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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 00:06
 

 

 

Le énième salon de l’agriculture vient de fermer ses portes, ranger ses ruminants, planquer les hôtesses plantes vertes, enrouler la moquette bouseuse et fait place nette avant que ne commence le « Paris Country Show – Le salon de la chasse » où comment apprendre à buter de sang-froid les bestiaux que l’on a admiré l’instant d’avant au même endroit. Étrange enchaînement d’évènements...

 

 

 

Je n’y ai pas traîné mes guêtres* cette année, dommage, car j’aurais pu y entrer gratuitement ! Mais oui, vous ne rêvez pas, gratos, pas un kopeck, juste des nèfles. Enfin un geste pour mon pouvoir d’achat. D’un coup, je me ravise. Serait-ce un coup tordu de la gent masculine agricole pour faire venir à elle les petits enfants petites gisquettes ? Arf, y’a peut-être baleine sous caillou**, étudions le cas d’un peu plus près, euh pas trop quand même, ce souffle tiède là dans ma nuque, j’ai l’impression d’avoir un buffle derrière moi.

 


Ce féculent a sauvé les irlandais de la famine, ça mérite le respect.

 

Ainsi, le vendredi 29 février, ils ont choisi de mettre la patate à l’honneur avec cette fameuse idée de « la fête de la pomme de terre ».

 

Voici la modalité qu’il fallait respecter pour accéder au sésame :

 

Gratuité de l’entrée UNIQUEMENT pour toute visiteuse justifiant en premier prénom usuel, d'un prénom correspondant à l’une des variétés françaises de pommes de terre parmi les variétés figurant sur la liste cliquable ici.

 

Ainsi, vous en saurez davantage sur ma pomme, puisque mon vrai prénom figure parmi les fameuses appellations féminines agréées.

 

 

 

Toutefois, je me questionne. Sachant que la Belle de Fontenay est aussi une variété de patate, j’estime que la présidente du comité Miss France aurait eu sa place au milieu des tubercules chers à Parmentier. Sauf qu'à bien y regarder, derrière la célèbre dame à chapeau se cache un pseudonyme car elle s’appelle en fait Madame Geneviève Poirot. Bah, vous me direz que ce n’est pas la peine d’en faire tout un plat (ou une soupe) les histoires de "poireau pomme de terre", ça n’intéresse pas grand monde. Oui, vous avez raison, toutes ces salades ne mènent pas bien loin et mes considérations potagères sont plutôt faiblardes. Tant pis, j’ai loupé la foire 2008, j’irai peut-être à la suivante, au motif que ma croupe charolaise ne laisse pas indifférent. Surtout avec mes mamelles de Normande. Le compromis idéal. Sauf qu’il faudra que je fasse gaffe à pas croiser le nain égocentrique, ça me ferait mal qu’il vienne me flatter les flancs. Quoique je pourrais ainsi le gratifier d’une bonne ruade, ça serait la réponse idéale à sa propension à traiter ses citoyens de « pauvre con » alors qu'il devrait être un exemple de probité et de maîtrise de soi. Oh, comme cela me plairait de lui botter son arrière-train d’arriviste, de petit coq trop fier !

 

 

 

Allez, je retourne à mes moutons, j’ai d’autres chats à fouetter*** et au fait, je ne sais pas vous, mais entre la maladie de l’oreille bleue des cochons, la grippe aviaire, le bœuf aux hormones, les poissons d'élevages aux farines douteuses, l’E.S.B. et j’en passe, y’a des fois où je me demande si le bonheur n’est pas plutôt dans le pré les légumes… pourvu qu’ils ne soient ni transgéniques, ni bourrés de pesticides ! OK, je vais devoir oublier tout ça, cela me coupe l’appétit. A moins de promouvoir les vrais artisans du goût, il en reste quelques uns. Apprenons à les sauver avant que le rouleau compresseur de l'industrie ne les réduise en poussière. Notre assiette est notre meilleure médecine, réfléchissez-y.

 

 

 

Sister « meuuuuuuh ».

 

 

 

* l’escarpin est proscrit, sauf à vouloir passer pour une cruche au pays des laitières.

 

** adaptation libre signée Smellycat, de la célèbre expression de l’anguille sous roche.

 

*** n’en croyez rien, je ne maltraite que mes semblables, pas les animaux innocents.

 

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 11:34

Et maintenant je me pose des questions à leur sujet…

 
Oui, désolée, je fais de la pub mais bon, je n'allais pas flouter une si jolie photo.

L’autre soir, j’avais encore laissé mes enceintes 5.1 allumées alors que je venais d’éteindre l’ordi et la lampe au dessus. Je remarque alors l’étrange petite loupiotte bleue qui me faisait de l’œil à côté. Hum, j’ai déjà vu ça quelque part…

 
Système facile pour blonde : un bouton pour chauffer, un pour le thermostat.

Le lendemain matin : opération tartines. Je branche le bioutifoul (traduire : il m’a laissé une plaie béante dans le porte-monnaie) grille-pain, glisse une tranche de bidule industriel tout plat et insipide vendu sous plastique (pseudo pain de mie complet), chope la confiote et le beurre salé dans le frigo et emporte tout ça sur la table avec ma tasse. J’entends le « biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip » strident de l'engin comme un cri de Lara Fabian déchirant l’air de ma paisible kitchenette, histoire de prévenir que l'engin à rempli sa mission brunissante. Sans allumer, je m’approche de la mini rôtisserie verticale à vocation panaire (sorte de lampe U.V. pour tartines déprimées), damned ! Encore cet œil bleu azur qui me regarde en face ! Ne me fixe pas ainsi toi le machin-chose qui brille dans le noir tel un champignon ukrainien post-Tchernobyl.


Hé toi le p'tio bouton bleu au milieu des deux gros noirs, tu veux t'battre ?

 

Parce que je suis docile, je prépare le café. D’abord, faut bien amortir cette machine qui ne doit pas faire que trôner sur mon minuscule plan de travail. Hop, autre branchement électrique (oui, vous aurez remarqué que je n’aime pas laisser les appareils sous tension), mouture fine dans la poignée magique du percolateur, j’appuie sur le bouton marche-arrêt. Quoi ?!?! T’es encore là à me regarder droit dans les yeux (les miens sont moins bleus que le tien, ce n’est pas la peine de me le faire remarquer, espèce de mal polie) toi la diode de contrôle !

