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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 01:17

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Cela n'a pas pu vous échapper, le menton velu s'est répandu sur le monde telle une épidémie infernale et ce week-end nous avons franchi le pas ultime, les femmes aussi ! Oui, enfin non, ou presque. Disons qu'avec la consécration de Monsieur-Dame Saucisse d'Autriche qui a brandi le trophée du concours de chant le plus ringard de tous les temps, j'ai peur que le mouvement ne gagne aussi la gente féminine. Ce n'est pas que je ne connaisse pas quelques représentantes avec une certaine pilosité faciale assez présente, mais bon, quand même, non, évitons. Sans compter que ça doit être chiant pour se maquiller et savoir où on place le blush rose sur les joues quand il reste si peu de place.

 

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En fait, je dois vous l'avouer, je ne suis pas adepte du poil, mais alors pas du tout ! Depuis quelques années, je vois progressivement les mentons se garnir de cet "ornement" qui auparavant n'avaient pas droit de cité chez ces messieurs et dont on traquait l'arrivée à grands coups de rasoirs à 5 lames qui telles des petits samouraïs du glabre, conservaient au mâle cette impeccable netteté épidermique. Mais ça, c'était avant. Oui, avant cette grande vague d'uniformisation pileuse engendrée par le mouvement hipster. Non content d'être habillés comme certains soixante-huitards, ils ont fait revenir en force la moustache et la barbe de 3 jours ou plus. Ou plus oui, mais pas trop. Attention, y'a barbus et barbus. Certains sont considérés comme hypes, qui ont le swag et gèrent grave la tendance parce que la pilosité est contrôlée, taillée, maîtrisée et orthonormée. Alors que d'autres (dont le poil est nettement plus long et plus "brut") font flipper tout le monde parce qu'ils font partie de mouvements d'intégristes près à tout faire sauter pour leur "guerre sainte". Donc ça ne rigole pas dans les rangs, choisi ton camp camarade. Velu un peu, ça va, velu à donf', ça génère de la méfiance. D'ailleurs, on ne voit pas trop de hipsters dans le moyen orient, ceci explique cela, la confusion serait trop risquée.

 

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Je sais que depuis la nuit des temps, les critères de beauté et d'esthétique changent selon les modes, les époques, les cultures, mais ce qui m'étonne, c'est l'ampleur du phénomène.

Qu'est-ce qui justifie un tel essor ? Il faudrait demander aux aficionados du contrôle pileux.

Une volonté d'exprimer sa virilité ? Je ne pense pas, car on peut être efféminé avec du poil sur les joues. Tout comme on peut être bien chargé en testostérone sans être un yéti en herbe.

C'est mieux pour la peau car elle est moins agressée ? Oui, bon, ça je peux le comprendre, mais maintenant, il n'y a plus de rasage du tout, on est passé d'un extrême à l'autre.

Ca permet à ces messieurs de gagner 10 minutes dans la salle de bain ? Hum, c'est sûr, comme ça, monsieur peut dormir un peu plus ou être sûr de ne pas rater son train.

Il paraît que ça cache le double-menton ? Que dalle ! Je ne sais pas qui vous a vendu l'idée, mais elle est moisie comme excuse.

Parce que "c'est cool, ça me va trop bien, tu ne trouves pas ?". Non, justement, je trouve que ça vieilli et si ce n'est pas bien dompté, ça fait vite crade ou clodo.

 

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Chacun ses goûts, moi je n'aime pas ça. Pas du tout. Et je pense que mes arguments sont aussi recevables :

- quand on vous embrasse, ça pique et ça irrite

- pour ceux qui se teignent les cheveux, le haut du crâne paraît 20 ans plus jeune que les mâchoires hirsutes et ça, c'est franchement chelou

- si le poil ne pousse pas avec la même densité partout, ça fait des "trous" étranges sur certaines parties du visage.

Et surtout, vous finissez tous par avoir la même tête, ce qui est vachement dommage.

 

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Sister "Tous à poil sans poils !"

 

Chronique 12052014 Chronique 12052014

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 23:50

L’autre jour, en me baladant dans mon grand magasin parisien préféré, j’ai machinalement pris sous le bras leur classieuse revue, sorte de catalogue publicitaire pour mettre en scène les articles tendances que s’arrachent les fashionistas. C’est toujours instructif pour quelqu’un comme moi qui ne feuillette la presse féminine que chez les toubibs, je découvre à chaque fois avec stupeur cet étalage de tenues souvent affreuses et immettables, mais qu’il est obligatoire d’avoir dans son dressing, sous peine d’être « out » de la IT tenue du moment.

