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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 00:33
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Maintenant j’ai la preuve formelle que des millions de greffiers sont retenus prisonniers « à l’insu de leur plein gré* ». Ils sont un peu partout, on ne sait pas vraiment où, cachés derrière de lourdes portes closes, au détour de cours mal famées et obscures ou dans de sombres appartements glauques.
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Alors comme moi, montez au créneau et lançons ensemble une vaste opération de « lâcher de matous ». Vous verrez, c’est presque aussi joli qu’un feu d’artifice sur Moussu-le-Glouvieu, un soir d’automne.
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Ici un bon gros européen en train de piquer un roupillon dans un carré de salade.
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Tout d’abord, la préparation du plan, très important ça, d’être parfaitement au point sur les détails qui pourraient s’avérer capitaux.
Pensez en premier lieu à vous munir d’un sachet de croquettes sonnantes et trébuchantes, c’est l’arme absolue, le piège ultime, l’appel des sirènes à l’usage des félins domestiques.
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Ensuite, allez rôder du côté de chez la mère Michu. Attention, pas Michèle (ma belle) car elle a perdu le sien il y a longtemps, l'histoire avait d'ailleurs été mise en chanson, comme celle de Michèle. Voyez les points communs troublants entre les deux histoires ? Non ? Tant pis, on s'en fout, c'est pas le propos ici.
Dès que vous repérez un individu suspect muni de l’équipement complet du minet de base, agitez (ou secouer, ou remuer en tous sens, faites comme bon vous semble) le paquet d’aliment lyophilisé, divine promesse gastronomique pour les bestioles convoitées.
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Vous ne tarderez pas à voir débouler vers vous les tigres de salon et autres squatteurs de gouttières des quatre coins du bled, les yeux pleins d’espoir d’un festin de minis bouchées croustillantes. Là, il faudra faire preuve de la plus grande méfiance, car si vous avez opté pour la variété « saveur saumon » alors qu’arrive le gros persan d’Anne-Charlotte de Lahbytenboua, il y a fort à parier que vous vous prendrez un coup de griffe dans les mollets. Rappelez-vous qu’il ne déguste que des bouchées gourmandes vendues dans de minuscules boîtes bling-bling dont le prix au kilo est le double de celui de votre bœuf bourguignon du dimanche chez belle-maman.
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Une fois les bestiaux regroupés en troupeau multicolore, profitez du spectacle. Admirez le joyeux mélange de races et de milieux sociaux professionnels et assistez tranquillement aux retrouvailles. Dans quelques instants, ça va chicorer, feuler, cracher, castagner, courir en tous sens, s’égratigner le nez, se faire des oreilles en dentelle, se mordre les flancs et se rouler par terre dans un enchevêtrement canaille de coups de patte vengeurs. Quelle jolie mise en scène ! Que de joie et de bonne humeur retrouvée dans ces activités de plein air qui font le plaisir de nos amis mistigris.
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Tout cela dans quel but, me demanderez-vous ? Mais tout simplement pour créer un métier d’avenir, le speed dating pour chat ! Si certains n’hésiteront pas à se battre pour s’accorder les faveurs d’une belle, d’autres seront déjà planqués dans les coins à s’adonner au furtif de porte cochère ou autres activités reproductrices. Bon, ne nous leurrons pas, l’immense majorité des participants sera contrainte de « tirer à blanc » puisque leurs maîtres auront jugés utile de les priver de leurs attributs virils ou de leurs organes génitaux des années auparavant. Pas grave, c'est l'intention qui compte !
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Quel bonheur pour ces charmants animaux d’intérieur que de retrouver leurs instincts de chasseur et la chance de pouvoir de nouveau gambader dans les grands espaces !
Mais ce que vous ne soupçonnez pas, c’est l’incroyable popularité que vous allez recueillir auprès des maîtres des matous en question. D'ailleurs, voici quelques témoignages de la patrie reconnaissante :
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M. et Mme S.T. : « oui, c’est terrible, on en pouvait plus, notre Filou nous a bouffé tout notre P.E.L. en soins divers (rat vs chat : 200 € de véto, traitement insulino-dépendant : 70 € par mois, opération pour réparer une patte cassée dans un piège à loup : 150 €, etc.). En plus, il nous ramenait des souris vivantes en pleine nuit, des oiseaux à moitié déplumés au petit matin et même une fois un poisson du bassin d’à côté ! Merci de lui avoir rendu sa liberté, nous n’osions pas le faire ».
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Mlle S.O.N. : « Quel soulagement depuis que Fauve a rejoint les siens, je n’ai plus besoin de me lever en pleine nuit parce qu’elle grimpe aux rideaux ou bouffe les fils du téléphone et du PC. Je peux même ouvrir la fenêtre sans craindre qu’elle ne saute du 1er dans les buissons du rez-de-chaussée pour choper un piaf. Elle me coûtait un max en croquettes de luxe pour lutter contre son anorexie ».
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M. P.M. : « Depuis que mes deux chattes ont quitté les lieux, je me réveille serein. Avant elles venaient me lécher la pomme à 5h du mat’ ou me coller leur arrière train dans le nez pendant que je prenais mon café. Je n’ai plus peur de laisser mon flacon de parfum sur l’étagère, pourtant avant elles l'auraient satellisé d’un coup de queue malencontreux. Je peux même partir en week-end sans m’inquiéter de trouver une âme charitable pour les nourrir. C’est la liberté retrouvée ».
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Ici une peluche vivante me demandant de lui faire la courte-échelle pour s'enfuir.
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Oui, vous pouvez aider ces gens à ne plus souffrir en les libérant de leurs matous envahissants et par ailleurs recréer les conditions de vie sauvage pour les minets trop souvent conditionnés à nos univers cloisonnés. Sans parler des minous qui seront ravis que vous les extrayiez de leurs conditions de vie misérables.
Encore une petite interview (et après je filoche) :   
Choupinet (le nom a été changé car l’ex chaton tenait à garder l’anonymat) : « Ma vie est un enfer, je ne rêve que de m’évader de cette prison où ils me retiennent. Mes maîtres m’abandonnent toute la journée et quand ils sont là ils s’engueulent non-stop. Lui picole, elle perd la boule, du coup ils m’ignorent totalement, c’est pathétique. Vous pouvez voir toute la détresse dans mon regard, je souffre ».
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Vous ne pouvez décemment pas me laisser vivre un tel cauchemard ?
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Vous voyez que je ne bluffe pas, un matou libre est un matou heureux. D'ailleurs, c’est facile à vérifier, il a le poil humide et la truffe brillante (ou l’inverse et réciproquement).
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Ca y est, vous êtes convaincus ? Rejoignez le mouvement de libération des chats prisonniers. À vos croquettes camarades !
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Sister « ouvrez, ouvrez la cage aux greffiers… »
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* oui je cite du Virenque parfois, le soir au fond des bois.