Punaise, je suis cernée !

On repère le gros oeil de mon objectif photographique dans le reflet du lecteur MP3.

 

Puisque c’est comme ça, je me barre, direction le train, les gens, le retour au bruit et à la fureur. Tentons d’échapper à ce vacarme matutinal, vissons les mini-écouteurs dans mes mini-oreilles, ouf, enfin un peu de bon son qui permet une évasion auditive salvatrice. Hein ? Mais, euh !!! Le revoilà, il m’a suivi ! Bon, cette fois je le sais, je n’y couperai pas, l’œil de Moscou est à mes trousses (ou toute autre organisation louche à vocation sectaire, destructrice, espionne, etc.), je suis finie et cours à ma perte. Argh ! Ils sont partout, ils me pistent.
Fox Mulder, I need your help, pleaaaaase!

 

Bizarre comme les choses vous poursuivent parfois…

 

Vous noterez également que les objets qui m’entourent sont noirs et argent. Décidément, même mon environnement aussi est gothique. Je me demande si j’en ai eu conscience quand j’en fis l’acquisition ? Peut-être que cela s’est fait machinalement, mes goûts ayant parlé d’eux-mêmes.

 

N’empêche, je trouve cela assez troublant ces cyclopes électriques aux teintes de glaciers… pas vous ?

 
En version grossie on croirait une éclipse sur une planète lointaine.

Sister « eyes wide opened »

 

 

 

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 00:08
... je vous fais profiter de ce dessin qui me fait marrer.

OK, ça ne vole pas haut, mais on a le droit à la déconne aussi de temps en temps.

Oui il est scato et un peu naze, à peine drôle pour certains, trop débile pour d'autres. M'en fous, moi je glousse toujours de bon coeur en le regardant. A chacun ses casseroles, voilà la mienne.

D'un autre côté vous remarquerez qu'il s'appelle Billy, ce n'est pas un hasard, car combien d'entre nous se sont fait chier la vie à monter la fameuse bibliothèque suédoise du même non ? Oui, j'en vois au fond qui d'un coup trouvent ça frappé au coin du bon sens. Ils ont raison. D'ailleurs, il arrive souvent que le résultat aussi soit "à chier".

Sister "juste une histoire un peu merdique"

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 00:10

Qu'est-ce qu'il me veut le petit finlandais avec son gros oeil ?
« Hé papi, regarde un peu comment c’est le grand kif total, j’viens d’pécho le super N82, comment il est trop top !

 

T’as vu, un quadribande GSM (HSDPA) avec Edge, la 3G+, wi-fi 802.11b/g pour surfer partout, prise TV et Bluetooth 2.0. Bien sûr il fait lecteur MP3 avec le casque stéréo sans fil et a même le GPS sur l’écran 2,4’’ QVGA 16,7 millions de couleurs ! Bientôt dispo avec N-Gage, mais il a déjà un flash au xénon et un capteur 5MP pour les tof’ et la vidéo en VGA.

 

En plus il a 100 Mo de mémoire interne ! Tro’ chan-mé sa race !»

 


« Hum et il fait téléphone aussi ? »

 


« Bah ouais, c’est un mobile avant tout, tu crois quoi ? »

 


« Dans ce cas, pourquoi tu ne t’en sers jamais pour avoir de mes nouvelles ?... »

 


« O_o ‘’ »

 

 Ericsson ? Ah que je vais ouvrir. Euh, c'est un suédois cette fois.

Sister « please hold the line, we’re trying to connect you »

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 01:01

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Ou « Sister for dummies » pour les anglophiles qui se promèneraient par ici.
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Bon, cet article va avoir une saveur toute particulière, un furieux goût de coups de fouet et d’envie de balancer des mandales à tout ce qui remue, vous serez prévenus. Non, je n’en ferai rien, je ne donne pas dans la violence, en revanche, un certain agacement me taraude, il me faut bien l’avouer.
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En prime le sujet n’est pas vraiment banal puisque je cible aujourd’hui « les hommes de ma vie ». Oh, je vous arrête de suite, n’y voyez pas là un tableau de chasse sur lequel je vais régler mes comptes avec pour chacun : ses mensurations, sa note, une évaluation des performances et classement sordide des mâles selon des critères qui me sont propres sur des prouesses qui le sont moins.

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Par cette appellation étrange, j’inclus les mecs qui croisent mon chemin personnellement, professionnellement ou autres et que j’apprécie sinon je ne leur consacrerais pas une tribune en ce lieu de perdition qu’est mon blog.

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Ainsi, je vais coller des pseudos à tout ce petit monde, afin qu’ils se reconnaissent s’ils venaient à se trimbaler jusqu’ici, en préservant néanmoins leur identité car c’est la moindre des choses. Ils n’ont rien demandé et je vais partiellement les pourrir, pas la peine de faire en sorte qu’ils soient en prime lynchés par mon public en délire (euh, oui, un accès de mythomanie vient de se manifester à l’instant, ça passera).

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Mais au fait, pourquoi vouloir secouer ainsi ceux que j’aime ou apprécie ? Parce que leur manque de réactivité me tape parfois sur les nerfs et qu’il me fallait les exhorter un peu, pour leur bien.

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Non, je n’ai pas la science infuse et mes paroles ne sont pas d’Evangiles, mais quand j’ouvre ma gueule et mets en garde, il est bon de se secouer pour comprendre qu’il y a un problème.

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En effet, je fais partie de ces bonnes pâtes (ou bonnes poires), qu’on appelle aussi « personne conciliante » ou « diplomate », je suis plutôt adepte de la zen attitude et il en faut beaucoup pour me faire sortir de mes gonds. Adepte de la méthode douce, je conseille et invite au changement quand j’ai les solutions. Parfois je ne peux pas aider, alors je ne ramène pas ma gueule et fait profil bas. Si je ne connais pas la réponse à un problème, je l’avoue et n’essaye pas de pipeauter, j’admets mes faiblesses, puisque nul n’est censé tout savoir, autant vaut jouer franc-jeu.

