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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 23:23
Message à l'absente

Cet article sera hors normes car il s'adresse à Nath' qui ne m'a jamais lu de son vivant et le fera peut-être maintenant, par d'autres moyens, les pouvoirs de l'esprit étant infiniment plus grands que ceux de nos corps prisonniers de chair, d'os et de sang.

Aujourd'hui, tu aurais dû fêter tes 47 ans. Oui, tu aurais... mais tu as tiré ta révérence juste avant, nous laissant tous hébétés et furieux. Oui, furieux, parce que ce n'est pas juste. Je suis sûre que nous sommes très nombreux à l'avoir pensé, à avoir pesté, à rester coi devant ce message de ta sœur qui nous apprenait la terrible nouvelle. Ah tu t'étais bien gardé de nous dire que cette saloperie de crabe t'avait rongé plus que nous le pensions ! Tu nous a menti et c'est énervant. Un beau mensonge par omission, parce que tu voulais nous préserver, nous épargner, ne pas nous faire porter le poids de ta souffrance. C'est tout toi ça ! Mais c'est dégueulasse quand même ! Parce qu'on est tombé de l'armoire et parce qu'on s'en veut de ne pas t'avoir soutenu. C'est trop vrai le fameux "loin des yeux, loin du cœur".

On n'imaginait pas ça, pas si brutal, pas si rapide, pas du tout en fait. Moi qui croyait que c'était juste une bricole, un truc un peu louche qu'on dégomme une bonne fois pour toute en guettant du coin de l'œil pour qu'il ne revienne pas sournoisement. Cette saloperie est d'une fourberie sans limite et peut s'attaquer à tous, sans distinction d'âge, de milieu social ou d'origine géographique. N'empêche qu'on ne pensait pas qu'il pourrait s'en prendre à toi. On ne peut pas dire que tu offrais un terrain favorable, bien au contraire ! Ni clope, ni alcool (bon, un ti-punch de temps en temps, ça compte pas), ni pratiques à risque, ni adepte de la malbouffe, ni feignasse grassouillette dans un fauteuil (tient, là c'est moi), tu n'entrais pas dans les grilles des "à risque", alors pourquoi ?

Ca aussi on a été plusieurs à se demander : "pourquoi toi ?". C'est n'importe quoi alors ! La Grande Faucheuse fait son marché à l'arrache maintenant ! Sans logique, sans ordre de préséance, sans se donner la peine de prévenir. Elle lâche les chiens (enfin les métastases, c'est plus insidieux) et on n'a plus qu'à se la boucler devant son verdict. Mais c'est n'importe quoi ! Y'en a marre ! En plus on ne peut pas s'empêcher de penser que dans la file d'attente de ceux qui "mériteraient" (genre des tyrans, des dictateurs, des pourris en tous genres), y'en a un paquet que tu as grillé au poteau avec ta tête d'ange. Ah oui, les anges, parlons-en ! Qu'est-ce qui se passe là ? Le tient était en RTT ? Je crois plutôt qu'il a fait un abandon de poste, ce lâche. Quitte à choper un truc, y'avait bien d'autres bidules à l'issue moins fatale. Un cor au pied, un gros rhume, une petite maladie exotique pas trop méchante, mais là, le crabe, ce salaud qui m'a déjà piqué mon oncle il y a quelques mois. D'ailleurs c'était un mec génial au grand cœur, comme toi. Un amoureux des oiseaux, des timbres, de la pêche et des arbres, donc vraiment pas des loisirs de gros cons destructeurs de nature ou broyeur d'hommes. Toi aussi dans le genre pacifiste tu te posais là, jamais vu quelqu'un d'aussi adorable et souriante, tu étais la bonté incarnée. Alors qu'est-ce que tu fous là-haut ? C'est ici qu'on a besoin de toi ! Des âmes de bonne volonté, on en manque, y'a un moment qu'on frôle la rupture de stock et les nouvelles Mères Thérésa peinent à se faire connaître.

Nan et puis j'arrive pas à m'y faire, y'a plein de choses qui viennent croiser mon quotidien depuis les quelques jours de l'annonce de l'ignoble info. Par hasard, j'ai retrouvé hier la carte de visite du boss de la boîte où on s'était connues, là je viens de tomber sur un article évoquant la trichotillomanie, l'autre soir j'ai entendu une contrepèterie que tu aurais adorée, ce matin j'écoutais une émission sur la méditation et le pouvoir de la pleine conscience, ce week-end on m'a demandé les coordonnées de mon ostéo préféré, etc. Tous ces sujets me ramènent à toi et ça remue le couteau dans la plaie à chaque fois. C'est super cruel de perdre quelqu'un qu'on aime. C'est tellement dur. En plus on ne peut pas s'empêcher de repenser aussi à la dernière fois qu'on s'est vues... sauf que ce jour là, on ne savait pas que ce serait la dernière et ça, c'est vachement violent. Moi qui voulait venir te voir le premier week-end d'août, pour te faire une surprise. Tu parles d'une surprise ! Tu m'as ravie la politesse sur ce coup là, prise de vitesse. Jamais je n'aurais pu m'attendre à une issue tragique, surtout pas aussi foudroyante.

Alors voilà, même si tu ne peux pas lire ces lignes, je pense que tu les entendras dans ma tête et mes yeux qui se vident pendant que mes doigts courent sur le clavier en évoquant ton souvenir. Tes souvenirs ! Car si ta place est dans la lumière, tu resteras aussi une petite flamme dans mon cœur, de celles qui nous réchauffent quand on perd pied, quand la confiance fout le camps et qu'on se demande si on sera de taille. Tu ne perdais jamais espoir, c'est pour ça que tu t'es tu, parce que tu ne voulais pas que nos doutes ou nos peurs ne viennent perturber ton combat, que notre peine s'ajoute à ta douleur. C'était pour notre bien, encore une fois, tu as pensé à nous avant de penser à toi. Nous aurions pu t'aider, au moins moralement, te soutenir, t'encourager, enfin j'aime à le croire. C'est si dur de te savoir partie... trop tôt, trop vite.

En ces temps tourmentés, c'est difficile, mais je vais tenter d'appliquer à nouveau tes principes de sagesse : je ne vais plus me plaindre, tenter de ne plus pleurer et ne penser qu'aux bons moments que nous avons vécus avec Stéph', Auré, Nadine et les autres. Essayer de sourire en me disant que j'ai eu de la chance de croiser une âme si brillante que la tienne, c'est un trésor inestimable que ce genre de rencontres incroyables. Un trésor qui n'appartient qu'à nous, pour l'éternité.