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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 00:02
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Vous connaissez Google Earth ? Non ! Bah c’est un tort chez vous (prenez du PQ, c’est plus pratique) car moi je ne peux pas m’en passer. J’adore visiter la planète avec mon mulot, incliner l’image pour avoir la sensation de voler au dessus des cimes et des océans, quel bonheur de planer par delà les volcans ou les forêts immenses. Je zoome sur une ville, un lac d’altitude, un lagon turquoise, je découvre des photos d’endroits paumés au bout du monde où très peu d’humains ont déjà mis les pieds. Bref, c’est magique et je ne m’en lasse pas.
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Ce dimanche, après avoir visité la « Chaussée des Géants en Irlande », j’ai poussé un peu plus haut pour voir à quoi ressemble le Groenland. Les clichés pris d’avion sont impressionnants et la banquise apparaît majestueuse et sacrée, d’un blanc virginal et immaculé. Tout simplement splendide.
Alors que je venais de découvrir brièvement Nordstjernen, je clique sur le petit point informatif à côté et là, je tombe là-dessus :
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Incroyable n’est-ce pas ? Ce site est très sérieux et il me semblait que je n’y trouverais que des informations super contrôlées, le tout bien policé par les grands gourous américains de la désinformation. Oui, j’ai dans l’idée qu’en Corée du Nord ils ne doivent pas avoir la moindre idée de l’existence de ce genre de site.

Mais alors qui a bien pu mettre en ligne cette « fenêtre » peu orthodoxe ? Mystère et boule de gomme, ou de kryptonite devrais-je dire ! On découvre vraiment des choses étranges sur les pôles, le gaillard en combinaison bleue et slip rouge perdu sur un morceau de glace, oublié de tous et où il n’y doit pas y avoir de point wi-fi dispo à moins de 10 heures de vol (ou 1807 jours de chiens de traîneau).
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Le Web n’a pas fini de m’épater. En tout cas, il n’est pas emmerdé par les paparazzis et les fans envahissants là-haut sur son caillou gelé. Tranquille le mec. N’empêche que cela doit sacrément rallonger ses temps d’interventions, il n’a même pas un Vélib’ à proximité, la misère j’vous dis !
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Pauv’ super héros, c’est pas facile sa vie, il a fallu que je déniche sa planque de mec cool qui veut qu’on lui foute la paix. Et si je tape « Ben Laden » vous croyez qu’il me donnera la photo de sa tanière ?
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Sister « qui plane à cent mille au-dessus »
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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 11:37
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Nombre de femmes au foyer se sont retrouvées désespérées à l’écoute de cette phrase terrible qui leur rappelle au combien crûment à quel point leur place est bel et bien - depuis toujours - derrière les fourneaux. Oui, on a beau dire, ça fait quelques millions d’années que ça dure. La preuve, histoire de calmer les esprits et éviter quelques velléités ou protestations de femelles en proie à une révolte ménagère assez compréhensible, on vient enfin de décorer l’une d’entre elles comme on donnerait une petite tape amicale sur la tête d’un toutou obéissant.
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Qu’on ne s’y trompe pas mesdames, cela n’a pour but que de vous faire croire que le bonheur est dans la cuisine, ce qui n’est pas vrai pour tout le monde. Sachez que la plupart des mâles de base se contente parfaitement d’un hachis parmentier congelé (mais passé au four 45 minutes avant de servir, sinon c’est trop difficile à croquer et ça pèse un peu sur l’estomac) et qu’il n’est donc pas forcément très utile de vous échiner à préparer des petits plats compliqués avec des heures passées à surveiller si ça mijote bien, si ça ne crame pas dans le four, si vous avez correctement associé les ingrédients et si vous avez parfaitement assaisonné l’ensemble.
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Non, en clair, ne vous faites pas chier la vie, il faut savoir faire simple parfois et quand il se sera lassé du classique « jambon-coquillettes » vous n’aurez qu’à lui servir l’ultime plat qui va bien et qui devrait calmer son appétit de nouveauté, j’ai nommé : des vers apéro !
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A table ! C'est servi !
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N’hésitez pas à cliquer sur l’image, vous découvrirez aussi les fourmis géantes grillées, le curry de crocodile ou encore la vodka au scorpion.
En plus vous n’aurez qu’à lui dire que c’est aphrodisiaque, ça l’achèvera !
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Sinon, il reste la parade ultime, la phrase qui tue : « Va te faire cuire un œuf Maurice ! ».
Il peut aussi choisir de se préparer une tartine de pâté de renne (caribou pour les Québécois), ce ne doit pas être si mauvais…
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Sister « burp »
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P.S. : Pas la peine de m'appeler "Chérie", "Lapin rose" ou "Ma biquette", je ne répondrai que par une chose : une bonne baffe dans votre tronche et ce ne sera qu'un juste retour de baton. Non mais !