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Seulement, quand je donne l’antidote et que personne ne m’écoute, je trouve cela agaçant. Et quand rien ne change (voire que la situation empire) même si je réitère le conseil, là j’ai tendance à m’agacer.

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 « Attention, tu vas dans le mur, fait gaffe ».

« Je te dis que tu fonces dans le mur, esquive ! ».

 Pan ! En pleine tronche le mur !

« Meuh, je comprends pas, j’avais pas vu ce truc sur mon chemin ».

 «  Ouaip, j’avais prévenu pourtant ».  

 .

Dishak

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Quand je donne un ultimatum, il ne faut pas le prendre à la légère, croire que je ne tiendrai pas mon engagement, que je ferai marche arrière, s’imaginer que tout est négociable à l’infini, non, ça ne fonctionne pas comme cela.

Par ailleurs, avoir ma confiance c’est être doté de ce que j’ai de plus précieux, la trahir est donc pure folie. Non, on ne recolle pas les morceaux quand on a brisé ce lien si unique.

Jouer avec le feu est dangereux mais fouler au pied ma confiance est suicidaire.

J’avais prévenu, mis en garde, posé des warning… en vain. Dommage.

Aide-toi et le Ciel t’aidera.

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Monsieur 7e ciel reconverti au pays des octets et des unités téléphoniques

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Pourquoi ne pas avoir envoyé ce fichu avertissement rédigé il y a des mois ?
Pourquoi ne pas avoir lu mes mails en entier et les avoir suivi à la lettre ?
Pourquoi croire que l’on peut traiter avec si peu de conviction des choses graves ?

Pourquoi avoir douté du pouvoir de nuisance de certaines personnes perfides ?  Pourquoi s’être imaginé que tout était facile ?
 .

L’homme de la pampa (parfois rude mais toujours courtois)

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Lorsqu’on se sent glisser, il faut soit s’accrocher aux branches (dont je suis) et résister, soit attendre de toucher le fond en priant d’avoir à ce moment précis la force de donner le coup de pied qui fera remonter à la surface.

Pour avoir connu la même descente aux enfers avec d’autres facteurs aggravants, je sais que l’isolement est le meilleur moyen de se créer un monde déconnecté des réalités et de s’éloigner des petites choses auxquelles il serait nécessaire de se raccrocher.
 .
Chaque pas compte, chaque geste vers la lumière est important, il faut oser, il faut se battre, il faut tenir bon et oser sortir de sa tanière.

Take care and never give up.
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Le bidouilleur de claviers au service du son

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Ton album n’était-il pas prévu pour mai 2007 ? Ah, il me semblait… Si tu es fier de ton travail, tu ne dois pas avoir peur de le soumettre à la critique des fans acquis ou futurs. Pourquoi me maintenir dans l’attente alors j’ai hâte de régaler mes esgourdes de tes prouesses musicales ? La galette est prête depuis des lustres, il faut maintenant avoir le courage de la diffuser. Je sais que tu es investi dans plein de projets en plus de ton job, mais il faut se lâcher maintenant et proposer ce condensé de manipulations sonores, ma curiosité est au taquet depuis un an !

Fancy an Irish coffee to talk about life, music or anything else?

 .

C’est tout pour l’instant.

 .
Cet article ressemble à une page de réponses au courrier des lecteurs, or il n’en est rien. Je ne juge pas et je laisse chacun libre de ses actes. Pourtant, je me dis qu’avec un petit rien, un effort de plus ou juste le culot nécessaire pour tenter de suivre mes intuitions, il y aurait moyen de faire de grands pas et de gagner du temps. Encore faut-il le vouloir…
 .
.
Voilà, j’ai dis ce que j’avais sur le cœur, je ne force personne à quoi que ce soit. Et pour mes lecteurs qui regrettent d’avoir perdu quelques minutes à lire un texte sans sexe ni jeux de mots bizarres, ni même allusions graveleuses, au moins il leur reste cette jolie photo. Au moins vous ne serez pas venu pour rien.
Cliquez donc, vous ne serez pas décus. Même si les images sont retouchées, les poupées sont bien belles.
 .

Sister « la peur n’empêche pas le danger alors autant avancer ».

 .

Dear english speakers, here is the sum up of my speach :

You can lead your horse to water, you can’t make it drink.

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 00:22

3e et dernier épisode de notre grande saga de l’hiver digne des plus foireux programmes du PAF (en pleine face).

Aujourd’hui c’est du lourd, du premier choix, de la catégorie « Golden Pigeon - Gogo Premium - Tip Top Master Toto Card Platinum » : vous êtes mariés *.

Là, attention danger ! Warning ! Turbo (heu, non, ça c’est hors sujet), bref faites méga gaffe les mecs, c’est un moment crucial, « the D-Day » comme disent les britons dans un dialecte encore parfaitement abscons (nan, ce n’est pas un gros mot, il est en Comics 12, soit plutôt médium, sans les pouvoirs surnaturels) pour la plupart de nous**
Bravo à ceux qui sont allés jusqu’au bout de la phrase précédente sans y perdre leur souffle ou leur latin ou les deux, oui, y’a encore les soldes alors je fais des lots sur les groupes de mots, les phrases, les bidules qui traînent.

Donc, je disais, l’heure est grave (comme l’accent, qu’il soit zenglish ou autre).

Si vous oubliez ce jour symbolique, cette date à marquer d’une pierre blanche (ou d’un gravillon noir, pour éviter la discrimination) comme votre date de mariage (oups, je réveille un souvenir douloureux, je sais) ou son anniversaire (elle est encore si… jeune… si… elle-même !), alors vous finirez en enfer (et damnation), maudit jusqu’à la quarantième génération ou couvert de purulences innommables.