 

Cette fois,  j’avoue que je suis tombée des nues rien qu’en visionnant la 1ère page et la 4e de couverture. Limite j’ai pensé que c’était un fake torché vite fait en août par des stagiaires dépressifs. Mais non, y’a pas à tortiller, c’est bien l’œuvre de l’une de nos plus prestigieuses grandes marques de luxe qui fait la promotion de ces horreurs.

Je vous laisse vous faire une opinion sur ces trucs, mais ce qui me choque, c’est que des créateurs pondent à grands frais des articles aussi immondes et que personne n’ose leur dire : « hey mais faut ouvrir les yeux là, c’est à chier, ça ne va à personne, d’où sortent ces couleurs qui piquent les yeux ? » ou du genre : « OK, vous êtes une artiste visionnaire, une créatrice respectée, mais faut arrêter la déconne là, on a une collection haute couture à vendre alors tu te mets au boulot et tu sors une idée vraiment novatrice ».

Pourtant non et ça donne le look ci-dessous.

 

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Je ne sais pas vous, mais rien que le pantalon rouge trop large, avec un gros pli marqué et un feu de plancher, donne l’impression que le mannequin pèse 80 kg alors qu’elle doit en faire la moitié. Quelques pages plus loin, on apprend les tarifs de cette tenue et là, y’a de quoi frémir. D’après mon estimation, juste en accessoires (donc tout sauf les fringues), elle en a pour plus de 6600 € sur le dos ! L’avantage est donc que ce mauvais goût n’est pas prêt de se répandre trop rapidement dans nos rues. A la bonne heure !

 

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Quant à la photo suivante, je vous laisse vous faire votre opinion et pleurer un peu ou vous évanouir carrément. Heureusement que le travail photographique est réussi et que les sacs sont très jolis, car le reste me fait tout simplement gerber. Il faudrait me payer cher, très cher pour que je porte ce genre de choses. Rien que les pompes, c’est monstrueusement laid.

 

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Qu’en penser ?

Que les gens pétés de thunes se laissent guider par des créatifs imposteurs ?

Que les gravures de mode sont tellement blasées qu’elles en ont perdu leur libre arbitre ?

Que ce monde est si fermé de la mode devrait arrêter de se regarder le nombril, car il est flagrant que personne n’a assez de bon sens pour leur ouvrir les yeux…

 

Je ne sais pas, je ne comprends pas ce monde étrange et continue de m’interroger sur ce qui pousse les gens à claquer tant de fric dans des futilités hautement périssables.

Si encore ça faisait vendre du savoir-faire français, je ne dis pas, mais c’est de moins en moins le cas, alors je passe mon chemin et c’est mieux ainsi.

Néanmoins, je continue à rêver au jour où un couturier aura envie de mobiliser son talent pour rendre les femmes belles grâce à des vêtements qui les mettront en valeur.

 


Sister « where is the touch of glamour? »

 

Chronique 01092012 Chronique 01092012  

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 23:52

Il y a un grand classique dans mon petit cerveau qui turbine, c’est la faculté que j’ai à me poser mille et une questions, tout le temps, sur tout, même pour un rien.

On peut dire que ça représente une forme de curiosité mais c’est aussi très frustrant quand je ne trouve pas de réponse.

 

Parmi ces interrogations qui me taraudent, il y en a une qui me chatouille chaque jour, c’est de comprendre pourquoi les claviers de téléphone et de télécommande ont les chiffres avec la numérotation qui commencent en haut à gauche, alors que sur les pavés numériques des ordinateurs, c’est inversé.

 

P1090806

 

Ca n’a l’air de rien, mais il n’y a aucune logique dans ce truc. Autant le système QWERTY ou AZERTY peut se comprendre, mais pour du numérique ?!?

Si vous avez la réponse, n’hésitez pas à me renseigner, car le doute m’habite.


 

Sister « je ne suis pas un numérooooo »

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 01:08

Non, vous ne rêvez pas, c’est aussi vrai que cet été est pourri.

