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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 23:57

Par tradition, je vais vous souhaiter mes meilleurs voeux, mais par bonté d'âme, je vous éviterai les classiques rimes dont vous imaginez bien qu'aucune ne m'a échappée.

 

En jetant un coup d'oeil sur mon article de l'année dernière, je me suis rendue compte que je peux intégralement le restituer ici. Oui, un pauvre copier-coller de base, car rien de ce que j'espérais réaliser en 2012 ne s'est produit. Toujours pas de solidification de la relation avec Mr Love, ni CDI, ni grille gagnante Euromillions, ni santé de fer, ni voyage... Pff, j'en viens à me dire que 2012 n'a servi à rien ou à pas grand chose. Un peu comme un coup d'épée dans l'eau. Seul point marquant, on a survécu à la prophétie Maya et ça, c'est plutôt pas mal.


Qu'en penser ? Hé bien juste que tout reste à faire et qu'il va falloir se retrousser les manches. Sauf que sur la liste, la plupart des éléments ne sont pas des choses qu'on décide, elles s'imposent à vous. Je vais essayer de faire tout mon possible pour que la vie soit la plus agréable qui soit et prendre les événements comme ils viennent, avec philosophie.


C'est tout de même bizarre d'avoir l'impression de faire du sur-place dans sa vie. Y'a comme un sentiment d'inachevé et un peu l'idée de passer à côté d'un truc essentiel. Je ne sais pas si c'est un mal pour un bien et j'ai l'habitude de penser que : "les choses se font, quand elles doivent se faire", mais c'est assez troublant. Essayons de ne pas se laisser gagner par le découragement, y'a moyen de moyenner !


Alors, 2013 année balèze ou de la baise ou de foutaises, on verra bien. Je ferai de mon mieux pour que mes projets aboutissent et que j'arrive à construire de belles choses. J'espère aussi que je ferai des rencontres enrichissantes et profiterai de chaque jour, car on a beau mettre ça dans nos bonnes résolutions, le rythme de dingue reprend vite le dessus et le stress avec.


Dans un contexte mondial très instable, je me demande encore pourquoi les gens ne cherchent pas davantage à se serrer les coudes et à créer de l'entre-aide, ce serait bénéfique pour tous. Enfin, on ne refera pas la nature humaine et ses paradoxes. N'empêche, on n'a jamais eu autant de moyens de communication, mais on rame toujours comme des fous pour trouver l'âme soeur ou la solidarité de ses voisins. Ainsi va la vie, avec ou sans Nouvel An, le petit train-train continue.


Bonne année quand même. Enjoy as much as you can.


 

Sister "survivor from 2012"

 

Chronique 01012013 Chronique 01012013

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 23:49

Il est parfois des événements dans la vie qui nous apprennent beaucoup sur nous-mêmes, sans que nous les provoquions. Ils viennent à nous et nous apportent un enseignement à la fois profond, juste et déroutant.
 

Mardi, je me suis salement déboîté l'épaule en évitant à mon collègue de chuter. Accident bête, c'est moi qui ai basculé lourdement et en voulant me rattraper sur mon bras, crac ! Me voilà temporairement handicapée. Ce n'est pas la première fois que je me blesse en voulant aider les autres. C'est mon côté Mère Thérésa. D'ailleurs, je m'étais fracturé le pied en aidant au déménagement de l'entreprise où je travaillais, il y a 6 ans, quasiment jour pour jour. 

 

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Ayant dû attendre 2 heures (pour la paperasserie) avant que mon os ne retrouve son emplacement d'origine, la douleur avait eu le temps de s'installer. L'orthopédiste a fait son boulot, mais une gêne était toujours présente, je suis donc allée jeudi chez mon ostéopathe préféré. Un médecin charmant, très efficace, qui parle peu mais dont chaque mot compte.
 

 

En fait, il m'a autant soigné par ses gestes (qui ont su calmer mes ligaments endoloris), que par ses explications qui m'ont appris énormément de choses sur cet épisode fâcheux. Je connaissais les lapsus révélateurs et les actes manqués, mais je ne pensais pas en apprendre autant sur moi, grâce à ce que je croyais être un simple accident. Cela peut paraître un peu ésotérique à certains esprits étroits, mais là, tout était très clair, parfaitement ajusté à la réalité. Ce n'était pas de la voyance, juste des réflexions qui font mouche. Je ne savais pas qu'il y avait tant de signification derrière nos gestes et nos petits ou gros bobos. Plus que de la psychologie, c'est surtout un méticuleux travail de déduction.
 

