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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 15:47

Aujourd'hui, j'ai décidé de vous faire un peu entrer dans ma tête. Oui, une tête de blonde, ça fascine tout le monde, on se dit qu'il doit y avoir un vide sidéral dedans, que ça doit faire plus d'écho que Céline Dion dans une cathédrale et qu'il n'est pas nécessaire de prendre un guide pour visiter le néant du rien dans pas grand chose. Sauf que chez moi, c'est pas pareil. Ma tête est comme ma piaule, un joyeux bordel, mais en plus complexe car le voyage onirique permet tout. Parfois trop.

Un disciple de Freud n'aurait pas fini de s'arracher les cheveux par poignées pour essayer de piger ce qui se passe dans ma boîte crânienne. Il finirait par abandonner le métier pour aller élever de chèvres dans le Vercors, c'est mieux pour sa tranquillité d'esprit.

 

Hier, j'ai regardé en replay un reportage hyper intéressant d'Arte sur les "le mystère des rêves lucides". Fascinant, très instructif et qui me donne pas mal d'espoir pour maîtriser un peu ce qui se passe quand je passe du côté obscur de la force de mon inconscient. Hasard ou coïncidence, cette nuit j'ai encore fait un rêve peu banal, mais pour une fois, il n'est pas trop complexe par rapport à ce que je vis d'habitude qui est complètement barré. A savoir que je suis souvent dans des situations pires que James Bond et que je pourrais filer un coup de main à Spielberg s'il manque d'inspiration. J'invente des lieux, des sensations, des couleurs, des matières et même des états de conscience modifiée. En clair, c'est pas clair justement.

A préciser également qu'à part quelques documentaires visibles sur le Net, je n'ai pas de télé et vais rarement au ciné. Bah oui, faut comprendre, je vis tellement de trucs plus dingues qui sont le fruit de mon imagination que ces histoires sur grand ou petit écran me semblent souvent bien fadasses.

 

Voici donc l'exemple de cette nuit, puisqu'il est simple. Je vais quand même le résumer un peu car je pourrais donner une foule de détails impressionnants mais cela alourdirait le propos.

 

600full-alex-turner

 

Je conduisais ma voiture avec Alex Turner à côté et son pote Matt Helders derrière (oui, le leader et le batteur des Arctic Monkeys) comme si on était potes de toujours. J'avais la sensation qu'on avait une vingtaine d'année, mais avec quasiment nos têtes de maintenant.

On allait faire un tour en forêt. Le chemin de terre y menant était assez large et avec un système de barrières, un peu comme celles des parkings souterrains, sauf que là, celle de la sortie était cassée. Je ne connais pas l'endroit, mais Alex oui. Il me dit alors que la vidéo au-dessus est un fake, je peux donc passer en contournant par le côté accessible. Sur notre gauche, une étendue d'eau, sorte de petit lac ni très large, ni très profond, tout en longueur. On se gare au bord du chemin, puis on s'enfonce dans la forêt, sur un sentier étroit et on marche plutôt longtemps en papotant. Je ne suis pas sûre que l'on parle en français, c'était peut-être en anglais mais mes pensées sont bien dans ma langue natale. En tous cas, on se comprend très bien. On profite de l'endroit, de la journée, on raconte des conneries, c'est fun et léger.

A un moment, Alex et Matt s'amusent à ramasser chacun leur tour une branche morte pour la lancer le plus loin possible pour Matt, le plus haut pour Alex. Ils se charrient entre eux, ça me fait bien marrer aussi. Matt mime même le fait d'être un chien pour trouver un nouveau bâton. Le sol est assez humide, mais la journée est belle, pas trop froide, petit soleil d'hiver timide et blafard.

Sur la gauche, Alex voit un chêne de taille moyenne, couché depuis peu dans les feuilles, les mousses et les fougères. Il est assez intrigué par cet amas sous le tronc. Il s'approche, le soulève et là, on trouve un corps ! Oui, un homme a été écrasé par la chute de l'arbre, ses vêtements sont couverts de bestioles et de terre, il est blessé à la tête et en soulevant un pan de sa veste en tweed, on voit qu'il a le flanc complètement grouillant de vers. Les mouches sont venues pondre sur ses plaies. C'est assez dégueux et on le retourne pour trouver ses papiers et voir si on peut prévenir ses proches.

D'un coup, le gars réagit et se relève péniblement. On l'aide. Il nous explique que le tronc le comprimait de telle façon que cela bloquait son système nerveux central. A bien regarder sur l'arbre, effectivement, il y a une brindille ensanglantée qui a dû faire un trou dans son crâne et devait appuyer sur l'ère du cerveau contrôlant la motricité. Pas moyen de crier ou de bouger, il était totalement paralysé et se sentait dépérir sans pouvoir rien tenter. Il sort un petit bout de papier de sa poche, puis son smartphone, regarde un truc dessus et on lui propose de le ramener chez lui.

Alors qu'il est assis à la place du mort (bah oui, c'était logique, avec son allure de zombie), je suis un peu en stress en voyant les divers insectes qui le colonisaient venir se répandre dans ma bagnole. Cloportes, vers, mille-pattes, fourmis, etc. En plus des vêtements mouillés et souillés de terre. Beurk.

A force de rouler en discutant, on arrive dans mon bled, je constate que j'ai oublié de lui demander où il voulait aller. Il me dit au bar PMU le plus proche. Ok, facile, y'en a un que je connais bien au prochain croisement. Il descend de la voiture, nous demande de l'attendre. Il revient 5 minutes après et nous tend à chacun un chèque de la Française des Jeux de 1,2 millions d'euros et des brouettes. On est éberlués et sans voix. Il nous raconte alors qu'il venait de gagner à la loterie quelques jours avant et qu'ayant fêté ça, il avait trop bu, avait repris sa moto pour rentrer mais qu'il s'était planté en glissant sur le bas-côté de la petite route et avait voulu continuer à pied en passant par la forêt. Mais un arbre rongé par une maladie s'est écrasé sur lui suite à une bourrasque de vent. Comme sans nous il serait mort là, seul mais multimillionnaire potentiel, il trouvait normal de partager et c'était bien assez d'argent pour chaque, trop pour un seul.  

 

Mon rêve s'arrête là, dans l'euphorie conjointe de la bonne action récompensée, des projets désormais réalisables et de la surprise totale de ce hasard du destin.

 

Je n'ai pas encore la faculté d'arriver à orienter mes rêves ou à en prendre partiellement le contrôle, mais j'aimerais bien car cela ne se passe pas toujours comme ça et la veille, je réchappais de justesse à une sorte de tsunami improbable avec force détails et angoisse qui prend aux tripes. Je me suis réveillée en sueur, avec le palpitant au taquet. Comment voulez-vous vous réveiller en forme après ça ?

 

Cette conscientisation et orientation du rêve est un espoir inouï, je vais prendre plus de renseignements sur ce système. Il serait bon que mon imagination débordante serve à quelque chose. Soit que j'arrive à me souvenir totalement de mes rêves et que je propose les scénarios à ceux qui sont en panne d'inspiration, soit que je guide l'histoire ou les personnages vers des choses moins délirantes ou moins flippantes. D'un autre côté, il n'est pas donné à tout le monde de vivre de pareilles aventures ! Mais vous ? Ca ne vous arrive jamais ce genre de délires ?

