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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 01:18

Hé oui, ça pourrait être un titre racoleur et j’imagine déjà certains admirateurs se faisant quelques images mentales de ce bon vieux fantasme masculin de se joindre à deux filles qui se font plaisir… Ah bah oui… mais non. Je ne doute pas que ça puisse être agréable, mais ce n’est pas ma came et je laisse ça aux amatrices du genre.

 

Capture OMO


Là, j’avais juste envie de poster une connerie, parce que je suis tombée sur cette pub et franchement, je me dis que les créatifs sont quand même un peu tordus… Parce qu’entre nous, oser le nom de produit : « OMO sensations mystérieuses », je ne peux pas m’empêcher de penser qu’ils l’ont fait exprès.

Il est vrai que la saison des lapsus tendancieux bat son plein, mais là… il est évident qu’ils se sont rendu compte de leur provocation.

 

Enfin, d’un autre côté, ça peut créer le buzz… la preuve, même moi j’en parle, c’est dire !

Je ne vois pas bien comment la ménagère va s’identifier à cet univers qui veut nous faire rêver avec un pauvre bidon d’adoucissant, mais bon, c’est leur boulot de créatif, d’inventer des bidules vendeurs et de « lancer des tendances » (ou plutôt de les récupérer à leur compte).

 

Perso, la pub ne ma jamais incité à acheter, au contraire, je me méfie d’un produit qui a besoin qu’on lui fasse de l’écho pour justifier de son intérêt.


Espérons que ça luttera contre l’homophobie, ça aura au moins servi à quelque chose.

Ma devise en la matière est la suivante : « chacun fait ce qu’il veut avec son cul ».

 

 

Sister « lavable à 69 degrés et à la main »

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 01:35

Claude Chabrol vient de nous quitter et dans les hommages qui lui ont été rendus, il a été presque autant question de ses films que de son amour de « la bonne bouffe ». Oui, c’était un bon vivant qui savait que le plaisir de la table est partie intégrante de notre culture et influe beaucoup aussi sur notre moral. Ce n’est pas moi qui le démentirai, bien au contraire, j’en suis convaincue depuis toujours, la santé est dans l’assiette.

 

Pourtant, j’ai beau m’appliquer autant que possible, cuisiner avec passion et chercher à mettre en valeur chaque aliment pour en tirer le meilleur, je suis face à un problème de taille : on nous vend de la merde ! Oui, ni plus, ni moins. Les produits et matières premières que l’on trouve dans le circuit classique sont pourris, insipides, dégueulasses.

 

Vous allez me dire que ce n’est pas nouveau, que Jean-Pierre COFFE, Vincent FERNIOT et les autres en font le constat depuis longtemps, c’est vrai, mais là je trouve que ça a pris une ampleur sans précédent.

 

Même sur les marchés, il ne faut pas se leurrer, dans la région parisienne tout vient de Rungis, il n’y a quasiment plus de petits producteurs locaux et donc les maraîchers vendent tous la même camelote, les poissonniers et autres commerçants alimentaires, c’est idem.

 

Personnellement, je ne mange que des fruits des jardins d’amis ou de cultivateurs que je connais pour profiter du vrai goût à maturité. Sur les étals, ils ne sont jamais mûrs et si on les garde trois jours, ils pourrissent illico. Des abricots qui croquent, c’est inadmissible. Des cerises à 27 € le kilo en pleine saison, j’ai des envies de meurtre. Des mirabelles si vertes qu’elles vous filent la chiasse en moins de deux, je fuis.

 

Depuis un bail, j’avais arrêté de manger du concombre, je ne les digérais plus. Sauf qu’en en gouttant un « normal » l’autre jour, d’un petit cultivateur de mon quartier (un retraité qui entretien son carré de verdure), j’ai redécouvert le vrai goût de ce légume et mon estomac aussi l’a apprécié.

 

Constatant que mon boucher « traditionnel » me vendait depuis des années des œufs de batterie sans jamais en faire mention, j’ai décidé de le boycotter et de me fournir dans le circuit bio. Sanction immédiate, car il a botté en touche quand je lui ai demandé si c’était des œufs de ferme.

 

Encore une preuve : ce soir, j’ai tenté de faire une crème anglaise. J’utilise mes œufs bio et un litre de lait entier Lactel UHT (je précise la marque pour pas qu’on pense que j’ai pris le premier prix ultra low cost en limite de péremption). Je connais la recette depuis des lustres, mais là, impossible de réussir à ce que la préparation nappe ma cuillère en bois, ça restait de la flotte ! Oui, ce n’est pas du lait qu’on nous vend, c’est un produit vaguement lacté et dont la composition me laisse perplexe et l’origine totalement inconnue d’ailleurs ! Impossible de cuisiner quoi que ce soit comme entremets avec ce truc, à moins d’y mettre du riz ou du tapioca dont l’amidon servira de liant pour « tenir » le tout.

