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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 15:13
...ou comment oser tutoyer les étoiles.
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Oui, je l’ai fait et je n’en suis pas peu fière. J’ai fait ce premier pas, franchi ce cap comme d’autres le font du Rubicon. L’exercice est un peu casse-gueule, avouons-le.
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Oui, j’ai tenu ma promesse et plus vite que mon ombre en plus ! Contrairement à un certain salisseur de mémoire que j’ai bien envie de disperser aux quatre coins de Paris, façon puzzle. Vous n’aurez pas de nom, le « pseudo Hugh Grant » se reconnaîtra, il sait à quel point sa parole ne vaut pas un pet de lapin.
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Oui, je me suis lâchée et n’ai pas hésité à faire pour autrui ce que je n’ai jamais fait pour moi-même. D’ailleurs, j’ai en stock une carte de vœux que je destine à Mister George Michael depuis près de 25 ans et qui dort encore dans mes tiroirs. Heureusement que ce n’est pas périssable ce genre de chose. Un jour peut-être…
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Oui, cela valait la peine que je mette les pieds dans le plat, car c’est pour mon un ami, enfin il est plus que ça, un compagnon de plume au pays des octets où le rôle de « meilleur espoir masculin » lui siérait comme un gant.
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Oui, le talent a parfois besoin d’un coup de pouce, car on peut être génial et rester indéfiniment dans l’ombre tant que personne n’aura eu l’idée de vous pousser vers la lumière. La folie et la chance ont cela de commun qu’elles sont souvent le détonateur vers une brillante carrière.
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Oui, j’ai pris le risque de me ridiculiser en optant pour ce geste que d’aucun estimeront désespéré ou aberrant. Tant pis, je serai peut-être « la conne » d’un prochain dîner mondain parisien pour avoir eu l’audace de m’adresser à un « people »* sans avoir préalablement été invitée à une soirée branchouille où l’on croise tout le gratin des « happy few » en vue du moment (oui, on est très vite « has been » dans le milieu des stars).
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Oui, je suis restée droite dans mes bottes tel Himmler avant une nuit cristalline (là je fais de la provoc’ à deux balles car je tiens à cultiver mon ton politiquement incorrect), combattante telle un Jeanne d’Arc affrontant l’Anglais perfide (admirez le pléonasme subtil), acharnée tel un Bové devant un champ d’OGM industriellement protégé.
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Oui, je n’ai pas eu peur d’engager ma crédibilité, mon nom (le vrai, même pas le virtuel !) et tout mon vaillant esprit de persuasion pour rédiger une missive élogieuse, mais pas trop, crédible sans être mielleuse, mystérieuse et autant que possible, attirante. Bah, et quand bien même je me ramasserai la tronche comme une malpropre, directe à la poubelle la belle lettre, tant pis, j’aurai au moins la fierté de me dire : « je n’ai rien à regretter, j’ai essayé ».
  
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Oui, moi qui suis païenne, je fais une sorte de petite prière pour que ça fonctionne. Je mets mes espoirs et un maximum de mes pensées positives pour que le destinataire ose, lui aussi, faire une partie du chemin et tente le contact. Ah si seulement ! Je veux y croire.
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Sainte patrone des causes perdues, une connaissance de longue date pour moi...
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Sister « alea jacta est »
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* terme barbare qui qualifie toute personne ayant un tant soit peu de notoriété, mêlant ainsi le bon grain à l’ivraie. Dans le cas présent, j’opterai plutôt pour « personnalité remarquable », c’est plus parlant sur la qualité de l’interlocuteur..

