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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 01:35

Claude Chabrol vient de nous quitter et dans les hommages qui lui ont été rendus, il a été presque autant question de ses films que de son amour de « la bonne bouffe ». Oui, c’était un bon vivant qui savait que le plaisir de la table est partie intégrante de notre culture et influe beaucoup aussi sur notre moral. Ce n’est pas moi qui le démentirai, bien au contraire, j’en suis convaincue depuis toujours, la santé est dans l’assiette.

 

Pourtant, j’ai beau m’appliquer autant que possible, cuisiner avec passion et chercher à mettre en valeur chaque aliment pour en tirer le meilleur, je suis face à un problème de taille : on nous vend de la merde ! Oui, ni plus, ni moins. Les produits et matières premières que l’on trouve dans le circuit classique sont pourris, insipides, dégueulasses.

 

Vous allez me dire que ce n’est pas nouveau, que Jean-Pierre COFFE, Vincent FERNIOT et les autres en font le constat depuis longtemps, c’est vrai, mais là je trouve que ça a pris une ampleur sans précédent.

 

Même sur les marchés, il ne faut pas se leurrer, dans la région parisienne tout vient de Rungis, il n’y a quasiment plus de petits producteurs locaux et donc les maraîchers vendent tous la même camelote, les poissonniers et autres commerçants alimentaires, c’est idem.

 

Personnellement, je ne mange que des fruits des jardins d’amis ou de cultivateurs que je connais pour profiter du vrai goût à maturité. Sur les étals, ils ne sont jamais mûrs et si on les garde trois jours, ils pourrissent illico. Des abricots qui croquent, c’est inadmissible. Des cerises à 27 € le kilo en pleine saison, j’ai des envies de meurtre. Des mirabelles si vertes qu’elles vous filent la chiasse en moins de deux, je fuis.

 

Depuis un bail, j’avais arrêté de manger du concombre, je ne les digérais plus. Sauf qu’en en gouttant un « normal » l’autre jour, d’un petit cultivateur de mon quartier (un retraité qui entretien son carré de verdure), j’ai redécouvert le vrai goût de ce légume et mon estomac aussi l’a apprécié.

 

Constatant que mon boucher « traditionnel » me vendait depuis des années des œufs de batterie sans jamais en faire mention, j’ai décidé de le boycotter et de me fournir dans le circuit bio. Sanction immédiate, car il a botté en touche quand je lui ai demandé si c’était des œufs de ferme.

 

Encore une preuve : ce soir, j’ai tenté de faire une crème anglaise. J’utilise mes œufs bio et un litre de lait entier Lactel UHT (je précise la marque pour pas qu’on pense que j’ai pris le premier prix ultra low cost en limite de péremption). Je connais la recette depuis des lustres, mais là, impossible de réussir à ce que la préparation nappe ma cuillère en bois, ça restait de la flotte ! Oui, ce n’est pas du lait qu’on nous vend, c’est un produit vaguement lacté et dont la composition me laisse perplexe et l’origine totalement inconnue d’ailleurs ! Impossible de cuisiner quoi que ce soit comme entremets avec ce truc, à moins d’y mettre du riz ou du tapioca dont l’amidon servira de liant pour « tenir » le tout.

 

Moi qui ne suis pas franchement carnivore, j’ai testé l’autre soir un jambon sec, (type Bayonne) affiné 9 mois, certifié Label Rouge (marque Saint-Azay) et franchement, il avait un goût de médicament ou de javel, bref, je ne sais pas trop, mais trop chimique et bizarroïde. Sans parler de la texture molle et d’un total manque de tenue, je n’arrivais même pas à séparer les tranches sans qu’elles se disloquent dans mes doigts. Lamentable, imbouffable, juste bon pour la poubelle. Sauf qu’à ce prix là, ça me reste en travers de la gorge.

 

Terrible constat de ce qui finit dans nos assiettes. Et encore, je ne parle pas des OGM, des acides gras trans, des matières premières venues du bout du monde, des composants louches, des additifs et autres agents qui n’ont rien à foutre là.