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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 20:57
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Once upon a time... oui, ça fait toujours bien de commencer comme ça, enfin j'aime bien.
Bref, il y a bien longtemps de cela, j'avais émis le souhait de gratifier un petit morceau de mon épiderme avec un tatouage. A l'époque, ce n'était pas si courant. Non que j'approche dangereusement la cinquantaine, non j'en suis loin, n'empêche que maintenant c'est devenu très répandu. Mais ce n'était pas le cas il y a une quinzaine d'années. Enfin, contrairement à ceux qui vont dans la boutique pour trouver un motif, moi j'ai déjà une idée très précise de ce qui me plairait. Toutefois, je ne me lasse pas d'admirer (ou de frémir) face aux oeuvres d'autres personnes qui ont sauté le pas.
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T'as d'beaux yeux tu sais...
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Par hasard, je suis tombée sur ce site et voilà l'un des plus étonnants spécimens que j'y ai trouvé, impressionnant non ? Totalement délirant oui ! Je n'ose pas imaginer la tronche du DRH qui reçoit ce type pour un poste de guichetier dans une banque ou comme serveur en boulangerie. Un truc à faire peur aux gosses quand même !
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Le florilège des horreurs est conséquent et je vous invite à faire un tour dans ces pages, ça vaut le détour et risque fort de vous dégoûter d'effectuer la moindre manoeuvre de tentative picturale sur votre corps (d'athlète ou autre).
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Le problème avec la tête de ce mec, c'est que quand il sera vieux et qu'il poussera un roupillon dans un parc, y'a de fortes chances pour qu'il se retrouve en bière ou sur la table d'un médecin légal avant même d'avoir réellement poussé son dernier soupir.
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Ça fait rêver, non ?
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Sister "à l'épiderme vierge".