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 23:56
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Lorsque l’on cherche la différence entre la journée du 31 décembre et celle du 1er janvier, globalement, on peine un peu à en trouver. Mis à part l’empressement des préparatifs pour l’un et le lendemain de cuite pour l’autre, sinon y’a pas grand-chose, les jours se suivent et se ressemblent, les millésimes aussi.
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Sauf une bricole, un truc auquel les gens ne font peut-être pas attention, moi si.
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Car le premier jour ouvrable de l’année est toujours le prétexte à moult changements. Inutile d’en faire la liste exhaustive, votre quotidien préféré s’en est déjà chargé hier. On nous impose des augmentations de tarifs : contrôle technique, franchises médicales, GDF qui prend encore 4%, création d’une « taxe poisson », etc. On blâme (la clope), on ponctionne (hausse des charges), on légifère (droit de succession), on flique (doublement du nombre de radars). Le lot classique du Nouvel An. Tout est bon pour nous en coller plein la tronche tant qu’on a pas encore dessaoulé pour s’en rendre compte, et quand bien même, que pourrions-nous réellement y faire ?
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Bref, ainsi va le monde, rien de bien nouveau.
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Encore un cache-col en peau de loutre ? Pff, j'en est déjà eu un l'année dernière...
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Sauf qu’il y a le 2 janvier ! Et là, devant la machine à café, on fait le bilan de la douche froide, car le réveil est douloureux.
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À part ça, vous n’avez jamais remarqué un léger changement dans l’attitude de nos congénères ? Nan, rien ? Vraiment ? Allez, cherchez un peu. Bon, puisque vous donnez votre langue au chat (ou à ma chatte, elle adore ça), je vous lâche la réponse : le comportement de nos congénères, pardi !
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N’avez-vous jamais fait attention qu’au retour de cette période fatidique* pour nos portefeuilles qu’on appelle également « trêve des confiseurs », les personnes qui nous entourent sont un peu « différentes » ? Durant ces quelques jours, la France s’arrête quasiment de travailler pour enrichir la balance commerciale, le PIB et les divers marchands de rêves à emballer. Du coup, on a tellement lâché de pognon qu’il faut que ça se voit ! Hé oui, le 2 janvier, nous pouvons observer des ribambelles de travailleurs ronchons d’avoir à reprendre le collier mais qui compensent par l’étalage sans équivoque de leurs nouvelles richesses. Les voici revêtus de leurs plus beaux atours. Dans les transports en commun, dans les bureaux, les usines et autres, chacun s’applique à faire admirer la superbe étole reçue à Noël, à faire partager la nouvelle fragrance du mâle moderne découverte au pied du sapin, à parader en affichant le joli bijou offert entre l’huître et le toast au foie gras.
Il y a une certaine fierté et bon nombre portent ces trophées comme autant de preuves présumées de l’amour que leurs proches leur témoignent.
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Quelle étrange idée - saugrenue à mon goût - d'oser imaginer que l’affection se quantifie en biens de consommation. « Ouais, bah ma bague est plus grosse que la tienne, ça prouve que mon homme m’adore alors que le tien te néglige avec cette minuscule babiole ».
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N’importe quoi ! Cette vision matérialiste de l’attirance me fait un peu peur. Et du coup, y aurait-il une sorte d’échelle de Richter de l’amour corrélé au pouvoir d’achat ? Et pourquoi pas un barème de nos sentiments tant qu’on y est ?
« Oh chéri, tu n’as pas fait la vaisselle ? Tu auras moins 3 points sur ta note. Ah ? Tu m’offres une place de concert ! Alors tu gagnes 15 points à ton crédit ».
Quelle tristesse que de constater que certain(e)s se permettent de raisonner ainsi…
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Toutefois, je m’amuse beaucoup de cette grande parade des hommes et femmes qui se comparent, s’étudient, se jaugent ou s’envient entre collègues, parents, amis, voisins ou connaissances. Juste pour voir s’ils ont été aussi gâtés qu’ils l’espèrent… pourris aussi peut-être ?
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Ne nous méprenons pas, j’aime aussi les surprises, un cadeau reste une charmante attention et je ne crache pas dessus. Sauf lorsqu’il devient une sorte d’obligation parce qu’il a été décrété que tout le monde devait s’échanger des paquets à cette date fixe. Perso, je préfère offrir quand ça fait plaisir, qu’importe s’il n’y a aucun prétexte pour cela. De toute façon, ce que j’apprécie, c’est passer du bon temps avec mes proches et mes amis, le reste est plus subsidiaire.
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Au fait, une dernière chose, la « magie du 2 janvier » se prolonge aussi un peu les jours suivants alors ne vous privez pas d’en profiter, de noter les changements, d’observer davantage autour de vous pour repérer ces petits plus qui allument parfois cette forme de jouissance dans le regard des gens. C’est amusant finalement.
Et vous, n’avez-vous pas une part de cette lueur en vous ?
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Sister « un cadal, des cadeaux... ou pas »
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*bientôt le coup de grâce sera donné avec les soldes.

