Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 01:18
.
.
Chers lecteurs (et teuses, ou trices ou touses) assidus, vous m'avez crue morte et enterrée, non, il n'en est rien, j'étais en hibernation du fait des conditions météo épouvantables.
.
Envie d'un petit picnic dans la pelouse ?
.
Que je vous raconte un peu.
.
Chaque année (ou presque), je me coupe du monde pour faire une cassure quasi totale avec le quotidien, ses contraintes, ses lassitudes, ses exaspérations, ses obligations polies.
Alors je me sauve sur un bout de caillou au bord du monde où je peux me recentrer, faire le point, méditer loin du tumulte parisien.
Une dizaine de jours face à l'Atlantique avec mon vélo pour musarder le long des chemins de traverse, pour s'engouffrer dans quelque forêt mystérieuse ou partir à la découverte d'une fontaine abandonnée ou d'une pierre levée au milieu d'un champ de tulipes (au repos lui aussi).
.
N'avoir aucun compte à rendre, aucune explication à donner, ni rapport, ni debriefing, pas même de planning pour la journée à venir. Se laisser porter au gré du vent et des envies.
Voyager léger pour être plus mobile, je vais à l'essentiel, juste le minimum vital pour un maximum de liberté. Fringues de rando, deux bouquins et vogue la galère.
Ma seule excentricité permise est d'emporter mon thé préféré (le "4 fruits rouges" de chez Dammann), sorte de fil rouge (lui aussi) avec mon existence des 355 jours restants.
.
Cette coupure - genre retraite spirituelle - me permet de faire un bilan et souvent je n'en reviens pas avec le même état d'esprit qu'en partant. A de nombreuses reprises, je rentrais de vacances pour coller ma démission sur le bureau du boss parce que j'avais envie de donner une autre dimension à ma « carrière » ou juste le besoin d'aller voir ailleurs, de me frotter à l'inconnu, voire de faire un virage à 180°.
En fait, mis à part la mort de mes proches ou la souffrance, je n'ai pas de peur identifiée. Du coup, filer un coup de pied dans la fourmilière professionnelle et aller voir à côté si l'herbe est plus verte n'est pas un problème.
.
Je n'aurais pas eu la chance de profiter de ce paysage sublime cette année. Tristesse.
.
Toutefois, cette année, pour des raisons indépendantes de ma volonté et par la faute de conditions météorologiques catastrophiques, j'ai dû renoncer à mon recueillement loin de la civilisation. J'en reste assez troublée et n'ai pas du tout l'impression d'avoir pu me déconnecter de cet « ordinaire » peu enclin à la fête et à la gaudriole. Du coup, je reste sur ma faim et sens une sorte de frustration. Bah, c'est la vie, dirons certains. C'est dommage leur répondrais-je.
Tant pis, j'en ai profité pour faire du bénévolat et faire plaisir à mes proches, c'est toujours ça de pris (ou plutôt de donné).
Voilà, faute d'avoir pu prendre l'air du large, j'ai au moins mis un peu de distance avec le Net, mais j'y reviens sans problème, je reste accro à ce média qui me permet de vous sentir là autour de moi, ça rassérène un peu.
.
N'empêche, mes vacances sur les rochers et les belles plages désertes* me manquent... snif.
.
.
Sister "feels good to be... free"
.
.
*plus les crêpes, les galettes, le homard bleu, l'espace, le beurre salé, les fraises de Plougastel, les langoustines, la tarte bigoudène, etc.
.

Partager cet article

Repost0
13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 11:19
.