Sister "so sad"

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 23:40

Pour info, n'hésitez pas à cliquer sur "chronique" en fin d'article, pour avoir la version audio.

 

Ce n’est pas la première fois que je me sers de mon site pour pousser un coup de gueule, mais celui-ci sera probablement le plus virulent. Ici, au moins, contrairement aux forums ou autres tribunes prétendues libres, je ne risque pas la censure.

Je veux surtout que mon expérience serve aux centaines de milliers de personnes qui changent d’opérateur et leur éviter la galère que j’ai traversée. Même si je suis bien consciente que tous ne liront pas cet article (ça ferait exploser mes stats ’ !).

 

SFRFail

En janvier, apprenant enfin l’arrivée sur le marché de l’opérateur Free, j’étais parmi les premières à souscrire à leur offre. Étant déjà cliente depuis plus de 10 ans via la Freebox et n’ayant pas eu de soucis, je suis en confiance. 15 jours plus tard, j’avais comme prévu ma carte SIM. Je l’insère dans mon iPhone et là, rien. Réseau indisponible. Bizarre, j’avais demandé la portabilité et elle était effective de suite en principe. Je contacte alors Free Mobile, ils m’indiquent que de leur côté tout fonctionne. Il me faut investiguer davantage.

 

Mon engagement de 24 mois chez SFR ayant pris fin en août, j’étais persuadée d’être libre de changer sans soucis… erreur ! En fait, mon téléphone appartient encore à SFR et je dois leur demander l’autorisation de me rendre le bien pourtant si chèrement acquis (plus de 2500€ dépensés chez eux) en les priant de désimlocker mon appareil. Ce que je fais immédiatement via leur site. Mais rien ne se passe, toujours pas de réseau.

 

Dès le lendemain, je me rends à la boutique SFR de La Défense, qui est sensée être plus « pro ». Bien  sûr, j’ai pensé à venir avec toute la paperasserie nécessaire, je connais la technique et veux gagner du temps. Là il y a une bonne vingtaine de clients qui demandent à résilier leur contrat, ce qui ne m’étonne guère.

Ayant dû faire un échange standard d’iPhone un an avant auprès de l’Apple Store, car il y avait un vice caché, le vendeur m’explique que je dois envoyer le justificatif du nouveau code IMEI au service clients situé à Metz. Je lui demande s’il ne peut pas le transmettre par fax, mais il refuse alors qu’il aurait dû le faire, c’est ce que j’apprendrais plus tard.

Le lendemain - le 3 février - j’envoie donc mon courrier avec une petite lettre d’explication et tous les documents. Au bout d’une semaine sans réponse, je contacte le service client SFR au 1023 et on m’explique que ça peut prendre jusqu’à 4 semaines ! Horreur !

Quelques jours plus tard, je rappelle, on m’indique qu’ils ont bien reçu mon courrier le 10, que j’aurai une réponse sous 5 jours ouvrés. Mais rien.

À partir de ce moment, j’ai appelé quasiment tous les jours et à chaque fois, j’obtenais un nouveau mensonge. Par exemple, le service client a prétendu n’avoir reçu mon courrier que le 16 février et il aurait été transmis à l’unité de désimlockage le 22. Pour une entreprise de communication, mettre 8 jours à transmettre un papier d’un service à l’autre, c’est lamentable. À chaque fois on m’assure qu’on me rappellera. Que dalle, oui !

 

Entre-temps, j’ai envoyé une lettre de mise en demeure, en recommander bien sûr, avec de nouveau tous les justificatifs et aussi la copie du premier courrier recommandé, reçu à Metz le 23 février. Et après ? Rien, toujours rien !

J’ai aussi demandé à parler au responsable du service client qui est monté sur ses grands chevaux et m’a juré sur son honneur qu’il ferait le nécessaire au plus vite. Foutaises !

 

A bout de nerfs, j’ai envoyé une autre lettre recommandée, cette fois au directeur du service clientèle à La Défense. Je n’ai jamais reçu la moindre réponse. Pas plus qu’à mes mails. Du coup, je ne me suis pas privée d’en informer l’ARCEP, Que Choisir, 60 Millions de Consommateurs et la DGCCRF.

 

Cerises sur le gâteau, car il y en a plusieurs :

J’ai reçu plusieurs e-mails m’indiquant que l’opération ne pouvait aboutir, faute d’avoir envoyé le justificatif du code IMEI ! Ils se paient donc ma tronche sans arrêt, c’est la fête du slip !

On m’a même indiqué au téléphone qu’on m’avait envoyé la procédure de désimlockage par courrier parce qu’on n’avait pas mon adresse e-mail. On croit rêver devant tant de mauvaise foi ! Du véritable foutage de gueule dans les grandes largeurs.

 

Après un mois sans téléphone, étant injoignable, sans répondeur, sans SMS, j’ai décidé de lancer mon assistance juridique sur le coup. Ils ont donc envoyé un courrier de leur côté, resté lettre morte comme les miens. Puis une mise en demeure avec cette fois la menace de porter l’affaire en justice.

 

Finalement, c’est seulement hier, après exactement 11 semaines de procédure, que mon assistance juridique AXA a été contactée par SFR pour leur indiquer la procédure à suivre pour le désimlockage.

Je n’en reviens pas. Ces pourris de chez SFR n’ont même pas eu les couilles de me joindre directement, malgré les dizaines de coups de fil, les 3 lettres recommandées et autres courriers et e-mails envoyés par mes soins. Quasiment 3 mois sans portable et pas une excuse, pas une explication, rien, ils me balancent ça en loucedé, comme des minables qu’ils sont.

 

Cette attitude de la part de SFR est totalement irresponsable, car c’est une incitation à procéder à un désimlockage « sauvage » dans une officine peu respectable ou sur le Net et même à être tentée de jailbreaker mon téléphone, donc de me pousser à commettre un délit en plus de perdre la garantie constructeur.

 

Je suis révoltée par ces pratiques frauduleuses d’abus de droit et de refus de débloquer mon téléphone immédiatement. SFR a fait le forcing de façon illégale, cette attitude est assimilable à un vol puisque j’ai perdu la jouissance de mon appareil pendant des mois. Quand je vois des pleines pages de pub dans les journaux vantant leur « relation clientèle »,  je suis écoeurée et j’ai envie de crier à la publicité mensongère.