A l’occasion, regardez tous les ingrédients sur votre paquet de pain de mie. Il ne devrait y avoir que de la farine, de l’eau, du sel et de la levure, pourtant…

 

Il y a de quoi en faire des livres entiers, tellement on nous assaille de malbouffe à tous les niveaux, même quand on essaye de consommer du frais. D’ailleurs, on nous rebat les oreilles avec notre conscience d’écocitoyen, mais si l’Europe commençait déjà à interdire les importations de pommes du Chili quand on a tous les moyens de les produire en Normandie. Idem pour l’agneau de Nouvelle-Zélande, les sauces tomates venues de Chine ou les haricots verts d’Afrique. Qu’on sanctionne les distributeurs qui s’en foutent plein les poches et qu’on redonne à nos paysans leurs lettres de noblesse en évitant d’en faire des chasseurs de primes et subventions. Le bœuf est acheté moins cher aujourd’hui au producteur qu’il y a 30 ans alors qu’en magasin son prix à augmenté de 40 %. Cherchez l’erreur.

 

Voilà pourquoi j’en ai marre, on marche sur la tête, on a dévalorisé le travail de la terre, de la pêche et de l’élevage pour chercher le moindre coût et surtout le plus gros profit immédiat, mais ce qui nous nourrit aujourd’hui, c’est peut-être ce qui causera notre perte demain, car l’organisme réagit à tout cela et il ne faut pas s’étonner de la recrudescence des cancers à force d’ingurgiter des pesticides, des métaux lourds, des antibiotiques, des conservateurs, des OGM, etc.  

 

Capture cow tatoo

 

Tout cela me fait peur, car on ne contrôle rien et à moins de devenir un végétarien en autarcie au fin fond d’une vallée préservée des pollutions du sol et de l’air, je ne vois pas comment nous passerons entre les mailles du filet. Sauf à avoir les moyens de faire produire des aliments ultra contrôlés, version palace et grands de ce monde. Tant pis, le petit peuple peut bien périr par sa gamelle, qui s’en soucie ?

 

Au fait, on produit assez de nourriture pour tous les estomacs de la planète, mais il y a un tel gâchis et une si mauvaise répartition des denrées que plus de 25% des produits finis vont directement à la poubelle, sans parler de ceux qui ne seront pas consommés par les acheteurs finaux (votre frigo ou les restaurants). Ça fait réfléchir…

 


 

Sister « c’est à vous couper l’appétit ».

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 00:09

Ce matin, j’ai sacrifié ma sacro-sainte grass’ mat’ dominicale pour me risquer dans un temple du bricolage et suis allée au Roi Merlin. Nan, nan, ne riez pas, vous n’imaginez même pas le nombre de gens qui le dénomment ainsi. Perso, ça me fait marrer.

 

La problématique est simple, le papier peint qui était d’origine dans ma salle de bain est parti en sucette. Normal, ce n’est pas l’idéal dans ce genre d’environnement. J’ai donc tout arraché dans le but de mettre de la peinture. Ma quête du jour était donc de trouver une teinte sympa.

pantone


Pas de problème pour trouver le rayon, y’en a sur 3 courtes rangées, mais une fois devant les pots alignés, c’est la cata ! Un bordel là-dedans ! Tout est mélangé avec aucune organisation de l’offre, aucune logique dans la disposition des bidons. Le boxon partout, on n’y comprend rien, je suis paumée et en train de commencer à m’énerver. J’attrape un vendeur à gilet vert et lui demande où sont les peintures pour pièces humides. Je venais de passer devant, c’est dire si c’était flagrant. Je constate qu’il n’y a qu’une demi-douzaine de teintes proposées et que les pots sont mélangés avec d’autres pour « murs et boiseries » (appellation stupide s’il en est) et dans une seule contenance.

Il n’y a pas le moindre nuancier disponible, juste des prospectus avec quelques couleurs de telle ou telle marque.

 

Je retourne voir le vendeur en lui demandant s’il peut commander une nuance qui m’intéresserait.

« Elle n’existe pas cette teinte dans la version salle de bain »

« Ah bon ? Mais c’est mentionné nulle part ! »

« Oui, mais je peux vous la préparer, ça fait 35 € »

« Hein ? Euh, mais c’est 20 % de plus cher que le prix d’origine ! Bon, bah j’vais réfléchir ».

 

Je suis sortie illico de ce fourbi mal foutu.