 

Petit détail amusant, dans son cabinet, il passe toujours de la musique classique et là, Ô joie, Ô bonheur, c'était justement La Flûte Enchantée de Mozart, l'air de la reine de la nuit qui est un passage grandiose où l'interprête monte dans des aiguës incroyables et que je chante régulièrement sous la douche ou ailleurs avec plus ou moins de réussite, mais qui est d'une puissance tragique énorme. Cet air aussi a fait écho en moi, car elle parle de renier sa fille. Or, là c'est moi-même que je reniais à force de toujours vouloir "faire plaisir".
 

 

Sans m'en rendre compte, j'ai exprimé certains malaises, j'ai compris un tas de choses qui étaient sous mes yeux, mais que je ne voulais pas voir, parce que la réalité est souvent dérangeante. Notre corps est une forme d'écosystème où le psychisme interagit en permanence avec notre organisme, même à notre insu. Les maladies psycho-somatiques ne sont pas nouvelles, mais je ne pensais pas qu'il y avait tant de liens entre ce qui nous gêne dans notre vie et la façon dont notre corps "digère" ou rejette l'information.
 

 

Hasard ou coïncidence, c'était la Saint-Luc, prénom issu du latin lux (lucis, lucius) qui signifie lumière. Oui, ce jeudi j'ai été largement éclairée sur des tas d'événements qui ne semblaient pas avoir de liens entre eux. Et pourtant !
Il faut parfois toucher le sol (bon, un peu violemment dans mon cas) pour mieux se relever et s'en retrouver grandi. En revanche, je ne dis pas que ces nouvelles connaissances seront évidentes à appréhender, mais c'est comme un diagnostic difficile, ça aide à avancer et à se battre pour devenir plus forte, plus vraie. Donc faire en sorte que ma vie devienne meilleure.
 

 

Dernière chose, je croyais être simplement ambidexte et mon ostéo m'a appris que j'étais plutôt une gauchère contrariée. En fait, ce qu'il a bien compris, c'est que j'étais tout autant... contrariée par un gaucher... la boucle est bouclée.

 

 

 

Sister "de chair et d'os"

Chronique 21102012 Chronique 21102012

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 23:50

L’autre jour, en me baladant dans mon grand magasin parisien préféré, j’ai machinalement pris sous le bras leur classieuse revue, sorte de catalogue publicitaire pour mettre en scène les articles tendances que s’arrachent les fashionistas. C’est toujours instructif pour quelqu’un comme moi qui ne feuillette la presse féminine que chez les toubibs, je découvre à chaque fois avec stupeur cet étalage de tenues souvent affreuses et immettables, mais qu’il est obligatoire d’avoir dans son dressing, sous peine d’être « out » de la IT tenue du moment.

 

Cette fois,  j’avoue que je suis tombée des nues rien qu’en visionnant la 1ère page et la 4e de couverture. Limite j’ai pensé que c’était un fake torché vite fait en août par des stagiaires dépressifs. Mais non, y’a pas à tortiller, c’est bien l’œuvre de l’une de nos plus prestigieuses grandes marques de luxe qui fait la promotion de ces horreurs.

Je vous laisse vous faire une opinion sur ces trucs, mais ce qui me choque, c’est que des créateurs pondent à grands frais des articles aussi immondes et que personne n’ose leur dire : « hey mais faut ouvrir les yeux là, c’est à chier, ça ne va à personne, d’où sortent ces couleurs qui piquent les yeux ? » ou du genre : « OK, vous êtes une artiste visionnaire, une créatrice respectée, mais faut arrêter la déconne là, on a une collection haute couture à vendre alors tu te mets au boulot et tu sors une idée vraiment novatrice ».

Pourtant non et ça donne le look ci-dessous.

 

DSC06105

Je ne sais pas vous, mais rien que le pantalon rouge trop large, avec un gros pli marqué et un feu de plancher, donne l’impression que le mannequin pèse 80 kg alors qu’elle doit en faire la moitié. Quelques pages plus loin, on apprend les tarifs de cette tenue et là, y’a de quoi frémir. D’après mon estimation, juste en accessoires (donc tout sauf les fringues), elle en a pour plus de 6600 € sur le dos ! L’avantage est donc que ce mauvais goût n’est pas prêt de se répandre trop rapidement dans nos rues. A la bonne heure !