 

Pendant ces nombreuses semaines d’abstinence téléphonique, je me suis rendue plusieurs fois à l’Apple Store du Carrousel du Louvre pour obtenir leur aide et je dois vous dire que les techniciens sont très compétents et hyper sympas. Ils m’ont assuré qu’il n’y avait qu’avec SFR qu’ils rencontraient autant de blocages, de retards et de problèmes. Il faut savoir qu’Apple ne peut rien faire tant que l’opérateur n’a pas donné le feu vert pour le désimlockage des iPhones. Du coup, on est pieds et poings liés, totalement soumis au bon vouloir de SFR qui fait sa mauvaise tête pour punir les clients qui en ont marre de se faire plumer et refusent de raquer pour un service déplorable. Car, juste pour finir, on a beaucoup critiqué Free, victime de son succès, mais je vous assure qu’avec SFR, la 3G était très aléatoire et souvent déficiente. Un forfait hors de prix et un service au rabais. Bref, en passant chez Free, je vais économiser plus de 920 € par an, avec une qualité de réseau largement aussi efficace, alors pour moi, SFR, c’est jamais, plus jamais !

 

Donc j’en appelle au boycott, parce que tant d’incompétence, de mauvaise foi et de mépris du client, ça ne doit pas rester impuni. Faire tourner les gens en bourrique, c’est déjà une honte, mais les priver de leur bien aussi longtemps, c’est un scandale !

 

Larguez massivement SFR, ils ne méritent que ça.

 


 

Sister « j’ai Free, j’ai tout compris »

 

  Chronique 20042012 Chronique 20042012

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 23:52

Hé oui, c’est le printemps, la nature explose de couleurs flamboyantes, de bourgeons dodus, de parfums enivrants et de pollens divers et variés. Perso, je ne suis absolument pas sensible à ce que certains jugent comme la onzième plaie d’Égypte ou le treizième travail d’Hercule, nan, j’aime le printemps et ce genre de manifestation asthmatique ne me cause aucun trouble. En revanche, ce qu’on oublie de signaler, ce qui pour moi bouleverse mon quotidien et m’oblige à un investissement conséquent en mouchoirs en papier et autre duo aspirine / vitamine C, ce dommage collatéral qui me pourrit la vie chaque année, c’est : la clim’ !


Oui, dès que l’équation terrible se présente : premiers rayons de soleil + température dépassant 21 degrés, alors immanquablement, les intégristes du ventilo reprennent leur bâton de pèlerin et appuient fébrilement sur le « bouton maudit » !

 

Ce matin, je me pointe au boulot tranquille, la gueule enfarinée, il fait beau, c’est calme, tout roule. Je bosse dans mon coin de l’open space, la moitié du staff est en vacances de Pâques, c’est peinard. Malheureusement, sans crier gare (ni station, ni halte, ni autre), je sens un air glacial me parcourir l’échine. Oh misère ! J’enfile un petit gilet pour pallier à ce coup de froid subit, mais trop tard, j’éternue, une fois, deux fois, trois fois… C’est le signal, j’ai attrapé un rhume, c’est inévitable.

Quelques instants après, j’apprends que la clim’ a été enclenchée par quelqu’un qui ne se dénoncera pas. Sauf que moi, je suis allergique cette ventilation merdique, je hais ces combattants du « degré de trop », ces grands malades de l’uniformisation des saisons par l’usage d’appareillages à la con.

Nan mais c’est quoi ce délire ? Y’a des troupeaux de débiles qui ne peuvent pas supporter d’avoir un rayon de soleil qui leur réchauffe doucement la couenne ? Ces tarés anticipent l’éventualité d’une hausse de la température dans leur espace vital… je suis atterrée.

 

Le climatiseur, c’est un vrai nid à bactéries. Ce système de refroidissement fonctionne avec de l’eau, qui stagne sagement pendant l’hiver et a tout le temps de croupir et se charger en microbes de tous poils. Une fois qu’on relance la machine aux premières chaleurs, la nébulisation de cette flotte se répand immédiatement dans l’atmosphère et va infecter les voies pulmonaires des plus sensibles, dont je suis, pour ce cas.

 

Le climatiseur, c’est le mouvement perpétuel de la connerie humaine à portée de main. Parce qu’en plus de nous contaminer les bronches, ça flingue aussi la couche d’ozone.  Ca bouffe de l’électricité, alors on consomme plus, faut produire davantage d’énergie et ça engendre de la pollution qui change la météo et relance des tas de gaz à effet de serre qui réchauffent le climat.

La boucle est bouclée, le cercle vicieux est enclenché et on l’a dans l’os !

C'est une pure hérésie qu’il faudrait interdire et ne réserver qu’aux populations vraiment fragiles et sous réserve d'avoir fait la vidange et le contrôle technique de l'engin avant usage.

 

 Le climatiseur, c’est ma bête noire, ma hantise, mon fléau. Tous les ans ça me file une crève qui dure entre 10 jours et 3 semaines. Impossible d’y échapper, alors une fois encore, il faut que je porte ma croix sur l’autel du sacro-saint thermostat constant.

J’te l’foutrais au cul moi l’ventilo d’mes deux !

 

Voilà, maintenant j’ai l’impression d’avoir le nez qui fuit comme un vieux robinet dont le joint aurait lâché. Le mal de crâne en prime, le pif en choux-fleur et la voix de Donald Duck. J’ai une furieuse envie de me siffler un grog géant, mais pas moyen sinon demain j’aurais en plus les yeux de Borloo et ça, quand même, ça peut faire peur, donc je vais m’abstenir de noircir le tableau.

 

Si je chope la pétasse - ou le crétin - qui a appuyé sur le bouton « on »…

 

« Aux quatres coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile… »

 

Sister « Aaaaaaaaatchouuuuum ! »


 

Chronique 20042011 Chronique 20042011

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 00:55

 

Vous allez penser que je suis franchement mytho à tendance parano, pourtant je vous assure que tout ce qui suit est vrai de bout en bout. Même les photos ne sont pas truquées (d’ailleurs, je n’en ai pas le talent).

 

Si vous avez un peu suivi les épisodes précédents, je passe d’un employeur à un autre avec la dextérité d’un mouflon sur une paroi rocheuse et j’ai désormais plus l’impression de courir les castings que d’avoir de réels entretiens d’embauche. Je leur donne la réplique sans difficulté, étant rodée à leurs questions.