Méfiance les mecs, soyez sur le coup, si vous n’arrivez pas au moins avec les sacro-saintes roses rouges (signe pour elle de votre amour flamboyant et pour vous d’un trou dans le portefeuille), elle risque de se déchaîner et vous savez à quel point elle est capable du pire : privation de Wii, interdiction de sortie foot du dimanche, rationnement des chips, suppression des bières, remplacement du hachis parmentier par des brocolis vapeurs. Oui, je sais, les gonzesses sont perfides. Je remercie chaque jour la science de m’avoir génétiquement modifié pour éradiquer ce gène sournois. God bless scientists and their experiences.

Vous n’avez pas envie de vous faire appeler Arthur*** ? Alors, il va alors falloir réagir rapidos. Certaines exigeront un cadeau plus coûteux pour accorder leurs faveurs, là, c’est le signe que vous allez morfler, respirez un grand coup, je vais vous dire des choses qui risquent de vous faire un mal de chien.

Pour ses beaux yeux, elle risque de réclamer des offrandes hors de prix et vous devrez dire adieu à vos rêves de grosse cylindrée rutilante pour investir dans du bling-bling atroce. Oui, ce sac hideux et informe sur lequel elle louche coûte bien la somme rondelette de 450 €, ah non, il n’est jamais soldé, vous croyez encore au Père Noël ou quoi ? C’est la toute nouvelle collection de chez Duch’mol & Friends, les copines vont être jalouses à mort ! Un incontournable de la saison, tous les magazines en parlent, même Gwyneth et Calista le portent, c’est le must.
Bon, OK, ça vous troue le c.. qu’un truc si laid puisse vous coûter la peau des rouleaux, mais faut souffrir il paraît. Foutaises ! Ça fait cher la partie de jambes en l’air… comme vous avez raison.

Observons maintenant quelques spécimens étranges.

Une couleur stupéfiante, une rareté absolue, un prix inoubliable aussi...
1er cas : Le super prévoyant.

Ce mec a dû être élevé uniquement dans un univers matriarcal, il répond au doigt et à l’œil, est 100 % dévoué à la cause féminine, bref, ce mec est vachement louche !
Dressé à la baguette depuis sa plus tendre enfance, il a prévu depuis des lustres le pack complet :
-    attente à la sortie de son boulot en limousine
-    robe de soirée de ses rêves sur le siège
-    chauffeur qui la conduit dans l’endroit le plus romantique du moment
-    repas 4 étoiles en tête à tête
-    chambre de palace avec jacuzzi de folie
-    immense bouquet de roses Black Baccara à son retour à la maison
-    pochette-cadeau avec des soins et massages en institut pour stars.

Bon, ne cherchez pas, ce type n’est plus référencé en catalogue, il foutait un souk pas possible dans le moral des autres mecs et rendait les nanas hystériques, on a dû arrêter la production, cela devenait dangereux.
De toute façon, pour cette option, il faut prévoir un crédit sur 3 ans ou une grosse enveloppe de Tonton Benz des States (il est incollable).

2e cas : Vous n’avez pas un radis.

Bah ouais, faut pas déconner non plus, le premier tiers provisionnel est passé par là, vous n’étiez même pas encore remis de Noël et des soldes, ça commence à bien faire, on ne va pas bouffer des patates jusqu’à la Saint-Glinglin pour satisfaire les caprices de madame. D’ailleurs, c’est une fête commerciale ridicule et vous vous en fichez totalement de votre régulière depuis que la nouvelle stagiaire met tant de cœur à l’ouvrage…
Faites-lui le coup de la panne, le méchant trou de mémoire, l’amnésie temporaire. En plus, vous êtes tellement surmené en ce moment avec vos nouvelles responsabilités de maître de stage… Vous avez d’autres chattes à fouetter choses à penser, plus importantes.
Vous pouvez aussi tenter le gros mensonge : déplacement en province, séminaire à Perpette-les-Oies, conférence au sommet à Moussu-le-Glouvieu. Ah bah non, vous ne pourrez pas être là le 14 au soir, c’est moche, vous regrettez (ou faites semblant de). « Ah bon ? Oh quel dommage, ça tombe pile à cette date, oui ce n’est pas de bol, désolé chérie… ».
La fin justifie les moyens.

3e cas : Vous avez opté pour le service minimum.

Le soir fatidique, 19h, vous sortez de votre partie de baby-foot avec Robert. « Oh merde ! C’est la St Machin-chose des couillons amoureux ! Je vais encore me faire incendier par Mauricette ! ».
Vous foncez chez le fleuriste qui n’a plus que des roses jaunes (bien fadasses) et vous passez chez l’arabe du coin prendre une bouteille de mousseux. Allez, ça fera bien l’affaire. Déjà vous y avez pensé, y’a de l’exploit dans l’air…
Ouaip, bah pas pour votre moitié qui risque de vous envoyer le petit lot en pleine tronche. Le jaune ? Vous n’y pensez pas, c’est la couleur de la tromperie, elle va croire que vous la cocufiez c’est sûr ! Et le faux champ’ à deux balles, avec son traitement contre les varices, vous savez bien qu’elle ne peut pas en boire, vous faites preuve d’actes de cruauté envers elle, du moins c’est ce qu’elle s’imagine.

Bon, dommage, ce sera pour une prochaine fois le déshabillé de soie et les bas coutures.
Pensez à vous louer un DVD avant de rentrer car vous risquez de passer la nuit dans le canapé du salon, pas de bol pour les galipettes.

4e cas : Vous tentez la technique du contre-pied.

Autant vous le dire tout de suite, c’est casse-gueule comme approche.
« Quoi Pupuce ? Non, on ne va pas tomber dans le panneau de cette fête ridicule, pur produit marketing du lobby des fleuristes, des fabricants de lingerie et des chocolatiers ! ». « Tiens, si on invitait plutôt Séraphine & Gégé, Mélinda & Ludo, on se fera une raclette-party ? ». « Ah ? Ils ne sont pas disponibles ? Tes copines non plus ? Tiens, c’est bizarre ça… bah ce n’est pas grave, j’ai Stéph’ qui m’a passé Rambo contre les Tortues Ninja, on va passer une chouette soirée à deux, nan ? ».