Non, je ne suis pas en train de me prendre pour une espionne internationalement recherchée et classée « ennemie publique N°2 ».

 

Bon, vous êtes sur les dents à vous demander comment j’ai réchappé à la mort ?

Vous tremblez déjà à l’idée d’apprendre comment je me suis sortie de ce piège mortel ?

Là, votre palpitant est carrément au taquet en imaginant ce qui a pu se passer, pourquoi moi ? Par quel mode opératoire ? Est-ce que mes matous s’en sont sortis indemnes ? Ma légendaire recette du riz au lait restera-t-elle à jamais mon secret ?

Vous le saurez au prochain épisode…

 

Mais non, bien sûr que je ne vais pas vous laissez comme ça, en vrac, dévorés par un suspens haletant et tendus comme des strings, prêts à craquer.

 

Voici donc votre nouveau feuilleton de l’été : « Sister contre le gaz toxique ».

 

J’me baladais, sur l’avenue, le cœur ouvert, à l’inconnue… Euh non, ça c’est pour l’intermède musical… reprenons.

 

Chaque matin après la douche, je me sèche les cheveux avec l’appareil dédié à cet usage, puis, pour maintenir un semblant de tenue capillaire, je mets un soupçon de laque. Depuis des années, cette opération anodine n’avait jamais posé problème. Elle est même d’une banalité affligeante pour des milliers de femmes (et d’hommes).

Pourtant, l’autre jour, je constate que j’arrive en fin de stock, le contenant est vide, il faut que j’en rachète.

 

N’étant pas du tout une adepte du marketing à tout crin, je me fiche pas mal de savoir laquelle est la plus efficace, la plus tendance, la plus girly, etc. Pour faire simple, j’avais acheté la même que ma mère, c’est dire !

En revanche, pour mes cosmétiques et produits d’hygiène, je les choisis par correspondance et uniquement du bio.

N’ayant pas envie de passer une commande juste pour ça, je profite d’un passage en hypermarché pour en racheter une, mais, oh surprise, il en existe pléthore ! Quel intérêt qu’elle soit pour cheveux fins, frisés, colorés, cassants ? Ça fait le même usage. L’une qui fait briller, l’autre qui assure un maintien fort ou normal, une troisième enrichie en kératine et des dizaines d’autres aux promesses alléchantes autant qu’inutiles.

M’en fous pas mal. Je pensais donc reprendre la copie de celle qui a rendu l’âme, mais me voilà devant un choix à faire. Dans la catégorie Elnett de L’Oréal, il en existe au moins 3 différentes et je n’ai aucune idée de celle que j’avais prise la dernière fois. Seule différence, un petit médaillon de couleur qui dit « fixation forte », « fixation normale » et « cheveux secs ». Pff… me voilà bien, ça n’a aucune importance alors je prends la « forte » histoire de me dire comme ça j’en mettrais encore moins pour le même résultat. Bien mal m’en a pris !

Le lendemain matin, rituel classique et arrive l’instant où je sors ma bombe de laque pour sa tâche habituelle et là, en quelques secondes, je me mets à étouffer, le souffle court et haletant comme si je faisais une crise d’asthme ! Sachant que je n’ai jamais eu de problème pulmonaire ou autre, je peux vous dire que c’est flippant ! Obligée d’aller me mettre à la fenêtre pour essayer de respirer calmement. Ce sentiment d’étouffement et de suffocation est très perturbant et d’autant plus quand on ne s’y attend pas le moins du monde, tranquille devant sa glace.

 

Il m’aura fallu plusieurs minutes pour ne plus avoir l’impression de manquer d’air comme si j’étais sur l’Annapurna et je ne pensais pas qu’un aérosol de si grande consommation puisse provoquer un effet si violent. Là, c’est au-delà du simple désagrément parce que si j’avais eu des problèmes respiratoires, j’aurais pu crever toute seule dans ma salle de bain.

 

Inutile de dire que je vais contacter le service consommateur de L’Oréal pour leur remonter les bretelles de façon musclée. Il n’est pas exclu que j’écrive aussi aux associations de consommateurs, parce qu’on le vaut bien !