Bilan : chez Leroy Merlin, à part les vendeurs qui font des efforts, c’était crade, décati, désorganisé, avec un choix faiblard et c’est surtout incroyablement bordélique. Pas prête d’y remettre les pieds…


 

Sister « accroche-toi au pinceau, j’enlève l’échelle »

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 21:54

Bon, je ne sais pas vous, mais perso, je n’ai pas vu la différence avec une journée ordinaire.
Ce qui est marrant c’est d’entendre les petites joutes verbales entre hommes et femmes.
 
« Pff, bah voilà, juste une seule journée en notre honneur, c’est honteux »
« Oui hé bin y’a même pas de journée de l’Homme, alors n’allez pas vous plaindre »
 
« Ca sert à quoi cette journée ? »
« Je ne sais pas, il parait que c’est pour célébrer les luttes féministes »
 
« Et on a pas le droit à une fleur ? Comme pour la fête des secrétaires ? »
« T’es même pas secrétaire et puis ça sert à rien les fleurs »
 
« C’est quoi le MLF ? »
« Bah je crois que c’est un truc de soixanthuitards »
 
« On n’a toujours pas les mêmes droits que les hommes, c’est pas juste »
« Dans ce cas, nous aussi on veut notre journée Steak & Pipe »
 
« Y’a pas assez de femmes patrons, ils sont trop machos pour tolérer ça »
« Mais si, y’a la chef du MEDEF, c’est bien assez »
 
« Sinon, ça donne droit à quelque chose en plus cette journée ? »
« Meuh non, c’est comme les autres, tu devras faire la bouffe et torcher les gosses »

Bref, il y en a eu des vertes et des pas mûres, ça fusait entre poncifs et ignorance crasse. Mais finalement, je ne sais pas trop si les mentalités ont autant changé qu'on le dit. Le côté "Sex & the City" n'est pas encore passé dans les moeurs et dès qu'on s'affiche comme étant libérée, on passse illico pour une salope là où un mec se revendique comme un tombeur, un Don Juan. 

D'ailleurs, je voulais mettre une jolie photo d'un postérieur galbé à souhait, rebondi et très apétissant, mais je ne veux pas que la gent masculine se sente considérée comme un objet sexuel alors que c'est juste sensuel et attirant. Dommage n'est-ce pas ? Hé oui, mais bon, rien ne dit que je ne trouverai pas moyen de coller ce genre d'image dans un prochain article, histoire de leur rendre un hommage discret.

Pour ma part, je ne souhaite pas m'afficher comme revendicatrice ou pseudo-révolutionnaire en jupon. A mon avis, tout se jouera sur les compétences. J'ose espérer qu'une femme puisse trouver sa place parce qu'elle est efficace et non parce qu'elle arrivée là par des quotas ou des lois.  Enfin, il faudrait pour cela que les esprits s'ouvrent et que certains pays arrêtent de lapider les femmes ou d'enterrer vivantes leurs filles sous prétexte d'honneur familial, ni que les bourrins ne tuent leur femme à coups de poing. La liste est longue, trop longue.


Sister "un jour, peut-être"

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 01:15

 

Je rentre à l’instant du visionnage de ce documentaire hallucinant au cinéma Utopia de Saint-Ouen-l’Aumône* et franchement, je suis effrayée par ce que j’ai vu.

 

Si vous mangez tous les jours (et je le soupçonne fortement), ce film vous concerne. Mieux, il devrait être obligatoire ! C’est plus que de l’utilité publique, là il en retourne carrément de la santé de tous. Quand on a vu ce reportage ultra documenté, on ne regarde plus jamais son assiette ou le contenu de son charriot de la même façon.

 

Étant très attentive à l’écologie au quotidien (mais pas aux discours politiques qui en récupèrent les idées) et surtout à l’importance de ce qu’on mange, je me documente pas mal sur le sujet. Là, j’avoue que avoir constaté avec effroi que l’ampleur des dégâts était bien au-delà des précédentes informations que j’avais pu collecter.

 

Juste un constat simple pour vous donner un aperçu : Monsanto produit 80% du maïs et du soja mondial (totalement transgéniques) et sachant que ces ingrédients se retrouvent dans l’alimentation de tout le bétail d’élevage (volailles, ovins, bovins, poissons !) et dans la plupart des produits finis que nous consommons (même ceux que vous n’auriez jamais soupçonnés !), nous avons donc tous ingurgité (et continuons à le faire) des aliments OGM.