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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 21:23
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Hier, c’était la journée spéciale et mondiale (on ne se refuse rien !) de sensibilisation aux ravages de la maladie d’Alzheimer, mais bon, on dirait bien que j’ai oublié de la fêter.
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D’un autre côté, quand je serai concernée, je ne me souviendrai plus du nom de cette atteinte de mon système neurologique, alors à quoi bon ? Si je n’ai pas la chance de mourir d’une mort violente (brève mais intense, contrairement à mon existence misérable), il faudra que je cède aux sirènes du cancer ou de cette fameuse Alzheimer (on peut même faire du cumul de mandats il paraît).
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De toute façon, pas la peine de s’emballer, vous êtes déjà atteints aussi. Quoi ? Non vous ne pensez pas ? Ah bon ? Vous en doutez vraiment ? Bah vérifions par une question simple : connaissez-vous le prénom de ce fameux professeur allemand (ah oui, vous ignoriez même sa nationalité et son job, bah c’est pas gagné) qui a découvert « le pourquoi du comment » on se fait bouffer les neurones ? Non, voilà, vous ne savez pas (hé, j’en étais sûre !). C’est bien ce que je vous disais, vous êtes bons pour y passer vous aussi.
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Je ne suis pas vache (juste taureau), donc je vous donne la réponse : Aloïs. Si, si, pour de vrai !
Et si la nature fait bien les choses (ce dont je ne suis pas plus convaincue que de l’existence d’un Tout-Puissant), vous aurez oublié cela d’ici quelques instants. Peu importe.
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Bon, j’étais venue ici pour quoi au fait ? Pff, m’en souviens plus. Tant pis, vous non plus.
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Sister « mais qui êtes-vous ? »
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 00:23
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… et en plus ça permet d’éplucher les patates dessus.
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Si ça se trouve l'idéogramme signifie tout autre chose, allez savoir !.
En voici la preuve avec une petite compilation de mon thème astral du jour pioché dans la presse qui traîne par là :
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20 Minutes : Répondre par des pirouettes humoristiques vous permet d’éviter le conflit et de dédramatiser la situation.
RTL : Une question d'argent pourrait vous contrarier, quelque chose vous coûtera plus que prévu ; à moins qu'un héritage ne crée des problèmes.
Métro : Vos amis sont dévoués à votre cause, vous le savez bien. Si vous êtes célibataire et qu’ils vous organisent un rendez-vous amoureux, ne dites pas non.
Matin Plus : Une conversation avec un client vous offre de nouvelles perspectives mais ne précipitez pas les choses.
Le Parisien : La nostalgie de vos amours d’antan, pas très agréable pour l’être cher. Faites table rase du passé. Réussite, attendez-vous à des imprévus heureux.
Yahoo : Vous avez fait du travail en plus mais vous risquez de ne pas obtenir de récompense digne de votre performance. Alors, n'hésitez plus. Battez-vous !
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Bande de petits veinards, ainsi vous savez tout sur ma vie, grâce aux étoiles qui caftent dans les détails ! Si vous arrivez à démêler la réalité de mes faits et gestes parmi ce bordel d’affirmations aussi farfelues qu’inappropriées, je vous tire mon chapeau.
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Avouez que c’est vachement bien pour ça les astrologues, vous ne savez pas si vous devez racheter du gravier pour grand-mère et des bas de contention pour le chat (ou l’inverse), bah votre prédiction quotidienne peut vous aider. Si ça se trouve, l'utilisation de cette partie de votre journal bien appliquée en cataplasme pourrait soigner vos cors au pied et plus encore !
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Ce que je préfère, c’est les lire le soir, parce qu’on profite mieux de l’hypothétique vérification des faits.
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Bon, OK je me gausse ainsi devant vous, pourtant ils ne disent pas que des conneries ! Consultez-les en fin de mois et vous serez certains de tomber sur l’un (ou plusieurs) d’entre eux qui vous prédisent une rentrée d’argent prochaine ! Bah oui, chez moi ça s’appelle « pay day » et ça veut dire qu’on va se boire un coup pour fêter ça. Rien de réellement prophétique là-dedans, juste un peu d’observation de base.
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Si je devais suivre les conseils des « Elizabeth Tessier » et consorts, hé bien je serai maquée avec un scorpion, parce que c’est chaud bouillant ce bestiau et que moi je ne crache pas sur la marchandise. Ils savent tout je vous dis !
Sauf que je préfère les cancers (et les crabes à la mayo mais ça c’est pour l’en-cas du midi). D’ailleurs, j’ai toujours hésité à dire à deux de mes potes que, d’après les statistiques astralo(pithèque) machin-chose, notre union serait une réussite totale, une explosion de saveur et un tourbillon de sensualité. Bon, moi je ne suis pas contre le ménage à trois, mais eux hésitent encore. Ah les hommes ne sont pas très joueurs finalement.
Et dire qu’il suffit d’écouter le chant des constellations pour se garantir une vie merveilleuse, pleine de réussite, de jacuzzi avec des bulles, voitures de sport, caviar…
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Ah, au fait ma journée ? Ordinaire (métro, boulot et bientôt dodo) et surtout rien de tout ce que vous avez pu lire plus haut. Ils n’arrivent même pas à prédire que je mange japonais alors que c’est mon menu le plus régulier, ils ont 50 % de chance de réussir sur ce coup là.
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Non, les plus forts sont encore les chinois qui savent parfaitement que je suis née sous le signe de la cochonne (qui n’est pas tout à fait la femelle du cochon, mais ce sont des choses qui ne nous regardent pas, ces broutilles lexicales sont rigolotes).
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Demain, quand vous attraperez votre journal préféré, n’oubliez pas que la page de l'horoscope est parfaite pour mettre dans le fond du bac du chat, juste sous les graviers que vous aurez ramené du magasin grâce au temps gagné à ne pas lire ces conneries en branche (oui, on tue des arbres pour imprimer ces daubes immondes).
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En vous remerciant, bonsoir chez vous. Tant que le ciel nous tombe pas sur la tête...
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Sister « avec des cornes, une queue en tire-bouchon et d’autres options en sus »
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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 12:54

 

Amis poètes bonsoir,

Je m'baladais sur l'avenue le cœur ouvert à l'inconnu, j'avais envie de dire bonjour à n'importe qui. Nan, même pas vrai ! J’aime pas les gens et tout le monde le sais bien, j’avançais l’air de rien avec ma mine patibulaire (mais presque).

 

Bref, j’étais en extérieur, à déambuler mollement vers des horizons incertains, quand d’un seul coup d’un seul, je me retrouve face à face avec une « œuvre d’art murale ». Je vous laisse admirer le bazar quelques instants :

Je pense que Jack Lang serait emballé, moi beaucoup moins...

 

 

 

Voilà, c’est fait, maintenant, je vous le demande sans détour : mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ? V’l’a t’y pas que la SNCF se met à nous coller devant le nez des créations multicolores tirées au cordeau et qui m’évoquent de suite une sorte de plénitude amnésique de fort belle facture.

Devrais-je vous rappeler que je suis totalement hermétique à l’art contemporain ? Bah, je pense que vous l’aviez deviné. Non pas que j’y sois allergique - quel bien grand mot pour une si petite chose – juste que je n’y comprends désespérément rien, nada, nope, zéro, peau d’zob.

Il y a sûrement quelqu’un, quelque part, qui un jour acceptera de me faire la visite guidée et commentée de Beaubourg et ses faubourgs… I have a dream ! Comme disait l’autre. N’empêche que pour l’instant, j’entrave que dalle à cette forme d’expression créative.

Si toutefois vous faites partie de cette élite à l’œil attentif et exercé, sachez que j’ai envers vous une grande forme de respect mâtinée d’une circonspection certaine. Un peu comme si vous entendiez votre voisine de palier, Madame Josette CHOMBARD (qui avoisine les 80 ans), se mettre à parler mandarin avec un accent impeccable alors que vous veniez juste de vous faire livrer votre panier repas de nouilles sautées et crevettes sauce piquante.