 

 

Sister "dream on" of Night

 

P.S. : And so, Mister Lucas and Spielberg, it was just a joke, so call me and let's talk about it. ;)

 

Chronique 07012014 Chronique 07012014

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 23:46

Ca ne vous aura pas échappé, il y a comme une vague de retours en masse depuis ce week-end. Les émissions de radio ou de télé commencent à lancer leur nouvelle grille de programmes et comme la « vraie rentrée » des scolaires est pour la semaine prochaine, la plupart des gens s’agitent déjà frénétiquement pour remplir le frigo et les cartables. Le stress pointe son nez et on sent que le bénéfice des vacances ne va pas tarder à s’évaporer comme un songe victime d’un réveil matin trop pressant.

 

Mais au fait, pourquoi c’est si agréable les vacances ?

Rassurez-vous, je ne vais pas enfoncer des portes ouvertes ou dresser la liste des trucs cools qu’on fait quand on est en mode glandouille.

Non, là je vais seulement me positionner dans la peau de la « parisienne » que je suis et qui surkiffe de rester à Paname au mois d’août. Vous ne le savez peut-être pas, vous amis de province ou parigots-pied-dans-l’eau-aoûtiens, mais c’est une période magique où la ville change radicalement.

 

iPhone 26082013 016

 

Premier point hautement positif et tellement notoire : y’a plus personne ! Et ça c’est le pied total ! On croise des tas de touristes souvent souriants, contents d’être là, charmés par ville et la douceur de vivre « so romantic ».

 

Puis on peut circuler, vraiment. En voiture c’est le bonheur, car on roule normalement, on arrive même à se garer en moins d’une demie heure et, comble de la joie, c’est gratuit presque partout ! Vous n’imaginez pas à quel point c’est agréable. Je me dis même que je n’en ai pas assez profité cette année. Les bus et les transports en commun ne sont plus trop le lieu d’une foire d’empoigne pour sauver sa place ou juste éviter la promiscuité et les odeurs corporelles des autres.

 

Les gens sont plus zens, ils semblent comprendre que la vie à 100 à l’heure n’est plus à l’ordre du jour et lèvent le pied. En prime, on se retrouve entre épicuriens du « Paris en août » et il flotte comme un parfum de connivence. Ca fait bien fou, vous n’imaginez pas.

 

Même au boulot, le téléphone est aphone, les collègues sont plus détendus, on arrive à faire des horaires normaux et on bosse plus efficacement sans la chape de plomb des chefs et les contraintes d’une vie planifiée et chronométrée comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes.

 

OK, les grincheux diront que tout est fermé, qu’il y a des travaux partout, qu’on n’a un mal fou à trouver un resto valable ou que Paris-Plage c’est un truc de beaufs. Mais je leur répondrai qu’ils se sont fait monter le bourrichon par les jaloux, car il n’y a pas beaucoup à chercher pour trouver des endroits peinards ou des parcs très sympas qui méritent le détour. Il faut aussi oser sortir des sentiers battus pour dénicher de bonnes tables raisonnables. Souvent, de jeunes restaurateurs profitent de la période pour se lancer et commencer en douceur, ce qui permet de dénicher des pépites en devenir.

 

Voilà, c’est pour tout cela que je me désole de voir que ça y est, c’est fini, les pénibles sont de retour, ils on même ramené la pluie avec eux alors qu’on avait été assez épargnés depuis 8 semaines.

 

A bien y regarder, je me dis que vivre les uns sur les autres est une très mauvaise idée. On s’entasse partout et ça crée un stress pas possible : bouchons sur les routes, open spaces bruyants, transports surchargés, restos bondés et j’en passe. On se fait bouffer notre espace vital !

Au secours ! J’ai besoin d’air, de grands espaces, de petite brise légère, de potes autour d’un pique-nique, d’un verre en terrasse au soleil.

 

Oui, même sans être partie, j’ai la nostalgie des vacances. Les autres vacances, pas celles des orteils dans le sable et du dos cramoisi qui pèle, mais juste le coin de ciel bleu sur Paname et un coin de verdure où se poser tranquilou, sans le stress d’une vie de dingue, juste être bien. Juste la capitale sans ses habitants.

Le bonheur simple de ceux qui ne prennent pas de vacances mais savent quand même profiter de la vie.

 

 

Sister « Paris en coin de paradis »

 

Chronique 26082013 Chronique 26082013

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 23:17

 

La “faim” justifie les moyens…

Aux grands maux, les grands remèdes…

Et tutti quanti…

 

Vous l’aurez compris, maintenant que je suis au taquet, il va falloir que je passe au braquet supérieur, que j’aille au front, que je monte au filet, en clair, que je brise la glace avec un peu plus de conviction que par un simple bonjour timide et bafouillant.

C’est le problème avec les meilleures drogues, elles procurent immédiatement un phénomène d’addiction et là, il est clair que je suis déjà bien accro.

 

Bon, j’hésite à vous raconter la suite parce que vous allez me prendre pour une psychopathe, une fille calculatrice et froide, prête à tout pour en savoir plus, beaucoup plus, une sorte de mante religieuse en somme.

Non, je rassure tout le monde, je ne suis pas une prédatrice, mais curieuse oui, pas d’une façon malsaine, plutôt par défit, comme une manière de découvrir l’autre pas à pas, une sorte de jeu de piste.

Oui, j’assume cette volonté d’aller grappiller quelques informations, mais sans que cela devienne une mise à plat totale et chirurgicale de sa vie, son œuvre, l’avouable et le reste. Juste de quoi satisfaire mon envie de me rapprocher un peu de ce qu’il aime, de son parcours, de son environnement et de qui le rend différent.

 

Après « Les Experts Las Vegas, Miami, Manhattan », voici en avant-première : « Sister mène l’enquête ».

 

Si les pros du labo cherchent d’infimes traces sur les scènes de crime, je vous assure qu’on sème tout autant de poussières de notre vie un peu partout et qu’il n’est pas nécessaire d’être détective privé pour reconstituer une partie du puzzle. Il suffit de peu de choses finalement.

J’ai remonté la piste, comme une pelote qu’on déroule et j’ai appris quelques bribes de sa personnalité, peu, juste assez en fait. De quoi apporter de l’eau à mon moulin et à ma bouche. Pas question de lever le voile intégralement, de tout détailler comme si je devais écrire sa biographie, juste de quoi me conforter dans l’idée qu’il mérite vraiment que je m’intéresse encore plus à son cas… mais en vrai, sans avancer masquée, cette fois, que ce soit au grand jour et sans détour.

 

Il est apparu ce midi, quelques minutes après notre arrivée et je n’étais pas du tout dans la ligne de mire idéale, dommage. En prime, il était divinement vêtu, ah oui vraiment ! D’une élégance à tomber en pâmoison illico !

Un trench court, une chemise de belle facture et un petit gilet de costume qui lui donnait une classe très raffinée. A croquer ! Pourtant je n’ai pu le dévorer des yeux. Cruelle est la vie parfois.