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 23:41

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Récit d’une petite aventure simple, la version « Sister dans le métro ».

Chaque matin, pour me rendre sur mon lieu de labeur, je dois emprunter la ligne 5 du métro, puis la 7, d’où le titre de l’article bande de petits voyeurs impénitents. N’empêche, patientez encore un peu, vous ne serez pas déçus du voyage.

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Avaient-ils anticipé la grève ou était-ce dû à un incident quelconque, toujours est-il que les lignes étaient sacrément surchargées aujourd'hui. Obligée de laisser passer une rame tellement les gens ressemblaient à des maquereaux aux aromates dans leur bel emballage d’aluminium, donc je suis montée dans le métro suivant. Enfin montée, c’est un bien grand mot, disons plutôt qu’on m’a tassée à l’intérieur. Ah la chaleur humaine, quel bonheur !

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Me voilà dans la position peu confortable de la tranche de jambon prise entre deux tranches de pain de mie. Savamment collée entre deux mâles qui - comme moi - faisaient mine d’être ailleurs. Dans la bousculade, je n’ai pas prémédité l’atterrissage et me suis retrouvée plaquée contre un type que je ne voyais même pas. Il était derrière moi et je n’avais devant les yeux que son bras passant au-dessus de mon épaule, sa main accrochée à la barre juste sous mon nez. Chaleur… Voyez à quel point nous étions très proches tout à coup. Séquence émotion. Inconnus l’instant d’avant, nous nous retrouvions collés-serrés la minute suivante. Il devait faire pas loin d’un 1,80 mètre et brun vu les poils qui dépassaient de sa manche.

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Soudain, je sentis contre ma fesse gauche, une forme assez familière ma foi, ce ne pouvait pas être son sac ou autre chose, car il tenait ses accessoires dans l’autre main. Je vous laisse deviner ce qui bouge sans nécessiter de manipulation… oui, ce n’était pas non plus son couteau suisse, qui avait glissé là. A chaque mouvement de la rame (accélération, freinage, redémarrage), je captais l’invisible turgescence qui devenait progressivement plus tendue, quoique restant à l’état de demie-molle, ne nous emportons pas non plus. Rapide le bestiau ! En deux stations, je le sentais quasiment au garde-à-vous sous le manteau court en laine anthracite. Il n’osait plus faire le moindre mouvement et semblait craindre que je lui retourne une baffe pour cette expression corporelle de sa virilité,  fort peu à propos dans cette promiscuité forcée du transport en commun bondé (nan j’ai pas dis bandé, restons calmes). Je n’en fis rien. Bien consciente du trouble qui devait l’animer. Cela ne me dérangeait pas, au contraire, je m’en amusais. Mais toutes les bonnes choses ont une fin (qui nous laisse parfois sur notre faim) et il me fallut descendre, une fois arrivée à ma station. En me désincarcérant de la masse compacte des voyageurs, je lançais un petit coup d’œil en coin à mon « compagnon d’infortune » particulièrement émotif. Alors, je constatais qu’il n’avait pas du tout la tête que j’imaginais. La trentaine bien entamée, une barbichette bizarre et les cheveux un peu longs attachés par un élastique. Le genre bobo qui va au bureau, plus une allure de créatif que de conseiller financier. Drôle d’oiseau que je croisais là. Il n’a pas regardé dans ma direction, continuant de feindre l’ignorance quant aux mouvements inopinés de son anatomie bouleversée par la trop grande proximité de la mienne.

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J’espère qu’il avait encore une poignée de stations avant d’arriver à son point de chute, histoire de laisser retomber la pression, sinon il pouvait toujours camoufler son émoi derrière un pan de son manteau qui cachait juste ce qu’il faut. L’honneur est sauf, la morale aussi.