 

Mes-images-2011 1436-copie-1

Je ne sais pas si cela vient du gaz propulseur ou d’un composant du produit lui-même, mais ça me renforce dans l’idée que l’industrie chimique et moi sommes fâchées définitivement. Trop de laxisme, trop de course aux profits, trop d’approximations, trop d’hérésie, je préfère m’en tenir à des recettes simples (presque rétrogrades) mais qui ont fait leurs preuves depuis des générations.

 

Je n’avais pas eu d’ennui avec l’autre modèle et je ne pensais pas risquer ma peau en prenant Elnett « pastille rouge » au lieu de « pastille bleue ». Comme quoi, on peut frôler la mort avec un geste super anodin.


 

Sister « à bout d’souffle »

 

Chronique 07082011 Chronique 07082011

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:52

Et vlan ! Prends ça dans ta face, toi pauvre petite naïve ridicule qui ose encore penser que le monde n’est pas si moche et les gens pas si pourris. Oui, tu l’as bien mérité, c’est bien fait pour ta gueule, on t’avait pourtant dit de te méfier, d’arrêter de vouloir saisir une part de bonheur qu’on te tend, c’est juste un piège, un de plus. Toujours cet éternel miroir aux alouettes.

 

Mais tout était là, les ingrédients parfaits, une entente impeccable sur tous les plans, une osmose comme jamais, un truc tellement rare qu’on se pince pour y croire. Ça semble tellement réel, tellement possible… Au début, je me suis méfiée, en me disant que c’était trop beau pour être honnête, qu’il ne fallait pas se monter le bourrichon. Puis, la confiance aidant, la relation s’installant, j’ai peu à peu fait tomber l’armure… Au fond de moi, je voulais y croire aussi, me dire que s’il n’y a rien de sûr, il y a déjà un peut-être… Foutaises !!! Ah tu as laissé transparaître un peu de ta fragilité, petite blonde insignifiante dans ce monde de brutes, paf ! Tu l’as bien mérité, on ne baisse pas la garde, jamais ! Tu le savais, ça fait des années que tu dégustes, que tu te protèges, que tu crois te préserver des mauvaises rencontres, mais le diable est perfide et a pris une apparence angélique pour mieux te croquer.

Tu avais accordé ta confiance, ce sentiment qui se distille encore plus parcimonieusement que des « je t’aime » et te voilà qui dégringole.

 

Chacune de nos rencontres était comme un élan vers le firmament de la complicité. Sa simple proximité m’apportait une paix intérieure et un bien-être incroyable. Je volais vers lui avec la légèreté d’une promesse de sérénité parfaite, d’un pas plein d’allégresse et empli de joie. J’aurais pu abattre des montagnes pour « avoir ma dose ». C’était tellement génial, incomparable, puissant !

Quand on atteint le 7e ciel, on n’a qu’une envie, recommencer, s’étourdir de bonheur, planer et devenir une sorte de pur esprit gorgé d’une plénitude rare.

 

Aucun nuage à l’horizon, rien qui ne puisse venir mettre d’ombre au tableau. Juste un manque de temps pour s’apprivoiser totalement, pour oser franchir la terrible barrière du quotidien, car on sait bien qu’il s’agit d’un poison qui ronge les sentiments et les pulsions aussi sûrement que les embruns salés arrivent à grignoter le métal le plus dur.

 

Rien en vue, temps clair, mer calme. Le temps est suspendu, il n’altère rien, on reprend à chaque fois là où on avait arrêté et, comme un planeur profite des courants ascendants, la qualité de notre relation grimpe d’un cran à chaque rencontre. Comment imaginer quoi que ce soit de négatif quand tous les voyants sont au vert ? C’était inutile, stupide même. Pas la peine de se pourrir la vie avec des hypothèses de nuage noir ou de gros temps quand tout s’annonce sous les meilleurs auspices.

 

Et j’entends déjà la voix off : « Mais tu vas la fermer ta g… !!! Tu ressasses encore des relents de vie idyllique alors que tu viens de te faire jeter comme une merde ! Tu es totalement maso ! »

Oui, j’ai l’impression d’avoir sauté en parachute avec lui, tout planait tranquillement, c’était agréable, super grisant, la grande classe et là, sans raison apparente, sans motif, sans autre  forme de procès, il a coupé toutes les suspentes d’un coup net sur le Net. Je me suis vue m’écraser lourdement, sans un mot, sans explication. Aspirée par ce trou d’air, j’en ai le souffle coupé, je suis au fond du gouffre, bonne à ramasser à la petite cuillère, hors service, foutue. Moral en miette, j’ai l’impression que tout s’est encore écroulé autour de moi, j’avance comme un zombie au milieu de ma vie. Le choc vient de se produire alors j’écris pour tenter d’exorciser. Espérant que les mots vont me donner une explication à défaut d’une solution. C’est désespérant, car rien ne vient d’autre qu’une nostalgie sourde d’un passé si récent et trop présent désormais. Tel un boxeur, je suis sonnée, sur le flanc, déconnectée.