 

Lorsque l’on voit les conditions d’élevage et surtout d’abattage des animaux que nous mangeons, il n’est pas étonnant que nous soyons devenus résistants aux antibiotiques et que les cancers et autres dégénérescences se multiplient. Pas surprenant non plus de voir ces nouvelles maladies que sont : la vache folle, la grippe porcine ou aviaire, la tremblante du mouton, etc. Même les légumes sont porteurs de bactéries tueuses comme l'E. coli puisque les engrais dont on les innondent en sont truffés.

 

Je vous assure, il faut voir Food, Inc., car le sujet nous concerne vraiment. Mieux, il nous met en garde sur les risques majeurs que nous faisons courir à nos enfants et au règne animal tout entier !


Vous verrez la toute-puissance de ceux qui nous empoisonnent (pour engranger plus de milliards) et l’implacable corruption au sommet de l’État (aux USA comme ailleurs). En clair, ils ne sont qu’une poignée de géants de l’agroalimentaire à régner sur le monde bien plus efficacement que les politiciens. C’est un rouleau compresseur qui broie tout sur son passage par une armée d’avocats et de lois qui leur permettent la totale impunité. On n’a même pas le droit de les critiquer ! Le système est verrouillé par un régime de terreur.

 

Plutôt que de claquer du fric dans un paquet de clopes, pour des jeux à gratter ou un magazine people, investissez quelques euros et 1h34 de votre vie pour connaître les conséquences de ce geste si anodin que vous faites pourtant plusieurs fois par jour : manger.

 

Sister « si nous sommes ce que nous mangeons, alors nous sommes des monstres »


 


* le documentaire était suivi d'un débat fort instructif animé par  Anne DUCAN (la vice-présidente de Slow Food France) et par Christian JACQUIAU (auteur du livre "Les coulisses de la grande distribution").

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 03:16

…ou plus si affinité.

 

Mettons les choses au point, n’étant pas comme la commune des mortelles, je n’aime pas aller chez le coiffeur, pas plus que faire du shopping ou de regarder des séries télévisées pour filles. C’est comme ça, je le fais par besoin et non par envie, mais tout va bien, je vis normalement avec ce que d’aucunes considèreront comme une tare à mon palmarès féminité. Et là, j’aurais tendance à leur répondre : « ranafout’ ! » au moins ce serait clair. Ca mettrait les points sur les i et les barres aux t.

 

Donc, pour continuer à avoir une allure correcte et éviter un envahissement capillaire anarchique, je suis passée sous les fourches caudines (ou plus modestement les ciseaux) du merlan de service. Tiens d’ailleurs, comme c’était une coiffeuse, on n’a pas le féminin pour ce terme, puisque « morue » n’est pas dans le thon… euh ton ;)

 

Je ne sais pour vous, mais perso, je suis toujours déçue en sortant de chez le figaro, non pas que je m’attende à ce qu’il me transforme en bombe sexuelle irrésistible juste en ayant manipulé et taillé ma crinière, non, je ne suis pas totalement dépourvue de sens commun, à l’impossible nul n’est tenu et même si j’ai souvent la tête dans les nuages, j’ai aussi un minimum les pieds sur terre. N’empêche y’a un blème, le compte n’y est pas.

 

La magicienne des brosses a beau s’échiner sur mes tifs, je suis immanquablement dépitée en sortant de son officine à bigoudis au garde-à-vous. Je ne parle pas des fois où un capilliculteur particulièrement acharné m’a massacré et semblait avoir passé ses nerfs sur ma tête, comme pour se venger de quelque malheur qui lui fut arrivé. Non, là le constat était sans appel, c’était absolument foiré, désespérément moche, une vraie cata mais comme tout le monde vous le dira : « ce n’est pas grave, ça va repousser » et qui, dès que vous avez le dos tourné, gloussent en douce en se disant que je devrais plutôt intenter un procès pour « intention de nuire » au malfaisant.

 

Dans le cas présent, c’est plus diffus, moins évident, mais je suis un peu dégoutée à chaque fois. Il y a quelques temps, alors que j’espérais ressortir avec une allure d’héroïne ultra glamour, j’ai obtenu au lieu de cela un résultat trop court et limite hirsute, j’ai failli défaillir en constant à quel point le rendu était loin de mes attentes. Pourtant je pensais m’être exprimée convenablement et distinctement. Bref, ratée, naze, à jeter aux orties.