 

Du coup, en décembre, j’ai repris le collier chez un nouveau boss… enfin plutôt une nouvelle machine à broyer l’Humain, car si le job reste similaire d’une « crèmerie » à l’autre, les méthodes de destruction de personnalités diffèrent un peu selon les protagonistes, avec le même résultat final : la rupture.

Je le sais, seules changent les méthodes et les personnes qui les appliquent.

 

En la matière, je suis au regret de constater que j’ai trouvé un autre dénominateur commun à mes différents postes : il y a trop souvent un boulet ingérable. Il est vrai que ce genre de nuisible semble infiltré partout et il n’existe pas de moyen de les éliminer.

Impossible de savoir comment ces « cafards d’entreprises » arrivent à faire leur trou de façon aussi efficace, mais ils sont pugnaces, retors et pourris jusqu’à la moelle. Par le jeu de relations, d’alliances, d’ancienneté ou d’as dans leur manche, ils restent en place et font régner un régime de terreur à leur entourage professionnel ou leur compliquent singulièrement le quotidien.

 

La dernière fois, j’ai eu l’occasion de me faire vriller les tympans pendant 10 mois par « Miss Décibels » et voilà que je tombe sur une autre « collègue » pas piquée des vers, dans le genre « pénible qui braille ». Je vais vous dresser le portrait de celle qui arrive à flinguer l’ambiance de tout un open space (oui, encore un, c’est la mode d’entasser les travailleurs, crise du logement oblige).

 

Elle est plutôt grande et affublée d’une « coiffure Playmobil » qui rendrait celle de Mireille Mathieu carrément tendance, tant ça lui fait un casque capillaire immonde sur le crâne. Couleur de cheveux improbable et faites à la maison, à la truelle visiblement.

Touche mode des années 80, elle porte de grosses lunettes en plastique avec des strass sur les côtés et dont le haut du verre est teinté bleu, comme celles de Michou. Trop lourdes, elles glissent immanquablement sur son nez pointu. Du coup, lorsqu’elle relève la tête, elle doit la pencher en arrière pour que les yeux visent les carreaux, avec la bouche entrouverte et un air niais. So glamourous. Son regard de merlan frit oscille entre le dessus de la monture et la partie bleutée, par cette façon de relever le menton exagérément.

Pour ne rien arranger, elle se maquille à outrance, surtout le rouge à lèvres qu’elle étale bien au-delà du contour naturel… surement pour se la jouer « bouche sensuelle », sauf qu’à part pour Robert Smith, sinon ce style n’a jamais convenu à personne. Le pire étant qu’elle se vante d’avoir pris des cours chez une esthéticienne ! Ca devait être la maquilleuse de la mère de Sylvester Stallone (ci-dessous)… Je ne vois pas d’autre explication.

 

Capture Jackie Stallone bis

Le tableau ne serait pas complet si je n’évoquais pas ce qui fait sa « special touch » : ses fringues. Perso, je ne prête jamais attention à ce genre de chose, n’étant pas du tout une « fashion victim », mais là, elles sont d’un autre âge. Elle veut se donner un look de « Marie-Chantal » (version Prisunic parce qu’elle est furieusement radine) en pseudo tweed (100% acrylique) et imprimés que ma grand-mère n’oserait pas porter tellement ça pique les yeux. Petit bonus sonore, elle porte des chaussures qui grincent et couinent à chaque pas. Agaçant.

Le mieux étant la preuve en image, je vous laisse seul juge de la chose. Veillez quand même à écarter les enfants, ça pourrait les choquer à vie et les inviter à devenir des punks à chiens en guise de rébellion à ce non-style vestimentaire.

 

Mes-images-2011 1109

 

Bon, convenons-en, cette apparence un brin repoussante reste vivable si on pense à s’équiper discrètement d’un sac à vomi ou qu’on ne relève pas du tout la tête dans sa direction. Mais, vous me connaissez, j’ai gardé le meilleur pour la fin, histoire de vous en rajouter une bonne couche et de gratiner le tout.

 

Sa particularité est surtout de râler non-stop. Pour un oui, pour un non, surtout pour rien d’ailleurs. Sauf qu’elle ne fait pas que grommeler dans son coin, non, elle hurle et jure comme un charretier ! C’est immonde ! Insupportable !

Si son téléphone a le malheur de sonner, c’est le festival !

« Ah putain ! Mais ils ne vont pas me lâcher aujourd’hui ! Oh il me pète les couilles celui-là ! Qu’est-ce qu’il veut cet emmerdeur ?! Ils commencent tous à mes les casser, ces connards ! ».

Pour information, parmi cette « équipe » de 3 filles, le mot le plus prononcé dans une journée, était sans conteste : « putaiiiiiiiiiiiin !!!! ». Sympa l’ambiance pour les autres.

 

Au secours ! Sortez-moi de là ! Avec ses airs de da-dame catho-tradi, elle profère des horreurs à longueur de journée.

Un jour, elle va oublier de mettre son téléphone sur « silence » et le client va avoir le droit à sa bordée de jurons en direct. Va y avoir du sport !

J’en suis venue à me demander si elle n’était pas atteinte du syndrome « Gilles de la Tourette »… Bah non, même pas, elle est comme ça au naturel. Ce qui nuit gravement à la capacité de concentration de toute personne aux alentours.

 

Pour compléter le tableau, vous vous doutez bien qu’avec un énergumène pareil, il fallait des habitudes à l’avenant, ce qui ne manque pas.

Par exemple, elle mange à midi pile et gare à celui qui viendrait à la déranger à 11h58, il se ferait vertement envoyer sur les roses, avec quelques noms d’oiseau en prime. De plus, elle n’aime rien et ne déjeune jamais avec les collègues à l’extérieur, uniquement face à sa gamelle « faite maison » sur un coin de son bureau pour faire style elle ne prend pas de pause repas. En fait, elle glandouille sur Internet, mais ça suffit à bluffer la direction qui la croit super impliquée dans son travail. Manque de bol, elle ne sait pas cuisiner et ce qu’elle se prépare sent affreusement mauvais et transforme le bureau en réfectoire aux vapeurs de R.U. Sérieusement, parfois, son assiette sentait la bouffe pour chien ! Pas facile de continuer à bosser avec ces odeurs âcres dans les narines.

 

Histoire d’achever le portrait, elle est irrespectueuse avec tout le monde, vocifère des critiques sur chacun, se mêle des conversations en permanence, est totalement laxiste et bâcle les tâches qui lui sont assignées. Bref, une plaie, une chieuse, une insupportable présence à se fader 8 à 10 heures par jour. L’enfer.