Parfois, il me prend des idées à la con et j’essaye de faire des trucs de filles. Bon, d’accord, tout cela n’est pas très malin de ma part, j’en conviens, mais il paraît que ce n’est pas très sexy une gonzesse qui sait changer une roue alors qu’une pilosité contrôlée par arrachage méthodique semble être un gage de bonheur imberbe pour des semaines. Du coup, j’ai tenté une expérience encore une fois aux frontières du réel…

.
Jusqu’à présent, une crème dépilatoire et un rasoir avaient toujours été parfaitement efficaces pour contrôler ma dose de poils ordinaire. Or, allez savoir pourquoi, j’ai voulu essayer l’épilation quasi pro : la cire ! Je me disais qu’un premier essai avec les bidules soft qu’on réchauffe dans les mains serait une bonne alternative. Erreur ! Grossière erreur ! C’est une torture toute pareille, même pire !
.
En fait, j’ai surtout eu la très mauvaise idée de vouloir tester ces engins de malheur sur la partie ultra sensible : le maillot ! Bien sûr, quitte à faire une connerie, autant y aller à fond.
Je respecte le mode d’emploi simple comme s’ils parlaient à des blondes hydrocéphales et applique le bidule sur la zone à « dépoiler ». Puis tire dessus d’un coup sec pour enlever la bande prête à l’emploi et les bulbes pileux englués dessus. OK, le problème de la souffrance est une chose - tolérable d’ailleurs - seulement mon épiderme n’a pas du tout apprécié le traitement et quelques instants après avoir péniblement retiré quelques rhizoïdes, je me rends compte que mon entrejambe présente d’affreuses marques, comme des suçons, genre d’énormes d’hématomes pas glamour du tout !
Sans parler des résidus de cire collante qu’il est bien difficile de déloger.
.
Inutile de vous dire que je ne joindrai pas de photo du désastre, parce que je vous laisse imaginer le tableau, ma pudeur à ses limites et ce produit de malheur m’a poussé dans mes derniers retranchements.
.
Heureusement qu’ils fournissaient quelques lingettes pour calmer un peu le feu de leur substance maléfique car je ne m’imaginais pas « tapoter » la bande de cire sur les petits morceaux éparpillés pour les décoler des recoins où ils s’étaient fourrés. Mon épiderme totalement tuméfié et rougeoyant ne voulait rien entendre de plus. Pas question de finir le boulot à la pince à épiler ou avec ma crème dépilatoire habituelle, sinon c’était les urgences dermatologiques illico et je n’y tenais pas plus que ça.
.
J’ai donc dû rester avec un entrejambe à l’allure plus que négligée afin de laisser cicatriser tranquillement l’endroit. Ce côté assez « rough » peut avoir ses adeptes, perso je n’adhère pas trop au concept.
.
En revanche une chose est sûre, les bandes de cire froide prêtes à l’emploi ne sont pas efficaces. Même sur les jambes, le résultat est moche et il reste des irréductibles spécimens qui semblent inatteignables à l’arrachage. Ah, les sales bêtes !
.
La prochaine fois, je reprends mes armes habituelles qui ne me laissent ni trace, ni douleur et donne une douceur parfaite, même si elle dure un peu moins longtemps.
.
.
.
Sister « sans poil et sans reproche »
.

Partager cet article

Repost0
10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 18:46
.
Il ne m'arrive pas souvent de vous mettre en garde sur une attitude à tenir ou une méfiance à avoir, néanmoins, un internaute averti en vaut deux, voici donc un petit article à lire sans attendre. Il a été révélé par une chroniqueuse d'RTL.
Merci à JM pour avoir déniché l'info.


Spock.com traque les internautes

Utilisateurs d'internet, voici un nouveau site qui recueillera des informations sur vous. Il ne s'agit pas d'une entreprise policière, ni d'une vaste enquête... Spock.com se veut une sorte de réseau ou annuaire géant qui permettra de trouver des informations sur n'importe qui. L'objectif des fondateurs serait d'indexer les six milliards d'humains. Une ambition qui inquiète les défenseurs de la vie privée.