 

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Quant à la photo suivante, je vous laisse vous faire votre opinion et pleurer un peu ou vous évanouir carrément. Heureusement que le travail photographique est réussi et que les sacs sont très jolis, car le reste me fait tout simplement gerber. Il faudrait me payer cher, très cher pour que je porte ce genre de choses. Rien que les pompes, c’est monstrueusement laid.

 

DSC06110

 

Qu’en penser ?

Que les gens pétés de thunes se laissent guider par des créatifs imposteurs ?

Que les gravures de mode sont tellement blasées qu’elles en ont perdu leur libre arbitre ?

Que ce monde est si fermé de la mode devrait arrêter de se regarder le nombril, car il est flagrant que personne n’a assez de bon sens pour leur ouvrir les yeux…

 

Je ne sais pas, je ne comprends pas ce monde étrange et continue de m’interroger sur ce qui pousse les gens à claquer tant de fric dans des futilités hautement périssables.

Si encore ça faisait vendre du savoir-faire français, je ne dis pas, mais c’est de moins en moins le cas, alors je passe mon chemin et c’est mieux ainsi.

Néanmoins, je continue à rêver au jour où un couturier aura envie de mobiliser son talent pour rendre les femmes belles grâce à des vêtements qui les mettront en valeur.

 


Sister « where is the touch of glamour? »

 

Chronique 01092012 Chronique 01092012  

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 22:27

Il faut se rendre à l’évidence, pour la grande majorité des Français, la « rentrée » c’est cette semaine. La grande transhumance des Parisiens cramés, à court de fric et encore plus râleurs que d’habitude s’est effectuée ce week-end. Bison Futé l’a dit, le retour des aoûtiens sera rouge, comme toujours. Et surtout comme leur tronche en voyant que le Trésor Public ne les a pas oublié et qu’à défaut d’une carte postale, ils trouveront dans leur boîte aux lettres le tiers provisionnel à payer avant le 15. Ce qui fera le bonheur des organismes de crédit revolving qui voient chaque année gonfler la masse des nouveaux adeptes de la « somme d’argent disponible » qui vous plonge dangereusement dans les mains griffues du taux usuraire et son cortège de surendettement.


Oui, il faut s’y résoudre et dire adieu paréo, tongs et cocktails dans le transat. Bonjour costume, pass Navigo et stress.

 

Eté 2012 086

 

En arrivant au boulot, on doit inévitablement passer par l’étape des questions traditionnelles : « t’es allé où ? », « c’était bien les vacances ? », « tu as eu du soleil ? », « y’avait du monde ? », « tu n’as pris trop de coups de soleil ? » et j’en passe. C’est marrant cet irrépressible besoin de remuer le couteau dans la plaie de ceux qui sont trop contents de nous raconter des destinations de rêves et activités idylliques quand on est sagement restés à Meulun, chez la belle-sœur et ses 4 mouflets ultra remuants. Heureusement, j’évite ce genre de plan foireux. Perso, je suis plutôt sur le mode télégraphique du genre : « Bretagne, mer calme, soleil et belles randos ». En général, ça ne prête pas le flanc à des débats sans fin sur le mode : « Oh oui, la Corse s’est sublime, mais la Sardaigne, c’est moins surfait » ou les réponses du style : « Bof, l’Égypte, moi je m’en fiche, j’y vais pas pour les pyramides, je préfère me faire bronzer en hôtel club devant la piscine », ce que je trouve particulièrement affligeant et pourrait me pousser à des élucubrations sans limites sur la connerie du fait d’aller si loin juste pour se transformer en une grosse tartine grasse qui grille côté pile et côté face pendant des heures. Ah ! Les joies du retour de vacances, c’est tout un poème.

 

Ce qui est étonnant, c’est de voir le changement d’attitude des gens « avant – après ». Quand ils sont restés « relax à Paname » et ont bossé pendant que les autres avaient les orteils en éventail, on les sent cools. Le phénomène est surtout très marqué sur les 3 premières semaines d’août. On les voit, détendus, souriants, profitants du soleil aux terrasses des cafés. Glandouillant à loisir dans les rues en sortant du boulot, papotant dans les parcs le midi, en pleine « zénitude » et profitants de la life.

Ces mêmes personnes ne vont pas tarder à se transformer radicalement au contact trop massif de leurs congénères. Tel Bruce Banner qui devient Hulk quand on l’énerve ou Dr Jekyll qui part en sucette, ces gens souvent courtois et tranquilles quand ils sont assez isolés, vont redevenir des bêtes sauvages et hargneuses parce que le top départ de la rentrée aura été implicitement donné par le retour trop brutal des estivants.