Si vous ne voulez pas avoir droit à la soupe à la grimace jusqu’à Pâques, pensez à arriver le lendemain avec un présent convenable en vous excusant de n’avoir pas eu le temps la veille. Ca aidera à faire passer la pilule et peut-être aurez-vous droit à une réconciliation sur l’oreiller…

Voilà, maintenant vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas. Et sinon, bonne bourre pour les chanceux, bon courage pour les autres.
Petit conseil, pour éviter la rupture de stock, achetez les fleurs la veille et demandez à votre fleuriste de vous les garder ou mettez-les dans votre bureau en attendant. Vous passerez pour un héros prévoyant auprès des secrétaires.
 L’option "boîte de chocolats" est encore plus facile à stocker…

Sinon, pour les aventureux, dernier conseil pour rester vivant : la capote. Le mini investissement qui vous sauvera la vie ou vous évitera de devenir « soutient de famille » dans 9 mois.

Profitez-en, faites-vous plaisir, mais revenez-en sans avoir téléchargé à votre insu « mydeath 2.0 ».


Sister « le 14 ? Euh, je fais un stage de spacio-temporalité »


* Ouaip, c’est très moche ce qui vous arrive, mais sachez que je compatis. Nous avons tous nos moments de faiblesse, avec plus ou moins de gravité sur les conséquences.
** Sauf moi qui parle admirablement cet étrange langage (les soirs de cuite ou de désespoir, ce qui se vaut -bravo le veau-), comme vous pourrez le vérifier ici.
*** Déjà qu’elle vous surnomme son Jules ou son Roméo, plus rarement son Rocco ou son Don Juan, les filles ne savent jamais ce qu’elles veulent. Des fois, ça va même jusqu’à « mon lapin ». Elles sont capables du pire, convenons-en. 

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 21:25

Si vous avez manqué le début, rassurez-vous, y’a séance de rattrapage ici. Pour la suite, continuer, c’est maintenant que ça se passe.

Étudions aujourd’hui un cas très répandu et à la fois touchant, pathétique, désespéré et plein de courage : l’individu qui cherche sa/son partenaire.

Allez, ne poursuivons pas davantage le suspens, vous risqueriez de retrouver une tête connue dans ces exemples.

Non, ce n'est pas moi. Dommage, oui je vous l'accorde, j'aimerai bien aussi.
1er cas : Vous êtes un looser mais ne le savez pas encore.

Ainsi, cette année vous avez décidé d’aller de l’avant, de prendre les choses en main et mettre fin, ne serait-ce que pour une soirée, à votre pesant célibat.
Première étape, choisir la proie.

Depuis des lustres que vous lorgnez sur la responsable des achats du service administratif de votre boîte, cette fois vous allez vous lâcher. C’est le moment de tenter l’expérience. Cette fête des amoureux sera l’occasion d’approcher le sujet de vos fantasmes. Bon, elle n’a pas l’air très marrante, mais est parfaitement baisable et « faute de grive, on mange des merles » vous dites-vous. A l’attaque, vous lui avez proposé un dîner romantique et elle a accepté. Bingo !

Depuis plusieurs jours, vous errez comme une âme en peine dans le rayon lingerie fine d’un grand magasin et passez donc involontairement pour un gros pervers qui guette en douce ce qui plaît aux clientes pour ne pas se louper dans son choix. Erreur.
Finalement, vous optez pour la bonne attitude et osez aborder une vendeuse.
« Bonjour madame, je cherche un modèle assez sexy, c’est pour offrir »
« Oui bien sûr, elle fait quelle taille de bonnet ? »
« Euh non, ce n’est pas un équipement de ski qu’il me faut, ce sont des sous-vêtements féminins »
« Hum, je vois, c’est le volume de la poitrine dont je parle, vous pouvez l’estimer ? »
« Bah, comme vous à peu près (dit-il en approchant ses mains ouvertes vers les attributs de la vendeuse qui lui fait de suite les gros yeux en reculant de deux pas), c’est important ça ? Elle porte plutôt des cols roulés alors j’en sais rien »

Résultat, vous ressortez de là avec une guêpière de dentelle rouge et satin noir avec string assorti, le tout pour seulement 295 € mais oui c’est une affaire, vive les soldes ! Hé oui, messieurs, ça se mérite la bagatelle.

Le soir venu, entre la poire et le fromage la Beurré Hardy fondante et le Maroilles 3 mois d’affinage, vous glissez à la belle le joli paquet qui vous a coûté un œil. Elle l’ouvre et vous assène une magistrale baffe et un retour du cadeau à l’expéditeur (comprendre que vous le prenez en pleine tronche).

Bon, va falloir penser à retrouver le ticket de caisse pour le remboursement et surtout à vous faire tout petit le lendemain dans l’entreprise. Essayer de frôler les murs, de ne plus trop vadrouiller du côté de la machine à café ou ailleurs. Arf, dites-vous que l’année prochaine, vous trouverez un autre stratagème super ingénieux et que vous tiendrez votre revanche. Tenez bon, plus que 364 jours à vous la coller sur l’oreille.

Oui, j'aime cet homme qui ne me regardera jamais. Tant pis, ainsi va la vie.
2e cas : De la loose, encore de la loose.

Mademoiselle, vous avez emménagé dans un minuscule appartement parisien et n’avez pas manqué de remarquer que votre fringant voisin faisait sécher ses vêtements sur le palier. Ah ! C’est tellement exigu dans ces logements, autant squatter cette place disponible.
Hum, mignons ces petits boxer shorts, moulants à souhait, très affriolants…
La Saint-Valentin, c’est le moment idéal pour tenter le coup et donc oser la prise de contact plutôt que le classique « bonjour, bonsoir » quotidien.
Il est craquant et comme vous n’avez pas trouvé la moindre trace de string ou autre sape de fille, c’est qu’il n’y a pas de présence féminine à l’horizon, faut foncer !

Armée de votre courage, de votre libido au taquet et de votre gueule enfarinée, vous êtes décidée à franchir le cap et allez toquer à sa porte.
Un jeune mec vous ouvre, mais ce n’est pas lui. Tiens ?!?!
« Euh, bonjour, c’est à vous les vêtements là ? »
« Non, attendez un instant… Jean-Charles ! Viens par là mon chou, tu vois, je t’avais bien dit que ton étendoir gênerait la demoiselle, allez mon lapin, faut l’enlever de là ».