Explication : Un site pour trouver des informations sur les gens.- S.Joussellin

Collecteur de données personnelles


Les concepteurs américains partent d'un constat assez simple : dans presque un tiers des cas, ce que nous recherchons sur Internet, ce sont des informations sur des personnes. Spock est conçu de telle façon qu'il va fureter partout sur le net et trouve des renseignements sur les gens. Ensuite, il les indexe, les classe, les organise. Spock établit ainsi des profils très personnalisés. Avant même son lancement, ce système stocke déjà 100 millions de profils dont les deux tiers concernent des Américains.

Ces informations, il les glane sur les blogs personnels, sur les sites Internet. Par exemple, si vous participez à un colloque, il y a fort à parier que vos nom, prénom, profession, titres, etc. se retrouvent sur le site Internet de l'organisateur. Spock va tout récupérer. Si vous utilisez aussi un carnet d'adresses en ligne, comme celui de yahoo, ou si vous faites partie de ce qu'on appel un réseau social -un site Internet comme myspace par exemple-, les informations personnelles de toutes les personnes qui sont en relation avec vous peuvent aussi être exploitées par Spock. Cette accumulation d'informations n'est pas nouvelle : tout ce que l'on fait sur Internet laisse des traces.

Avec Spock, c'est l'usage des informations qui changent. Quand vous laissez vos coordonnées sur votre blog, ce n'est pas dans le but qu'elles soient collectées, indexées, listées par autrui. Spock offrira d'ailleurs aux personnes qui le souhaitent la possibilité de ne plus figurer dans leurs bases de données.

C.S-L. avec Sophie Joussellin


Sister "ouvrez l'oeil"

Partager cet article

Repost0
7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 00:16
.
Depuis quelques jours, on peut voir sur les murs du métro (ou d'ailleurs), des affiches 4 x 3 avec la photo ci-dessous.
.
Faut soigner ce gosse, il souffre d'une sale maladie orpheline tel qu'il est là. Ou alors il a trop la honte parce qu'il porte un string panthère pas du tout assorti à son teint pâle ?
.

Bon, je crève d'envie de faire ma blague naze alors je ne vais pas me priver.
.
Franchement avec une couleur pareille, on s'attendrait plutôt à voir l'expo de Steve McPaprika...
.
Voilà, je suis contente de ma connerie, je vous laisse retourner à des choses plus sérieuses. N'empêche que son travail photographique semble passionnant, dommage, c'est trop tard, fallait se réveiller avant le 30 juillet.
.
Maintenant, une private joke (pour la route) qui ne sera comprise que par l'intéressé (c'est le principe du truc, vous l'aurez remarqué) :
Raph, pourquoi n'as-tu pas mangé de curry dans la soirée du 5 août ?
.
.
Sister "sur la piste des épices".
.

P.S. : L'expo était au 35-35 rue de Seine 75006 PARIS  (de 11h à 20h - Fermé lundi et mardi). Sinon, cliquez sur l'image pour accéder à son site et voir son travail. Vous reconnaîtrez certainement quelques clichés...
.
.
Encore une bricole, parce qu'une petite part de dérision n'est pas incompatible avec la beauté de l'image.
Voyez comme cet homme prend un risque terrible car la moindre crampe au mollet risque de lui entraîner un effroyable mal de crâne.
Principe de causalité entre les conséquences des cascades humaines et la théorie de Newton...
.
Maurice, fait pas l'con, ça n'a jamais fait repousser les cheveux de jouer au cochon pendu !
.

Partager cet article

Repost0
1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 13:28

.

C'est enfin l'été, l'air est chaud, le vent léger, les filles sortent à peine vétues, les mâles dévoilent leurs muscles saillants, ça sent la glandouille et les rues de Paris sont calmes comme un soir de finale de coupe du monde.

.

Tout le monde est détendu, relax, ouvert et près à profiter de la vie. Du coup, les pulsions reprennent le dessus et les tracas sont au fond des tiroirs. C'est le moment de dragouiller gentiment ou plus activement, de se lâcher, de se faire plaisir.

.

Du coup, je ne saurais trop vous recommander une précaution simple : foutez une capote ! Si vous ne voulez pas revenir avec des bestioles qui gratouillent ou des virus mortels, c'est tout con, le plastique c'est fantastique alors protégez-vous.