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On fait d’étranges rencontres sous les ciels de faïence parisiens…

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Sister « pour Invalides changer à Opéra »

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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 01:05
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Voyez vous-même, le spectacle n’est pas bien joli à voir. Admirez le lambeau de chair que j’exhibe comme un trophée.
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Admirez le contraste du colori carmin végétal qui tranche avec la blancheur de ma peau.
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Bon, OK, c’est un peu comme dans les films, ce n’est que du jus de betterave. N’empêche, vous n’imaginez pas le sort que j’ai réservé à ce légume riche en bétalaïnes (je ne sais pas ce que c’est, mais ça doit être vachement utile et bon pour la santé). Saluons au passage nos amis d’in ch’nord pour qui l’autre variété (tout comme il existe un autre pays du fromage) s’impose à leur terroir comme une moule à son rocher et j’en sais quelque chose !
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Ainsi, j’ai commencé par la peler à vif, elle n’a même pas poussé un soupir ou un râle de douleur, la betterave est courageuse et digne. Comme Armentières, pauvre mais fière. Puis j’ai continué lui infliger tous les outrages. De mon immense couteau tranchant comme un troisième tiers au retour des vacances, je l’ai coupé en 4. D’habitude je le fais avec les cheveux, mais là j’étais d’humeur badine, voire primesautière.
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Puis je lui ai offert un petit sauna maison, offert par les cocottes Sébastien, mais qui - restant modeste - s’est fait connaître par son diminutif. La légende ne dit pas s’il était ch’tit.
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Une fois bien attendrie par son hammam, je l’ai détaillé en tous petits cubes, la réduisant à une espèce de tartare rougeoyant bien que végétal.
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Après une nuit de repos au frais, je l’ai ressorti pour la parer de son habit de lumière. Une touche de brillance à l’olive vierge (première pression qu’ils disent, j’n’en sais rien, j’irai pas vérifier), puis un soupçon d’arrogance de Garonne qui donne une haleine à faire fuir un grizzly, un peu de verdure pour faire joli et parce que le persil reste ce qu’il y a de mieux en matière de vitamine C. Pour exciter le tout, quelques gouttes d’un ancien vin qui a mal tourné et qui fait le bonheur de mes papilles pour les agacer un peu.
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Voilà, je ne suis pas méchante, mais faut pas me chauffer. Sinon j’avoine, je corrige, je renvoie dans sa ligne des 22 sans autre forme de procès.
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Ce que j’ai fait à un pauvre légume innocent, qui sait si je ne pourrai pas le mettre en pratique sur de la chair fraîche. Allez savoir…
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Sister « avis aux mécréants de tous poils »

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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 20:04
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Oui, avec ce titre accrocheur (voire racoleur) vous pensez peut-être que j’anticipe un peu le résultat de nos "petits gars" du royaume de l’Ovalie. Il n’en est rien, ils ne sont pas concernés par mon propos.
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Cet article est un hommage vivant (je les préfère aux posthumes) à une récompense à la fois bien méritée et admirablement décernée. Je veux parler du prix Nobel de physique 2007 décerné à messieurs Albert Fert et Peter Grünberg.
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Enfin une preuve du rayonnement français qui ne se fait pas par le truchement de mecs en short.
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Force est de constater qu’on entend moins parler des travaux de ces esprits cartésiens que des frasques des pétasses hollywoodiennes, quel dommage ! L’intelligence fait moins vendre dans les tabloïds, d’ailleurs elle n’y est jamais représentée, ça se saurait !
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Tout geek ou nerd qui se respecte devrait vouer un véritable culte à ces hommes dont les travaux permettent de faciliter notre quotidien et remplir nos poches de nouvelles technologies, dont nous aurions bien du mal à nous passer désormais.
La miniaturisation des disques durs, ça paraît un peu flou pour certains et pourtant, si nous avons des mobiles "dernière génération", des lecteurs MP3 et des clés USB, c’est aussi grâce à eux !
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Ainsi, j’aurais dû écrire un nanotexte pour imager leurs compétences en matière de miniaturisation, mais la valeur de ces "génies du quotidien" vaut plus que cela, c’est pourquoi je ne peux m’empêcher de répandre la bonne parole aux "djeuns" qui passeraient par ici : « Si vous souhaitez avancer vers l’avenir et enrichir le futur de nouvelles technologies plus pratiques, plus performantes ou plus écolos, il faut vous orienter vers les métiers de la science ». OK, vous n’aurez pas la même notoriété qu’un quidam fraîchement sorti de chez Popstar (le millésime 2007 est vraiment gratiné !), mais promis, l’espérance de carrière est plus valorisante et plus durable, sauf qu’il faut avoir des neurones en état de fonctionnement (hé oui, faut payer de sa personne et "mouiller la chemise"), on rien sans rien.
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Un bémol, non envers ces grands hommes, mais pour dénoncer le manque de moyens alloués à la recherche française. Je trouve dommage qu’il faille faire appel à des fonds privés pour permettre le rayonnement de nos connaissances. On dépense sans compter pour Paris Plage ou autres balivernes, alors que nos labos rament pour arriver à boucler des budgets ultra serrés. La fin justifie les moyens, dommage que l’on préfère financer des comités théodules... Il y aurait beaucoup à dire.
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Je préfère terminer sur une note plus positive, savoir que ces chercheurs ont enfin leur heure de gloire, car leur immense talent est au service de l’infiniment petit. Un juste retour des choses en quelque sorte. Bravo et merci messieurs.
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Sister « qui aime ramener sa science de temps en temps »
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P.S. : petit bonus, c'est la fête de la science en ce moment, profitez-en pour vous renseigner et poser toutes vos questions.
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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 16:57
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Amis voyeurs, fétichistes des petits petons féminins, vous qui rêvez depuis des lustres de me suçoter langoureusement les orteils, cette page est pour vous.