Bon, cette semaine, c’est moins flagrant. Juste que j’ai un peu la tête de Dana Scully mais j’avoue que ce n’est pas trop ce à quoi je m’attendais. Je ne dois pas parler la même langue que les shampouineuses maestro de la trousse à outils pour tifs féminins.

Heureusement, cette fois elle ne m’a pas proposé de me faire des mèches, c’est un soulagement. J’ai horreur des mèches, je déteste les mèches, j’exècre les mèches ! Laissez-moi ma couleur normale, mes cheveux sains au naturel et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 

En revanche, ce qui m’a vraiment écoeuré, c’est que j’ai eu furieusement l’impression qu’elle n’avait donné 4 pauvres coups de ciseaux et 5 minutes de soufflette surchauffée, basta, merci et au suivant.

« Ca fait 37 €, je vous fais cadeau du brushing ». Gloups, argh, grr ! C’est un prix d’ami ça ?!?! Bon, bin je ne reviendrais pas avant le prochain trimestre au moins, le temps que mon pouvoir d’achat s’en remette.

Je n’ose pas imaginer ce que les nanas laissent au comptoir quand elles se font une teinture, un soin capillaire, une permanente ou autre acte de barbarie à l’usage des pilosités visibles ! Une vraie ruine pour quelques frisettes domestiquées.

 

Etre une fille, c’est vachement coûteux et compliqué. Dans une prochaine vie, je demanderai à être réincarnée en mec, j’investirai dans une tondeuse, deux sabots et je pourrai utiliser tout le fric économisé pour aller boire des bières avec les potes. Coooooool !!!

 



Sister « pile poil »

 

 

 

 

 

 

 

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 14:30



Oui je suis au bout du rouleau
Tarla dirla dada
J'en ai plein l'cul, j'en ai plein l'dos
Tarla dirla dada
Bien sûr c'est à cause du boulot
Tarla dirla dada
C'est clair je vais finir marteau
Tarla dirla dada

A force de mettre la tête sous l’eau

Tarla dirla dada

J’arrive même plus à faire dodo

Tarla dirla dada

Tous ces crétins, là c’en est trop

Tarla dirla dada

Ma dém’ ils n’auront pas d’sitôt

Tarla dirla dada

Ils vont morfler et ce s’ra beau

Tarla dirla dada

Oui ma vengeance est pour bientôt

Tarla dirla dada

 


 

 

Sister « qui se lance dans le tube de l’été »

 


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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 21:35

 

Commençons par une petite blagounette :

« Qu’est-ce qu’une femme de 70 ans a de plus entre les seins que n’a pas une jeune de 20 ans ?...

… son nombril ».

 

En clair, lorsqu’une fille veut faire du sport, il lui faut deux éléments indispensables : de bonnes chaussures (comme tout le monde) et un soutif prévu pour encaisser les chocs et secousses*.

Ayant besoin de renouveler mon équipement en la matière, je me rends chez Citadium qui s’affiche comme étant une espèce de temple du sport, du streetwear et autres sapes de djeuns**.

Je grimpe au 1er étage, fais le tour, trouve des tonnes de t-shirts bariolés, des fringues branchouilles, rien de probant pour ma requête en fait. Histoire de ne pas perdre mon temps, je m’adresse à la caissière près de l’escalator.

 

Aparté : oui, ici on ne fait du sport que sous atmosphère contrôlée : stadium, club hype, playground, etc. Mais on ne monte pas les escaliers, oh non, c’est bien trop vulgaire ! On laisse ça au commun des mortels sûrement… Tiens, ça me rappelle ceux que j’appelle « les sportifs du dimanche » qui prennent leur bagnole pour faire 1 km puis font 3 fois le tour du lac en courant mollement, puis remontent en voiture pour rentrer chez eux. Faut croire que les 2 km d’aller-retour, ça faisait trop pour eux et dépassait leur quota de sport hebdomadaire…

Pff, des p’tits joueurs.

 

Ainsi, je demande le rayon « fitness » et là, la nana me regarde avec des yeux ronds et l’air aussi hébété que si je l’avais interrogé sur la date de son dernier rappel de tétanos.

« Euh bah, je ne sais pas s’il y a ça ici, essayez peut-être au 3e étage, y’a des articles Nike ».

Hum, je n’ai pas bien vu le rapport entre cette marque et ma question… bref je grimpe à l’étage indiqué.