OK, vous n’avez plus qu’à dire merci et retourner gentiment chez vous feuilleter S’toys magazine en sanglotant sur votre nounours. Oh, les hommes sont vraiment trop cruels, c’est pas juste !
Ah bordel, mais pourquoi les gays sont-ils si mignons et bien gaulés ? C’est dégueulasse, c’est du gâchis d’avoir un corps de dieu grec et de ne pas en faire profiter les copines, nan vraiment, c’est pas chic ça les mecs. Nous faire baver comme ça pour nous laisser ainsi sur notre faim. Quel égoïsme !
Bon, il reste toujours le petit dodu du rez-de-chaussée qui vous fait du gringue depuis qu’il vous a aperçu déballer vos cartons pleins d’accessoires rigolos.

Vous n'avez toujours pas acheté ce bouquin ? Quel dommage.
3e cas : vous êtes un opportuniste. Ce n’est pas grave, ça se soigne très bien.

Vous aviez décidé de boycotter cette fichue journée en restant seul tranquille chez vous, manque de bol votre frigo est vide et avez furieusement envie de manger chinois. Vous foncez chez l’asiat’ d’en bas*. Là, vous remarquez une nana, toute seule à une table alors qu’il y a des couples dans tous les coins. L’air de rien, vous mater en douce, elle ne semble attendre personne. Du coup, plutôt que d’embarquer vos bouchées vapeur dans votre piaule, vous décidez de manger sur place, à deux pas de votre proie potentielle. Si y’a moyen de moyenner, on ne va quand même pas se priver, vous dites-vous en votre for intérieur.
Tant pis, ce soir vous ne battrez pas votre record sur Granturismo, mais c’est pour la bonne cause, vous commenciez à avoir un « pignol’ elbow ».
Aux grands maux, les grands remèdes, vous envisagez d’alpaguer la fille esseulée.

Vous avalez vos nems en l’observant discrétos, un sourire par ci, un clin d’œil par là. En plus, le resto est plein de couples qui se bécotent entre deux bouchées de beignets de crevettes, vous avez bon espoir d’arriver placé dans la course. Y’a pas de raison, vous le sentez, la roue tourne, c’est votre soir, oh yeah in the pocket, pensez-vous.
Vous continuez à vous empiffrer de porc laqué, de nouilles sautées et de samossa au poulet en avalant du saké pour faire descendre tout ça et vous donner du courage.
Au bout d’une demi-heure, vous vous lancez et allez aborder la demoiselle. On discute, on papote, ça se passe pas trop mal votre speed dating improvisé. Finalement, elle accepte de vous suivre en boîte pour digérer le repas et faire la fiesta loin de ces gens écœurants.

Manque de bol, vos excès de mets exotiques commencent sérieusement à se faire sentir et vous êtes particulièrement barbouillé, très nauséeux même… Au bout de 10 minutes dans le taxi, vous ne pouvez vous empêcher de vomir sur votre future conquête qui s’enfuit en courant pendant que vous vous faites pourrir par le chauffeur qui réclame une fortune pour les dégâts occasionnés.

Vous êtes dégoûté de la vie et rentrez chez vous, la queue entre les jambes et les chaussures pleines de gerbe. Vous vous en souviendrez longtemps de ce fucking Valentine’s day de merde !

Voilà, j’espère que vous y avez trouvé votre compte, y’aura son pesant de cacahuètes dans le prochain épisode. Soyez sages, préparez vos arrières.

Sister « toujours en solitude ? »

* J'en profite pour souhaiter une bonne année du rat à toute la communauté asiatique.

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 01:24
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Episode 1