Tout ça pour dire que oui, vraiment, Monsieur Frédéric Taddéï, j’aime beaucoup ce que vous faites et notamment grâce à vous, je comprends un peu mieux cet énième art parce que vous avez réussi à le rendre simple et facile d’accès dans votre mini chronique TV « D’art d’art », sur laquelle je tombe parfois, rarement malheureusement. Je regrette encore, ce soir d’hiver pluvieux où je vous avais croisé près d’un bar de République (j’avais rendez-vous à l'intérieur et vous attendiez dehors), de ne pas vous avoir évoqué mon profond respect. D’ailleurs, il est bien illusoire de le faire maintenant puisque je n’ai aucune chance que vous tombiez sur cette page vous rendant un hommage vibrant (non pas à piles, merci) et tout en retenu.

Toutefois, au détour d’un couloir, je reste encore pensive devant l’œuvre de faïence aux couleurs qui piquent les yeux et à son utilité dans nos vies trop peu bucoliques.

Sister « un jour mon tour viendra »

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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 19:52
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Durant mes brèves vacances parisiano parisiennes, je me suis rendue dans une très célèbre enseigne de supermarchés asiatiques qui sévit dans le XIII arrondissement. Je ne citerai pas la marque, après tout, je ne suis pas payée pour ça.
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J’étais curieuse d’apercevoir ces étranges ingrédients exotiques et je n’ai pas été déçue !
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Ils ont des variétés de fruits, de légumes et d’herbes aromatiques dont j’ignorais totalement jusqu'à l’existence même, j’aurais été bien incapable de cuisiner ces étranges produits. Ne souhaitant pas me risquer à choisir ces drôles de crudités, j’ai opté pour des mangues (très bonnes d’ailleurs) et des pêches jaunes qui se sont avérées être bien meilleures que celles de mon maraîcher.
Quelle galère d'ailleurs pour trouver des fruits goûteux et à moins de 6 euros le kilo (en pleine saison aussi), franchement, c’est un scandale de tomber systématiquement sur des abricots durs comme du bois et du raisin fadasse. Surtout dans un pays producteur comme le nôtre !

Bref, là j’étais contente de trouver des fruits qui avaient du goût et un mûrissement correct.
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Ensuite, j’ai déambulé dans les rayons en observant ces emballages qui - au mieux - sont écrits en anglais, mais ne décrivent que très rarement en français ce qu’ils contiennent. Dommage, cette petite entorse à la législation me déplaît un peu. Comment savoir si ce qu’on achète est sucré, salé, épicé, amer, etc.
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N’empêche, quelle incroyable diversité de produits ! Des tas de condiments, des boissons à base de chrysanthèmes (ça ferait fureur en cadeau aux belles-mères), des oreilles de porc laquées (beurk, c'est présenté sous vide et ça donne un sacré aspect gerbant), des bidules déshydratés dont on peut se demander s’ils sont issus du règne animal ou végétal tellement ils sont indescriptibles et méconnaissables, etc.
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Bon allez, je ne vais pas juste ressortir avec mes fruits, je me lance, même pas peur ! Ainsi, j’ai fait tomber dans mon panier de quoi préparer des nems « made in France » et une bricole rigolote.
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Voici le résultat de ma tambouille exotique :