 

« The story of my life ». Toujours la même histoire, je me fais des films, je veux y croire, je baisse ma garde et bing ! Un gros uppercut dans ma tronche. KO debout.

 

Maintenant, je finis par comprendre les gens qui choisissent de « fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve ». Oui, après tout, on ne risque pas de se brûler tant qu’on ne s’approche pas de la flamme. Sauf que moi j’ai besoin d’être réchauffée, d’y croire, de partager autre chose que des banalités quotidiennes. J’ai l’impression d’être dans un semi-coma, de gâcher ma vie en perdant ces instants précieux qui ne se représenteront plus.

 

Hasard ou coïncidence, j’ai eu besoin d’écouter Air « Pocket Symphony » pour écrire ces quelques lignes. Et en constatant que oui, j’avais besoin d’Air et d’air. J’ai l’impression d’étouffer sous mes pensées qui se bousculent, je me sens assaillie d’idées sombres, de sentiments de trahison, d’une forme de culpabilité ridicule envers moi-même, un besoin de fuir ça et tout le reste. L’horreur d’avoir voulu y croire, encore. Mais je suis à terre, plus bas que terre en fait, en dessous de tout, détruite.

Je suis un ectoplasme. Dégoûtée, écoeurée, vidée.

La vie est cruelle, elle n’épargne pas les fragiles.

 

Plus la drogue est forte, plus le manque est douloureux, plus on morfle.

 


Sister « very very bad trip »


 

Chronique 15052011 Chronique 15052011

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 22:56

En surfant au gré du Web, cliquant sans but précis, je suis tombée sur ce site et notamment sur la photo ci-dessous.

La légende résume exactement la stupidité de notre mode de vie et nous pousse à réfléchir sur l'absurdité de nos actes.

A vous d'en juger.

 

Pour les personnes fâchées avec l'anglais, cela dit :

"deux arbres morts soutenant un arbre vivant".

 

Capture tree  

 

Title: Two Dead Trees Supporting a Living Tree
Year: 2007
Photo by Lotte Stekelenburg

 

 

Sister "désabusée"

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 16:15

Un anniversaire : 30 ans... que la maladie a été découverte

Un jour : le 1er décembre... pour mobiliser et faire prendre conscience

Un frisson : 50 000 personnes en France... vivent avec le virus sans le savoir

Un geste : la capote... toujours

Un don : quelques euros... pour faire avancer les soins, la science et les traitements

Une assurance-vie : le test de dépistage... régulièrement, parce si vous êtes réglo, votre partenaire ne l'est peut-être pas autant que vous le pensez

 

Ca n'arrive pas qu'aux autres, alors protégez-vous.

 

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 01:35

Il faut bien l’avouer, on va rarement chez son arracheur de dents par plaisir. On se résigne, parce qu’on n’a pas le choix et on a tous connu ça, il faut y passer un jour ou l’autre.

 

Le bilan est sans appel, quand on sort de son officine, on a les gencives anesthésiées et puisqu’on ne sent plus rien, on a tendance à baver comme un bouledogue, ce qui donne une allure d’un glamour incomparable.

 

Puis la douleur se réveille et là, on commence sérieusement à déguster. Assez rapidement on retrouve ce que les publicitaires appellent « des sensations vraies ». Oui, c’est assez troublant. Là, par exemple, j’ai l’impression d’avoir pris un uppercut direct du droit et que la moitié de mes mandibules ont été écrabouillées, c’est fort sympathique. En fait, j’ai dans l'idée qu’on m’a un peu arraché la moitié de la mâchoire.

