriez fait de même, non ?

 

Dans le hall :

-         Tu as vu l’hôtesse d’accueil, on pourrait lui mettre deux doigts derrière !

-         Euh… quoi ?

-         Bah oui, elle nage tellement dans ses talons aiguilles qu’on n’a la place de glisser deux doigts entre son pied et la chaussure

-         Aaah ok.

 

Au resto-self, les collègues masculins :

-         Nan mais regarde celle-là, en short alors qu’il fait à peine 10 degrés dehors et qu’il pleut

-         Oui, c’est pas jojo comme tableau

-         Elle est gaulée comme un percheron

-         Et puis de dos, avec son imper, on dirait qu’elle est à poil en dessous.

 

Dans l’open space, une collègue (entre deux âges) contente d’avoir ajusté ses comptes :

-         Ouais, là j’suis vraiment bonne !

Réponse du chef entre ses dents :

-         Bah faut l’dire vite ou être très myope.

 

Et le must, du 100% véridique, car la réalité dépasse souvent la fiction. Une collaboratrice au téléphone avec un collègue :

-    Oui, je vais te prendre ce matin parce que j’ai un petit trou => comprendre qu’elle a une disponibilité dans son agenda et qu’elle va pouvoir y caler une réunion.

 

Allez, on se retrouve l’année prochaine.

Festoyer, riez, vivez haut et fort, on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Carpe diem.

 

 


Sister « 2011 est morte, vive 2011 ».

Par Sister of Night - Publié dans : Y'en aura pas pour tous : du délire en vrac
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 23:36

Vous avez sûrement déjà lu ou entendu cette phrase, mais l’avez-vous également ressentie ?

Avez-vous déjà eu le besoin impérieux de franchir le pas et d’oser affronter une situation qui vous faisait peur ?

Vous êtes-vous parfois retrouvé submergé par le besoin de faire une chose dingue mais qui vous trottait en tête depuis des lustres ?

Oseriez-vous ouvrir vraiment votre cœur à quelqu’un pour qui vous avez en secret des sentiments très forts ?

Et si vous changiez de vie pour vivre votre passion ?

Rêvez-vous de vous accorder une partie d’année sabbatique pour couper radicalement avec votre quotidien ?

Pas si simple…

 

Mais si vous deviez mourir demain ? Vous n’auriez rien fait de tout cela et vous vous en voudriez tellement de ne pas avoir osé vivre vos rêves - au moins un peu – et vous auriez la furieuse impression d’être un peu passé  à côté de votre vie, d’avoir loupé des trucs, de ne pas vous être accordé ces petits plaisirs qui rendent si vivant…

Oui, c’est quand on se retrouve confronté avec ce genre de grand bouleversement qu’on en vient à se poser les bonnes questions.

 

Est-on sur terre pour tenter de trouver le bonheur ? Est-ce qu’on s’en donne réellement les moyens ?

 

Est-ce que ça rime à quelque chose de trimer du matin jusqu’au soir, de vivre à un rythme délirant juste pour attendre les week-ends ou les vacances sans jamais s’accorder de petit break dépaysant pour bouleverser un peu le planning millimétré ?

 

Non, si on y regarde de plus près, on se rend compte de la futilité de notre quotidien.

Acquérir toujours plus de biens ? C’est débile, plus on en a, plus on en veut, parce que plus on s’en lasse vite.

Vouloir rencontrer des tas de gens, mais n’avoir jamais passer assez de temps pour s’y intéresser vraiment ?

Ça ne rime à rien.

 

Notre génération va trop vite et en laisse certains sur le bord du chemin. En fait, je crois que nous sommes tous un peu paumés par ces enchaînements effrénés. 

 

Souvent, nous sommes pétrifiés par nos peurs.

Peur de souffrir en s’attachant à quelqu’un qui pourrait nous quitter.

Peur de manquer et s’entourer de trop d’objets.

Peur de ne plus faire partie de la société de consommation alors dépenser pour exister.

Peur de se poser la bonne question : « Qu’est-ce que je veux vraiment ? » et surtout « Est-ce que je me donne les moyens d’y arriver ? ».

 

J’ai l’impression qu’on passe trop souvent à côté de tas de choses parce qu’on est pris dans l’engrenage de notre vie de taré.