L'exotisme est à la portée de toutes les petites mains, suffit de s'y mettre.
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Oui ils n’ont pas un aspect habituel, c’est juste parce que j’ai opté pour un mode de cuisson qui excluait la friture, du coup ils ne sont pas aussi dorés que ceux que vous connaissez si bien et qui regorgent aussi de gras… burp.
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Ma préparation crevettes-légumes était vraiment à la hauteur de ce que j’en attendais. En fait, le plus long est vraiment de couper les ingrédients en petits morceaux pour les rouler ensuite dans la feuille de riz.
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En dessert, j’ai composé un entremets avec leur tapioca multicolore, mais je n’en reprendrais pas, car ce produit est déjà sucré (ce qui n’était pas mentionné sur l’emballage) et cela a faussé mon dosage habituel. De plus, le résultat escompté n’était pas à la hauteur. Les petits grains verts (même associés à leurs copains jaunes et roses) donnent un aspect périmé qui rend le tout peu avenant.
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Pour qui sait déchiffrer leurs idéogrammes, il faut savoir que les sauces de vos classiques « poulet à la citronnelle » ou « bœuf aux oignons » existent déjà toutes prêtes en bocaux, il ne suffit donc que d’ajouter la viande et quelques ingrédients frais pour donner une touche de croquant et le tour est joué.
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Ainsi, je parie que bon nombre de traiteurs du coin de la rue se contentent de délayer des pots ou des sachets de saveurs lyophilisées sur des morceaux de porc ou de poisson pour préparer leurs recettes. Ce qui expliquerait que souvent le goût ne diffère pas du tout d’un établissement à un autre… Heureusement, qu’il y a aussi de vrais restos, reste à savoir lesquels, car très peu d’entre eux affichent des distinctions culinaires. A quand un guide Michelin avec 3 paires de baguettes pour reconnaître les excellents établissements ?
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Bref, pour ceux qui ne sont que des « assembleurs », imaginez un peu ouvrir un bistrot lyonnais où la carte ressemblerait à ça :
N28 : Raviolis du rayon frais et sauce tomate Panzani
D52 : Aiguillettes de poulet Père Dodu au pesto Barilla et ses pâtes
V31 : Haricots verts Findus et sauce aux cèpes de chez Buitoni
S45 : Beignet de pomme façon Picard.
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Ah ! Le pauvre Escoffier s’en retournerait dans sa tombe ! Colère et indignation des gastronomes qui crieraient au scandale pour cette bouffe en assemblage de boîtes. Et pourtant, nous en sommes quasiment arrivés là puisque dans certaines écoles hôtelières, ils enseignent maintenant la cuisine à base de légumes en conserves, sauces sous vide et fruits surgelés. Franchement, pas besoin d’aller faire des études pour savoir faire ça. Bientôt les maîtres queue ne sauront plus éplucher une tomate à ce rythme. Mais que voulez-vous ma bonne dame, il faut rogner sur tout et nourrir 200 gamins dans un bahut, ça prend du temps et le temps c’est de l’argent alors les grosses filiales de l’agro-alimentaire ne s’embêtent plus à préparer du frais. Les ingrédients proviennent d’horizons lointains, ça permet de faire baisser les coûts. Reste la main d’œuvre qui est toujours trop chère alors on se contente de faire des mélanges à partir de bases déjà précuites.
Et après on ne viendra pas s’étonner de voir la malbouffe qui gagne du terrain, les gamins qui finissent obèses à 6 ans et un désintérêt croissant pour les légumes.
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Enfin je m’égare. Revenons au propos.
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La presse s’est tout récemment fait l’écho de problème d’OGM, de substances toxiques et de produits impropres à la consommation dans la filière asiatique. Ce qui jette encore un froid sur les produits que l’on risque de retrouver dans nos assiettes. Déjà les reportages n’ont pas manqués sur les fameux « appartements raviolis » où l’on voyait des particuliers préparer dans des conditions d’hygiène exécrables, des bouchées vapeurs et autres plats dont les ingrédients étaient largement périmés.
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Je croyais naïvement que le gouvernement mettait tout en œuvre pour assurer des filières de contrôle qualité, des vérifications douanières et autres. Visiblement ce n’est pas le cas et tout le monde semble bien se foutre de savoir si ce qui finira dans nos estomacs est réellement sans risque.
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D’après ce constat, je suis obligée de m’interroger sur la probabilité plus qu’élevée de trouver dans nos paniers : de la vache folle (si si, il y en a encore de nouveaux cas répertoriés régulièrement), de la volaille au H5N1, etc.
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Enfin, je ne voudrais pas vous couper l'appétit, juste vous inviter à lire les étiquettes - quand c'est possible ! - et à privilégier les aliments frais, le goût est tellement plus subtil et les bénéfices en terme de vitamines et saveurs n'est plus à prouver. Voilà, j'en retourne à mes fourneaux.
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Sister of Night "sayônara"
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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 23:57
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L’autre jour, je suis allée faire un tour à Paname pour quelques courses et surtout « prendre l’air » sans les envahissants Parisiens.
Évidemment, je n’ai pas pu m’empêcher de rendre une petite visite de courtoisie à l’un de mes dealers de bouquins, celui qui se prétend agitateur mais ne secoue pas grand-chose finalement, à part nos portefeuilles malmenés.
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J’avais même l’intention d’acheter deux bouquins qu’on m’avait fortement conseillés. Toutefois, leur prix très élevé pour un contenu ma foi assez modeste m’a obligé à revoir mes prétentions à la baisse et j’ai reposé soigneusement les ouvrages.
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Histoire de voir les nouveautés et de fureter encore un peu dans les rayons, je tombe d’un coup sur deux énormes linéaires pleins de livres de cuisine. Sous mon nez, des centaines de bouquins voués au culte de la bouffe sous toutes ses formes, même les plus inattendues !
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Les manuels ayant trait à l’art de la table ont pris un essor impressionnant ces dernières années et l’on se retrouve désormais avec des tonnes de parutions nouvelles chaque semaine.
Comme toute chose poussée à l’extrême, le filon qu’on exploite actuellement avec une ferveur excessive est en train de sombrer dans le grotesque.
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Ainsi, nous trouvons en best-seller les recettes des chefs qui se font parfois grassement payer pour un bouquin dont ils n’ont pas écrit la moindre recette, ou alors au mieux juste la préface, histoire de coller leur nom dans un coin en plus de la photo de couverture, Cyril Lignac par exemple (exemple : "C'est moi qui cuisine... Oui chef !"). Il faut le prendre au sérieux, cet homme peut tout à fait oser vous apprendre à faire des tomates-mozzarella ! On ne rigole pas avec la bectance ! La seule chose juteuse dans cette compil' est la somme qu'il a dû encaisser auprès d'Hachette.
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Et dire qu’il y a quelques années, la comédienne Valérie Lemercier avait donné la recette des coquillettes au beurre dans le magazine Elle pour jouer la déconne et le décalage, maintenant les toqués n’hésitent pas et font pareil, mais sans rigoler…