 

Moi qui ne suis pas franchement carnivore, j’ai testé l’autre soir un jambon sec, (type Bayonne) affiné 9 mois, certifié Label Rouge (marque Saint-Azay) et franchement, il avait un goût de médicament ou de javel, bref, je ne sais pas trop, mais trop chimique et bizarroïde. Sans parler de la texture molle et d’un total manque de tenue, je n’arrivais même pas à séparer les tranches sans qu’elles se disloquent dans mes doigts. Lamentable, imbouffable, juste bon pour la poubelle. Sauf qu’à ce prix là, ça me reste en travers de la gorge.

 

Terrible constat de ce qui finit dans nos assiettes. Et encore, je ne parle pas des OGM, des acides gras trans, des matières premières venues du bout du monde, des composants louches, des additifs et autres agents qui n’ont rien à foutre là.

A l’occasion, regardez tous les ingrédients sur votre paquet de pain de mie. Il ne devrait y avoir que de la farine, de l’eau, du sel et de la levure, pourtant…

 

Il y a de quoi en faire des livres entiers, tellement on nous assaille de malbouffe à tous les niveaux, même quand on essaye de consommer du frais. D’ailleurs, on nous rebat les oreilles avec notre conscience d’écocitoyen, mais si l’Europe commençait déjà à interdire les importations de pommes du Chili quand on a tous les moyens de les produire en Normandie. Idem pour l’agneau de Nouvelle-Zélande, les sauces tomates venues de Chine ou les haricots verts d’Afrique. Qu’on sanctionne les distributeurs qui s’en foutent plein les poches et qu’on redonne à nos paysans leurs lettres de noblesse en évitant d’en faire des chasseurs de primes et subventions. Le bœuf est acheté moins cher aujourd’hui au producteur qu’il y a 30 ans alors qu’en magasin son prix à augmenté de 40 %. Cherchez l’erreur.

 

Voilà pourquoi j’en ai marre, on marche sur la tête, on a dévalorisé le travail de la terre, de la pêche et de l’élevage pour chercher le moindre coût et surtout le plus gros profit immédiat, mais ce qui nous nourrit aujourd’hui, c’est peut-être ce qui causera notre perte demain, car l’organisme réagit à tout cela et il ne faut pas s’étonner de la recrudescence des cancers à force d’ingurgiter des pesticides, des métaux lourds, des antibiotiques, des conservateurs, des OGM, etc.  

 

Capture cow tatoo

 

Tout cela me fait peur, car on ne contrôle rien et à moins de devenir un végétarien en autarcie au fin fond d’une vallée préservée des pollutions du sol et de l’air, je ne vois pas comment nous passerons entre les mailles du filet. Sauf à avoir les moyens de faire produire des aliments ultra contrôlés, version palace et grands de ce monde. Tant pis, le petit peuple peut bien périr par sa gamelle, qui s’en soucie ?

 

Au fait, on produit assez de nourriture pour tous les estomacs de la planète, mais il y a un tel gâchis et une si mauvaise répartition des denrées que plus de 25% des produits finis vont directement à la poubelle, sans parler de ceux qui ne seront pas consommés par les acheteurs finaux (votre frigo ou les restaurants). Ça fait réfléchir…

 


 

Sister « c’est à vous couper l’appétit ».

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Published by Sister of Night - dans Sur le grill : coups de gueule
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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 01:38

 

Vous l’avez tous remarqué, la Chine est devenue le fournisseur officiel de la planète, que ce soit pour la bouffe, les fringues et tout le reste. Observez autour de vous, vous avez la certitude de trouver du « Made in China » partout. J’ai appris hier que ce pays est le premier producteur de champignon de Paris ! Ne soyons pas sectaires, le savon de Marseille aussi voit ses ingrédients provenir du bout du monde. Les exemples ne manquent pas et pour les biens de consommation, c’est encore pire.

 

L’autre jour, voulant utiliser ma visseuse sans fil, j’ai constaté que les batteries étaient totalement vides. En fait, elles ne tiennent plus la charge. Voulant en racheter, j’ai me suis rendue compte que l’outil entier avec sa garantie coûtait quasiment le même prix que des batteries neuves. Aberrant.

 

Dans le même esprit, lorsque j’amène ma couette au pressing, on me demande 15 € pour la passer quelques minutes dans l’énorme tambour alors qu’à l’hypermarché du coin, j’ai vu une couette de marque à seulement 25 €. Ça laisse songeur.

 

Pareil pour les pièces détachées, un plateau tournant pour micro-onde, c’est 40 € et 3 semaines de délai pour le recevoir alors que le four neuf est accessible de suite à moins de 50 €.

 

Avant on faisait réparer le matériel, maintenant on le change systématiquement, puisque c’est à peine plus cher et que le résultat est immédiat.

Je ne veux pas dire qu’on doit opter pour la décroissance, mais je m’interroge sur la pertinence de cette surconsommation. Nous ne savons pas valoriser nos déchets (ou si peu) et cela nécessite toujours plus de matière première et d’énergie.

 

Pour information, il faut savoir que 25 % des produits alimentaires finissent à la poubelle sans même avoir atteint nos frigos !

