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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 01:42

Quand on dit que la réalité dépasse la fiction, ce n’est pas une blague ! Si j’avais voulu le faire exprès, je n’aurais pas pu tant les coïncidences sont importantes et troublantes. A la lecture de ces lignes, vous allez sûrement vous dire que je bluffe, que j’en fais des tonnes ou même que je suis totalement mythomane, pourtant il n’en est rien. Tout est vrai, doré sur tranche.

 

Voici donc sans plus attendre, la suite haletante des aventures de Sister au pays des beaux gosses.

 

Midi tapante, échange de mails : « ready to go? », « so, go ! ».

Faux départ, Super Collègue veut passer par les toilettes. Ok, c’est bon, direction réfectoire.

Nous cheminons tranquilou, entre l’usine et l’espace vert, croisons peu de monde, il y a du vent et un soleil timide.

Montée des marches en rigolant. Le collègue escorté par ses deux bodyguards blondes.

Arrivés en haut, quelques pas, puis quart de tour à gauche, derrière le mur sur lequel se trouve un distributeur antimicrobes vers lequel je tends instinctivement la main. Mon bras est encore à l’horizontale lorsque je tombe nez à nez avec « l’objet du désir ». Oui, lui-même, juste là, devant moi, au bout de mes doigts, presque à moi.

Je le regarde avec un air presque aussi ahuri que lundi, éberluée et presque incrédule.

Il me dit spontanément bonjour, je lui rends la pareille en bafouillant, presque aphone et le regard plus admiratif que celui de Bernadette découvrant la Vierge.

Lui, ici, si proche, je ne pouvais en espérer tant.

Je suis totalement transportée en une fraction de seconde et ma collègue s’amuse de mon brusque changement de comportement. C’est plus fort que moi, je ne maîtrise rien en la matière. Je perds pied et viens de plonger dans un univers parallèle où se mêlent mon paradis onirique, la fascination de cette réalité palpable (ah si seulement !) et feu d’artifice de questions, d’hypothèses et de scénarios du plus idyllique au plus noir.

J’ai envie de tout, des ailes semblent m’avoir poussé dans le dos, mais je ne suis plus capable de rien, mon corps est inerte. Transportée par l’euphorie, paralysée par le trac. Enfin, c’est même plus fort que ça, c’est au-delà, vraiment inexplicable en fait.

L’impression que mon esprit est tout entier absorbé par sa présence. Un peu comme un papillon est attiré par la lumière… somebody has to shine for me…

Étant pourtant consciente de cet état de fait, mon comportement est indépendant de ma volonté, j’ai à nouveau perdu le contrôle. L’analogie la plus juste tiendrait à dire que je suis purement et simplement hypnotisée par son regard et son sourire. La vision est si irréelle que j’ai toutes les peines du monde à me persuader que je ne suis pas au cœur d’un de mes fantasmagories mentales.

Mon esprit cartésien a disjoncté jusqu’au dernier neurone et je me sens impuissante, vidée de mes forces physiques alors que mon moral est dopé par une surdose de dopamine, je suis en pleine euphorie. Immédiatement, j’ai perdu tout sens commun et suis passée en pilotage automatique. Seules les fonctions vitales sont assurées, le reste, c’est au petit bonheur la chance sur les réserves restantes. D’ailleurs, ce midi, j’ai pu observer à bonne distance, son profil droit, qu’il a tout aussi charmant que le gauche en fait. Mais j’ai eu bien du mal à avaler quelques bouchées de mon plateau et tout me semblait insipide à l’extrême.

Mode binaire on.

Le palpitant au taquet, le souffle un peu court et le cerveau en roue libre. Je plane.

C’est aussi pour cela que je redoute (tout en la souhaitant) l’épreuve du brisage de la glace, la phase de contact « post bonjour ». Cette perte de contrôle me permettrait-elle de tenir une conversation, même brève ou basique ?

Disons que le sentiment que ça me donne, rappelle la sensation de l’ivresse, l'impression de flottement. Joli flou artistique de mes sens chamboulés.

 

Pourtant, en étant plus prosaïque, je dirais qu’il est beau (du moins selon mes goûts), certes, mais cela n’explique pas tout, puisque je ressens comme une attirance spirituelle. Le trouble est si intense qu’il me submerge et m’emporte.

On dit que les yeux sont les fenêtres de l’âme, alors je crois que la mienne a plongé dans les siens sans autre forme de procès. J’aime cette douce sensation et même les risques qu’elle comporte, qu’importe, pourvu que ça me transporte.

 

Dans cette escalade de l’approche et de la rencontre, je me demande de quoi sera fait demain, si la chute sera brutale ou l’ascension encore plus vertigineuse. Je le souhaite vivement, j’aime les challenges. Son visage est accroché dans ma mémoire aussi sûrement que celui du Christ sur le suaire.

 


Sister « lost in space »

 

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commentaires

Shadok 25/06/2010 14:07



Procrastine pas trop, kamême...



Sister of Night 16/07/2010 00:34



Pff, j'sais plus où j'en suis alors un peu plus un peu moins...



lo`la`snobe 20/06/2010 09:15



Le destin, c'est un connard !


Non, ne pas le laisser gérer !! Surtout pas !!