 

Maintenant, imaginez le cumul du tout : sapée comme les Vamps, une tête ahurie et peinturlurée, balançant des injures à tout va, mangeant son assiette puante en venant ajouter son grain de sel dans des discutions qui ne la concernent pas… L’enfer, je vous dis !

 

 

Sister « courage… fuyons ! »

 

 

 

Pour la première fois, cet article est disponible en version audio, j'espère que cela fonctionnera bien et vous apportera un petit supplément d'âme d'avoir ce "bonus track".

 

Chronique 01032011 Chronique 01032011  

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 19:03

Il y a longtemps que cela me titille et j’avais déjà évoqué ici mon aversion pour les gens qui s’obstinent à mettre les « soldes » au féminin. Lorsque l’on parle de celle du soldat, OK, mais pour la frénésie consumériste semestrielle, c’est masculin ! Un point c’est tout. Aussi grotesque que cela puisse sembler, puisque s’il y a bien un truc typiquement pour les nanas, c’est bien les soldes. D’un autre côté, « roubignole », « prostate », « érection » sont aussi de caractère féminin, ce qui doit sacrément étonner les étrangers qui apprennent notre belle langue. Petite info bonus, il existe près de 200 synonymes au mot « pénis », ça fait rêver, non ?

 

Ce qui m’amène à ce billet d’humeur, c’est la goutte d’eau lexicale qui fait déborder le vase de ma patience. Vous l’avez forcément entendu dans les médias ou au détour d’une conversation. Celui qui me tape sur les nerfs par-dessus tout, c’est le mot : « sécure ».

Nan mais franchement, il faut arrêter avec cet « adjectif » que les gens collent partout et qui ne veut rien dire. Si l’on veut absolument utiliser ce terme anglais, on vire l’accent et on le prononce « sikioure », mais chez nous, c’est du grand n’import’ nawak ! À moins de vouloir se la jouer comme JCVD qui est « aware » ce qui est sa marque de fabrique.

Surtout, pourquoi foutre un mot bouffon là où il en existe d’autres qui fonctionnent très bien ? Si je vous dis : « sécurisé » et surtout : « sûr », ça vous parle, non ?

Mais il faut croire qu’il est tendance, alors tout le monde l’utilise à tout bout de champ, à toutes les sauces, pour se donner un genre qu’ils n’ont pas. Bref, c’est pitoyable.

La langue française est tellement riche, pas la peine d’aller la polluer avec des gadgets linguistiques à la noix qui ne lui apportent rien.

 

D’autres exemples similaires me reviendront probablement à l’esprit, je ne manquerai pas de vous en faire part et si vous aussi, vous recensez des aberrations du même genre qui vous prennent le chou, n’hésitez pas à m’en faire part en commentaire, c’est toujours intéressant et ça réveille les neurones assoupis par le week-end.

 


Sister « qui n’en a cure de sécure »

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 00:34

L’histoire a commencé le 01/01/11 vers 5h30 du mat’. Venant de rentrer chez moi, je consulte mes SMS de bonne année reçus pendant la soirée et d’un coup, plouf ! Plus rien, mon iPhone s’éteint. Je tente de le rallumer, mais il affiche « réseau indisponible » et s’avère être totalement bloqué sauf appel d’urgence. Seule l’icône m’invitant à le brancher sur iTunes apparaît à l’écran.

Tant pis, ça fait 24h que je suis debout, je suis crevée, me couche et on verra ça au réveil. Sitôt après avoir ouvert l’œil, je branche le téléphone sur l’ordi et là… rien ! Juste un message d’erreur comme s’il n’y avait pas de carte SIM.

Je perds patience et scrute sur le site SFR à la recherche d’une aide, assistance, hot line ou n’importe quoi qui puisse résoudre le problème.

Peine perdue, leur site est hyper mal foutu et ne recense les réponses (et encore, c’est un bien grand mot !) que pour une poignée de questions. De toute façon, il n’y a rien sur ce genre de panne de matériel.  Comme je soupçonne un blocage de ma carte SIM, je suis la procédure pour gérer le souci et on m’envoie le code de déblocage… par SMS !!! Si si si ! Vous ne rêvez pas. Quelle bande de nazes, mon appareil est HS ! Je vais le recevoir où le code ? Dans ma boîte mail ou par pigeon voyageur ? Pff, foutaises !

Lassée de fouiner sur des pages Web qui ne mènent à rien, j’appelle l’assistance au 8063 (ou du même genre) où je tombe sur une boîte vocale qui me demande de choisir l’option 1, 2 ou 3, puis un autre choix, etc. Tout ça pour me dire qu’il faut que j’appelle le 06 1000 1963. À ce numéro, rebelote, j’écoute les options et je finis par tomber sur le message : « contacter le 8063 ». Ahhhhhhh !!! Je vais les tuer !!!

 

Sur le coup de midi, sans aucune manipulation de ma part, je vois que le précieux engin ressuscite. Alléluia ! J’en profite pour appeler illico la personne que je devais voir dans l’après-midi et qui n’a que ce moyen de communication pour me contacter. Au bout de quelques secondes, plus rien. Encore le message comme quoi le réseau est indisponible. Oh putain ! J’vais m’les faire !

J’en conclue que toutes les antennes relais du département on rendu l’âme ou on grillé à cause des 930 millions de SMS échangés pendant la nuit. Pas la peine d’insister pour chercher à comprendre, on est dimanche.

 

Dès le lundi soir, je fonce à la boutique SFR de Saint-Lazare, je prends mon ticket et patiente plus de 45 minutes. J’explique mon cas, le mec n’écoute pas, alors je répète, ce qui a le don d’en rajouter une couche sur mon énervement.

Il constate simplement que la carte SIM est bien foutue, il la change et là, rien. Le téléphone ne redémarre pas pour autant. Toujours le même écran. Il m’annonce froidement qu’il faudra revenir avec la facture originale du téléphone pour l’envoyer au SAV et que ça prendra au minimum 15 jours pour la réparation.

Sachant que j’avais déjà subi une panne en septembre et que je m’étais déplacée à la boutique SFR des Champs Elysées, je sais qu’il ne faut pas compter sur eux. En effet, j’avais laissé mes coordonnées complètes pour qu’ils me recontactent dès qu’ils auraient un iPhone de prêt pour que je dépose le mien en maintenance… sauf que j’attends encore qu’ils me rappellent !!! Pas fiables du tout, j’vous dis !