Au fait, je sais maintenant pourquoi il a un physique si parfait à mon goût et des fesses si impeccablement galbées, mais je n’en dirais rien, c’est « private ».


2009-09-25 050

 

Sauf que le plus dur reste à faire. Attirer son attention, capter son regard, troubler un peu sa quiétude, lui faire comprendre que sa présence agit sur moi d’une façon curieuse et tellement agréable.

Oui, mais comment ? Cette question me taraude, m’obsède, me ronge aussi. Il doit bien exister un moyen subtil et efficace. Je ne veux pas débarquer comme un chien dans un jeu de quilles. Ce serait le plus sûr moyen de le faire fuir.

Provoquer l’évènement, trouver le fait générateur ou oser carrément l’approche frontale. Pas simple, je cogite non stop et les hypothèses qui en ressortent ne me satisfont pas. Il me faut trouver le sésame, le petit plus, allumer l’étincelle qui met le feu aux poudres. Pourvu que ce ne soit pas un pétard mouillé… Ah oui, je suis un peu défaitiste parfois, question de lucidité aussi, soyons raisonnables.

 

Il doit exister un moyen, je vais m’employer à le trouver. Ah si seulement je pouvais simplement aller vers lui, le regarder droit dans les yeux, prendre sa main et l’emmener. La vie ferait le reste…

Faut que j’arrête de me faire des gros films de mytho surtout, ça me simplifierait l’existence. En attendant, je cogite, j’hypothèse, je carafone, je me turlupine, je triture, j’échafaude, je soupèse, je m’embrouille, je rêve…

 

Sister « même la musique de sa voix m’enchante »

 


"On dit que le désir naît de la volonté, c'est le contraire, c'est du désir que naît la volonté. Le désir est fils de l'organisation." (Denis Diderot)


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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 01:42

Quand on dit que la réalité dépasse la fiction, ce n’est pas une blague ! Si j’avais voulu le faire exprès, je n’aurais pas pu tant les coïncidences sont importantes et troublantes. A la lecture de ces lignes, vous allez sûrement vous dire que je bluffe, que j’en fais des tonnes ou même que je suis totalement mythomane, pourtant il n’en est rien. Tout est vrai, doré sur tranche.

 

Voici donc sans plus attendre, la suite haletante des aventures de Sister au pays des beaux gosses.

 

Midi tapante, échange de mails : « ready to go? », « so, go ! ».

Faux départ, Super Collègue veut passer par les toilettes. Ok, c’est bon, direction réfectoire.

Nous cheminons tranquilou, entre l’usine et l’espace vert, croisons peu de monde, il y a du vent et un soleil timide.

Montée des marches en rigolant. Le collègue escorté par ses deux bodyguards blondes.

Arrivés en haut, quelques pas, puis quart de tour à gauche, derrière le mur sur lequel se trouve un distributeur antimicrobes vers lequel je tends instinctivement la main. Mon bras est encore à l’horizontale lorsque je tombe nez à nez avec « l’objet du désir ». Oui, lui-même, juste là, devant moi, au bout de mes doigts, presque à moi.

Je le regarde avec un air presque aussi ahuri que lundi, éberluée et presque incrédule.

Il me dit spontanément bonjour, je lui rends la pareille en bafouillant, presque aphone et le regard plus admiratif que celui de Bernadette découvrant la Vierge.

Lui, ici, si proche, je ne pouvais en espérer tant.

Je suis totalement transportée en une fraction de seconde et ma collègue s’amuse de mon brusque changement de comportement. C’est plus fort que moi, je ne maîtrise rien en la matière. Je perds pied et viens de plonger dans un univers parallèle où se mêlent mon paradis onirique, la fascination de cette réalité palpable (ah si seulement !) et feu d’artifice de questions, d’hypothèses et de scénarios du plus idyllique au plus noir.

J’ai envie de tout, des ailes semblent m’avoir poussé dans le dos, mais je ne suis plus capable de rien, mon corps est inerte. Transportée par l’euphorie, paralysée par le trac. Enfin, c’est même plus fort que ça, c’est au-delà, vraiment inexplicable en fait.

L’impression que mon esprit est tout entier absorbé par sa présence. Un peu comme un papillon est attiré par la lumière… somebody has to shine for me…

Étant pourtant consciente de cet état de fait, mon comportement est indépendant de ma volonté, j’ai à nouveau perdu le contrôle. L’analogie la plus juste tiendrait à dire que je suis purement et simplement hypnotisée par son regard et son sourire. La vision est si irréelle que j’ai toutes les peines du monde à me persuader que je ne suis pas au cœur d’un de mes fantasmagories mentales.

Mon esprit cartésien a disjoncté jusqu’au dernier neurone et je me sens impuissante, vidée de mes forces physiques alors que mon moral est dopé par une surdose de dopamine, je suis en pleine euphorie. Immédiatement, j’ai perdu tout sens commun et suis passée en pilotage automatique. Seules les fonctions vitales sont assurées, le reste, c’est au petit bonheur la chance sur les réserves restantes. D’ailleurs, ce midi, j’ai pu observer à bonne distance, son profil droit, qu’il a tout aussi charmant que le gauche en fait. Mais j’ai eu bien du mal à avaler quelques bouchées de mon plateau et tout me semblait insipide à l’extrême.

Mode binaire on.

Le palpitant au taquet, le souffle un peu court et le cerveau en roue libre. Je plane.

C’est aussi pour cela que je redoute (tout en la souhaitant) l’épreuve du brisage de la glace, la phase de contact « post bonjour ». Cette perte de contrôle me permettrait-elle de tenir une conversation, même brève ou basique ?

Disons que le sentiment que ça me donne, rappelle la sensation de l’ivresse, l'impression de flottement. Joli flou artistique de mes sens chamboulés.

 

Pourtant, en étant plus prosaïque, je dirais qu’il est beau (du moins selon mes goûts), certes, mais cela n’explique pas tout, puisque je ressens comme une attirance spirituelle. Le trouble est si intense qu’il me submerge et m’emporte.

On dit que les yeux sont les fenêtres de l’âme, alors je crois que la mienne a plongé dans les siens sans autre forme de procès. J’aime cette douce sensation et même les risques qu’elle comporte, qu’importe, pourvu que ça me transporte.

 

Dans cette escalade de l’approche et de la rencontre, je me demande de quoi sera fait demain, si la chute sera brutale ou l’ascension encore plus vertigineuse. Je le souhaite vivement, j’aime les challenges. Son visage est accroché dans ma mémoire aussi sûrement que celui du Christ sur le suaire.

 


Sister « lost in space »

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 23:25

L’histoire est toute fraîche, elle m’est arrivée ce midi. C’est dire à quel point je suis encore un peu sous le choc, mais rassurez-vous, c’est pour la bonne cause pour une fois.

 

Petit résumé des épisodes précédents déjà pour situer l’action, le contexte, puis le cœur de l’histoire, bref, ménager un peu le suspens.