.

Histoire de faire un coucou à tous les sympathisants québécois (parce que j'adore leur accent), aux fans des Nuls (parce que cet esprit déjanté nous manque), aux estivants (qui n'estiment pas bien le risque de tirer sans protection) et à tous ceux qui ont perdu des amis ou de la famille par suite d'un rapport mortel ou d'une pratique à risque.

 .


.
Autant que possible, revenez vivants de vos vacances, c'est mieux non ?
.
.
Sister "donner de l'amor, pas la mort"

Partager cet article

Repost0
30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 00:23

.

Vous avez peut-être la chance d’habiter dans un endroit du globe plus ensoleillé que mon triste bassin parisien, hé bien vous avez une sacrée veine car je suis au bord de la dépression ! Constater que ce qui devrait être la saison estivale se réduit comme peau de chagrin et que la météo est toujours aussi maussade (ou totalement pourrie devrais-je dire), c’est la misère ! D’accord, y’a plus grave dans la vie, y’a des gens qui n’ont pas à manger, y’a des guerres dans le monde, des maladies orphelines, des souffrances, des injustices, des malheurs en tout genre. N’empêche, c’est peut-être mineur mais ça me mine ! Ce temps affreux me tape sur les nerfs. On a déjà un ciel gris durant des semaines entières pendant la morne saison, si maintenant mai, juin et juillet s’y mettent, alors je vous le dis tout net : c’est la fin des haricots ! Y’a pu d’saisons ma bonne dame !

.

J’avais déjà attaqué le plan B au niveau vestimentaire, maintenant il faut sortir le vigipirate de la bouffe car les petites préparations froides sont à renvoyer aux oubliettes.

.

Voici donc une conversion des plats d’été en plats dit « de saison » (oui, on n'approche pas du 15 août mais en fait du 11 novembre) parce que ça s’impose vraiment pour notre survie à tous. Remarquez que j’ai conservé l’ingrédient principal pour assurer la transformation facilement.

Salade piémontaise => tartiflette (bien gratinée comme il faut)

Gaspacho => soupe de tomate (ajouter des lardons, des croutons, du fromton)

Crème glacée => crème brûlée (toute croustillante et fondante)

Haricots en salade => cassoulet (le vrai de Castelnaudary, tant qu’affaire)

Taboulé => couscous royal (avec les boulettes, les merguez, l’agneau)

Caviar d’aubergine => moussaka (riche en huile d’olive et en viande rôtie)

Sorbet pomme => compote (tiède avec un biscuit sablé dessus).

.

Et revoilà Fauve en pleine dégustation de clafoutis aux pommes. Remarquez comme elle ne boulotte que les fruits, la gourmande !

.

Voilà, ce n’est qu’un début, vous pouvez continuer la liste comme bon vous semble, elle n’est pas exhaustive alors vous pouvez y aller franco (de porc, de port).

.

Face à la grisaille ambiante, reste la chaleur humaine et l’envie de partir en vacances loin, là où le soleil ne cesse jamais de briller. Hum, ils font des promos pour Bora Bora ? Nan, ah bah qu’est-ce qu’il vous reste ? Le sud de Dunkerque ! Nan, vraiment je n’y tiens pas, j’ai pareil à la maison, ça va pas être possible.

.

J’veux du soleil ! Rien qu’du soleil !!!!!

.

Sister « en clair-obscur »

.

Partager cet article

Repost0
23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 00:11

.

 

Vous allez peut-être trouver que je suis une trentenaire attardée, ce n’est pas grave j’assume. Ou penser que je suis une nostalgique à deux balles (0,30 € pour les puristes), tant pis je l’accepte. N’empêche que j’ai adoré et j’aime encore le Muppet Show, celui qui n’hésitait pas à inviter des stars qui - à l’époque - n’avaient pas peur de casser un peu leur image pour se frotter aux blagues des marionnettes remuantes.