 

Du coup, après avoir incarné un clébard bavant, on se retrouve dans la peau d’un petit vieux ayant mis à tremper son appareillage dans le Stéradent pour avaler sa soupe tranquille. Tout fait mal, le chaud, le froid et comme on ne peut plus mâcher, on avalerait bien tout avec une paille pour que rien ne touche l'espace  qui se trouve entre les lèvres et la luette.

Mieux vaut donc ne pas prévoir de rendez-vous quelconque après, sinon vous êtes foutus. On ne peut pas garder une prestance valable quand on ne peut rien articuler et qu’il faut se résigner à des aliments liquides qu’on s’ingéniera à ne pas mettre en contact avec la zone douloureuse.

 

Je pense qu’après les huissiers, les inspecteurs des impôts et les pervenches, cela fait partie des professions les plus haïes. D’ailleurs, quand on vient les voir, c’est qu’on est dans un tel état de souffrance qu’on est prêt à en subir une encore plus forte dans l’espoir que cela cesse enfin.

 

A bien y réfléchir, l’expérience ressemble aussi à une intensive séance de sport, le lendemain on a l’impression de découvrir des muscles dont on ignorait jusqu’à l’existence la veille. Là, j’ai la cuisante impression de faire connaissance avec des terminaisons nerveuses fort sensibles et qui ne m’avaient pas semblé si nombreuses avant qu’on ne les titille à coups d’instruments de torture.

D’ailleurs, au-delà de la roulette et de l’aiguille, dont la simple évocation vous provoque comme une gêne immédiate et un rictus de dégoût et de peur sur le visage, il y a aussi cet infâme petit pique de métal que le praticien va vous planter partout pour vérifier là où ça fait mal. Mais cet engin fait mal où qu’on le foute ! C’est comme si je vous glissais une brindille de bambou sous les ongles, vous souffririez immédiatement, alors pourquoi nous posent-ils la question ?

 

Et puis c’est comme chez le garagiste, on arrive pour un truc simple, bien défini, « on a mal là », puis on nous apprend que telle autre quenotte n’est pas brillante, qu’un détartrage ne serait pas du luxe et que le plombage du fond montre des signes de fatigue évidents. Du coup, on ressort de là en se disant qu’on va y laisser un bras pour remplacer deux chicots. Sérieux, je n’avais pas prévu de me payer une couronne à Noël… « Euh, docteur, vous êtes sûr que c’est vraiment indispensable ce bout de céramique au prix d’une semaine à Marrakech ? ».

Bon, pour cette fois j’y échappe, mais j’ai trois autres rendez-vous de programmés, c’est un peu comme pour la baraque, on devrait faire faire un devis, ce serait plus raisonnable.

 

Il y a aussi l’étape de la prise en charge : « Allô, la mutuelle, oui, vous remboursez quoi sur le dentaire ?... Ah, euh, mais avec ça je peux à peine payer le soin d’une carie… Oui, bon, je vous recontacterai ». Hum, autant pour se faire financer une bagnole, y’a la prime à la casse, mais pour les ratiches, que dalle ! C’est tout pour ma pomme ! Comme si c’était une opération de confort. Je ne viens pas me faire épiler, mais réparer ce qui me sert au quotidien pour bouffer et pourtant y’a pas moyen d’avoir une aide. Pareil que pour l’optique, on n’y coupe pas, faut raquer.

 

Et dire que cette nuit je vais peut-être rêver de canules d’aspiration, l’inlay, de daviers et autres instruments de bourreaux des crocs… Ça ne m’inspire pas un sommeil paisible tout ça, mais bon, on m’avait promis que c’était sans douleur pourtant…

Ah ces dentistes… ils mentent comme des arracheurs de dents…

 

 

Sister « zozote un peu aussi »

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 00:03

 

Vous avez sûrement entendu parler du meilleur job du monde, être payé à tester des plages de rêve et des îles somptueuses, ah oui, ce n’est pas facile tous les jours, comme on dit : « y’a pas de sots métiers ». Bon, maintenant, imaginez l’inverse… Totalement l’inverse !

Comme je disais à une amie, à part vider des poulets dans un abattoir sarthois, je crois qu’il n’y a pas pire job (bon, là j’en rajoute un peu, mais c’est pour faire monter le suspens, je peux hein, c’est mon site d’abord). Allez, je vous dresse un état des lieux de ce truc, pas loin du zéro absolu niveau envie de se lever le matin pour gagner sa croute.