 

Épisode 1 :

Avec ma collègue favorite, chaque midi à la cantoche, nous nous adonnons à notre sport préféré (après celui qui se passe à l’horizontale, mais là on pratique chacune de notre côté), à savoir : mater les mecs, commenter, classer. Bon, on s’est mis en mode binaire (donc blonde attitude) : y’a les « beaux gosses » et les autres. La coquine est une gourmande, elle a fait son choix et a jeté son dévolu sur celui que nous avons baptisé « cul plat » (on devinera aisément pourquoi) et « capuche » (fastoche aussi). Elle les aime plutôt velus et est accro aux yeux bleus, sauf que ces derniers ne répondent pas dans ce critère. Oh, vous connaissez l’adage : « le cœur a ses raisons, que la raison ignore ».

De mon côté, jusqu’à présent, sans dire qu’il n’y en avait pas de « correct » aucun n’avait retenu mon attention. Il faut dire qu’avec moi c’est ultra simple : le verdict est sans appel, c’est oui ou non, y’a pas de « peut-être » en la matière. Feeling total ou néant absolu, aucune demi-mesure.

Chaque repas était l’occasion pour elle de guetter ses préférés, mais je ne trouvais pas chaussure à mon pied et finissait par les observer sans trop de motivation, un peu blasée. Manque de relief, de piquant, pensais-je.

Sauf qu’un jour, oui un jour, dans la file d’attente… gloups ! Un coup de coude à la cops et je lui désigne discrètement un mec qui là, me tape totalement dans l’œil. Oui, bof, pas à son goût. Tant mieux, y’aura pas rivalité. Quoique je ne « chasse » pas au bureau, trop risqué.

D'ailleurs, ma théorie en la matière est : ni au travail, ni dans l’immeuble, ni avec des amis de la famille. Car ce sont à chaque fois des situations où la fuite n’est pas possible ou franchement compliquée. Trop de risques et pas d’échappatoires, à éviter absolument.

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos mâles favoris.

Ravie - et aussi quelque part rassurée - d’avoir « mis la main » (très virtuellement, ce qui est dommage d’ailleurs) sur un spécimen collant très bien à mes critères, je me suis mise à le chercher du regard dans la foule des affamés (n’en suis-je pas un peu une moi-même en la matière, je vous laisse seuls juges). Cela mettait un certain attrait à nos pauses déj’. Enfin une occasion de ne pas parler des problèmes du quotidien. Petite bouffée d’oxygène entre deux galères à résoudre.

 

Épisode 2 :

Un soir, la collègue partie en déplacement, je sors du bureau avec des chefs et une autre fille de l’équipe qui proposait de nous avancer en voiture jusqu’à la gare. En sortant, stupeur et tremblements ! Mon « chouchou » qui sortait aussi et prend la direction opposée (vers le poste de garde). Hum, charmante vision pour agrémenter ma soirée. Le temps que l’on fasse le tour du carrefour, je le vois réapparaître avec une petite valise. Il va aussi à la gare, mais nous sommes déjà 5 ans le monospace. J’ai des scrupules, mais ne peux rien changer, ce n’est pas mon véhicule.

On le retrouve en train d’acheter un billet transilien au distributeur. Arf, voilà qui gâche mon plaisir. Il y a fort à parier qu’il ne s’agissait que d’un consultant, un mec venu en formation ou autre mission ponctuelle et qu’il s’en retourne chez lui pour toujours. Déçue à mort, je suis.

Bon, je m’arrange pour monter dans le même wagon que lui, toujours avec les chefs qui racontent leur vie que je n’écoute pas, trop absorbée dans mes pensées. Apercevant sa nuque quelques rangées devant. J’imagine, j’échafaude, je fantasme un peu aussi.

Je descends à Auber… il continue. Ok, c’est clair, il va a gare de Lyon et repart pour la province, je ne le reverrai plus. Snif, tristesse, espoirs déchus… the story of my life

En effet, plus personne à la cantine les jours suivants. Je ne regarde même plus les autres. A quoi bon. Je dois tirer un trait sur celui que j’aurais aimé tirer tout court. Rhôô, oui, c’est pas très girly comme terme, mais les fesses sont là. Euh, les faits sont là. J’avais craqué sur lui. C’était furtif, ça restera virtuel.

 

Épisode 3 :

L’intérimaire me dit qu’il avait une allure de rugbyman avec de grosses cuisses moulées dans son pantalon. Ah bon ? Je n’avais pas fait attention, la seule fois où j’ai pu entrevoir cette partie de son anatomie, il portait justement un vêtement ample en lin mélangé vert kaki.

L’une des chefs (femme) avec qui j’avais voyagé dans le RER me dit qu’il est sûrement gay parce qu’elle est persuadée de l’avoir vu porter un pantalon trop féminin pour lui. Mais qu’est-ce qu’elles ont toutes à lui mater les guiboles comme ça ?!?!

Je ne tiens aucun compte de son argumentaire. Cette nana a un physique et une dégaine de camionneuse. De dos n’importe qui dirait que c’est un mec, alors ses allégations en matière de drague masculine ne me font ni chaud ni froid, ça ne vaut pas un pet de lapin.

Bref, entre propos étranges et entreprise de dévalorisation en règle, je les ignore et reste fixée sur mes propres images mentales.

Oui, c’est pathétique de se faire des films comme ça, en 5 minutes et de cultiver ensuite une sorte de nostalgie pour quelque chose qui n’est pas arrivé, un non-événement. Tant pis, c’est ainsi que je fonctionne, je ne vais pas me rebooter ou me reformater à mon âge. J’apprends à vivre avec, c’est aussi ça l’acceptation, l’accord avec soi-même.

 

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Épisode 4 :

Ce midi, lundi pluvieux, direction le self. On papote de tout et de rien avec ma pote polonaise et son binôme de taf (un gars bien : discret, gentil, efficace, marié). Je suis tournée vers eux dans la file d’attente, voyant les salariés venir grossir le rang et là, d’un coup, il apparaît bronzé, souriant (la version Ultra Bright, si si, le truc de ouf qu’on ne voit que dans les James Bond) et là je pique un fard comme jamais ! Je suis devenue pivoine ou livide, je n’en sais rien, mais il est clair que j’ai changé de couleur. Mes collègues se sont immédiatement retournés vers lui, croyant que j’avais eu une apparition ou autre truc louche.

Sans bluffer, mon cœur s’est immédiatement mis à tambouriner de façon anarchique, irraisonnée. Je crois que j’aurais été plus placide si on m’avait annoncé que j’avais gagné au Loto ou qu’un admirateur anonyme avait remplacé ma Corsa par une Aston Martin DBS. Clair, je suis littéralement tombée de l’armoire. Je ne m’attendais tellement pas à le voir là, surtout presque face à moi, splendide, appétissant, renversant.

Moi qui aime garder le contrôle en toutes circonstances, là j’avoue avoir été totalement prise de cours, déstabilisée, soufflée.

 

Épisode 5 :

De façon à peine calculée, nous nous sommes arrangés pour quitter les lieux en même temps que lui et là, dehors, il tombe des hallebardes, le genre de très grosse averse qui passe, mais ne dure pas. Nous sommes donc restés quelques minutes sous le porche à attendre que le vilain nuage passe son chemin.