Je scrute, j’observe, je furète dans les rayonnages où se mélangent petites vestes cintrées et jogging, t-shirts moulants à paillettes et maillots de foot, baskets fluos et spartiates en cuir lamé argent.

Celui qui a géré l’ordonnancement du magasin doit être un bordélique de la pire espèce ou un dyslexique des objets, car tout est mélangé.

D’un coup, oh oui là, sur le mur, une brassière ! Quoi ? Une seule ! Et en rose fuchsia ou noir, tailles S ou M et basta ! Vu le peu de profondeur des bonnets, je pense qu’il ne faut pas dépasser le 90B pour enfiler ces trucs là.

On devrait peut-être dire aux créateurs et fabricants qu’ils se sont trompés de cible car les nanas qui n’ont pas de seins (ou si peu) n’ont pas l’usage de ce genre d’article.

Visiblement, ce n’est pas ici que je trouverai mon bonheur. Bref, je passe mon chemin.

 

En retournant vers l’escalator, je croise alors un « coin café » avec – tenez-vous bien – un charriot de glacier dont les bacs étaient sacrément entamés… Damned ! Je croyais être au royaume du corps sacralisé, dant le temple de la recherche de la performance et du culte de l’exercice physique, mais il n'en est rien ! Je constate avec effroi que la crème glacée fait un malheur ! Je suis scotchée.

J’en viens à me poser quelques questions sur ce que cela signifie.


Sachant que les tailles de fringues vont de « minus » à « minus ½ », que les couleurs et les coupes ne permettent aucun début de bourrelet, il doit y avoir un truc qui cloche quelque part…

Soit les aficionados viennent faire le plein de nouveaux accessoires et défient crânement le stand en se martelant qu’ils ne mangent pas de ce pain là et ne craqueront pas.

Soit ce comptoir de gourmandises est là pour compenser la frustration de ceux qui voulaient se remettre au sport, mais n’ont rien trouvé leur correspondant et se disent qu’ils commenceront la semaine prochaine. Allez, juste un dernier petit péché de gourmandise avant le grand saut… « Oui Madame, je voudrais rhum-raisin, vanille et double-choco, merci » tout en pensant qu’ils se mettront au régime lundi, c’est promis.

Soit ils mettent ainsi le mouvement perpétuel à portée de tous. Je mange, donc je dois bouger pour ne pas grossir et ainsi je pourrai à nouveau me goinfrer la prochaine fois, mais avant il faut faire 6 heures de jogging, 4 heures de cardiotraining et 350 pompes pour éliminer la boule de sorbet mangue sans supplément chantilly (qui m’aurait coûté 57 heures de vélo en rabe). La quadrature du cercle entre fourchette et baskets.

 

Perso, je n’ai pas craqué, ni pour le piège calorique, ni pour les fringues ou accessoires (ma force de caractère m’épatera toujours) et suis ressortie de ce haut lieu de la branchitude de rue en version 9-3 avec la tête haute et le porte-monnaie intact.

 

Dernier tuyau pour la route, je ne sais pas s’ils vendent des shorts, mais des téléphones portables oui ! Cherchez le rapport avec le sport…

 


Sister « en petites foulées ».

 


* oui, je vous vois venir avec vos gros sabots, OK pour le sport en chambre ce n’est pas utile. Passons.

** le premier qui me dit que je ne suis plus dans cette catégorie, je lui conseille d’aller se faire empapaouter et de méditer sur son sort ici.

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 01:24

 

Ce soir, j’étais dans le train de 22h14 au départ de Gare du Nord, le wagon est au ¾ plein et rien que sur mon niveau, on doit être une bonne soixantaine. Même si ce n’est pas très politiquement correct, les faits sont là et je constate que sur cette masse hétéroclite, c’est que nous ne sommes que 3 « gaulois ». Oui, c’est comme ça qu’on nous surnomme en banlieue, enfin, quand ce n’est pas les « bâtards de Français ». Etrange quand on sait que la très grande majorité de ceux qui nous balancent ça le sont aussi et que leurs parents ont peut-être bataillé ferme pour obtenir cette fameuse carte d’identité. Arf, faut croire qu’ils ont la mémoire courte ou les idées un peu étroites.

 

Un Pakistanais (ou Sri Lankais) s’assoit en face de moi, reluque ma jupe, mes jambes et se croit autorisé à me faire du pied. Je lui lance un regard noir en me tournant de l’autre côté. Il recommence en me lançant un gros clin d’œil lourdingue.