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Je ne sais pas vous, mais moi j’ignore totalement d’où il sort ce mec ? D’abord, c’est qui ce Valentin ? C’est pas un peu périmé comme prénom ? Ni ce qu’il a fait de sa life pour mériter que chaque année des millions de couples copulent en son nom.
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Que Clara M., Tiffanie H., Rocco S. et autres stars post-W et pré-Y obtiennent le même résultat, rien ne me choque, ils sont là à dessein (oui, à des seins aussi, mais tel n’est pas le propos), à chacun son job.
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N’empêche, l’autre « fleur bleue » là, il a inventé la capote goût choco ? Il était un Don Juan pour midinettes avant qu’on invente les boys bands ? Il a été pondu par des commerciaux, comme le Père Noël pour M. Propre ?
M’en fout comme de l’an 40 (qui pour l’info, n’a pas connu les casques à pointe, c’est un 40 d’avant, y’en a eu plusieurs figurez-vous), j’irai même pas voir chez Wiki s’il y a des choses sur lui. M’en cogne.
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Il y a différents cas qui se présentent à vous pour affronter cette journée sereinement, c’est pourquoi je vais développer une sorte de « saga de l’hiver », histoire de vous aider à choisir votre camp (si vous le pouvez) et à déjouer les pièges de cette date aussi dangereuse que la « journée de la femme ».
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Aujourd'hui, étudions le 1er cas de figure : vous êtes seul(e), en solo, célibataire endurci (ou durcissant à l’occasion). Bref, vous n’avez pas de partenaire attitré(e) et dûment homologué(e). Voici quelques portraits disponibles (n’hésitez pas à commander votre taille ou la couleur de votre choix), à vous de voir dans lequel vous vous reconnaissez ou celui qui vous conviendrait le mieux. Enjoy.
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1ère option : vous faites le mort.
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De toute façon, vous n’avez personne en vue et envie de rien, pour vous c’est une journée aussi tragique que les précédentes et pas moins que les suivantes. Vous allez donc devoir vous planquer pour éviter les potes qui font les marioles et se croient plus malins parce qu’ils ont leur « régulière » et aussi la promesse de faire des galipettes contre un resto avec leur belle.  Nan, vraiment, mettez-vous au vert sinon vous devrez affronter les railleries diverses et variées : « Hé hé ! Tu vas encore te taper un tête à tête avec la Veuve Poignet ? ».
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2e option : vous employez la méthode dite « de Jean-Claude DUS ».
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Il va falloir essayer de persuader tout le monde que vous êtes « sur le point de conclure », que vous avez repéré une minette qui est déjà a moitié ferrée par votre charme inimitable et que vous n’avez plus qu’à la cueillir, c’est une question de minutes. Votre verve de super tombeur ne la laissera pas indifférente, c’est du tout cuit ! OK, ça c’est le pipeau qu’il faudra monter à vos potes. Ensuite, rentrez chez vous en douce, ne répondez plus au téléphone, ne vous connectez pas à MSN ou ailleurs, ne bougez plus une oreille. Vous pouvez aussi aller mater MTV cher McCrado en essayant de pas vous faire pincer par une connaissance qui passerait par là et serait au courant de votre gros bobard.
Pensez aussi qu’il faudra trouver encore une autre cabane à monter aux copains pour expliquer que ça n’a pas fonctionné, elle n’était pas prête à s’engager dans une relation comme la vôtre, patin, couffin.
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3e option : vous optez pour la ruse.
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D’un commun accord avec une vague ancienne amie de classe ou une collègue qui se fait chier autant que vous, vous décidez de monter un bateau aux langues trop bien pendues. Oui, ce soir vous sortez, oui, avec quelqu’un que tu ne connais pas Maurice, oui maman, c’est un mec sympa, nan je ne te le présente pas, c’est trop tôt.
Ensuite vous pouvez feindre la comédie du bonheur dans un resto bondé de tourtereaux pur jus qui, comme vous, auront payé une fortune pour un fagotin de haricots verts qu’ils ne toucheront presque pas.
Puis chacun rentre chez soi proprement et se mate un film de boules pour se finir à la va-vite, sans oser le dire à l’autre qui en crevait d’envie aussi.
C’est net, sans bavure. Ça donne le change. Vous aurez quelque chose à raconter le lendemain sur votre lieu de travail ou au bistrot.
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4e option : « Hé vas chier toi et ta St Valentin de merde ! »
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Vous avez décidé d’entrer en rébellion et d’envoyer vertement paître ceux qui voudraient, à grand renfort d’arguments éculés, vous convertir à la grand-messe du bonheur absolu et de l’amour à l’eau claire.
En cherchant un peu, vous trouverez sûrement d’autres adeptes de cette abstention de simulation de la vie en rose. Ainsi retrouvez-vous au café d’à côté ou chez l’un d’entre eux pour vous défouler sur sa PS2 ou vous goinfrer de pizza tiède en éclusant quelques bières.
Version fille ça donne une poignée de copines célibataires militantes pour le droit à se faire fourrer dans la joie et la bonne humeur, mais quand bon leur semble et uniquement à cette condition. Elles sont gavées à « Sex & the city » les minettes maintenant, faut pas leur faire à l’envers.
Bref, opération « soirée pyjama » à mater Brat Pitt (kiétrobo !) ou George Clooney (kètrokrakan !). Le tout en mangeant des bâtonnets de carottes crues et des amuse-gueule d’endives sauce yahourt et décoré d’alfalfa. Youpi ! Ouais, même qu’on peut faire la fête sans les mecs et que c’est vachement fun aussi.
On peut aussi se faire une soirée Tupperware version jouets adultes, ça permettra de comparer ce qui fonctionne bien, ce qui ne vaut pas la peine, ce qu’on voudrait tenter, etc.
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A suivre…
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J’ai quelques autres portraits à vous confier, mais le 14 n’est pas encore là… vous en aurez pour votre pesant de mélasse.
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Sister « blague à tiroirs ».
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 22:54
Quand les grands discours n'ont plus de prises.

Sister "if you try walking in my shoes"