.

 

Dans ce programme, la séquence que je préférais s'appelait « Les Cochons dans l’Espace ». Et tout récemment, j’ai appris quels étaient les noms des deux protagonistes qui accompagnaient Miss Piggy. Là, ce fut le choc car la version française s’est totalement lâchée sur les patronymes et j’ai craqué :

Capitaine Jean Bondyork et Professeur Enrico Chonaille

(en VO ça donnait : Link Hogthrob et Dr. Julius Strangepork).

.

Que du bonheur pour bien commencer la semaine !

 

clic on the gruik gruik !.

 

OK, maintenant vous me trouvez encore plus puérile à m’extasier devant des jeux de mots à la limite du ringard, mais ce n’est pas grave, je persiste et signe : Enrico Chonaille, ça me fait vraiment marrer et je ne m’en lasse pas.

 

Oui, il m’en faut peu, je suis comme ça, une fille sans prétention, facile à contenter.

 

Voilà, allez en paix et que la force soit avec vous grâce aux cochons dans l’espaaaaaaaace !!!

.

 

Sister "cochonne à l'esprit satellisé"

.

 

Partager cet article

Repost0
22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 23:39

.

L’autre soir, dans mon métro habituel, il m’est arrivé une expérience peu banale, quasiment inavouable.

Alors que je me laissais porter par la musique vissée sur mes oreilles, le nez dans le 20’ du jour à décortiquer les news en balançant doucement sur les rythmes Depeche Modiens, quelques personnes montent dans la rame.

Un type s’assied sur un strapontin, dans ma diagonale, je lui jette un coup d’œil machinal, et replonge dans ma lecture, mais soudain je relève brusquement la tête comme on le fait lorsqu’on s’aperçoit qu’il s’agit d’un visage connu ou d’une célébrité.

Or là, je ne le connais ni d’Eve, ni d’Adam, c’est un parfait inconnu. Pourtant, je suis totalement bouleversée et déboussolée par sa présence, la sensation est vraiment bizarre. Ce n’est pas « The beau gosse of the year », mais je suis scotchée, pétrifiée sur mon siège en skaï. Je rebaisse un peu le regard pour ne pas le mettre mal à l’aise et me rends compte que j’ai incroyablement chaud, mes joues doivent être écarlates ! Je constate qu’il semble être dans le même état.

Non ce n’est pas un coup de foudre, il s’agit d’autre chose, plus troublant… On se balance d’imperceptibles œillades et je tente d’analyser ce qui nous arrive.

Cela pourrait ressembler à une forme de complicité, or c’est bien plus fort que ça, plus rare, carrément inouï en fait ! Inutile de se voiler la face, j’ai tout simplement envie de lui, je suis face à une pulsion terrible et cela est tout aussi tentant qu’effrayant.

Comme moi, il est chamboulé et un peu perdu, il esquisse un sourire étonné et je pince mes lèvres pour exprimer la dualité des sentiments qui m’envahissent. Incroyable, mon système limbique est sans dessus dessous, le cerveau reptilien a pris le contrôle et je ne maîtrise plus rien. Il semblerait que le démon du 5 à 7 (petit frère de celui de midi) ait pris le pouvoir. J’ai l’impression qu’il n’y a plus que nous ici et maintenant, le monde autour a disparu, j’ai comme une sensation de flottement, mon corps est devenu bouillant et mes pensées sont confuses. Que faire ? S’il se levait maintenant et me tendait juste la main en signe d’invitation, je le suivrais, sans un mot, docile et volontaire, prête à sombrer vers l’appel de la chair.

Mais il reste là, en proie à ses envies similaires aux miennes, muselé par sa morale, emmuré dans ses principes.

Je lève un sourcil interrogateur, il me lance un regard gêné et empreint de doute.