Du coup, je m’interroge. L’Homme n’est pas fait pour vivre entassé avec ses semblables. La limite de saturation est rapidement atteinte et le climat se dégrade irrémédiablement dès que la densité de population se fait trop forte.

Il faut dire qu’en appliquant un comparatif simple, on voit de façon évidente où le bât blesse.

Août : on peut se garer dans Paris, les cheminots ne sont pas en grève, il n’y a pas de bouchons devant les écoles, le stationnement est partiellement gratuit, il est facile de traverser une rue sans risquer sa peau, la circulation routière est fluide (sauf quand la DDE en profite pour faire des travaux), on n’attend 2h pas dans les Administrations, les gens sont plus aimables, on prend le temps sans courir non-stop comme des débiles, on peut s’asseoir dans les transports en commun, je peux venir bosser en 20 minutes au lieu de 90, etc.

Septembre : c’est la merde, c’est encombré dans tous les coins, y’a des bouchons de folie, des grévistes fleurissent de partout, c’est le bordel, les gens sont agressifs, il pleut, on a des tas de dépenses chiantes à faire, on stress, c’est la course, tout le monde vous gueule dessus, vous bouscule sans raison et j’en passe et des meilleures.

La preuve est bien là, sous nos yeux. Trop de monde les uns sur les autres et c’est la surchauffe, on ne se supporte plus, ça craque de tous côtés, les emmerdes se multiplient, le système explose.

 

Que pourrait-on faire pour éviter cela ? Bonne question, je me remercie de me l’être moi-même posée personnellement en mon for intérieur et extérieur via mon blog à moi que j’ai. => début de schizophrénie galopante en phase gazeuse. N’appelez pas les secours, mon cas n’intéresse personne, je m’autogère sans soucis et ne suis pas dangereuse pour autrui.

Réponse : je propose de laisser ces fichus parisiens pénibles sur leur lieu de vacances trop d’la balle, loin d’ici, loin de moi et de mon espace vital. Déjà parce que ça leur fait du bien de prendre l’air et surtout, parce que ça me fait un bien fou qu’ils ne viennent pas me pomper le mien !

En plus, tout le monde parle du dépeuplement rural et de la crise du logement francilien, tout ça, tout ça, alors qu’une opération de vases communicants entre régions résoudrait ces deux soucis en faisant d’une pierre deux coups. J’aime.


Oui, bon, c’est peut-être un peu égoïste, mais quand je les entends gloser sur leurs meeeerveilleuses vacances, je me dis qu’ils auraient mieux fait d’y rester puisque c’est si bien ailleurs et si pourri ici. Finalement, ils ne seraient pas un peu masos les Parigots de remonter au bercail comme un saumon dans son ruisseau ? Si l’herbe est plus verte ailleurs, qu’ils y restent. Mais non, faut pas rêver, ils sont revenus, ils sont tous là (ou presque) et le tourbillon infernal de la rentrée va recommencer. Ainsi va la vie, ainsi s’en vont les vacances.


 

Sister « qui partira encore un peu quand tout le monde sera revenu »

 

Chronique 27082012 Chronique 27082012

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 23:23

Il y a des jours comme ça, où on se sent marabouté. Ce fut mon cas aujourd’hui. Bon, rien de grave, mais juste un planning qui part en vrille, des éléments du timing qui ne s’enchaînent pas comme on voudrait, des mauvaises volontés qui mettent des bâtons dans les roues et pour finir, l’environnement qui ne coopère pas.

 

Petit résumé de la spirale infernale.

Pour quelques jours, profitant de la légère baisse du trafic routier, je prends ma voiture pour me rendre au boulot. En fait, je dois quand même partir avant 6h15 du mat’ pour éviter un maximum de bouchons, ce qui fait se lever avant le soleil (quand il est là). Du coup, j’arrive à mon bureau tôt, très tôt, avant tout le monde et ne croise que les femmes de ménage qui doivent m’imaginer descendant du vol Shangaï-Paris avec un jet-lag de fou dans les pattes.

 

Si on suivait une logique basique, je devrais donc pouvoir sortir à l’heure du goûter et éviter le rush de l’heure de pointe. Sauf que, quand on travaille en décalé, les autres ne s’en rendent pas compte qu’on est arrivé 2h30 avant eux et ils continuent à vivre leur petite vie tranquilou. Alors je me retrouve à devoir les booster pour me transmettre un travail que je dois valider avant de partir. Résultat, je suis encore à mon poste à 19h passée, pendant qu’eux sont tous partis.