Il était à quelques mètres de moi, chaleur !… D'ailleurs, j’ai filé ma veste à ma collègue qui avait froid alors que j’avais l’impression d’être en ébullition. Caliente !

Heureusement qu’il y avait l’air frais de cette pluie bienfaitrice, sinon j’aurais risqué la syncope.

Comment dire… que ce soit ses cuisses, sa tenue, son regard pétillant, tout tout tout me va. Faut rien changer là. Je garde l’intégrale en l’état.

Il parlait avec d’autres de son service, je sais maintenant (de ce que j’ai pu capter tout en continuant à papoter avec ma cops’) qu’il s’appelle Thomas et qu’il était en déplacement en province (et non l’inverse de ce que j’avais imaginé).

Il y a une sorte de douceur, de confiance sans arrogance qui se dégage de lui, un côté affirmé, mais sur la réserve, un genre de sagesse délicate dans une enveloppe virile. Je n’arrive pas vraiment à expliquer le truc. C’est une forme de charisme qui me chamboule.

 

Durant l’après-midi, j’ai eu bien du mal à me concentrer sur mon boulot, mais bon, je suis consciencieuse, alors j’ai pris sur moi.

En revanche, en sortant, j’avais encore des étoiles plein les yeux. Je me suis rendue compte que je bloquais sur une page de mon bouquin, mes yeux ont parcouru les lignes, mais le cerveau n’enregistrait rien, trop occupé qu’il était à refaire tourner le film de ces instants volés.

 

C’est bizarre quand même. J’ai affronté des humiliations, des agressions et autres joyeusetés de la vie avec plus de dignité et sans sourciller alors que là, j’étais tremblante comme une midinette.

Il est clair que les rencontres programmées, décalées, déjantées ou décomplexées, je gère sans problème. Mais ce cas de figure, que dalle ! Pas vu venir celle-là. Drôle de situation. Étrange réaction de ma part.

 

Inutile de vous dire que j’ai furieusement hâte d’être à demain… je sens que mes jambes risquent de flageoler un brin si je le croise de nouveau. Mais quelle satisfaction pour les neurones. Qui sait, un jour peut-être, j’oserai…

 

Sister « charmed as never »

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 01:04

 

Evoquons aujourd’hui ensemble un pan important de la culture d’un peuple et souvent élément d’identification immédiate, je veux parler de la tenue, des habitudes vestimentaires, des parures propres à une civilisation, en l’occurrence plutôt à un clan. 

 

Hé oui, quand on vous dit « Ecosse » vous ne pensez pas à cette injonction vous invitant à évider de leur emballage végétal une savoureuse légumineuse (verte, blanche ou tachetée), mais plutôt à la patrie des hommes en kilt. Ah le kilt ! Objet de fantasmes par excellence, outil de toutes les perversions par les idées folles qu’il suscite sur ce qu’il cache (ou pas !) et pourtant gardien fidèle et respectable d’une identité familiale forte et des traditions dont il affiche de suite la couleur. Le tartan est comme un CV, vous pourriez connaître tout (ou presque) de l’histoire de votre interlocuteur en matant sa respectable jupette plissée.

 

Ainsi, me connaissant, vous devez bien vous douter que je ne bouderais pas mon plaisir à la vue de cet « accessoire » de mode à la fois rigide par le poids des significations qu’il représente et si léger… surtout sur un caillou réputé pour être balayé par les vents, hiver comme été. Oh ! l’image d’une brise un peu forte faisant gonfler l’étoffe quadrillée est déjà pour moi tout un poème, que dis-je, un quasi rêve érotique. Bref, revenons à nos moutons (hu hu).


 

J’ai eu beau arpenter avec ardeur la campagne vallonnée, les falaises à pic, les ports encaissés, les montagnes pelées ou les plages de sable doré, il me fallu me rendre à l’évidence, le mâle enjupeté est une espèce en voie de disparition. Je vais d’ailleurs probablement devoir lancer un mouvement mondial de protection de ce bienfait de l’Humanité, tant il contribue à la réjouissance des mes sens en éveil. Déjà un point clé, le spécimen est souvent équipé d’une peau de chèvre savamment emballée dans un enchevêtrement de tuyaux à vocation musicale qui sont un peu comme un appel du pied, tel le brâme du cerf, la cornemuse a un effet magnétique immédiat et permet de faire savoir loin aux alentours que sous l’outre chantante il y a du calbutte (ou pas) en goguette. Juste au dessus des chaussettes fixées là comme des bas masculins version grands froids, il y a comme la promesse de mille plaisirs... Arf, il faut que j’arrête là mon délire sinon je ne réponds plus de rien pour le reste de l’article et risque de lâcher subitement mon clavier pour partir en chasse de l’objet du désir de mes pensées déjantées.

J’ai eu la chance de croiser toute une tripotée de gaillards dûment équipés de la tenue d’appart qui se rendaient à une soirée importante de type mariage, banquet ou autres festivités. Malheureusement, je n’étais pas invitée à leur petite sauterie, j’ai donc dû passer mon chemin.

 

Il m’aura bien fallu me rendre à l’évidence, la gent masculine ne parade pas aussi facilement qu’on pourrait l’espérer dans cette tenue qui pourtant leur sied si parfaitement.


 

Ainsi, la tenue fétiche pour les filles, c’est une mini-jupe en jean (ras la moule de préférence), avec des bottes molles et moches fourrées de moumoute acrylique, le tout agrémenté d’un petit haut bien voyant, accessoirisé de mille et un colifichet en 100% pur toc. Pour le samedi soir, des leggins entièrement pailletées et un top aussi long que décolleté feront l’affaire, pourvu qu’on y adjoigne l’indispensable paire de chaussures à talons exagérément hauts qui leur fait une démarche de héron hésitant. Précisons qu’en fin de soirée, les escarpins se portent à la main et si possible pleins de vomi, signe d’une nuit réussie.

 

Pour les mecs, le maillot de l’équipe locale ou un t-shirt à manches courtes et un jean seront parfaits, à condition de ne pas oublier l’indispensable bonnet vissé sur les oreilles alors qu’ils n’ont pas froid puisqu’ils sont bras nus.

 

Oui, c’est un signe distinctif flagrant, pour homme ou femme, la veste (manteau ou blouson) est totalement subsidiaire et dénuée d’intérêt.

Il semblerait que pour des raisons pratiques cela soit plus un article gênant qu’autre chose. Le but du jeu étant de faire un par un tous les bars de la ville, le risque est trop grand de l’oublier dans l’un d’entre eux, surtout après quelques pintes. En plus, les pubs sont à touche-touche (ou presque) alors à quoi bon ? Et surtout, allez enfiler les manches de quoi que ce soit en étant à la limite du coma éthylique !

A ce propos, comme ils finissent par ne plus trop savoir où ils habitent, tout ce petit monde rentre sagement en taxi, c’est l’usage et ça simplifie les choses puisqu’on peut le partager à plusieurs.

 

Allez, dernière « cherry on the cake », là-bas la pinte de ma sacro-sainte Guinness est à seulement 2,50 € alors qu’ici il m’en coûte 3 fois plus cher !!!