 

P1090019

 

Voici les ingrédients pour bien réussir la pire recette de la vie de bureau.

Prenez évidemment un open space bien chargé en mobilier peu pratique et encombrant, armoires, caissons, mini-cloisons et fenêtres donnant sur un environnement bruyant.

Ajoutez 20 personnes, deux imprimantes, un photocopieur, un fax et plein de téléphones qui sonnent non stop.

Pimentez avec une adjointe de la chef tendue comme un string et si stressée qu’elle part dans des crises de larmes tant la pression est forte. Elle tremble tellement qu’elle a du mal à allumer ses clopes et parait 15 ans de plus que son âge avec ses valises sous les yeux qui trahissent les nuits trop courtes chargées d’angoisse.

Enlevez-lui son équipe, qui n’a pas accepté de « monter à Paris » et l’a lâchement abandonnée à son triste sort dans une panade monumentale (vive les fusions d’entreprises mal préparées).

Collez-lui un bon lot de bras cassés qui se demandent presque ce qu’ils foutent là. Ni formés, ni motivés, ni compétents, ni encadrés.

Complétez par un programme informatique tellement défaillant qu’il faut faire tous les calculs à sa place si on veut avoir un résultat qui ressemble à quelque chose. Sans compter qu’il est truffé de bugs divers et variés, juste pour le fun.

Mélangez avec une autre équipe - à peine plus performante - issue du regroupement mal ficelé de deux entités qui utilisent des méthodes totalement différentes, avec une autre chef qui ne supporte pas trop sa collègue et ne veut rien lâcher sur ses petites habitudes.

Faites en sorte qu’elles se bouffent le nez toute la sainte journée, histoire de plomber un peu plus le climat.

Donnez-leur à traiter près de 400 plaintes de personnes mécontentes sur un sujet ultra-sensible : le fric qu’on leur doit !

N’oubliez pas la cerise sur le gâteau : ouvrir deux hotlines. Une pour les cas super-méga-maxi critiques et un autre pour les urgences moins graves, mais très en retard aussi.

Recouvrez le tout d’une chef qui n’est là que depuis un mois pour chapeauter l'ensemble, mais cherche à se sauver au plus vite tant la situation cramée au 3e degré. C'est Guernica en quelques sortes.

Résultat, vous obtenez une ambiance où la tension nerveuse est si forte que le stress en est palpable. Vous ressentez le mal-être des autres, il s’ajoute au vôtre et tout le monde flippe en cœur dans un local commun surchargé et sans la moindre motivation au bout du chemin. Atmosphère de merde, process inexistants, outils inadaptés, engueulades téléphoniques et j’en passe. Comme ça donne envie tout ça !


Etant rôdée aux situations désespérées, le chasseur de tête avait immédiatement pensé à moi pour cette « mission impossible » et devenir la hotlineuse des situations extrêmes. Bin tiens ! Évidemment ! Oh mais c’est le job de mes rêves ça, aucun doute, quel bonheur, je signe où ?

Bref, je jette l’éponge, faut pas déconner non plus, y’a des limites à ma bonté.

Veni, vidi, vici.

Dernière circonstance aggravante : l’équipe est à 90 % féminine et fashion victim, ça c’est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

Seul et unique point positif, histoire de finir sur un élément favorable sympathique, mais pas suffisant, le poste est situé dans l’un des quartiers de Paris que je préfère.

Voilà qui est bien maigre pour gommer tout le reste. Donc ce sera sans moi. Nan mais oh, c’te blague.

 


Sister « au suivant… ou pas »

 

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 23:39

 

Vendredi à 15h30, ma nouvelle chef me demande d’aller voir Big Chief qui m’attend dans son bureau. Immédiatement, je sens que ça pue l’fioul... c’était bien le cas.