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N’oublions pas non plus les « auteurs » qui flattent leur égo en publiant un livre alors que jusqu’à présent, elles se contentaient de proposer le menu du mois dans un magazine féminin. Ce sont les pires. Franchement, il faut voir un peu comment « elles se la racontent grave ». De l’aveu même de Trish Deseine (qui s’imagine être devenue une figure incontournable de notre gastronomie parce qu’elle a signé quelques bouquins qui se sont bien vendus) dans une interview radio, elle confie que dans son dernier opus qui s’intitule très modestement « My cuisine » (oui elle est très fière d’elle-même) ne contient que 10 à 15 % de préparations personnelles ! Incroyable, cela signifie bien que près de 9 recettes sur 10 ne sont qu’un pauvre copier-coller d’autres ouvrages ! De ce fait, ne devrait-elle pas toucher ses copieuses royalties dans les mêmes proportions ? La personnalisation du titre pourrait d’ailleurs être qualifiée de publicité mensongère ou trompeuse, encore une fois.
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Autre aberration, les pointures font appel a des photographes spécialisés qui ne prendront aucun cliché de votre baba au rhum préféré si vous n’allongez pas une grosse enveloppe de 20 000 euros. Ça frôle la connerie tant on ose plus ouvrir ce livre d’art de peur de le tâcher d’une éclaboussure d’œuf en cherchant à réaliser l’œuvre culinaire du maître.
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Il faut le savoir, la grande mode du moment, ce sont les marques qui trouvent là le moyen de se montrer et de s’octroyer une renommée à moindre coût. Ainsi, vous retrouverez entre autres : « Mes recettes Haribo », « Nutella, 40 ans de plaisir » ou « La vache qui rit, sa vie, ses recettes ».
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N'ayons pas peur (quoique), la révolution gastronomique est en route et avec elle ses promesses d’autonomie culinaire totale. Ainsi, vous dénicherez des dizaines de livres pour vous apprendre à utiliser votre dernier joujou ménager top fashion, j’ai nommé : la machine à pain !
D’ailleurs, j’ai été soufflée de voir chez Delbard / Gally des linéaires entiers avec des farines de toutes catégories et aux saveurs variées, prometteuses de délicieuses créations et gage de réussite vers votre objectif de devenir les champions de la panification à domicile.
Vous n’imaginez pas tout ce que la machine peut faire pour vous. Quoi ? Ah oui ! Vous vous êtes surpris en train de lire la marque à chevrons dans la phrase ci-dessus ? Hé oui, vous n’êtes que des fils de pub (hu, hu), vous êtes pardonnés d’avoir tant péché.
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Évidemment, le rayon « cuisine » est devenu un véritable repaire de recueils à vocation de mode d’emploi pour optimiser l’usage de vos outils ménagers rutilants. Ainsi, vous saurez tout sur la manipulation de votre mixeur, blender, centrifugeuse, sorbetière, saucière, hachoir, etc. Dans ma sélection de l’été, je vous propose : « La machine à pain », « Blender » (oui, ils savent faire simple), « Mon mixeur, un bonheur » (si si, c’est bien le titre original ! Franchement, si un jour Dédé la Chignolle vous fait avaler vos dents, vous saurez qu’une bonne âme s’est penchée sur votre grand malheur et vous propose de ne pas mourir de faim grâce à cet ouvrage incontournable).
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D’ici peu, nous aurons droit à un délire similaire sur la machine à faire des yahourts qui revient en force (il faut que j’exhume celle de ma mère qui date des années 70 et devrait pouvoir se vendre une fortune sur ebay vu son côté « authentic vintage item »). Je pense qu’on peut prévoir la sortie prochaine de conneries du genre « Yahourtière mon amie, ma confidente », « Mille et une recettes de yaourts à travers les saisons », « Yahourts du bout du monde », « Yoghurts, humour et crustacés ».
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Il y a aussi des livres spécifiques à chaque catégorie de mangeurs : les bébés, les femmes enceintes, les végétariens, les personnes âgées et - incontournables - les gens au régime ! On peut d’ailleurs maigrir selon la numérologie, la chronobiologie, le groupe sanguin, le signe astrologique et j’en passe. Grosses arnaques au tournant, mais que voulez-vous, tant que les gens achètent, ils continuent à publier des aberrations de ce genre.
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Dans la tendance du fooding ou du branchouille, vous avez aussi droit aux lubies des apéros et autres tapas qui sont l’occasion de grignoter des mini bouchées présentées dans des verres riquiqui, des cuillères plates bizarres ou des toasts à la taille de Barbie. Cela représente des heures de boulot derrière les fourneaux pour confectionner ces mignardises ridicules pour Parisiennes anorexiques.
Si on invite des potes, je préconise d’oublier ces échantillons de bouffe et d’opter pour la bonne vieille côte de bœuf (si le temps s'y prête) ou l’inratable hachis parmentier dont le succès ne s’est jamais démentit. Faut arrêter les conneries quand même, sinon y’aurait motif de fâcherie !
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Vous n'en croyez pas vos yeux, c'est normal ! Et pourtant je vous jure que ce livre existe.
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Voici, histoire de se mettre en bouche (non, ce n’est pas sale, ton corps change, pense aux fleurs), une petite sélection de titres assez parlants et qui vous résumeront bien ce que vous trouverez dans les rayons de votre libraire :
- « Chéri, t’as pris du bide » => messieurs tremblez, madame en veut à vos poignées d’amour et autre bouée
- « Jus, soothies et Cie » => ou comment rendre liquide n’importe quoi
- « Divines verrines » => des doses minus dans des petits pots
- « Festins créoles » => pour ceux qui sont aussi passés à la pharmacie chercher du « Préparation H »
- « Tajines et quadras » => j’vois pas bien le rapport entre les deux
- « La cuisine des séries » => pour tout connaître des recettes de « Ma sorcière préférée » ou autres
- « Cochons et fils » => ce livre n’existe ni en version cachère, ni en grec ancien, quel dommage !
- « Cuisine de tous les jours » => oui, des millions de gens en rêvent de celui-là… ah ! le bonheur de pouvoir bouffer au moins une fois par 24 heures
- « On est pas des cakes » => pour les mecs qui veulent impressionner leur nana en devenant des maîtres queue
- « Poulet sur canette de bière » => non, ce n’est pas une blague, c’est américain ! Ce qui est pire encore !
- « Breakfast, lunch, tea » => pour ceux qui ne se nourrissent qu’avant 18h, contrairement aux Gremlins
-  « Craquez pour le croque-monsieur » => eh oui, ils ont osé le décliner à toutes les sauces
-  « Bôllyfood » => un jour j’apprendrais à faire des cheese-nan, j’adore ça !
- « Trop chou » => n’ayez pas peur des « venkipu », il ne s’agit là que de la pâtisserie et non du légume crucifère
- « 52 tartines du dimanche soir » => comme ça on connaît le menu de toute l’année à venir
- « Le cake show de Sophie » => elle a décliné le principe sur tous les tons, cet ouvrage est absolument dénué d’intérêt.
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Quand je pense que je viens de taper l’intégralité de cet article dans un McCrado, j’ai presque honte. N’empêche que le bistrot du coin n’aurait pas accepté que je branche mon ordi portable chez lui et que je squatte pendant deux heures juste avec une simple glace à 2,40 euros… Sauf qu’il faut prévoir aussi le lecteur MP3 car Skyrock, je ne tiens pas plus de 5 minutes.
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Bon, tout ça m’a donné faim, ce soir je prévois une blanquette de veau à l'ancienne et des champignons fondants avec en dessert un riz au lait à la crème anglaise. Et dire que je n’ai même pas besoin de bouquin pour concocter ça, je vais finir par faire la ruine de ces marchands de rêves gastronomiques sur papier glacé…
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Sister « pécheresse et docteur ès gourmandises »
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 00:24