« Bon maintenant vous arrêtez de suite ou je vous en colle une ! » lui dis-je en armant mon poing en sa direction.

Il s’écarte en bafouillant qu’il a un peu bu, que ce n’est pas méchant et pourtant continue ses grosses œillades salaces en avançant sa main vers mon genou.

« Si vous faites ça, c’est à coups de couteau que ça va se régler maintenant » lui lancé-je avec la mâchoire serrée et le ton déterminé et ferme d’un Chuck Norris près à passer à l’attaque.

Il relève alors les mains en l’air comme si j’étais flic et dis à son pote allongé sur l’autre banquette qu’il n’a jamais vu ça une femme prête à se battre et qu’il est étonné de ma réaction. Il attrape son casque de moto (pourquoi se baladait-il avec ça dans le train ?) et fait mine de vouloir l’enfiler pour se protéger de mes menaces.

Je continue à le fusiller du regard, sans me démonter, pendant qu’il grommelle et finalement se lève pour descendre à sa station. Il recule en me gratifiant d’une révérence ridicule en se moquant ouvertement de moi.

 

Sur la bonne quinzaine de mecs blacks autour de nous, pas un seul n’a bronché, comme d’hab’. Bienvenue dans le 9-3 ! Ici c’est la technique du « rien à foutre » total, chacun pour sa gueule, Dieu, Allah et Vishnou pour tous. Ici la galanterie, les bonnes manières, c’est pas leur business, la notion de protection de la veuve et de l’orphelin, d’acte chevaleresque envers la femme menacée, ça leur passe loin au dessus.

Le type ne s’attendait vraiment pas à ma réaction en reluquant mon décolleté sage, mes petits talons et mon air placide. Seulement il ne savait pas que je zone sur cette ligne depuis plus de 20 piges et que chez moi, les avertissements, il est préférable de les prendre au sérieux sinon j’avoine vite, très vite !




Une fois, j’étais étudiante, je bossais sur mes bouquins dans un train de cette fichue ligne, un mec monte, attrape mon sac et ressort en courant. Sauf que je suis sortie avec lui et lui ai couru après. J’ai réussi à accrocher mon sac, l’ai fait lâcher prise, il a continué à s’enfuir pendant que tout le contenu se répandait sur le quai. Le chef de train a vu la scène, m’a entendu gueuler après le voleur, il n’a pas attendu un instant que je remonte, a fermé les portes et le train s’est barré, sans moi...

Et si le jeune s’était retourné, m’avait cogné ? Hé bien il y avait non assistance à personne en danger, refus de porter secours, voire complicité d’agression. Le principe du « rien à foutre » avait déjà fonctionné à plein, avec un type ayant toute autorité pourtant ! Bravo, bel esprit d’entraide. Je m’en suis remise, mais je n’ai jamais oublié et ne regrette pas mon attitude. J’ai ma fierté.

 

Mes amis, mes collègues ou ma famille trouvent que c’est de l’inconscience de ma part. Je prône au contraire la nécessité de ne pas se laisser gagner par la peur, sinon ce sont eux qui auront remporté la partie et feront régner un régime de terreur. C’est malheureusement à cause de ce laxisme qu’il existe encore des zones de non-droit dans les cités, ils ont tout pouvoir, le savent et en abusent. Même les pompiers et les médecins ne s'y déplacent plus pour éviter les "caillassages".

 

Après on pourra toujours m’accuser de racisme, je m’en tamponne, c’est la connerie que je ne supporte pas, quelle que soit son origine ethnique. Sur tous les continents, y’aura toujours des connards pour faire chier les autres et contre ce fléau de la bêtise humaine, de l'envie de nuire, je n’ai aucune patience.

 

Pour info, il y a quelques années, une fille s’est fait violer en pleine après-midi, dans ma gare et personne n’est intervenu non plus. Voilà pourquoi je ne tolère rien, même « pour rigoler ». Et voilà aussi pourquoi je n’arrêterai pas de vivre, de prendre le train que je veux, à l’heure qui me plait, mais s’il faut se battre, je me battrai, sans peur, sans haine. Juste parce qu’il le faut, pour se faire respecter.