 

Aujourd’hui, j’attendais justement des documents importants de deux collaborateurs qui m’ont tout simplement zappé et ont déserté les lieux sans s’inquiéter de l’échéance ultra courte. Super !

Comme il était déjà plus de 18h, c’était mort pour prendre la voiture, tous les axes autour de Paris étaient saturés et plusieurs accidents partout finissaient de bloquer le trafic.

Hop ! Ni une, ni deux, je vais rentrer en transports en commun, comme d’hab’. Petit coup d’œil à l’appli’ Transilien : ligne RER A perturbée, ligne RER E en travaux et ma ligne de banlieue aussi est en carafe. Trop la classe ! Là, je dis chapeau, c’est un carton plein. À part une grève, je ne vois pas comment on pouvait faire pire. Ok, j’oublie le retour en train.


Comme je viens de passer une douzaine d’heures à me tuer les yeux sur un écran, je cherche comment m’occuper un peu autrement en attendant un retour à la normale du trafic routier ou SNCF/RATP.

La salle de sport ? Fermée, pour cause de vacances.

La salle de musique ? Occupée par des cours.

Les boutiques des alentours ? Y’a à peine plus qu’un fleuriste et un opticien.

Bouquiner dans le parc ? Oh oui, c’est tellement reposant à 50 mètres de l’A86 !

 

Finalement, j’ai continué à travailler quelques heures de plus, au point où j’en étais. Avec le secret espoir de pouvoir prendre mon après-midi du vendredi en compensation. Mais c’était sans compter sur une réunion surprise ! Arrivée en loucedé dans un mail « d’invitation » qui sonne plutôt comme une « assignation » puisqu’on « désigne les volontaires ». Oh yeah ! Les réunions de service le vendredi de 16 à 18h, c’est tellement du bonheur pour tout le monde, on aurait tort de s’en priver !

 

Voilà, j’avais prévu de profiter du beau temps pour sortir m’aérer un peu, marcher, flâner, vivre sans stress et me dire que c’est cool de finir tôt… bah oui, mais non, ce sera pour une autre fois… ou pas.

 

Y’a des jours comme ça, où quand ça veut pas, bin ça veut vraiment pas.

 

 

 

Sister « avec des yeux morts en prime »

 

Chronique 24072012 Chronique 24072012

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 00:56

D’aussi loin que ma mémoire me le permette, je n’ai jamais connue une année aussi pourrie côté météo. Ah non, vraiment, un printemps et un été aussi gris et pluvieux, c’est inédit ! Et tant mieux parce que là, je n’en peux plus, je suis à bout, je craque totalement.

En procédant à un bref récapitulatif de la situation, je me souviens que le week-end de Pâques avait été très ensoleillé mais ensuite, rideau, plus rien, nada, que dalle, peau d’zob’ !

Le soleil s’est planqué et on ne l’a plus revu que de façon ultra brève et limite virtuelle. Cela fait donc des mois que les jours sombres s’enchainent et j’en viens à faire un constat, la fin du monde a commencé et se traduit par la mise en application d’une hypothèse que les scientifiques avaient évoquée, celle de l’inversion des pôles (non, pas Pôle Emploi contre Paul Ricard, ceux peuplés d’ours blancs et de pingouins).  D’ailleurs, je me demande si on ne nous aurait pas caché une prophétie du genre : « A la Saint-Fulbert, commencera la nuit polaire ».

 

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Quand j’entends toutes les pétasses autour qui ont plus de 40 jours de congés et une bonne quinzaine de RTT, toujours se plaindre qu’elles sont fatiguées, qu’elles ont hâte d’être en vacances alors qu’elles ont dû travailler environ 6 jours en mai, ça me tape sur les nerfs, j’ai envie de leur dire que moi, oui, je suis vraiment crevée parce que je n’ai pas eu de vraies vacances depuis 3 ans ! Et encore, je crois que la dernière fois que j’ai eu 4 semaines de congés remonte à 2006 !

Bref, le problème est qu’avec un temps aussi maussade, des ciels saturés de nuages noirs et persistants du matin au soir (impossible de dire s’il est 9h ou 17h en regardant dehors), pendant plusieurs jours continus, cela me donne l’impression d’être une espèce de taupe.

 

La semaine dernière, constatant que le froid revenait en force en plus des averses incessantes, j’ai failli craquer et envisagé quelques solutions pour faire revenir l’astre sacré.