Tristesse… pas de mâle en kilt pour rêver et pas de stout abordable, les parisiens ne sont vraiment pas à la hauteur des Highlanders… sniff. J’veux y retourner !!!

 


Sister « snorb, snorb = sniff, sniff »

 

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 00:33

   

L’être humain est un animal étrange, il évolue sans cesse à travers ses antagonismes. D’une part, pour être accepté par les autres, il veut leur ressembler, rentrer dans le moule, se conformer à son statut social. De ce fait, il va adopter les codes et rituels de son entreprise, de sa famille, de ses amis. Il est si important de ne pas faire de vague pour être intégré au groupe. Alors, on porte les mêmes vêtements, on regarde les mêmes émissions, on lit les mêmes livres (enfin, quand cela arrive, car cette activité culturelle se perd). Il faut être au courant de ce qui se passe dans la « tribu », toujours être sur le coup.

Au boulot, on joue profil bas, surtout ne pas sortir du rang. Rappelez-vous : « le clou qui dépasse appelle le marteau ». Donc pour être bien vu, il faut courber l’échine. Enfin, tel n’est pas mon propos du jour, je m’égare, je m’éparpille, quelle incorrigible bavarde je suis.

 


Voyons un peu s’il en est de même du côté de la vie sentimentale. Oui, en apparence, on remarque que certains traits communs se dessinent : 

-  
à 20 ans il faut être un tombeur

-  à 30 ans on se calme, on se case, on se marie
à 40 ans on commence à s’ennuyer, alors on prend une maîtresse
- à 50 ans on est rangé des voitures, on intéresse moins les nanas
- à 60 ans vous n’existez plus aux yeux du monde qui vous a oublié dans votre solitude étouffante. 


Pourtant, il nous arrive de ressentir quelques sursauts d’orgueil, à certains passages clés de notre existence ou lorsqu’un coup dur nous arrive sur le coin du nez, sans prévenir de préférence. Soudain, on se réveille en sursaut, on veut vivre, respirer plus fort, reconquérir la planète.

Il nous semble impératif de reprendre en main le cours de notre vie, voire impérieux de développer notre individualité, d’affirmer nos goûts et nos aptitudes à devenir unique. Nous le méritons, nous en sommes sûrs, une star sommeille en nous et nous sommes bien convaincus qu’il est temps de la réveiller aux autres. Sauf qu’à ce stade aussi, on reste cloitrés dans d’autres conventions, plus VIP peut-être, aussi contraignante pourtant.

Vous n’imagineriez pas Madona prenant le métro ou portant des fringues de chez Leclerc ? Bah non, elle n’en a pas le droit, elle doit être en limousine, c’est obligé sinon ça casse le mythe, c’est n’importe quoi, on ne peut pas le tolérer. Voyez, chacun à sa place et les moutons seront bien gardés. Ça nous rassure.

 

Pourtant, au milieu de toutes ces belles habitudes, de ce ballet bien rodé, il y a d’étranges petits travers, quelques manies pas banales et autres pratiques inavouables. De cela peu de gens parlent et moi-même, je vais devoir faire silence, pas trop longtemps, juste histoire de vous faire mijoter un instant. Mais au fait, vous doutez-vous du sujet qui titille ma curiosité (et la vôtre aussi puisque vous êtes ici) ? Essayez de deviner…

 

 

Sister « patience et longueur de temps… »

 

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 02:15

 

Demain, enfin plutôt aujourd’hui vue l’heure de publication, c’est l’anniversaire de quelqu’un qui m’est cher (et pourtant peu coûteux => oups, je sais, si je commence par une blague à deux balles, c’est mal barré) et, faut-il y voir un lien de causalité ou pas, j’ai rêvé de lui la nuit dernière. Pour ceux que ça inquiète, stimule ou interpelle, je précise qu’il n’y avait aucun caractère érotique dans cet épisode nocturne, les moins de 18 ans peuvent rester, les pervers peuvent retourner sur les sites appropriés.

 

Ceux qui me connaissent savent que mes rêves sont plus souvent des cauchemars et que mes nuits sont à peu près aussi reposantes qu’une aventure de James Bond ou une opération « sauvetage du monde » par Bruce Willis.

Toutefois, parfois je bénéfice d’une accalmie bienfaisante au pays de mes rêves mouvementés et autres étranges histoires tourmentées qui se jouent dans les méandres de mon cerveau endormi.

 

Pour une fois, je me permets de vous plonger un instant, vous aussi, dans mon univers onirique délirant.

 

Etant tombée hier, et par le plus pur des hasards sur sa page Facebook de mon pote, il faut croire que cela m’a travaillé l’esprit car dans mon rêve, il en était question aussi.


Ainsi commence l’histoire…

 

« Quoi ! Mais qu’est-ce que c’est que cette horreur ! Il a pété une durite ou quoi ! ».

Alors que je me promenais innocemment sur l’une de ses pages, je remarque une vidéo mise en ligne depuis peu. Il s’agit en fait d’un clip supposé illustrer ce que j’estime être le meilleur titre de  son album, mais Ô rage, Ô désespoir, c’est trop moche, le résultat est une pure catastrophe ! Je suis outrée. Filmé caméra au poing, on voit à peine plus que sa tête (mal cadrée en prime !) dans un décor de parc arboré qui fait davantage penser à un reportage d’Alain Bougrain-Dubourg qu’à la mise en image de l’univers du groupe. D’ailleurs, pourquoi est-ce lui qui chante alors qu’il est le musicien du duo ? Je ne capte plus rien, j’essaye de piger et… mais, euh, nan, I’m dreaming! C’est quoi cette coupe de cheveux ! Argh ! Je me meure !

Ni une, ni deux, j’attrape mon téléphone : « Allo, salut, je viens de visionner le truc là et bah, faut pas laisser ça sur tes pages, ce n’est pas visionnable et ça décridibilise totalement l’image du groupe. J’ai cru que c’était un fake, une joke, un bidule à prendre au 12e degré tellement ça relève de la 4e dimension. Et dis-moi, tu as renoncé à la beau-gosse-attitude ou quoi ? On dirait que tu as la coupe de cheveux de Mike Brant ! Ca fout les j’tons, faut pas faire des trucs pareils. Bon, tiens-toi près, je passe te chercher, faut remédier à ça, je ne peux pas te laisser ainsi, c’est indécent ».

 

Sur ce, je me rends à son appart’ qui s’avère dans mon rêve être totalement différent à la réalité là encore. Il s’agit d’un minuscule deux pièces, perché sous les toits d’un bâtiment haussmannien et doté d’une pseudo-terrasse de la largeur d’un matou.  Là, je me retrouve nez à nez avec une tante, des neveux et nièces qui cavalent partout en riant. Hum, je ne lui connaissais pas une famille si présente. Sur le mur de l’entrée, je remarque un tableau d’honneur, genre « meilleur employé du mois », je trouve ça assez « management à l’américaine pour troupes corvéables à merci, le corporate reconnaissant ». Bon, je l’arrache à la marmaille et lui demande des explications sur ce laisser-aller peu habituel à son perfectionnisme naturel.