Si tu n'oses pas l'aborder, fais jouer ta collègue. Elle devrait oser aller poser son plateau sa table genre "on peut?" et après, ta collègue, sympa, terminera vite son repas et vous laissera
"l'air de rien" !


 



Sister of Night 21/06/2010 00:02



Ce n'est pas mon mode de fonctionnement, mais j'avoue que le destin est parfois trompeur. Néanmoins, pour avoir voulu aller à contre courant de la voie que j'aurais
dû suivre, j'ai bien fini par comprendre qu'il n'était pas utile de chercher à lutter. Mieux vaut essayer de comprendre le pourquoi et se dire que ce qui n'arrive pas aujourd'hui est sûrement une
bonne chose pour demain. Parfois il faut démolir pour mieux recontruire, ou alors nous ne sommes pas prêts à certaines rencontres ou certains tournants de notre vie. Là, j'ai bien envie de croire
que je peux suivre le fil d'une histoire qui me porte.



MysTik 18/06/2010 00:16



pis filer te coucher ! t'as pas envie de lui donner à voir ta tete de zombie avec cernes qui pourraient lui laisser penser 1/que tu passes des nuits de folie (donc, se met pas sur les rangs),
2/que tu déprimes ou truc du genre et que tu dors mal (attendre d'etre en couple avant d'etre malade et se faire plaindre)


zou, moi aussi je file au dodo ! 



Sister of Night 18/06/2010 00:22



Ah c'est pas con ça ! Surtout que je sors encore demain. Bah oui, y'a ACDC au Stade de France, je ne vais pas laisser passer ça.


De toutes façons, en couple ou pas, je n'aime pas me faire plaindre.



MysTik 18/06/2010 00:12



bon, là, ca fait quoi ? 2/3 jours que t'es tombée en arret devant The Mec, tout ca ?


y a un phénomene rigolo, surtout dans un endroit ou y a beaucoup de monde : dès qu'on "connait" une personne, on la croise tout le temps, alors qu'avant, on faisait pas gaffe. (oui, c'est tout à
fait possible que t'aies pas fait gaffe avant, c aussi une question d'hormones, de dispo dans la tete, tout ca)


donc, mon humble avis : laisser passer 2 ou 3 semaines de "ho ben tiens, on tombe en meme temps à la cantoche" (pis va bientot y avoir les congés, là, en juillet et aout, donc moins de monde à la
cantine, donc plus de possibilité de le croiser, a priori), et pas chercher à le faire expres ! (sisi, j't'ai entendue penser ! rhoooo, pas bien ca :-p)


ensuite : soit y se barre en vacances en juillet, bon, ca te donne un mois pour calmer ta ptite tete, pis tu seras d'autant plus contente de le voir au retour


soit y se barre pas tout de suite en vacances, et ptet c'est le moment, entre deux balbutiements (mince, je sais pas l'écrire) baveux et extatitques, de poser ton plateau à proximité, par
exemple... mieux si ca tombe pendant les vacances de tes copines habituelles... pis pas en faire trop, hein (pis raconter à mesure ici ! surtout ! ;) )



Sister of Night 18/06/2010 00:29



Mais je n'ai aucune patience en la matière et je ne me sens pas de le voir revenir de vacances et raconter à se collègues qu'il s'est levé une petite nana formidable
pendant qu'il avait les orteils en éventail sur la plage.


Autant je n'ai aucune mémoire des noms, mais les visages ça y'a pas de soucis, je tilte immédiatement car je suis vraiment physionomiste. Si je l'avais croisé avant,
j'aurais accroché tout autant.


Le plus simple : laisser faire le destin, ne pas forcer les choses, juste s'arranger pour orienter dans le bon sens si je le peux à minima.


En plus, vu comme il vide ses assiettes, il doit être assez épicurien. Tant mieux ! J'adore.



MysTik 17/06/2010 23:53



houlalalala... bin chez les midinettes, c'est ce qu'on appelle un coup de foudre en bonne et due forme... révise les films de filles americains, sont plein de bonnes idées, dont ma préférée : la
nana (ou le mec, meme combat, mais ca semble marcher mieux quand c la fille) qui balbutie, l'air totalement débile, et que en fait, c'est trop mimi, tout ca, touchant, etc... (si tu rougis en
prime, c'est le gros lot ! le superbanco tout ca)


conclusion : surtout ne pas tenter de te controler, be natural, meme si t'as l'impression de passer à un QI négatif, s'pas grave. y a rien qui refroidit plus un mec qu'une nana "intello-maitrise
de soi à fond et tout", surtout aux premiers contacts (regarde cameron diaz, la plupart du temps, elle a l'air d'une demeurée et c'est comme ca qu'elle alpague)


courage, sister ! ;-)



Sister of Night 18/06/2010 00:02



Pfiou ! Va falloir que je regarde des films de meufs pour piger ce qui m'arrive ? Bah les seuls que j'ai vu en entier, ça devait être "Coup de foudre à Notting Hill"
et "4 mariages et 1 enterrement". Ca date.


Ok, je vais la jouer naturelle. D'un autre côté, je ne suis pas bonne comédienne pour jouer un rôle quelconque. Autant y aller franco de port.


La question reste : faut-il que j'aille vers lui et lui parler ? Ou plutôt attendre qu'un événement nous rapproche ou provoque la rencontre ? Pas simple.



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