Il va droit au but, me dit qu’ils ont trouvé deux erreurs inadmissibles et que cela vient du fait que j’aurais dû vérifier le boulot de quelqu’un qui se trouve à 730 bornes de là et qui – comme par hasard – vient de démissionner. Elle devait bien avoir un truc sur la conscience, mais moi, que puis-je dans l’affaire ? Tant pis,  c'est connu, pour tuer son chien on l’accuse de la rage, alors il me parle de perte de confiance et qu’il me paiera ce qu’il me doit, mais que lundi je ne ferai plus partie de leurs effectifs. Des « erreurs » qui datent de février (quand je n’avais pas encore la charge du dossier) et d’avril. Mais les responsables sur place n’ont rien vu non plus, on signé à l’aveugle, sans procédure de contrôle, pourtant, c’est moi qui vais servir de fusible. Formidable, j’adore changer de job tous les quatre matins.   :(

 

Après avoir appris cette réjouissante nouvelle pour laquelle je suis totalement impuissante, je me sens déstabilisée, déçue, trahie. Je suis le fusible alors que pendant mes quelques jours d’absence, ma nouvelle chef a fait une bonne vingtaine d’erreurs d’inattention sur mes dossiers, des trucs bien plus chiants qu’un virement en double. Tant pis, ça ils s’en fichent. Elle leur fait des courbettes alors ils l’aiment bien, moi je bosse dur, mais ma tête est mise à prix.

 

Une demi-heure après, je sors du bureau et préviens ma collègue par SMS que je l’attends en bas, j’ai besoin de prendre l’air, elle ne sait rien encore de ce qui vient de se passer.

Je suis là, plantée sur mes talons, mon sac sur l’épaule, la tête pleine de doutes, de colère et d’indignation. Je me sens résignée, vidée, trahie.

 

La porte derrière mois s’ouvre, je me retourne pour voir si c’est elle... et là, qui arrive face à moi ? Mister Ultime Beau Gosse !!! Lui-même, en chair et en sourire éclatant. Le truc qui n’arrive jamais ! Il n’est pas avec une collègue, juste seul, c’est le week-end, il rentre chez lui, mais bien plus tôt que d’habitude. Moi non plus je ne sors jamais à cette heure, le hasard est étonnant parfois.

Mon sang n’a fait qu’un tour, je n’ai plus rien à perdre, c’est ma dernière chance, je l’aborde !

Il arrive à ma hauteur et je l’interpelle, lui explique qui je suis et dans quel service je bosse, que c’est moi le message sur Facebook et surtout que j’espère qu’il ne l’a pas mal pris. Il me répond qu’il n’a pas fait attention plus que ça, qu’il reçoit des spams et qu’il l’a lu en diagonale, il va très peu sur le site. Je lui raconte qu’il m’intimide (d’ailleurs, je bafouille, tremble sur mes jambes, sens mes joues écarlates) et que je suis contente de pouvoir lui parler parce que je n'osais pas. Il me répond qu’il n’a jamais mordu personne et que j’aurais même pu utiliser la messagerie interne pour le contacter. Je lui explique que c’était mon avant-dernier jour ici et que je le trouve très sympathique, il est touché mais ne rebondit pas sur le compliment, sauf à me dire que lui aussi trouve qu’il y a des gens intéressants. Alors pour conclure, je lui lance qu’il pourra me contacter s’il le souhaite, maintenant qu’il sait qui je suis. Je le remercie et lui souhaite un bon week-end. Un instant après, je le vois passer au volant de sa belle décapotable, je soupire, il est  irrésistible et adorable, quel dommage...

 

Ma collègue et son binôme - mes deux seuls acolytes de boulot - se pointent, je leur résume les deux épisodes pas banals que je viens de vivre coup sur coup et ils sont aussi scotchés que moi. La vie réserve des surprises bien étranges.

 

D’un côté la douche froide d’apprendre que lundi, j’irai chercher mon chèque à la compta et l’instant d’après, l’homme que j’admire qui me parle et reste tout sourire face à ma confession sur l’effet qu’il me fait. Un scénario peu crédible… et pourtant vrai !

 

Si en plus, je vous ajoute que le soir même, j’avais une soirée tout à fait hors du commun aussi et qu’à l’origine il n’y avait que cet évènement qui occupait mes pensées de la journée, vous vous direz que j’exagère, mais c’est pourtant bien le cas ! Finalement, cette petite fête était la bienvenue pour exorciser les émotions précédentes et j’ai adoré ces heures de pure légèreté dans ce monde si brutal.

 

Je ne suis pas prête d’oublier ce vendredi 30 juillet 2010. Putain d’journée !

 


Sister « retour à la case départ »

 

 

P.S. : ce soir, je lui ai renvoyé un court message sur FB, avec mon vrai non et mon mail... la balle est désormais à 100% dans son camps.

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