 

 

Voici d’ailleurs un joli spécimen qui folâtrait seul dans le gazon (pas maudit) et pas piqué des vers, n’est-ce pas ?

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Quel bel homme dirait Jack qui est emballé ! 

 

Bien sûr vous constaterez que comme ses congénères, il a un cœur de pierre (Jean aussi en fait mais c’est à la suite d’une greffe. Pierre était consentant). Jeanne a un problème similaire de con sentant mais c’est parce qu’il est connu que les Nouilles Cuisent au Jus de Canne. Comprenne qui pourra.

 
Mais que fait la police ? Un mâle est planté là, dans le plus simple appareil et pourtant personne ne semble y faire attention.

 

 
Bizarre, j’ai la ferme impression que si je le revêtais d’un paréo coloré pour masquer sa nudité, d’un coup les badauds s’intéresseraient davantage à son cas. Sûr que certains commenceraient aussi à fulminer contre moi en voyant que j’ose dénaturer l’œuvre figée.
 

D’autres trouveraient amusant cet accoutrement peu banal et l’audace du geste.

 

Et finalement, on constaterait par ce biais que l’homme, une fois habillé, attirerait nettement plus les regards que lorsqu’il était nu. Un comble ! Il est clair que cela provoquerait des réactions nourries alors qu’en dévoilant intégralement son anatomie, tout le monde se fichait et ignorait ce corps inerte.

 

Bon, maintenant, s’il me prenait l’envie de m’installer là, en tenue d’Eve, adoptant la même pose que monsieur, pensez-vous que les passants resteraient de marbre ? Mon petit doigt – qui est très bavard – me dit que le résultat serait plutôt percutant… En quelques secondes, je pourrais voler la vedette au géant statufié. Toutefois, il y a fort à parier que ce qu’on tolère d’un caillou immobile ne soit pas permis à un être de chair et de sang…

 

Alors je crie à la discrimination ! Pourquoi devrais-je subir les différences de traitement de cette société phallocrate ?

 

Ah ? Euh, comment ? Les mecs non  plus n’ont pas le droit de s’exhiber à poil (fussent-ils imberbes ou glabres) sauf s’ils ont été préalablement immortalisés par un artiste sculpteur.

 

Bah tant pis, j’irai faire mon show chaud (pas le clébard à langue bleue) plus loin.

 

Vraiment, les gens ne sont pas joueurs. Vous êtes des millions a avoir vu défiler des paires de seins et de fesses (oui, c’est comme les « gosses » québécois, ça marche toujours par deux) et voilà que sous prétexte que j’ai troqué le sable pour de l’herbe (qui ne fait pas rire), alors le traitement serait différent et l’écho du public ne rendrait pas le même son de cloche. Comment savoir sur quel pied danser si on change les règles à chaque type de surface sur laquelle on pratique pourtant une activité identique ?

 

 

Sur le dessus du bestiau vous pouvez aperçevoir les magrets et devant le gésier. Hum, j'ai faim !

 

Et si je me déguisais en canne (la femelle du canard hein, pas le déambulateur bancal) pour voir si je peux barboter dans le bassin en toute impunité ? De plus, je suis sûre qu’une plume dans le c.. serait du plus grand chic, donc du plus bel effet.

 

 

Allez, j’enfile mon string en camouflage de col vert et tente l’expérience !

 
 

Sister « coin, coin, rendez-vous dans le grand bain »

 

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