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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 02:13
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Les enfants, asseyez-vous sagement en rond, oui comme ça, parfait. Tata Sister (ça fait travelo cette appellation, mais gardons-la, pour la crédibilité du récit) va vous raconter une histoire terriiiiiiiible, avec des tas de personnages louches, des rebondissements de folie, un suspens à vous couper le souffle et évidement, du sang, de la chique et du mollard, sinon à quoi bon.
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Les passages les plus trashs ont été gardés au montage et les images de cet article n’ont pas été floutées pour rendre tout le réalisme du drame qui s’est déroulé et dont j’entends bien vous faire la narration avec moult détails crousti-fondants (avec des morceaux de trucs vachement bizarres dedans).
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Once upon a time…(1) (oui, j’aime définitivement cette formule, elle nous plonge de suite dans l’ambiance), un samedi matin au réveil (si si, ça a son importance), sur le coup des 13 heures et des brouettes, alors que je m’apprêtais à boulotter mon sacro-saint croissant du week-end, je vais chercher dans le placard dévolu au stockage des denrées non périssables à court terme (nan, cette description n’a aucun intérêt, ne cherchez pas la p’tite bête, je fais ce que je peux pour vous conditionner à la terreur qui vous attend) le fameux, l’incontournable, l’inimitable Nutella (2).
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Hum, il paraît bien léger… (le suspens s’installe), je sens une gouttelette de sueur perler sur ma tempe, une bouffée d’angoisse étreint mon 95D, je le décalotte fébrilement puisque comme chacun sait, dixit Zézette (épouse X ou veuve Y) : « chaque pot a son couvercle ». Il ne bronche pas le bougre, ah je sens qu’il me prépare un coup en vache, je tremble.
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Enfer et saperlipopette ! (damnation étant utilisée plus loin, je ne pouvais décemment la reprendre ici, y'aurait eu redondance et ça, ce n’est pas mon rayon).
Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vide ennemi ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Désespérément à fond de cale. Misère !
Adieu la promise gourmandise, oublié l’instant savoureux, aux calendes grecques (ou turques, ou autres, je ne suis pas sectaire) le festin de Babette Sister.
Damned, je suis chocolat !
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Cette image est d'une cruauté à pleurer. La vérité fait peur, oui, très, et vachement beaucoup aussi.
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Le bocal ovoïde reste tragiquement muet à mes appels de détresse, il me regarde avec sa bouche béante face à la mienne affamée, qui hésite entre pousser le cri primaire de la bête qui souffre ou celui du banlieusard qui vient de louper son dernier train un jour de grève de taxis.
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God bless America save the Queen please help me, I’m a poor lonesome cowboy sinner and I don’t believe in you but I feel this deepest pain in my stomac. (3)
Oui, quand je suis au bord du gouffre ou au bout du rouleau, je parle anglais, ce qui en dit long sur l’état de désespoir dans lequel je me trouve, sur ma décrépitude mentale et physique à ce moment crucial. Ma souffrance est intense, ma douleur est lourde, mon organisme sent que la fin est proche, il faut mettre en marche le mécanisme de survie.
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Ici une image du drame en technicolore. Terrifiant ! J'en frémis encore.
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Si la nouvelle venait à se répandre, je serais immédiatement la risée de tout le quartier, voir de la planète entière ou même au-delà si les frères Bogdanov venaient à ébruiter l’affreuse nouvelle chez nos voisins de derrière les fagots la voie lactée. Tiens, je les salue au passage (des fois qu’ils se promènent dans notre monde virtuel) tel un Drucker bien dressé, toujours dans le sens du poil.
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Il me faut un plan d’attaque, une ruse de Sioux, une bouée de sauvetage un itinéraire bis vers la version pleine de ce que je contemple tristement.
Bon, j’appelle un ami, puisque je ne puis point switcher la question. Arf, nan surtout pas, me ravisais-je. Ce serait le plus sûr moyen de me faire chambrer comme jamais. Autant je peux évoquer des pulsions que d’autres taisent, mais là, il n’est pas envisageable d’avouer pareille bourde, il va me rire au nez et aura raison de le faire. Une maison bien tenue et dont on peut louer les mérites de la maîtresse de l’endroit (qui rêve peut-être d’être à l’envers) ne saurait se déparer de l’obligatoire pâte à tartiner.
Shame on me.
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Oui, mesdames et messieurs, les enfants parfaitement bilingues franco-breton-anglais, les chiens remuant la queue et les mémés en déambulateur, oui, je dois bien vous l’avouer, je me sens seule au monde.
Un malheur n’arrivant jamais seul, il me fallut donc envisager la pire solution qui me restait : aller au supermarché.
Attention, petit rappel des faits, nous sommes un samedi, et le deuxième samedi des soldes pour être exacte. Ainsi, j’ai roulé au cul à cul entre d’autres débiles (mais consentants eux) qui se rendaient au même endroit que moi pour y faire la même chose. Panique pour dénicher une place. Un monde de fou partout ! Des familles à deux de tension, des caddies en veux-tu en voilà, des vieux, des gosses, des nases, des nanas qui fouinaient dans les bacs de fringues, pas moyen d’avancer, pas possible de les éviter, ils ont tout envahis. C’est un calvaire sur terre. Moi qui prends un soin tout particulier à ne fréquenter ce lieu que le mardi soir ou le vendredi soir entre 19h15 et 21h (et pas plus d'une fois par mois), avec les célibataires speedés qui ne remplissent qu’un simple panier (yahourts, bières, jambon en sous plastique, pâtes, sauce bolognaise en pot, capotes => pour les plus optimistes qui espèrent conclure prochainement), là je suis face à des chariots chargés à gueule, des caisses qui débordent, des files d’attente interminables (tiens ? dans ce mot y’a « minable », c’est bien un signe). J'avais tous envie de les tuer, ils ne savent pas qu'ils ont échappé à une véritable boucherie, je n'en pouvais plus.

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Je vais faire une crise de tachycardie, une syncope ou autre manifestation violente du malaise qui m’envahit face à cette marée humaine de moutons de Panurge. Il faut que je sorte de là, vite !
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Euh ça, c'est pour avoir un peu le côté hémoglobine qui impressionne toujours.
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Au bout de 2 heures de calvaire insoutenable, je le tiens mon saint Graal. Tout fièrement dressé dans ma main, il est là, plein d’amour choco-noisette à étaler.
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I’m the queen of the Leclerc! I’m a survivor!
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Bon, tout ça pour ça me direz-vous ? Là, je vous trouve désobligeant, car c’est méga important puisque ce samedi 2 février 2008, c’est la Chandeleur et je vais pouvoir déguster mon péché de gourmandise avec les crêpes que je vais me cuisiner toute seule comme une grande. Hum, comment je vais la savourer ma victoire, j’vous raconte même pas ! Ah bah si, finalement je viens de vous la raconter. Hé, je suis incorrigible.
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Vous pouvez disposer maintenant, faut pas rester là, et pensez à remettre les gosses dans le placard en partant. Il ne leur restera pas de miette, c’est pour ça aussi que c’est magique les crêpes, il n’en reste jamais. Contrairement au gratin de courgettes. Allez savoir pourquoi.
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Sister « qui s’en lèche les doigts »
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(1)    Pour les moins anglophones d’entre vous, l’histoire s’arrête là, bah ouaip, c’est dommage, mais fallait pas sécher les cours au collège. N’oubliez pas de fermer la porte en sortant. Merci, z’êtes bien urbains.
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(2)    Que ceux qui l’ont planqué dans le frigo aillent rejoindre les zenglish students en rattrapage, ils ne sont pas dignes de lire le reste de mon œuvre du jour. Bande d’hérétiques, on devrait vous pendre haut et court pour cet outrage au produit de nos damnations gastronomiques.  <= voyez, il est ici le "damnation", je ne vous avais pas menti.
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(3)    Là, une autre salve de lecteurs est contrainte de nous quitter, sorry les gars, n’oubliez pas vos manteaux, fait pas chaud dehors.
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(4)    Ne cherchez pas la note (4), j’avais la flemme de l’écrire, elle est restée dans mon carnet. Peut-être qu’elle y fait la sieste..
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La dernière photo est issue d'un site où il y en a plein d'autres moches aussi. C'est à voir (cliquez on the cliché). Il paraît que ces bidules viennent du musée du parasite, au Japon. Ils sont forts ces nippons !

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