Je me dis qu’il faut peut-être réinitialiser cette nouvelle puce en rebranchant l’iPhone. Ce que je tente en rentrant chez moi, mais sans succès.

Anecdote en passant, histoire de bien finir de me flinguer la soirée : le RER E a trainé, du coup j’ai loupé ma correspondance et suis arrivée chez moi à 21h passées. Sale journée… oui mais elle n’était pas finie !

Puisque la nouvelle carte SIM ne veut pas réagir dans l’iPhone, je retrouve mon vieux NEC, je tape le code PIN… erroné ! Hu ? Bah, c’est nouveau ça ! 3e essai et paf, bloquée ! Oh la vache, ça me saoule ! Je retourne sur le site SFR pourri en vue de déverrouiller à l’aide du code PUK. Il y a un menu déroulant pour choisir la marque du téléphone et là, pas de NEC ! Tout juste une mini liste et basta. Quand je vous dis que ce sont des branquignols chez SFR !

Ils feraient mieux de claquer moins de fric en publicités débiles et investir sur le SAV et la formation de leur personnel qui ne sont que des vendeurs et en rien des techniciens. J’en appelle au boycotte de SFR et vais me renseigner pour résilier au plus vite mon abonnement.

Cela fait 5 jours que je ne peux plus me connecter à mon agenda, ni avoir accès à mes SMS, je ne sais même pas si j’ai des appels en attente, c’est la cata, je n’en peux plus. À près de 80 € par mois, cette panne commence à me coûter cher.


À bout de nerfs, j’utilise mon dernier recours, l’Apple Store. J’y vais le midi pour prendre rendez-vous, j’y retourne le soir. C’est alors que là aussi, sans intervention de ma part, l’appareil indique « entrer code PUK ». Nan mais c’est quoi ce délire ? Je n’avais jamais eu ce message. Qui a marabouté mon portable ? Ça commence à bien faire là, je n’en peux plus !

Par précaution et parmi mes nombreuses recherches sur le site d’assistance, j’avais noté le fameux numéro qui pouvait me servir pour ce déblocage. Là, je vais tomber sur un employé d’Apple très sympa et compétent, mais qui ne peut rien pour moi si je n’entre pas ce fameux code. Dans un éclair de génie, je me saisis du bout de plastique duquel a été extraite la carte SIM la veille et là, au dos, je vois un fameux code PUK qui rend enfin accessible mon iPhone. Le technicien peut donc faire son diagnostic et constate que la panne n’est pas réparable, il me fait signer un papier, me configure un nouvel engin tout neuf et je repars enfin libre et munie d’un appareil en bon état de fonctionnement. Enfin un dénouement heureux, mais au prix de combien d’efforts et de pétages de plomb !


Ce qui m’écoeure le plus, c’est le manque d’écoute et de compétences du site et des agents SFR. Il faut se démerder tout seul maintenant, car il n’y a plus moyen d’avoir un conseil simple et efficace. J’ai perdu toute confiance dans cette marque qui fait bien trop de pognon pour le peu d’efforts fournis envers la clientèle et vais résilier mon abonnement sans regret… au contraire, ce sera avec un réel soulagement !

 


Sister « vengeance d’une abonnée très mécontente »

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 18:08

Nouvelle petite sélection de cochonneries amusantes ou révoltantes dénichées au détour du Web ou des rayonnages classiques.

 

P1080360


En premier lieu, il s’agit d’un article que j’avais acheté et que j’ai rendu dès le lendemain à la boutique en constatant que l’emballage était surdimensionné par rapport à ce qu’il contenait. Après un rapide calcul, on obtient que ce produit de maquillage revient à 58 000 francs le kilo. Oui, j’ai converti en francs, c’est plus parlant je trouve. Bien sûr il me faudrait plusieurs vies pour utiliser 1 kg d’ombre à paupières, mais faut pas pousser mémé dans les orties non plus, c’est hors de prix pour si peu d’effet.

 

Capture BC

 

Dans un genre totalement différent, j’ai déniché que les vendeurs d’objets de culte aussi savaient y faire en matière de marketing. Comment vendre un truc aussi banal qu’un chapelet ? Tout simplement en le montrant joliment porté au cou d’un Ronaldo bronzé et à demi nu. Hein que ça le fait vu comme ça ?

 

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Une grosse arnaque maintenant. Dans le genre « trompeur », voici le paquet de chips rempli qu’au tiers. Je vous assure que la photo a été prise à l’ouverture et sans avoir encore pioché dedans, vous pouvez constater qu’il donne l’impression d’être vide. Alors oui, on me dira qu’il suffit de regarder le poids sur le sachet pour ne pas être pris en défaut. N’empêche que c’est vachement trompeur et que ce n’est pas écolo, car un gros sac plein de vide, ça prend de la place, donc il y en a moins dans les cartons et il faut plus de boîtes, donc plus de camions, etc.

Le pompon, c’est lorsqu’on constate « saveur vinaigre ». Oui, au Royaume-Uni, ils prennent du vrai vinaigre et ça fait la blague alors qu’en France, on a le droit aux arômes chimiques pourris, dont le glutamate monosodique qui n’est pas sans risques. Y’en a marre des saloperies quand on pourrait faire plus simple et plus savoureux ! Hop, je boycotte.

 

Capture Fnac 10

Capture Fnac 10 bis

 

Autre coup de gueule, les super promos qui s’affichent en gros avec leur offre alléchante, mais qui cachent derrière leur astérisque une pléthore d’exclusions qui font que vous pouvez toujours vous brosser pour dénicher les 3 pauvres articles pouvant bénéficier de la réduction.

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Un petit dernier pour la route. Hervé This vous le dirait mieux que moi, pour faire une mayonnaise, il faut 3 ingrédients : huile, vinaigre (ou moutarde), jaune d’œuf et basta ! OK, on peut ajouter un peu de sel en option. Tandis que dans la version du commerce, il y en a au moins 14 étalés sur 8 lignes. C’est aberrant. Le pire étant qu’il y a plus d’eau de moutarde dedans, ça en dit long… On nous vend vraiment de la merde comme dirait Coffe.

 

Il y aurait moyen d’en remplir de pleines pages, mais je vais éviter cela, car ça deviendrait vite lassant et pénible.

