Amuse-bouche

Bienvenu dans l'humble royaume de Sister of Night, au coeur de mes turpitudes, au beau milieu de mon esprit tortueux. Quelle que soit la raison qui t'a poussé ici, j'espère que tu y trouveras plus que des réponses, peut-être une partie de toi-même. Explore, fouine, perd-toi, il y a toujours à apprendre ou à découvrir. Ce site est sans prétention, sans pub et sans but autre que de soulever une partie du voile virtuel derrière lequel je reste tapie dans l'ombre puisque tel est mon souhait. Bon surf, bon vent, bonne découverte.

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A méditer... ou pas

"L’amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font.
À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire"

Pierre DESPROGES

Vendredi 3 juillet 2009

Hum, oui, je sais, mes écrits se font rares, je suis en mode "feignasse de blog" en ce moment, mais que voulez-vous, moi les petits oiseaux qui gazouillent, le temps au beau fixe et les vertes prairies ça me travaille. Bon, les hormones aussi, je suis humaine derrière mon clavier. Donc un peu moins de "no life attitude" et un peu plus d'appel de la forêt, y'a pas de mal à se faire du bien. Voilà l’explication (si vous en aviez vaguement cherché une) et d’ailleurs, vous devriez en prendre un peu de la graine, sortir au grand jour, ainsi nous pourrions tous folâtrer au gré du vent, poussés par la douce brise de la liberté estivale qui gagne nos cœurs et embrase nos tenues légères.

Pardon ? Euh non, je n’ai pas fumé la moquette, juste que je grimpe un peu aux rideaux, mais c’est pas grave docteur, je me soigne… ou pas !!!

 

Histoire de ne pas vous laisser trop macérer dans votre jus, voici une énigme toute bête pour réveiller le neurone du fond, celui qui roupille au frais près du frigo.

 



Dites-moi ce que cette image représente pour vous, ce qu’elle vous évoque, si le chiffre en est chargé de sens, si vous vous en tamponnez le coquillard ou si vous n’avez pas compris la question.

 

 

Pour ceux qui ne veulent pas participer ou trouvent cela trop vulgaire, pas assez cul…turel, je les laisse en contemplation devant cette œuvre mystérieuse et magnifiquement photographiée par mes soins (oui, je m’autocongratule parfois, mais pas trop, rapport à mes chevilles que je veux garder fines et alertes). Là aussi, ils peuvent commenter, piailler, couiner, se pâmer ou tourner les talons (clic sur la croix rouge en haut à droite).

 

Z’avez vu, je pense à vous aussi. Ne me décevez pas.

 


Sister « Carcasonne… ah que je vais ouvrir »

Par Sister of Night - Publié dans : Y'en aura pas pour tous : du délire en vrac
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Mercredi 13 mai 2009

 

Cet après-midi, il a plu sur Paris. Rien d’extraordinaire là-dedans me direz-vous et je vous l’accorderais volontiers, sinon que la grosse averse a entraîné la fermeture de quelques stations de métro, mais ça ce n’est pas grave, on le sait que notre belle capitale n’est pas étanche et on s’en accommode finalement fort bien.

 

J’étais en pleine rue quand le ciel m’est tombé sur la tête (par Belenos !), lâchant ses hallebardes et s’acharnant sur mon parapluie qui faisait ce qu’il pouvait face à ce déchaînement météorologique. Juste le temps de traverser le parc Monceau et j’étais trempée jusqu’aux genoux (ça change des os, des eaux et des zoos => voir gnous et non genoux, hiboux, cailloux).

 

Arrivée dans le métro, je m’assieds sur un strapontin et sors de mon sac une serviette en papier d’un ton carmin, prise un midi dans un bistrot. Après avoir littéralement vidés mes escarpins de l’eau qu’ils contenaient, j’essuie machinalement mes jambes ruisselantes. D’un coup je constate l’air effrayé de la nana qui monte dans la rame et fixe mes guiboles. Je soulève ma cheville droite et jette un œil à mon tour. Damned ! De longues trainées rouge sang remontaient de mes chevilles à mes cuisses ! Bigre ! Impressionnant en effet ! Je n’avais pas du tout prévu que le petit carré de Sopalin coloré s’amuserait à déteindre ainsi en laissant des traces peu communes sur mes membres inférieurs. Laissant croire que j’avais bataillé ferme avec mon rasoir jetable et que celui-ci avait largement remporté la victoire, occasionnant des stigmates sanguinolents que les pauvres bas chairs 15 deniers ne risquaient pas de pouvoir masquer.

 

J’ai donc fait mine de rien, sorti de mon sac un vrai Kleenex immaculé et effacé du mieux que j’ai pu les traces écarlates de la traitresse serviette de resto. On ne m’y reprendra plus. La prochaine fois, je tenterai de garder toute ma dignité avec les chaussures qui font « scruitch, scruitch » et les jambes dignes d’un demi de mêlée sortant de l’entraînement.

 


Sister « version Lady Palace… ou pas »

Par Sister of Night - Publié dans : Plat du jour : périssable à court terme
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Jeudi 7 mai 2009

Aujourd’hui, c’était mon anniversaire.

À part cette information d’une importance toute relative, ma journée s’était passée sans problème, ordinaire et banale, mais sympathiquement agrémentée de SMS, mails et autres commentaires FB m’encourageant à affronter dignement le grand sablier céleste.