Merci de ne pas laisser traîner ma photo près de votre molosse canin..
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Vous êtes actuellement en présence de mon admirable membre, du moins son extrémité, ce charmant panard, ce fabuleux arpion qui - ainsi exposé - ferait également le bonheur de nos amis radiologues en herbe qui peuvent ainsi se faire les dents sur mon nougat.
Non, ne me remerciez pas, c’est cadeau, ça m’fait plaisir.


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Si vous êtes fans de la série Bones, vous risquez aussi un début d’orgasme à la vue de ce magnifique spécimen.

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Je sais que certains trouveront absolument impudique de me présenter ainsi totalement nue devant vous, qu’ils ne s’offusquent pas, ils n’ont qu’à observer discrètement mon délicieux pinceau au galbe parfait, le soir lorsqu’ils sont seuls, découvrant subrepticement mon profil avantageux en mâchouillant fébrilement le capuchon de leur stylo, imaginant qu’ils tiennent entre leurs lèvres mes minuscules phalanges rosées.

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Attention tout de même à ne pas trop lécher directement l’écran vous pourriez risquer une électrocution aussi bête que dommageable pour votre ordi.

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Sister « déshabillez-moi… oui mais pas trop vite… »

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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 20:57
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Once upon a time... oui, ça fait toujours bien de commencer comme ça, enfin j'aime bien.
Bref, il y a bien longtemps de cela, j'avais émis le souhait de gratifier un petit morceau de mon épiderme avec un tatouage. A l'époque, ce n'était pas si courant. Non que j'approche dangereusement la cinquantaine, non j'en suis loin, n'empêche que maintenant c'est devenu très répandu. Mais ce n'était pas le cas il y a une quinzaine d'années. Enfin, contrairement à ceux qui vont dans la boutique pour trouver un motif, moi j'ai déjà une idée très précise de ce qui me plairait. Toutefois, je ne me lasse pas d'admirer (ou de frémir) face aux oeuvres d'autres personnes qui ont sauté le pas.
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T'as d'beaux yeux tu sais...
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Par hasard, je suis tombée sur ce site et voilà l'un des plus étonnants spécimens que j'y ai trouvé, impressionnant non ? Totalement délirant oui ! Je n'ose pas imaginer la tronche du DRH qui reçoit ce type pour un poste de guichetier dans une banque ou comme serveur en boulangerie. Un truc à faire peur aux gosses quand même !
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Le florilège des horreurs est conséquent et je vous invite à faire un tour dans ces pages, ça vaut le détour et risque fort de vous dégoûter d'effectuer la moindre manoeuvre de tentative picturale sur votre corps (d'athlète ou autre).
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Le problème avec la tête de ce mec, c'est que quand il sera vieux et qu'il poussera un roupillon dans un parc, y'a de fortes chances pour qu'il se retrouve en bière ou sur la table d'un médecin légal avant même d'avoir réellement poussé son dernier soupir.
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Ça fait rêver, non ?
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Sister "à l'épiderme vierge".