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Du coup, je voulais finir sur une touche de douceur, un truc amusant pour une fois. Ce tout petit tube échantillon sur lequel est mentionné : « crème pour tout le corps » et qui ne contient que 5 ml. Je ne suis pas assez pro en maths pour calculer l’épaisseur de la couche de crème qui recouvrira mes 2m² de peau, mais ça risque d’être de l’ordre du virtuel au final et surtout assez sportif pour l’étaler uniformément sur toute la surface...

 

 

Sister « pas à louer non plus »

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 02:00

Cette interruption temporaire des articles est indépendante de ma volonté et je vous prie de m’excuser pour la gêne occasionnée. Comme pour toute coupure de programme, il y a une série de pages de pub qui viennent se greffer dans l’espace ainsi libéré.

 

Voici ma petite sélection de conneries glanées au gré du Web, parce qu’il vous reste du temps de cerveau disponible.

 

Dans la série du « toujours plus », vous avez les shampoings et là, y’a du lourd ! Celui qui vous assurent 24h de volume, mais on ne sait pas ce qui se passe à la 25e heure, peut-être que tout retombe lamentablement comme un pauvre soufflé.

 

L’autre qui vous répare tout (anti-terne, anti-affinement, anti-fragilité, anti-rêche, anti-pointes fourchues) et là je me demande s’il peut aussi servir d’enduit pour reboucher les murs, de pansement gastrique ou de bombe anti-crevaison, c’est tellement beau toutes ces promesses.

Y’en a même un qui vous promet un « effet swisssh » - je vous assure, je n’invente rien – parce qu’il ne laisse aucun résidu. Oui, hé bien si on lit le mode d’emploi, on voit qu’il suffit de rincer pour obtenir le même résultat. Bref, je ne sais pas ce que ce truc a de magique, mais il faut croire que ça fait vendre.

 

Dans les produits ménagers, on a aussi des trucs 4 en 1, qui vous font une baraque nickel en un simple coup de chiffon, sans rincer, sans effort, y’a qu’a acheter, faire pshit, essuyer et ça brille. Formidable ! C’est tellement simple et rapide qu’on se demande pourquoi les hommes n’osent pas se saisir du bidon magique pour faire briller la piaule en un clin d’œil et s’en tirer toute la gloire auprès de leur petite femme esbaudie.

 

Capture Narta

 

Le comble en matière de grand n’import’ nawak, je l’ai découvert aujourd’hui par hasard, c’est le déodorant pour les crados. Il existe désormais une véritable perle, issue de l’industrie chimique à l’usage des grosses dégueulasses qui vous promet un dessous de bras sans odeur ni auréole pendant 48h et jusqu’à 72h ! Alors juste un truc, entre nous, la nana qui ne se lave pas pendant 3 jours complets, ce ne sont pas ses aisselles que je redoute, mais plutôt son entrejambe qui doit franchement sentir la charogne ! Sérieusement, où est-ce que les pros du marketing sont allés cherchés qu’il était vendeur qu’un spray anti-transpiration nous dispense de prendre une douche par jour ? Je n’ose pas imaginer l’agression nasale infligée aux pauvres femmes qui ont sniffé les testeuses après l’essai… Erk ! Ignoble. Ne rigolez pas, ça existe comme job et même s’il n’y a pas de sot métier, ça et videuse de truite, y’a plus glamour, n'est-ce pas ?

 

Voilà, c’est assez pour aujourd’hui, je reviendrais sur d’autres aberrations marketing ou arnaques flagrantes, parce qu’en la matière, la pub est vraiment un filon inépuisable.

 

 

Sister « not for sale »

 

 

P.S. : vous n'êtes pas obligé de cliquer sur le liens, c'est juste pour citer mes sources, mais ça leur ferait de la pub alors oublions. Sauf le dernier, qui est lié à un véritable article.

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 01:31

Rassurez-vous, je ne vais pas vous pondre un article tout dégoulinant de nostalgie pleurnicharde, mais plutôt vous faire part de constatations que j’ai pu faire  récemment et qui m’ont amené à comparer l’avant et l’après.

 

Dans l’apparence :

Je pense en particulier au relooking auxquels s’adonnent certaines personnes, notamment dans des émissions ou magazines. Parfois, le résultat est pire que la situation de départ. Dommage.

 

Dans les transports :

L’autre jour, constatant que mon mini-plan de métro était dans un état pitoyable à force de traîner dans ma poche, j’en ai demandé un nouveau au guichet RATP. Manque de bol, la nouvelle formule ne fait pas la même taille et ne rentre plus du tout dans mon étui Navigo. Du coup, la carte et le plan se promènent en vrac ce qui est beaucoup moins pratique et les rend plus fragiles.

 

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Dans le frigo :

À grand renfort de publicité, une célèbre marque de crème dessert a joué sur la corde sensible du revival en matraquant « le retour du pot familial » ou un truc du genre. Sauf que quand j’étais petite, il faisait 1 kg, alors qu’actuellement, il n’en fait que la moitié. Peut-être que la notion de famille a changé chez les pros du marketing ? À mon avis, c’est surtout le prix qui a gonflé, alors ils ont réduit les quantités !

Dans le même esprit et pour le prix d’antan, dans la boîte, on n’a plus que 10 œufs au lieu de 12, le pot de fromage blanc ne fait plus que 750 grammes et les bouteilles d’eau minérale 1,25 litre et non 1,5. Bref, pour comparer les tarifs quand on fait ses courses, c’est uniquement le prix au kilo qu’il faut regarder, ce qui est particulièrement chiant.

 

Dans les armoires :

En faisant du tri dans mes placards, je suis retombée sur des vêtements vraiment pas récents, mais un peu fétiches et qui me vont toujours. Même sans prôner la décroissance, je n’ai pas de raison de jeter des basiques qui remplissent encore leur usage. Pourtant, quand je regarde la taille, je constate qu’ils ont changé les façons d’évaluer les gabarits. Vous ne trouvez pas bizarre que je puisse encore mettre des fringues 2 tailles en dessous de celles que je porte actuellement ? Il doit y avoir un truc qui m’a échappé.

 

Dans la vie courante :

On ne peut plus rien faire sans être mis en garde. Dès qu’on veut nous vendre un paquet de chips, on nous assène qu’il faut bouger. Si on craque pour du chocolat, on nous mentionne qu’il faut aussi gober 5 fruits et légumes par jour. Tout comme cette escroquerie de noter « fumer tue » sur les clopes. Si vraiment ils voulaient assumer le fait qu’il s’agit d’un poison, hé bien ils en interdiraient la vente. Le cannabis est moins toxique et pourtant il n’est pas en vente libre. Surement parce qu’il n’est pas encore passé sous les fourches caudines de nos énormes taxes gouvernementales.