Là, je le sens paumé, perdu dans ses pensées, le regard fixe comme un boxeur sonné qui attend de retrouver ses marques. Il m’annonce qu’il va arrêter son job qu’il ne trouve pas assez épanouissant et se consacrer uniquement à la production musicale pour lui et d’autres artistes, mais qu’il a peur de faire une connerie, du coup il se sent déboussolé et a l’impression de perdre pied.

J’observe cet homme figé devant moi, digne et impressionnant, dont le regard exprime tout à la fois la tristesse, l’angoisse, la perte de repères et la recherche de réponses.

Je suis face à lui, sans solution ni prestance, surprise et piquée au vif. Impuissante.

Alors, moi qui ne suis vraiment pas une « tactile » (sauf dans l’intimité, mais là c’est d’un extrême à l’autre), je ne vois qu’une chose à faire dans ce moment d’intense confusion. Je le serre fort dans mes bras, il n’ose plus bouger, aussi surpris que moi par mon geste intrusif. Que me reste-t-il à faire, sinon lui transmettre par cette accolade franche, toute mon énergie et mon soutien.

 

Nous reprenons nos esprits et après quelques heures passées à retrouver une certaine estime de soi par l’apparence et la parole, nous estimons qu’il est temps de rentrer. Après tout il a laissé tout le monde en plan chez lui.

 

Du bout de la rue, on aperçoit un attroupement au bas de son immeuble. Il y a les pompiers, les membres de la famille et du monde qui observe, alors on lève les yeux dans la même direction que ces gens. De son appartement ne reste que les poutres de la charpente, noircies par les flammes. Ses chats ont filé sur la corniche et ont été récupéré par le voisin. Tout a flambé, disparu. Il demande à monter voir les dégâts. Il ne reste rien. Sauf sur le mini-balcon, il se penche et tend son bras derrière le pignon du mur, attrape un petit paquet recouvert de plastique noir épais. Etonnée, je lui demande de quoi il s’agit. « Ma sauvegarde, mon précieux, ma vie ».

Dans ce colis anodin se trouve toutes les maquettes de musiques, les réalisations, les disques durs externes avec des milliers d’heures de sons, de chansons, de ce dont il est le plus fier, ses réalisations, oui, sa vie.

 

 Cette fois c’est lui qui me presse contre son épaule. Il a sauvé l’essentiel, maintenant il sait où est son chemin.

 

Voilà, mes rêves ne sont pas prémonitoires et ne représentent pas non plus des augures à redouter ou à suivre à la lettre. Ils transposent, refondent, transforment certains doutes et leur donnent un jour nouveau, un éclairage différent. Même si souvent ils me paraissent bien sombres et difficilement déchiffrables, j’y trouve toujours une réponse, une piste, un indice.

 

J’espère que vous aussi, apprendrez qu’avec le fruit de vos balades oniriques, vous pouvez tirer des enseignements pour mieux comprendre l’existence et faire les bons choix.

 

Sister « and the wind blows… »

 

 

N.B. : Cet article n'a pas pour but d'inciter Mister P. à quitter son job, c'est juste la transposition par son biais, d'un événement personnel qui me correspond. Vous savez, la notion qui consiste à voir davantage la paille dans l'oeil du voisin et pas la poutre qu'on a dans le sien, ainsi que le principe d'accepter parfois que les choses s'écroulent pour mieux les recontruire ensuite.

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 00:19
 

Etudions aujourd’hui un mammifère étrange : la femelle séductrice.

   

Elle monte dans le train avec un collègue et commence illico son grotesque manège.

 

Le temps est particulièrement doux pour la saison, elle en profite pour se débrailler. Quel excellent prétexte pour ôter langoureusement son pull et laisser apparaître un petit débardeur très près du corps qui dévoile ses bras nus et son décolleté de calibre « bonnet B » chèrement gagné par le biais d’un artifice de lingerie qui fait toujours recette.

 

Bien sûr, c’est une fashion victim qui s’affiche en total look chocolat avec une touche de rose pour donner bonne mine. Micro-jupette, escarpins assortis au sac (ce point est incontournable chez toute femelle qui se respecte… sauf moi).


Hum, le gros poisson est ferré, il faut remonter la ligne, doucement.

 

Elle commence donc son cirque en vue de bien montrer au mâle qu’elle n’est pas indifférente à son fluide (ou testostérone) et ne cracherait pas sur un furtif de porte cochère ou une séance de body-body cachés dans la salle des archives.

 

Et vas-y que je me recoiffe du bout des doigts dans de grands gestes amples, à faire des moulinets avec leses bras pour faire gonfler sa chevelure soigneusement étudiée => ainsi, le mâle voit que le poil de sa femelle est bien brillant, signe de bonne santé, c’est important.

 

Et que je balance des œillades à tout va, avec les simagrées d’usage pour faire admirer son prétendu joli minois => en fait, elle est maquillée comme une Bachelot (ou une voiture volée, c’est kif-kif).

 

Et regardez-la donc se tortiller pour remplir l’espace et mieux signaler sa présence. Elle est tellement sur le bord la banquette du train qu’un infime freinage la projetterait instantanément sur les genoux du type qui semble particulièrement apprécier cette cour assidue, il est aux anges le gaillard entre deux âges.

 

Et voilà qu’elle se met à s’esclaffer avec exagération à chacune des tentatives de trait d’esprit du mec qui n’en peut plus d’être considéré comme un objet de désir de la quadra. Mais pourquoi gesticule-t-elle ainsi autant ? Je la trouve prodigieusement ridicule. En faire des tonnes et ose la totale : effeuillage, rires tonitruants et larges effets de manche (en débardeur, c’est d’autant plus balèse, vous apprécierez la prouesse) alors qu’il lui suffirait de susurrer franchement à l’oreille du type qu’elle crève d’envie de se faire culbuter pour que le bourru s’exécute et lui tambourine le joufflu dans l’instant.

  

Son attitude est grotesque et son comportement risible, mais elle est à fond dans sa prestation et ne semble pas se soucier une seule seconde de ce qui se passe autour. Perdue dans sa mégalo, moi j’étais de trop…

 

L’égo du mâle est tout émoustillé par l’attitude de la donzelle. Regardez-le, il boit du p’tit lait le bougre. Se faire courtiser par la femelle chaude comme une baraque à frites, il n’en peut plus, c’est que du bonheur !

   

Elle ne rate pas une occasion de lui toucher le bras ou le genou pour mieux appuyer son propos et franchir allègrement l’espace vital du mec.

 

Finalement, à l’approche de Paname, elle renfile ses fringues pour ne pas risquer de prendre froid sur ses miches de piaf à peine couvertes et cela lui offre surtout une occasion rêvée de rivaliser de gestes langoureux et suggestifs à l’attention de son vis-à-vis qui ne reste pas indifférent au spectacle.

 
 

Je ne sais pas s’il a su saisir sa chance et chevaucher la poulette quadra, mais il n’avait qu’à se baisser pour la ramasser. Une affaire qui roule, c’était du tout cuit. Un simple claquement de doigts et il pouvait la « pécho » sans bouger une oreille.