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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 23:39

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L’autre soir, dans mon métro habituel, il m’est arrivé une expérience peu banale, quasiment inavouable.

Alors que je me laissais porter par la musique vissée sur mes oreilles, le nez dans le 20’ du jour à décortiquer les news en balançant doucement sur les rythmes Depeche Modiens, quelques personnes montent dans la rame.

Un type s’assied sur un strapontin, dans ma diagonale, je lui jette un coup d’œil machinal, et replonge dans ma lecture, mais soudain je relève brusquement la tête comme on le fait lorsqu’on s’aperçoit qu’il s’agit d’un visage connu ou d’une célébrité.

Or là, je ne le connais ni d’Eve, ni d’Adam, c’est un parfait inconnu. Pourtant, je suis totalement bouleversée et déboussolée par sa présence, la sensation est vraiment bizarre. Ce n’est pas « The beau gosse of the year », mais je suis scotchée, pétrifiée sur mon siège en skaï. Je rebaisse un peu le regard pour ne pas le mettre mal à l’aise et me rends compte que j’ai incroyablement chaud, mes joues doivent être écarlates ! Je constate qu’il semble être dans le même état.

Non ce n’est pas un coup de foudre, il s’agit d’autre chose, plus troublant… On se balance d’imperceptibles œillades et je tente d’analyser ce qui nous arrive.

Cela pourrait ressembler à une forme de complicité, or c’est bien plus fort que ça, plus rare, carrément inouï en fait ! Inutile de se voiler la face, j’ai tout simplement envie de lui, je suis face à une pulsion terrible et cela est tout aussi tentant qu’effrayant.

Comme moi, il est chamboulé et un peu perdu, il esquisse un sourire étonné et je pince mes lèvres pour exprimer la dualité des sentiments qui m’envahissent. Incroyable, mon système limbique est sans dessus dessous, le cerveau reptilien a pris le contrôle et je ne maîtrise plus rien. Il semblerait que le démon du 5 à 7 (petit frère de celui de midi) ait pris le pouvoir. J’ai l’impression qu’il n’y a plus que nous ici et maintenant, le monde autour a disparu, j’ai comme une sensation de flottement, mon corps est devenu bouillant et mes pensées sont confuses. Que faire ? S’il se levait maintenant et me tendait juste la main en signe d’invitation, je le suivrais, sans un mot, docile et volontaire, prête à sombrer vers l’appel de la chair.

Mais il reste là, en proie à ses envies similaires aux miennes, muselé par sa morale, emmuré dans ses principes.

Je lève un sourcil interrogateur, il me lance un regard gêné et empreint de doute.

Nous savons tous deux que cela est absolument hors norme et n’avons donc aucune idée de l’attitude à adopter. Comment réagir face à cette situation inédite ? Devrions-nous nous jeter l’un sur l’autre et profiter de l’instant présent ? Au risque de mettre en péril le fragile équilibre de nos vies respectives…

Nous avons été pris au dépourvu et n’étions pas préparés à vivre un tel événement dans ce lieu impersonnel et fonctionnel.

Non, nous n’avons pas osé céder à nos pulsions et ce sont les bonnes mœurs qui ont repris l’avantage. Je l’ai laissé s’éloigner en baissant les yeux, signe de l'acceptation implicite d'une impuissance face à un adversaire plus fort que soi. Sans heurt, nous avons repris le cours de nos existences ordinaires.

A ce jour, je ne sais toujours pas si cette décision était la bonne, mais je suis sûre d’une chose, c’est à quel point il est intrigant et puissant de ressentir que le cœur a ses raisons que la raison ignore.

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Sister « crumble to dust »

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 00:02

Mes mains te croqueront, comme elles se plantent dans la chair de ce fruit.

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Je voudrais croquer ta pomme, mon très cher Adam

Gouter à ta chair, à sa saveur de piment

Mes caresses sont subtiles et du bout de mes dents

Te promettent des sensations, encore et longtemps

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Pourtant tu en voudrais plus, prendre l’avantage

Mais c’est moi qui commande et règne sans partage

Sois donc sourd à tous ces bruits et aux commérages

Car ici je mène la danse, ne sois pas si sage

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Le temps est trop court, la vie passe vite

Voilà le printemps, nos molécules s’agitent

Mais vas y fonce donc ! Pourquoi tu cogites ?