 

Dans les déplacements :

Étant petite, je n’avais pas besoin d’un casque pour faire du vélo, ni de 5 différents sièges auto entre la naissance et l’enfance, ni même d’un GPS planqué dans le blouson pour vivre en sécurité, juste parce qu’on était plus responsables et nos parents aussi. Maintenant, quand je me fais doubler sur l’autoroute par de véritables bombes roulantes et qui ne sont autres que des monospaces avec le pauvre macaron « bébé à bord » sur la lunette arrière, j’ai envie de fracasser la tête du conducteur. Du coup, les mômes se lâchent à jouer les Jackass à la première occasion, histoire de braver l’autorité familiale, mais plus violemment qu’on ne l’aurait fait, puisqu’on avait déjà notre espace de liberté sans avoir à transgresser à outrance.

 

Dans l’éducation :

Maintenant si les gamins ne savent pas écrire français (et à peine lire) en arrivant au bac, on accuse le système scolaire. Au lieu de regarder des jeux débiles à la télé, les parents démissionnaires devraient se rendre compte qu’ils sont largement responsables de cette débâcle. Avant les profs se faisaient respecter, question d’éducation et d’un certain sens moral, maintenant ils se font insulter (ou menacer ou frapper) par les élèves et par les adultes. Aberrant.

 

Dans la politique :

Quand un chef d’État était élu et un gouvernement en place, ils faisaient leur boulot. Maintenant, ils s’amusent à faire des remaniements et se livrent tous à une guéguerre interne. Mais surtout, ils passent le plus clair de leur temps à sauver leur poste et à se préparer à la prochaine course électorale. Bref, ils sont en campagne tout le temps. 

 

Dans la vie professionnelle :

Le patron, comme l’enseignant ou le médecin, étaient des valeurs d’exemple et représentaient la réussite, l’ordre, la connaissance et une somme de compétences. Maintenant, il y a pléthore de patrons-voyous qui ne pensent qu’à réduire les coûts en broyant le personnel. Même à l’époque des celtes, le chef était celui qui était respecté pour être le plus fort, le meilleur stratège, le plus charismatique. Désormais, celui qui arrive en haut n’a plus de scrupule à avoir écrasé des têtes au passage, à avoir été le plus fourbe ou le plus pistonné. Odieux et fiers de l’être, c’est révoltant.

 

Dans le spectacle :

Avant, pour devenir connu, il fallait avoir un réel talent, une pointe d’audace ou la chance d’être au bon endroit au bon moment. De nos jours, il suffit d’avoir passé quelques mois enfermé avec d’autres gus sans rien foutre et en débitant 20 conneries à la minute dans un français improbable, pour devenir un « people ».

Sans parler du monstrueux copinage dans la remise des médailles officielles, parce que franchement, Zidane promu officier de la Légion d’Honneur (pour avoir fait son job et tapé dans un ballon) ou Stallone en officier des Arts et Lettres (pour avoir cassé du méchant dans ses films de baston), vous n’allez pas me dire que ce n’est pas lamentable ?

 

Bon, j’arrête là l’inventaire sinon je pourrais en écrire un livre entier. Ah si... juste une chose pour finir.

 

Dans la survie :

On n’a jamais eu autant de gens vivants sous le seuil de pauvreté.

On n’a jamais eu autant de personnes âgées vivant avec le minimum vieillesse.

On n’a jamais eu autant de travailleurs pauvres.

On n’a jamais eu autant de mal logés.

On n’a jamais eu autant de chômeurs et travailleurs précaires.

On n’a jamais eu autant de foyers surendettés.

On n’a jamais eu autant de demandes au Secours Populaire.

On n’a jamais eu autant de repas servis aux Restos du Cœur.

 

Pourtant, on n’a aussi jamais eu autant de super riches, de palaces, de bénéfices bancaires record, etc.

 

 


Sister « aigrie… un peu… beaucoup… »

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 16:35

Mardi soir, dans le bus 48, il y avait pas mal de monde. Une vieille rombière se pointe et colle une carte (vermeille je suppose) sous le nez d’une femme au moins aussi âgée qu’elle et qui se trouvait être assise sur une place réservée (pour handicapé, femme enceinte, etc.).

La dame un peu interloquée se lève et reste debout à proximité. Un peu plus tard, un voyageur libèrera une place où elle pourra s’installer.

La prétentieuse voyageuse ronchonne, se plaint, souffle, s‘impatiente, grogne qu’il y a du monde, que ça n’avance pas à cause des bouchons. Bref, elle fait chier !

À un moment, une femme assise sur un strapontin se soulève et avance d’un pas pour appuyer sur le bouton pour signaler sa volonté de descendre au prochain arrêt. À cet instant, la pétasse bijoutée se lève et squatte illico le siège de la femme alors qu’elle allait s’y réinstaller pour finir son trajet. Et là, sans la moindre gêne, elle balance : « ah oui, ce n’est pas possible, à l’autre place il y a le chauffage à bloc, j’ai trop chaud ». Tous les passagers autour sont interloqués et la femme spoliée s’assoit donc à la place de l’emmerdeuse en restant bouche bée. Elle n’a pas cherché à faire de scandale, vu qu’elle allait descendre, mais les voyageurs ont observé le manège de la parvenue avec un air à la fois scandalisé, écoeuré et résigné.

 

Mes-images-2010 0970

J’ai trouvé cela odieux et ne me suis pas privée de la fusiller du regard (d'ailleurs, sur l'image, vous pouvez voir qu'elle me scrute également avec un air patibulaire et son écharpe écarlate). Ce genre de grognasse ferait mieux de ne pas faire suer le citoyen et prendre un taxi, mais elle est visiblement trop radine pour cela et c’est tellement plus drôle de pourrir la vie d’une vingtaine de gens qui n’ont rien demandé.

 

Comme disait Brassens : « le temps ne fait rien à l’affaire… quand on est con, on est con ». Il n’empêche que certains ont un pouvoir de nuisance qui confère à la provocation et je lui aurais volontiers décroché une bonne grosse baffe pour lui apprendre la vie à cette garce toute flétrie.

 

Le pire, c’est qu’il restait deux places libres au fond du bus…

 

 

Sister « mode bourre-pif on »

 

 

P.S. : j'ai flouté les visages pour éviter les problèmes.

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