Propositions envisagées :

- Je me roule en boule, cachée entre deux meubles et je fais la grève de la faim en attendant qu’un jour, la teinte bleue azur retrouve sa place au dessus de ma tête

- Je prends 12 Lexomil-Tranxen-Prozac et je plonge dans un profond sommeil jusqu'à la prochaine saison estivale

- J'attrape mes matous et une mini valise, mets le tout dans ma bagnole et je file direct vers le sud de l'Espagne

- Je me convertie à une croyance païenne envers Râ, Sol, Hélios, Mithridate, Inti, Belenos ou Lug et je pratique des sacrifices humains, dépecés à la main, selon la méthode dite de « l’école  de Montréal"

- Je disparais jusqu'à nouvel ordre dans l'Empire du Milieu, car il me semble plus simple de garder l'anneau de Frodon qu'une journée ensoleillée

- Je prends en otage Louis Bodin avec ses sbires et les somme de faire revenir fissa l’anticyclone (des Açores ou d’ailleurs) qui est aux abonnés absents depuis des lustres

- Je casse mon PEL et m’attache les services de Chuck Norris sur qui la pluie se transforme automatiquement en arc-en-ciel flamboyant tellement rien ni personne ne lui résiste

- Je trouve l’enfoiré qui n’a rien trouvé de plus marrant que de faire faire la danse de la pluie à un épileptique sous LSD

- Je me renseigne auprès d’un espion double pour démanteler la filière mafieuse  qui raquette le sud-est de la France pour leur assurer une météo qui ne plombe pas leur saison touristique

- Je me lance dans l’étude physico-spatio-météorologique qui permet de comprendre comment on peut avoir un différentiel de température de près de 25 degrés entre la région PACA et le reste du territoire (avec de 0 à 100% de soleil aussi)

 

En clair, je pense qu’il n’est pas possible de cumuler un temps de merde pendant des mois et zéro vacances pendant des années sans sombrer dans un profond sentiment de spleen (pour ne pas dire « début de grosse déprime »).

 

Bon alors ? Il revient quand le soleil ? Il a fait un abandon de poste ou quoi ? Il n’est pas sensé cumuler RTT, congés, absences et repos compensateur comme ça, en toute impunité (surtout quand y’en a d’autres qui triment comme des fous), y’a pas un péquin qui bronche alors que ça fait chier tout le monde. Nan, je comprends bien que depuis Ycare, y’a plus personne qui veut s’y frotter, mais zut, on n’aurait pas un super héros sous la main pour régler le thermostat céleste sur « été » ?

Tiens, je vais voir si Chuck Norris accepterait de faire quelques heures supp’ surtaxées et non défiscalisées pour régler le problème…

 


Sister « let the sunshine, let the sunshine in, the sunshine in »

 

Chronique 23072012 Chronique 23072012

 

P.S. : Au fait, ne le répétez pas, mais ce week-end, on a enfin eu du beau temps et ça fait sacrément du bien alors on croise les doigts pour que ça dure !

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 00:02

Les épreuves du bac sont terminées et je me demande quel est le niveau de nos nouveaux diplômés en matière de géographie. Parce que franchement, on ne leur facilite pas le boulot.

Il faut bien admettre que depuis quelques années, on n’arrête pas de brouiller les pistes. Voyez plutôt (nan, pas l’ami de Mickey, l’adverbe) :

- le Paris-Dakar 2013 va se dérouler entre le Pérou, l’Argentine et le Chili => on est bien loin du parcours franco-africain

- le Tour de France 2012 vient de démarrer de Liège, en Belgique. Ville qui a donc visiblement été rattachée à la région Nord, sûrement grâce au succès des « Ch’tis »

- l’émission Pékin Express vient d’effectuer sa 10e étape en Australie, ce qui fait, avouons-le, un petit détour conséquent lorsqu’on croit fouler la terre de l’Empire du Milieu et qu’on se retrouve à croiser des kangourous plutôt que des pandas.

 

compassmap

C’est quand même un beau bordel ! Comment voulez-vous qu’ils s’y retrouvent les gamins si on les induit  en erreur avec des appellations non conformes aux pays annoncés.

 

A quand le Paris-Roubaix passant par Bayonne ? Bientôt les 20 km de Paris à Nogent-le-Rotrou ? Et si la course « La Parisienne » se déroulait à Quimper ? Peut-être aussi la transat Québec / Saint-Malo en pleine mer Méditerranée ?

 

Je vous le dis : on nous ment, on nous spolie !

 

Bon, de là à connaître toutes les sous-préfectures comme exigé au Certificat d’Etudes, ce serait l’excès inverse, mais y’a un minimum. Ils ne sont déjà pas aidés, alors autant ne pas leur compliquer la tâche davantage.