Il est bien naturel que le doute t’habite

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Ce soir prépare-toi car je passe à l’attaque

Inutile de feinter, te prétendre patraque

La surdose d’endorphine te donnera une claque

Entendre juste ton souffle sur les ressorts qui craquent

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Nous recommencerons, pas tout à fait pareil

En oubliant le monde, la journée de la veille

Ces instants suspendus, ardents comme le soleil

Nous plongerons ensemble dans un divin sommeil…

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Sister "féline gourmande qui se pourlèche les babines"

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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 23:18

Préambule :

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Oui, rassurez-vous, je ne vais pas commencer à encenser ma chef, ce n’est pas mon genre et vous le savez très bien. Je sais dispenser des compliments lorsqu’ils sont mérités, ici il n’en est point question, ma supérieure est loin d’être une sainte, oublions-la.

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Ouvrons les yeux, le calendrier va nous aider à trouver la réponse, bête comme choux (à la crème) : aujourd’hui c’est la Saint-Honoré. Et ce saint homme s’avère être l’emblème des pâtissiers. Je ne m’étendrai pas sur le pourquoi du comment, d’autres sites le feront mieux que moi. Juste que, comme j’ai quelques accointances avec le milieu par mes aptitudes culinaires et mes folies gastronomiques, je voulais en mes pages leur rendre hommage. Un jour prochain, je serai des leurs.

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Ci-dessous, un gland rose avec son bout chocolat (n'y voyez aucune allusion... enfin si, je n'ai pu m'en empêcher), également appelé "Salombo" (ce qui est immédiatement moins... poétique).

Oui, ça ressemble à George W. Bush, mais avec un air plus intelligent quand même !

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Voici donc le petit récit d’une aventure vécue, comme les autres qui s’alignent au fil des jours.

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Qu’est-ce que je vous sers ?

… tout sauf une soupe à la grimace en hors d’œuvre et ce sera déjà un bon début.

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Je ne sais pas si vous avez la chance, l’honneur et l’avantage d’avoir près des chez vous des commerçants souriants et serviables, mais cette denrée est bien rare en notre belle contrée.

La France s’enorgueillit d’une certaine douceur de vivre, elle est réputée pour sa technologie, ses paysages, sa richesse culturelle… et sa gastronomie bien sûr !

Ces nombreux atouts nous donnent l’opportunité d’accueillir chaque année des touristes par milliers (ou plus si affinités).

Pourtant, lorsqu’on les interroge sur leurs impressions concernant notre doux pays, ce qu’ils ont apprécié et ce qu’ils déplorent, alors le constat est unanime (autant qu’affligeant et dommageable) : « La France serait parfaite… sans les Français ! ».

Oui, vous ne rêvez pas. Le grief revient régulièrement dans leur bouche et systématiquement en ce qui concerne note manque d’amabilité et de serviabilité.

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Ici le portrait d'une religieuse pas très catholique vu ses atours affriolants. La perversion est partout mes amis.

Vous commencez par croquer le petit choux ou le plus gros ?

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Si on observe un peu la situation, le premier contact que quiconque a avec un pays étranger (et ce, depuis la nuit des temps) se fait par les échanges commerciaux.

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En la matière, nous sommes nullissimes car la moindre des choses quand quelqu’un vient jusqu’à vous pour y dépenser quelques sesterces, dollars, euros, bref son pécule, la moindre des choses est évidemment de savoir le renseigner, le conseiller, le servir. Pour que la relation - si brève soit-elle - se passe au mieux, le plus simple est d’ajouter à la sauce, une bonne dose de sourire.

Oh oui mais en réalité on tombe plutôt sur : « on n’a pas de ça ici », « ce n’est pas dans les habitudes de la maison », « et pour quoi faire ? ».

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Que celui qui n'a pas reconnu de quoi il retournait sur la photo ci-après se fasse connaître auprès des services vêtérinaires, on va le piquer sans délais.

A peine sortie du four, j'en ai encore l'eau à la bouche.