Nous savons tous deux que cela est absolument hors norme et n’avons donc aucune idée de l’attitude à adopter. Comment réagir face à cette situation inédite ? Devrions-nous nous jeter l’un sur l’autre et profiter de l’instant présent ? Au risque de mettre en péril le fragile équilibre de nos vies respectives…

Nous avons été pris au dépourvu et n’étions pas préparés à vivre un tel événement dans ce lieu impersonnel et fonctionnel.

Non, nous n’avons pas osé céder à nos pulsions et ce sont les bonnes mœurs qui ont repris l’avantage. Je l’ai laissé s’éloigner en baissant les yeux, signe de l'acceptation implicite d'une impuissance face à un adversaire plus fort que soi. Sans heurt, nous avons repris le cours de nos existences ordinaires.

A ce jour, je ne sais toujours pas si cette décision était la bonne, mais je suis sûre d’une chose, c’est à quel point il est intrigant et puissant de ressentir que le cœur a ses raisons que la raison ignore.

.

Sister « crumble to dust »

.

Partager cet article

Repost0
20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 00:51

Parce que je suis une bonne copine et que j’aime relever des défis, surtout s’ils sont débiles, sans intérêts et donc totalement inutiles.

.

Alors je m’en viens vous conter la fabuleuse histoire de Raph le talentueux taulier de « Bon pour ton poil »… Un jour, dans un article en panne d’inspiration totale comme il nous arrive tous d’en avoir, monsieur a décidé de mettre en place un concours de chatons. J’ai bon espoir de remporter le gros lot : la Carte Postale Moche ®

.

Voici donc un florilège soigneusement sélectionné par mes soins et mes petits doigts délicats. J’en profite pour remercier mes sponsors (Krit & Krat, Wouah Wouah boulettes, Tuning Kroket) et mon modèle consentant, bref mon cobaye à poil court : Fauve.

 . 

 

Ici un matou de base après des vacances à La Hague. Quel regard pétillant !

 

Admirez ce petit déguisement de Fürher. Tout est dans le détail.

 

 

 Voyons maintenant une jolie paire de chats siamois à poils ras. Modèle rare.

 

 Existe en taille adulte, enfant, nourrisson, vieux croutons.

 

  

Image d'un chaton, prise au seau sot saut du lit, spécimen dit "de Bourgogne" mais en attente de sa carte de séjour.

Il parait qu'il n'a pas la bonne couleur pour concourir dans la catégorie souhaitée. Je m'insurge : y'a discrimination !

Puisqu'on peut mettre des recettes, observez une terrine de greffier reçue par la poste. Visiblement, elle n'était pas assez cuite.

Méfiez-vous des achats sur le Net, la photo du site n'est pas contractuelle, contrairement à Julie Lescot.

 

Vous ne connaissiez pas encore le chat-kangourou, le voici enfin dévoilé devant vos yeux ébahis.

N'ayez pas peur, ce modèle ne sort que les soirs de pleine lune, et encore...

Ceci est un modèle d'importation, ne vous y laissez pas prendre, derrière sa face de rat se cache une cochonne de Bollywood.

Retourne chez ta mère ou tu vas te faire bouffer toute crue.

Collection chaton cro-meugnon automne-hiver 2007-2008, Kat Lagueurfeld vous présente la couverture dite "à pattes de fauve". A ajouter d'urgence à votre panier ?

Attention à ne pas filer vos bas mesdames en vous lovant dans la polaire velue.

Devant une telle profusion d'offres, vous ne savez que choisir, comme je vous comprend, on a que l'embarras du choix (dans la date) !

.

Sister "petite chatte qui miaule pas fort"

.

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 22:45

..

L’art et la manière d’un plantage marketing.

.

Vous connaissez tous les principes des services commerciaux : gagner des parts de marché et conquérir de nouveaux publics. Bref, vendre beaucoup et au plus grand nombre.

Nintendo n’échappe pas à la règle et a bien analysé que l’occident comptait une population vieillissante soucieuse de son image et dotée de moyens financiers conséquents. Du coup, sans délaisser son cœur de cible - les geeks et joueurs compulsifs accrochés à leur console - ils ont tenté la diversification.