 

Sister « suivait des yeux l’étoile du berger »

 

Chronique 05072012 Chronique 05072012

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 23:33

L’autre jour, en voulant vérifier quel jour de semaine tombait le 1er juillet, je jette un œil sur mon calendrier des pompiers. Bon, c’est un dimanche, OK. Puis je reviens sur juin et tiens tiens… le 30 juin aussi serait aussi un dimanche ? Y’a comme un bug. Visiblement, l’imprimeur était distrait ou complètement bourré, ça l’histoire ne le dit pas.

 

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Pourtant, ce ne sera pas la première fois qu’un jour disparaît du calendrier.

Je me demande si d’autres personnes se sont rendu compte de cette faille spatio-temporelle ?

Une chose est sûre, il manque une case, mais pour une fois, ce n’est pas dans mon cerveau de blonde.

 

Tout ça pour dire que j’ai créé aujourd’hui un profil sur Twitter, si ça vous chante… les followers sont bienvenus @Sisternight.

 


Sister « summertime »

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 23:59

 

La météo contredit le calendrier, pourtant nous sommes bien à un mois de l’été et si vous n’avez pas commencé  à troquer la tartiflette pour les haricots verts, il est temps de vous y mettre si vous ne voulez pas déborder de partout dans votre joli maillot panthère en poil de yak véritable tricoté dans les Vosges.


Ayant parfois la fibre humaniste (avec modération), j’ai étudié pour vous quelle sera la tendance pour ne pas avoir la dégaine d’un « Deschiens » à la terrasse du Flore ou au camping de Bébert-les-Bains.

Pas la peine de tourner autour du pot, un simple coup d’œil sur les photos ci-dessous vous en convaincra : la mode estivale sera banale, mais tout est dans l’attitude. C’est flagrant, il faudra être en « mode chaudasse » avec les cuissots en version « open space », journée portes ouvertes et fête du slip à tous les étages.

 

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C’est en feuilletant des magazines chez le toubib que je me suis rendue compte de cette tendance lourde. Mesdames et mesdemoiselles (oui, le terme a officiellement disparu des formulaires, mais pas chez moi), il va falloir travailler la souplesse des adducteurs et vous entrainer à maîtriser le grand écart facial parce que pour avoir la « IT posture » il ne faut plus que vos genoux s’approchent à moins de 70 cm l’un de l’autre. C’est obligé, c’est fashion.

 

Capture Dita's fashion week

Il n’y a que dans le défilé de Dita Von Teese que la pose était clairement à l’opposé de ce que nous proposent la presse et les affiches des grandes marques. Ce qui prouve que la reine des effeuilleuses a plus de moralité et de retenue que les vendeurs de prêt-à-porter. Étonnamment, il semblerait que ce soit Angelina Jolie qui ait lancé le truc et a fait sensation en exhibant sa jambe de façon peu glamour sur tous les tapis rouges de la planète people. Mine de rien, les « tendanceurs » l’ont suivi dans cette idée d’adopter la « pétasse touch’ ». Et dire que ces mecs sont payés des fortunes pour « flairer » ce qui pourrait nous plaire et imaginer ce qu’on aura envie de porter à la prochaine saison. Bin y’a un type qui s’est dit : « Oh oui ! Les mannequins anorexiques, on va leur faire prendre des poses d’actrices de film de boules, mais avec des fringues hors de prix, ça va être fun et ça fera vendre du chiffon à foison ».

  

  DSC05789


Petit bonus, cette année, le maillot de bain se portera obligatoirement avec un bon gros cancer de la peau. Je ne sais pas si la nana sur la photo est vraiment carbonisée à l’excès ou si c’est l’œuvre d’un bon bidouilleur de Photoshop, mais c’est juste immonde et ultra dangereux. Alors que la cuisse ouverte, c’est un pousse au crime, un appel au viol, mais elle n’est pas potentiellement mortelle, contrairement à l’option peau cramée.

 

Maintenant, à vous de vous faire une opinion sur ce qu’il faudra porter et comment. Pour ma part, j’estime que le trio : chemise, veste et jean reste de mise pour les mecs, ce qui leur donne une allure chic et pas coincée. Et pour les nanas, entre le retour du fluo, les pastels culcul-la-praline, les imprimés à la con et les trucs ultra transparents immettables, je vous souhaite bien du plaisir pour arriver à vous saper. 