 


Sister « en mode kaïra »

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 22:39
 

Quelle horreur ! Nous voici revenus sur la planète foot. Le monde s’est arrêté de tourner puisque, pour plusieurs semaines, tout ne tournera plus qu’autour des mecs en short qui cavalent derrière une baballe.

 

Ouf, YSL a eu la bonne idée de casser sa pipe avant la grand messe du ballon roi, rien ne viendra plus gâcher la fête. Footeux de tous les pays unissez-vous et priez pour qu’aucun attentat, ni catastrophe naturelle, ni baril de pétrole à 150 € ne viennent trop vous pourrir votre défilé d’équipes multicolores en vedette au JT de 20 heures.


OK, on va me rétorquer que ce n’est qu’une fois tous les 4 ans et je répondrai : « Et alors ? Le 29 février aussi et on ne fait pas tout ce foin pour un jour de plus, pourtant, ça touche tout le monde ». Il ne faudrait pas oublier que ce n’est qu’un sport et même si les enjeux publicitaires sont énormes, ce n’est pas ce qui arrêtera les massacres, nous sortira du marasme actuel ou stoppera la dégradation de la planète.

 

Vous l’aurez compris : le foot, non seulement je ne l’aime pas, mais en fait je le déteste, je le hais, je l’exècre ! Il va me falloir vivre dans une bulle loin des médias pour ne pas risquer l’indigestion de scores et de pronostics et me contenter de la page économie de ma presse quotidienne. Même les boutiques n’en voient que par les Bleus. Burp.

 

Et comme à toute chose malheur est bon, cela me laissera plus de temps pour poster plein d’articles et tester mes nouveaux rollers (d'occas')... enfin une activité sportive tranquille et garantie sans retransmission télé. Un petit plaisir solitaire (sans les mains) en extérieur et permettant de retrouver un peu de souffle, loin du ballon qui me pompe l’air.

 

 

Sister « et roule ma poule »

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 23:51

On savait déjà que le marketing avait ouvertement pour but le fait de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et des actrices liftées pour des canons de beauté miraculeusement rajeunies par l’effet magique de crèmes fabuleuses aux vertus innombrables et issues des technologies les plus innovantes. Foutaises ! Et pourtant, parce qu’on aime croire et espérer (c'est dans la nature humaine), bon nombre de gens cèdent aux sirènes et ouvrent sans méfiance leur portefeuille, alors je répète : méfiez-vous et ouvrez les yeux bon sang !

 

Vous ne me croyez pas et pensez que j’en fais des tonnes, que j’abuse carrément, mais pas du tout et en voici la preuve aussi flagrante que le nez au milieu de la figure.

 

En observant les pratiques d’affichage de nos "dealers de mode" parisiens, j’ai constaté de grosses lacunes dans certains décomptes de la part de leurs services communication (et autres agences publicitaires à leur solde). Ainsi, ne vous amusez pas à utiliser les arguments des grands magasins pour apprendre à vos enfants la mesure du temps car vous risquez d’avoir de drôles de surprises…

 

Ainsi, observez ces étranges calculs :

- les « 8 Jours en Or du Printemps » s’étalaient du 21 au 31 mars, soit 11 jours


- les « 6 Jours du BHV » ont débuté le 7 mai et finiront le 24, on compte donc bien 18 jours

- les « 3 J des Galeries Lafayette » commençaient le 21 mars et ont fini le 2 avril, ce qui nous fait carrément 13 jours !



Vous conviendrez comme moi qu’en matière de chiffres, les vendeurs des Galfa sont donc de très gros nullos avec une erreur encore plus monumentale que les autres à la clé ! Et ils n’ont même pas honte d’afficher leur bêtise en 4 par 3 dans le métro et ailleurs. Bah ça va nous faire une belle génération d’ignares cette affaire ! J'aimerais bien pouvoir prendre 3 jours de congés et ne revenir que 13 jours plus tard, enfin, on peut toujours rêver... Ce ne sont plus des ponts, ce sont des viaducs !

 

La seule chose qu’ils maîtrisent, c’est la totalisation de leurs chiffres d’affaires, pour ça, pas d’erreur, le fric rentre largement dans les tiroirs-caisses, malgré la crise du pouvoir d'achat, étrange non ?

Avec tout ce pognon, ils ne pourraient pas se payer quelques cours de soutien scolaire en maths ? Qu’ils se magnent un peu le train, le bac approche…


Sister « le compte est bon »

 

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