.

Qu’est-ce qui inquiète nos aînés ? Perdre ses facultés mentales, se laisser bouffer le neurone par un Alzheimer galopant. Du coup, il semblait tout indiqué de créer des jeux de mémoire et des petits exercices de logique pour doper ses capacités intellectuelles à l’usage des « séniors ».

.

Sauf qu'ils y sont allés un peu fort ! Sur l’affiche, on peut voir un individu banal mais représentatif du public visé : cheveux blancs, rides, on devine le CSP + *.

.

Jusque-là, rien de bien étrange, sauf lorsqu’on y regarde de plus près… Observons le produit sur lequel les ménagères de plus de 50 ans (et leur moitié) devraient se ruer. Soudain, on découvre la gaffe, la boulette, l’œuvre évidente du neurone défaillant du « pubard »** et de celui qui a laissé passer la couille dans le potage, oui n’ayons pas peur des mots.

.

Cette pub est une vaste fumisterie. Les tags ne sont pas de mon fait.

.

Observez attentivement l’affiche, y avez-vous vu le problème ? Non ?!?! Si rien ne vous choque, consultez au plus vite votre gériatre ou psy car votre cas est inquiétant.

.

Regardez bien en bas à droite… il y a un exemple des exercices qui vous sont proposés par le logiciel. Vous avez vu !!! Non vous ne rêvez pas, on vous proposer de doper votre cerveau en résolvant les opérations suivantes : 1 + 9 = ? 3 + 2 = ? et 9 - 3 = ?

.

Conclusion : soit Nintendo prend vraiment nos parents et grands-parents pour des attardés ou des débiles profonds, soit ils se sont trompés de photo et ciblaient en fait les 5 - 8 ans.

.

Je ne sais pas combien a coûté la campagne publicitaire et la création de cette affiche percutante, mais visiblement, le donneur d’ordre n’a pas la notion des chiffres… Tant mieux pour l’agence « créatrice » du concept et qui ne s’est vraiment pas foulé pour encaisser le pactole.

.

Sinon, pour ceux que ça intéresse, je précise qu’une grille de mots croisés ou de sudoku ne coûte presque rien et sera nettement plus efficace pour entretenir votre potentiel cérébral. Lisez plus, regardez moins la télé, c’est tout bête mais tellement mieux pour préserver votre cortex, vos dendrites, synapses, astrocytes, axones, cellules gliales, fibres myélinisées parallèles et autres neuroblastes.

.

Sister « ma matière grise n’est pas triste ».

.

* CSP + (Catégorie Socio Professionnelle supérieure)

** ou publicitaire pour le commun des mortels

Partager cet article

Repost0

A méditer... ou pas

"L’amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font.
À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire"

Pierre DESPROGES

Vous Cherchez ?

Amuse-bouche

Quelques pensées en vrac, des chroniques sur le vif, un soupçon d'actualité, le tout saupoudré de bonne humeur (autant que possible) pour espérer susciter l'intérêt ou la curiosité. Chose rarissime sur le Net : mon site est garanti 100% sans pub ! Mais oui, vous ne rêvez pas, c'est dingue n'est-ce pas ?

En Conserve

Libre pensée

L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe."

Gustave Flaubert

 

 

Locations of visitors to this page  

 

 

Ne soyez pas timide(s) comme ça, balancez une connerie, un bon mot, exprimez-vous, cet espace est le vôtre. Profitez-en, y'a même pas besoin d'une carte de membre (actif ou endormi).


"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement, vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas." (dicton amérindien)

Le site ci-dessous étant d'une qualité rare, parfaitement documenté de connaissances très pointues, vous ne trouverez jamais mieux et c'est avec une grande fierté que j'en fais la promotion. De tels talents méritent un coup de pouce et un soutien solide. 

Cliquez ici

Primeurs