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Du garçon de café à la boulangère, du cordonnier à la dentiste, de l’hôtelier à la maraîchère, sans cesse le même constat : à peine un bonjour et en prime on vous écoute d’une oreille distraite.

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Quel dommage de ne pas tendre vers l’excellence juste par le manque de cet ingrédient simple et si bon marché qu'est le sourire.

Etre reçu avec quelques égards apporte un tel plaisir ! Cela en fait sans conteste le « plus produit » qui change tout.

Savez-vous qu’elle est la différence entre un service ordinaire et un service VIP ? Hé bien dans ce dernier, il y a une vraie prise de conscience de ce qu’est la notion de service. On vous écoute, on s’exécute, on vous accompagne dans votre requête, tout simplement.

Force est de constater que nos vendeurs (au sens large) manquent donc cruellement de ce fameux « esprit commerçant ». Souvent même, ils sont d’une mauvaise foi écoeurante :

- euh, les chaussures, je les voulais en 40

- ah bon ? Ce n’est pas une taille 37 que vous m’aviez demandée ?

=> il est rare de se tromper en la matière…

 

- Monsieur, j’avais commandé une glace fraise-chocolat, or vous m’avez servi du café à la place de la fraise

- et ça ne vous convient pas ?

=> il me paraît évident que si j’avais voulu du café, c’est ce que j’aurai demandé dès le début !

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Alors, en général, ils repartent en grommelant et vous reprochant (du bout des dents ou dans leur barbe) de ne pas vous contenter de ce qu’ils vous ont apporté. Ils semblent trouver bizarre qu’on ne se satisfasse pas de ce qu’ils ont fourni par erreur, parce qu’ils ne vous ont pas écouté. Ils s’en foutent royalement de ce que vous voulez, ils ne cherchent qu’à encaisser leur fric.

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Je ne veux pas stigmatiser ou généraliser ces cas à toute la profession et jeter l’opprobre sur tous les marchands, n’empêche que lorsque j’ai la possibilité de faire un détour pour côtoyer des personnes aimables, je ne prive pas !

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Ne craquez pas sur l'image messieurs, vous commencez à baver sur votre clavier, ça fait désordre.

Oui, je sais, c'est cruel pour vous messieurs.

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L’autre jour, avec ma collègue, on se demandait si en laissant la monnaie à la taulière on réussirait à lui décrocher un début de sourire, peine perdue ! On avait l’impression de la faire chier en venant dans sa boutique. Si elle ne veut pas qu’on l’embête, ne voir personne, elle devient gratte-papier au fond d’un bureau et elle oublie le commerce, c’est plus simple !

Comme en plus la fraîcheur des ingrédients de ses quiches et tartes n’étaient pas irréprochable, la sanction va tomber, sans appel, irrévocable : boycott !

Ces gens ne méritent pas de prendre la place d’autres plus méritants.

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Justement, en la matière, il y a un contre-exemple, une prestation à saluer : celle d’un M.O.F. (Meilleur Ouvrier de France) dont le métier est de nous régaler de pâtisseries admirables et qui parfois « tient la boutique ». Il exerce place de la Nation (Paris 12e). C’est un grand timide, avec des faux airs de Bocuse (en moins arrogant). Pas bavard et plutôt sur la réserve, en revanche sa patience et son professionnalisme sont aussi remarquables que ses gourmandises.

Ses douceurs sucrées sont un plaisir pour le palais, sa retenue polie est une invitation à revenir… ce que je ne manquerai pas de faire !

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La gourmandise est un vilain défaut ? Ca je ne crois pas.

En revanche, l’impolitesse est une tare et une forme de vulgarité. J’en suis persuadée.

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Sister « à déguster avec les doigts »

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P.S. : je précise que les photos de gâteaux présentées dans l’article représentent soit mes œuvres culinaires perso ou des éléments achetés dans une boulangerie « classique ». Les délices de Monsieur SAFFERS n’ont pas le temps d’arriver jusqu’à chez moi, ils sont dévorés dans l’instant, tant je succombe illico à la tentation.

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Pour le bonus, c'est juste que, quitte à présenter des friandises à croquer, je rêve de déguster celle-ci "sans pain ni beurre".

Message subliminal : Dave Gahan, my e-mail is just at the bottom of this page, on the left.

La grande classe, le charisme, juste... parfait !

 

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