 

Il était 17h et j’avais déjà très largement fait mon quota d’heures de taf, j’étais donc en train de finaliser les derniers dossiers en cours et - pour une fois - partir un peu avant 18h.

Appel de Big Boss : « vous pouvez venir dans mon bureau ? ». Question qui n’en est pas une, c’est une demande quasi martiale, je m’exécute donc.

 

Voici les faits tels qu’ils se sont déroulés, je n’invente rien, c’est du brut de décoffrage, seuls les commentaires en italiques sont des précisions en sus.

« Voilà, on met fin à votre période d’essai aujourd’hui, votre solde de tout compte est là, vous préférez le signer tout de suite ou qu’on vous l’envoi en recommandé ? » => je suis dans l’entreprise depuis quasiment 4 mois.

« Oh je vais prendre tout immédiatement, ça vous évitera les frais ».

« Voici votre paye arrêtée à ce jour, vos congés, on a déduit les tickets resto et il y a l’indemnité de préavis, signez chaque feuille en mentionnant que vous les avez reçus en main propre aujourd’hui » => pour information, il est interdit de rompre une période d’essai sans respecter un délai de prévenance, d’où le préavis qui compense l’entorse à la loi qu’il ne s’est pas privé de faire.

« Euh, il y a une erreur sur l’attestation ASSEDIC, l’indemnité n’y figure pas »

« Oh non, c’est pas vrai ! Allo M., venez de suite, il faut corriger un document et aller le faire signer à C. en urgence ! ».

« C’est bon, j’ai signé » => pas une autre parole de ma part, j’étais scotchée.

« Tenez, voici une chemise, prenez vos feuilles et je vous rappelle dans 5 minutes pour celle qui manque ».

10 minutes plus tard.

« Vous pouvez revenir », « signez comme pour les autres ».

En me levant pour partir, je lui balance avec un grand sourire : « Ah oui, c’est original comme cadeau, je m’en souviendrai de cet anniversaire ! ».

« Ah bon, c’est aujourd’hui ? Hé bien bon anniversaire, vous savez je ne regarde pas ce genre de chose, moi les dates… » => rappelons qu’il vient de me virer, mais me souhaite mon anniv’ ! J'hallucine !

« Mais sinon, je peux avoir une explication ? J’ai fait une erreur ? Il y a un problème ? ».

« Non, juste un souci de communication, pour mille choses et pour rien, vous êtes très indépendante et cela n’est pas dans nos méthodes, vous devriez avoir un poste autonome plutôt qu’au sein d’une équipe. Vous êtes jeune, vous retrouverez facilement du travail, au revoir ».

« Oh oui, je ne m’angoisse pas pour ça. Au revoir » => j’aurais dû dire adieu.

 

Sur ce, je suis retournée à mon bureau, ai rangé mes affaires et appris la nouvelle aux quelques collègues encore présentes qui n’en revenaient pas. L’une de mes chefs n’était même pas au courant, elle est tombée des nues. L’autre regardait ses pompes et faisait mine de ne pas m’entendre, ce qui n’est pas évident dans un open space où juste 3 cartons me séparaient d’elle. Bah oui, c’est elle-même qui m’avait préparé mon dernier bulletin et l’attestation erronée, elle venait de me pousser vers la sortie. Je ne sais pas ce qu’elle a dit de moi en hauts lieux, mais visiblement mon autonomie et mes méthodes efficaces devaient lui faire de l’ombre alors elle m’a évincé. Elle n’a pas compris que je ne voulais pas son poste, mais elle a dû croire à une rivalité. Finalement, c’est comme dans « Le Maillon Faible » les losers éliminent toujours les forts comme ça ils savent qu’ils ne se retrouveront qu’entre médiocres et qu’ils auront plus de chance de gagner.

 

Chose que je n’ai pas comprise, elle m’a demandé mon numéro de portable pour me recommander à un client qui pourrait être intéressé par mon profil. Visiblement, elle a déjà des scrupules de son acte. Tant pis pour elle, moi je peux me regarder dans le miroir sans honte ni remords.

L’autre chef m’a glissé en douce les coordonnées de quelqu’un qui recrute aussi en ce moment et cerise sur le gâteau, l’un des associés (pourtant réputé assez dur) a immédiatement transmis mes coordonnées à l’un de ses contacts et j’avais déjà un message du gars sur mon portable alors que j’avais passé la porte depuis moins d’une heure.

 

Ca pourrait être flippant, mais je suis confiante, bosser dans une entreprise qui est plutôt une espèce de couvent austère où les mères supérieures sont envieuses, ce n’est pas non plus mon idéal professionnel.

Oui je rebondirai, oui je ne suis ni inquiète, ni traumatisée.

 

Ce soir, il me reste une drôle d’impression, celle de m’être faite plaquer, ce qui me fait très bizarre, moi qui suis une grande adepte de la diplomatie et du respect d’autrui.

Autre truc étrange, c’est l’idée que je vais devoir m’inscrire au chômage, alors que je bosse depuis plus de 12 ans (et même 20 si on compte les jobs d’été et du soir de mes années d’étudiante), mais n’ai jamais eu de temps-mort entre deux CDI.

 

Pour la première fois de ma vie, je ne sais pas ce que je vais faire lundi, je ne serai ni au boulot, ni en RTT, ni en congé… juste chômeuse surqualifiée. 

 

La vie vous réserve de drôles de surprises parfois pour votre anniversaire…

 

 


Sister « happy birthday… ou pas»

 

Par Sister of Night - Publié dans : Plat du jour : périssable à court terme
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