 

 

Sister « l’été sera beauf, l’été sera beauf… »


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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 02:21

On ne le dira jamais assez, les Anglais ne sont pas comme nous. Depuis des lustres qu’on essaye de les comprendre, il y a toujours quelque chose qui nous échappe dans leur logique. Ce n’est pas moi qui le dit, mais l’Histoire avec un grand H, puisqu’il y a qu’à voir le nombre de fois où on s’est foutu sur la tronche pour un oui, pour un non. C’est bien qu’ils nous en veulent ou qu’ils font rien qu’à nous embêter. La preuve, ils veulent bien faire l’Europe, mais en gardant leur monnaie, ils acceptent le tunnel sous la Manche, mais sans changer leurs rails, ils persistent à rouler à gauche. Bref, rien que des trucs pour nous faire voir qu’ils ne se mélangent pas au reste du monde. 

Bon, je ne veux pas critiquer en masse, car y’a franchement des trucs qu’ils font mieux que nous, comme le rock (mancunien, « liverpoolien » ou autre), les jardins poétiques, les monarchies qui durent, etc. Mais on reste au top sur la bouffe, le pinard, le climat et j’en passe.

 

N’empêche, ils sont vraiment pleins de contradictions ces British. J’en veux pour preuve un truc tout simple, le thé. Étant une grosse consommatrice de cette boisson, je me suis souvent dit qu’en allant en Angleterre, j’allais pouvoir goûter les crus les plus suaves, les saveurs les plus incroyables, les mélanges les plus subtils… hé bien « no way ».

Cela remonte à un paquet d’années en arrière, mais la première fois que j’ai débarqué sur leur territoire, pour une formation « en immersion », je jubilais d’avance lorsque mon interlocutrice me proposa une tasse de thé.

Chacun ayant déjà sur son bureau son mug fétiche affichant souvent un message amusant ou décalé si fidèle à leur humour inimitable, elle m’en tend un tout blanc, même pas au logo de l’entreprise, bon, pas grave. Elle remplit donc nos mugs d’eau bouillantissime d’une bouilloire électrique hors d’âge. Et là, Ô sacrilège ! Elle y plonge un sachet de Lipton Yellow !!! Elle l’agite dans la flotte 3 secondes (le bidule a à peine le temps de teinter l’eau) et le balance à la poubelle.

Sacrilège ! Ils boivent donc cette horreur qui ne devrait même pas porter le nom de thé, tellement il ressemble à de la poussière au goût amer plutôt qu’au divin breuvage. 

Pour ma part, j’opte pour un sachet de Tetley English Breakfast et nous repartons bosser.

 

Durant mon séjour, que ce soit chez des amis anglais « pur jus », des collègues, à l’hôtel ou au resto, pas une seule fois je ne vais avoir le droit à autre chose que des thés basiques, en sachet et très moyen-moins. Bon, je ne dis pas qu’il n’en existe que de mauvais, puisque des années plus tard, j’en testerai de très bons lors d’un séjour en Écosse, mais à Londres, j’ai été super déçue. Ça m’a fait le même effet que si vous alliez visiter la Cité Interdite de Pékin et que vous vous rendiez compte que ce n’est qu’un décor en carton-pâte. Tristesse.

Un mythe s’effondre.

 

Je ne sais pas si les choses ont changé aujourd’hui, mais en revenant de chez leurs voisins écossais, là je n’avais pas hésité à rapporter un spécimen inconnu en France et que j’avais bien apprécié. Un jour, totalement par hasard dans les rayons d’un Monop’, je tombe sur son équivalent français, au goût identique, mais au packaging totalement différent. C’est là qu’on voit qu’ils sont plus simples et pragmatiques que nous dans le domaine.

 

Scotland & more - first part 182 Scotland & more - first part 184

 

À gauche, la version anglo-saxonne : une simple boîte qui s’ouvre et se ferme très facilement, avec à l’intérieur les sachets plats, tout simples, prêts à l’usage.

À droite, notre emballage français : une boîte trouée pour montrer les sachets individuels qu’il faut ensuite déchirer pour sortir les vrais sachets de thé qui sont pliés avec un système de soufflet, une agrafe, une ficelle qui mène à une petite étiquette également agrafée. En clair, tout un bordel compliqué et générateur de déchets inutiles.

 

Alors finalement, les Anglais peuvent avoir le sens pratique quand ils le veulent et ce sont les Français qui font des manières pour rien du tout. Comme quoi, la surprise est parfois cachée derrière une simple « cup of tea ».

 


Sister « tea time à toute heure »

 

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