On n’y échappe pas, ça commence avec études-formation-diplôme, puis métro-boulot-dodo, on passe à couple-logement-gamins et finalement retraite-maladie-fin.

 

Sauf que la vie, ce n’est pas toujours ça et quand le mécanisme s’enraille, on se dit qu’on a pas eu le temps de franchir toutes les étapes, que ce n’est pas juste, que c’est trop tôt, qu’on ne pensait pas que… bah oui, on ne pense pas à ces sujets là, parce que ça nous remue les tripes, parce que ça fout en l’air nos beaux principes de vie rangée et pépère.

Il y a bien sûr les accidents de parcours, les bricoles qui vous font bifurquer par des étapes qu’on n’aime pas du style : divorce, chômage, handicap, etc.

Mais au-delà de ça, s’il vous arrive un très gros coup dur et que vous devenez un « miraculé », là, étonnamment, toute votre vision de l’existence change, plus rien n’a vraiment le même goût, certains événements n’ont plus la même importance. Des bricoles qui vous auraient pourri la vie, vous deviennent insignifiantes. Votre regard a changé. On relativise et ça change la vie, en mieux, toujours.

 

Oui, le malheur n’arrive pas qu’aux autres, mais il faut avouer que lorsque ça ne vous tombe pas dessus, on ne peut s’empêcher de réprimer un « ouf » de soulagement en se disant « qu’on n’est pas passé loin ! ». Puis on oublie. C’est la vie, comme diront certains. C’est aussi l’application froide, mais tellement vraie de la « théorie du mort-kilomètre » (un mort à un kilomètre de chez moi me touche plus que 100 morts à 1000 kilomètres).

On sait tous que la Grande Faucheuse est là, qui rôde, jamais bien loin, jamais prévisible, alors on est content de passer entre les gouttes.

 

Vous allez penser que j’écris cet article un 1er novembre, parce que c’est la Toussaint et que je suis « dans le ton », pourtant ce n’est même pas le cas, je l’ai écrit mi-septembre, quand j’ai appris le décès soudain du voisin de mes parents, que je connaissais depuis toujours et ses parents avant lui. Un homme simple, une excellente hygiène de vie, adorable, cultivé et pilier d’une famille unie. Il est mort comme ça, d’un arrêt cardiaque, par un bel après-midi d’été, chez lui en bricolant. Il avait 55 ans et venait de prendre sa retraite… 2 mois plus tôt. Deux mois seulement. Ça m’a secoué. Surtout de voir ses proches anéantis.

 

Quelques jours plus tard, je bidouillais sur Facebook, et en repensant à une copine qui a retrouvé une ancienne camarade de classe par ce biais, je me souviens d’une fille dont j’avais été très proche pendant plus de 4 ans, à la sortie de l’adolescence. Je tape son nom, mais aucun profil ne lui correspond alors je fais de même sur Google et là, je tombe sur un article du Télégramme où ses parents annonçaient en juin, son décès ainsi que celui de sa fille de 5 ans. Elle avait mon âge et la vie devant elle…

 

Ca m’a filé un furieux coup au moral, d’où mon silence radio depuis 2 mois. Quand on se retrouve face à l’évidence qu’on est mortel et bien plus vulnérable qu’on ne le pense, ça vous remet les idées en place et ça vous fait vous poser des tas de questions sur la futilité des problèmes qui vous bouffent la vie et surtout, ça vous recadre vers un objectif : CARPE DIEM.


 

Sister « sur un fil »


 

P.S. : ce soir, je revenais en voiture, un jeune dans une petite citadine me double, mais il roule trop vite (environ 110 au lieu de 70), il négocie mal le tournant de l’autoroute qui est grasse à cause de la légère pluie… juste devant moi, il part en tête-à-queue et percute la rambarde de béton à deux reprises. Il était vivant quand je suis repartie, mais bien amoché, très secoué et sa voiture bonne pour la casse. Si j’avais roulé comme lui, nous nous serions percutés et au mieux nous serions à l’hôpital… au pire… morts pour une bêtise et une erreur de jugement. Quand on se croit invulnérables alors que nous sommes de fragiles mortels.

Alors, profitons du jour présent…

 

N.B. : Pas de version audio de cet article, parce que ça me prenait trop les tripes pour que ça reste audible.

Par Sister of Night - Publié dans : Dans le frigo : articles froids
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Amuse-bouche

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