 
Combien de millions d’autres rêveraient de vivre la même chose ? Allez, avouez, c’est un pur fantasme et pourtant, là, elle était bien réelle.
 

 

 

Sister « messieurs, essuyez ce léger filet de bave là à votre commissure… ça fait désordre... »

 
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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 01:01

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Ou « Sister for dummies » pour les anglophiles qui se promèneraient par ici.
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Bon, cet article va avoir une saveur toute particulière, un furieux goût de coups de fouet et d’envie de balancer des mandales à tout ce qui remue, vous serez prévenus. Non, je n’en ferai rien, je ne donne pas dans la violence, en revanche, un certain agacement me taraude, il me faut bien l’avouer.
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En prime le sujet n’est pas vraiment banal puisque je cible aujourd’hui « les hommes de ma vie ». Oh, je vous arrête de suite, n’y voyez pas là un tableau de chasse sur lequel je vais régler mes comptes avec pour chacun : ses mensurations, sa note, une évaluation des performances et classement sordide des mâles selon des critères qui me sont propres sur des prouesses qui le sont moins.

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Par cette appellation étrange, j’inclus les mecs qui croisent mon chemin personnellement, professionnellement ou autres et que j’apprécie sinon je ne leur consacrerais pas une tribune en ce lieu de perdition qu’est mon blog.

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Ainsi, je vais coller des pseudos à tout ce petit monde, afin qu’ils se reconnaissent s’ils venaient à se trimbaler jusqu’ici, en préservant néanmoins leur identité car c’est la moindre des choses. Ils n’ont rien demandé et je vais partiellement les pourrir, pas la peine de faire en sorte qu’ils soient en prime lynchés par mon public en délire (euh, oui, un accès de mythomanie vient de se manifester à l’instant, ça passera).

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Mais au fait, pourquoi vouloir secouer ainsi ceux que j’aime ou apprécie ? Parce que leur manque de réactivité me tape parfois sur les nerfs et qu’il me fallait les exhorter un peu, pour leur bien.

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Non, je n’ai pas la science infuse et mes paroles ne sont pas d’Evangiles, mais quand j’ouvre ma gueule et mets en garde, il est bon de se secouer pour comprendre qu’il y a un problème.

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En effet, je fais partie de ces bonnes pâtes (ou bonnes poires), qu’on appelle aussi « personne conciliante » ou « diplomate », je suis plutôt adepte de la zen attitude et il en faut beaucoup pour me faire sortir de mes gonds. Adepte de la méthode douce, je conseille et invite au changement quand j’ai les solutions. Parfois je ne peux pas aider, alors je ne ramène pas ma gueule et fait profil bas. Si je ne connais pas la réponse à un problème, je l’avoue et n’essaye pas de pipeauter, j’admets mes faiblesses, puisque nul n’est censé tout savoir, autant vaut jouer franc-jeu.

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Seulement, quand je donne l’antidote et que personne ne m’écoute, je trouve cela agaçant. Et quand rien ne change (voire que la situation empire) même si je réitère le conseil, là j’ai tendance à m’agacer.

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 « Attention, tu vas dans le mur, fait gaffe ».

« Je te dis que tu fonces dans le mur, esquive ! ».

 Pan ! En pleine tronche le mur !

« Meuh, je comprends pas, j’avais pas vu ce truc sur mon chemin ».

 «  Ouaip, j’avais prévenu pourtant ».  

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Dishak

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Quand je donne un ultimatum, il ne faut pas le prendre à la légère, croire que je ne tiendrai pas mon engagement, que je ferai marche arrière, s’imaginer que tout est négociable à l’infini, non, ça ne fonctionne pas comme cela.

Par ailleurs, avoir ma confiance c’est être doté de ce que j’ai de plus précieux, la trahir est donc pure folie. Non, on ne recolle pas les morceaux quand on a brisé ce lien si unique.

Jouer avec le feu est dangereux mais fouler au pied ma confiance est suicidaire.

J’avais prévenu, mis en garde, posé des warning… en vain. Dommage.

Aide-toi et le Ciel t’aidera.

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Monsieur 7e ciel reconverti au pays des octets et des unités téléphoniques

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Pourquoi ne pas avoir envoyé ce fichu avertissement rédigé il y a des mois ?
Pourquoi ne pas avoir lu mes mails en entier et les avoir suivi à la lettre ?
Pourquoi croire que l’on peut traiter avec si peu de conviction des choses graves ?

Pourquoi avoir douté du pouvoir de nuisance de certaines personnes perfides ?  Pourquoi s’être imaginé que tout était facile ?
 .

L’homme de la pampa (parfois rude mais toujours courtois)

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Lorsqu’on se sent glisser, il faut soit s’accrocher aux branches (dont je suis) et résister, soit attendre de toucher le fond en priant d’avoir à ce moment précis la force de donner le coup de pied qui fera remonter à la surface.

Pour avoir connu la même descente aux enfers avec d’autres facteurs aggravants, je sais que l’isolement est le meilleur moyen de se créer un monde déconnecté des réalités et de s’éloigner des petites choses auxquelles il serait nécessaire de se raccrocher.
 .
Chaque pas compte, chaque geste vers la lumière est important, il faut oser, il faut se battre, il faut tenir bon et oser sortir de sa tanière.

Take care and never give up.
.

Le bidouilleur de claviers au service du son

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Ton album n’était-il pas prévu pour mai 2007 ? Ah, il me semblait… Si tu es fier de ton travail, tu ne dois pas avoir peur de le soumettre à la critique des fans acquis ou futurs. Pourquoi me maintenir dans l’attente alors j’ai hâte de régaler mes esgourdes de tes prouesses musicales ? La galette est prête depuis des lustres, il faut maintenant avoir le courage de la diffuser. Je sais que tu es investi dans plein de projets en plus de ton job, mais il faut se lâcher maintenant et proposer ce condensé de manipulations sonores, ma curiosité est au taquet depuis un an !

Fancy an Irish coffee to talk about life, music or anything else?

 .

C’est tout pour l’instant.

 .
Cet article ressemble à une page de réponses au courrier des lecteurs, or il n’en est rien. Je ne juge pas et je laisse chacun libre de ses actes. Pourtant, je me dis qu’avec un petit rien, un effort de plus ou juste le culot nécessaire pour tenter de suivre mes intuitions, il y aurait moyen de faire de grands pas et de gagner du temps. Encore faut-il le vouloir…
 .
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Voilà, j’ai dis ce que j’avais sur le cœur, je ne force personne à quoi que ce soit. Et pour mes lecteurs qui regrettent d’avoir perdu quelques minutes à lire un texte sans sexe ni jeux de mots bizarres, ni même allusions graveleuses, au moins il leur reste cette jolie photo. Au moins vous ne serez pas venu pour rien.
Cliquez donc, vous ne serez pas décus. Même si les images sont retouchées, les poupées sont bien belles.
 .

Sister « la peur n’empêche pas le danger alors autant avancer ».

 .

Dear english speakers, here is the sum up of my speach :

You can lead your horse to water, you can’t make it drink.

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