 

En triant dans mes placards, je me suis rendu compte que j’avais des tee-shirts de plus de 20 ans, des basiques indémodables, toujours en bon état. Alors que d’autres acquis récemment n’ont plus aucune allure, se sont décolorés ou déformés et vont finir à la benne.

 

Il faut croire qu’on nous oblige à adhérer à cette génération Kleenex et je me demande si les gens s’y retrouvent vraiment.

 

Désormais, on fabrique pour jeter et je trouve ça dommage, il faut consommer en continu, sans retenue, sans logique. Une course sans fin… on produit pour que ça se vende et on achète pour avoir l’impression d’exister dans la grande course du toujours plus. Pathétique.

 


Sister « je (dé)pense, donc je suis ».

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 15:35

 

Ce matin, comme tous les jours, je file à la douche en laissant la porte de ma mini salle de bain ouverte. Je dénoue le léger peignoir en satin bleu et laisse glisser au sol ma petite culotte, enjambe le bord de la baignoire et déploie la paroi vitrée.

Ouvrant le robinet, j’aperçois mon nouveau chaton arriver en courant vers moi, puis elle se met à marcher en crabe avec une crête sur le dos et la queue en plumeau, affichant un air vachement menaçant. Ouh là ! Je tremble ! Hi hi, elle ne manque pas d’aplomb la bestiole.

D’un coup, elle s’aplatit, remue le train arrière, les oreilles à l’horizontale et fonce sur ma lingerie ! Elle l’attrape victorieusement et l’emporte entre ses crocs miniatures, titubant à moitié avec sa proie qui traine entre ses petites pattes.

 

P1090126


Par chance, j’ai pu saisir la preuve exclusive de son méfait : la coupable et l’objet du délit. Bien sûr, ce n’est pas super bien cadré, mais j’ai pris ça sur le vif.

La voleuse a finalement consenti à me rendre son larcin.

 

Hum, elle me fait marrer, surtout que ce n’est même pas sa taille !

 


Sister « stripped down to the bone »

 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 00:03

 

Vous avez sûrement entendu parler du meilleur job du monde, être payé à tester des plages de rêve et des îles somptueuses, ah oui, ce n’est pas facile tous les jours, comme on dit : « y’a pas de sots métiers ». Bon, maintenant, imaginez l’inverse… Totalement l’inverse !

Comme je disais à une amie, à part vider des poulets dans un abattoir sarthois, je crois qu’il n’y a pas pire job (bon, là j’en rajoute un peu, mais c’est pour faire monter le suspens, je peux hein, c’est mon site d’abord). Allez, je vous dresse un état des lieux de ce truc, pas loin du zéro absolu niveau envie de se lever le matin pour gagner sa croute.

 

P1090019

 

Voici les ingrédients pour bien réussir la pire recette de la vie de bureau.

Prenez évidemment un open space bien chargé en mobilier peu pratique et encombrant, armoires, caissons, mini-cloisons et fenêtres donnant sur un environnement bruyant.

Ajoutez 20 personnes, deux imprimantes, un photocopieur, un fax et plein de téléphones qui sonnent non stop.

Pimentez avec une adjointe de la chef tendue comme un string et si stressée qu’elle part dans des crises de larmes tant la pression est forte. Elle tremble tellement qu’elle a du mal à allumer ses clopes et parait 15 ans de plus que son âge avec ses valises sous les yeux qui trahissent les nuits trop courtes chargées d’angoisse.

Enlevez-lui son équipe, qui n’a pas accepté de « monter à Paris » et l’a lâchement abandonnée à son triste sort dans une panade monumentale (vive les fusions d’entreprises mal préparées).

Collez-lui un bon lot de bras cassés qui se demandent presque ce qu’ils foutent là. Ni formés, ni motivés, ni compétents, ni encadrés.

Complétez par un programme informatique tellement défaillant qu’il faut faire tous les calculs à sa place si on veut avoir un résultat qui ressemble à quelque chose. Sans compter qu’il est truffé de bugs divers et variés, juste pour le fun.

Mélangez avec une autre équipe - à peine plus performante - issue du regroupement mal ficelé de deux entités qui utilisent des méthodes totalement différentes, avec une autre chef qui ne supporte pas trop sa collègue et ne veut rien lâcher sur ses petites habitudes.

Faites en sorte qu’elles se bouffent le nez toute la sainte journée, histoire de plomber un peu plus le climat.

Donnez-leur à traiter près de 400 plaintes de personnes mécontentes sur un sujet ultra-sensible : le fric qu’on leur doit !

N’oubliez pas la cerise sur le gâteau : ouvrir deux hotlines. Une pour les cas super-méga-maxi critiques et un autre pour les urgences moins graves, mais très en retard aussi.

Recouvrez le tout d’une chef qui n’est là que depuis un mois pour chapeauter l'ensemble, mais cherche à se sauver au plus vite tant la situation cramée au 3e degré. C'est Guernica en quelques sortes.

Résultat, vous obtenez une ambiance où la tension nerveuse est si forte que le stress en est palpable. Vous ressentez le mal-être des autres, il s’ajoute au vôtre et tout le monde flippe en cœur dans un local commun surchargé et sans la moindre motivation au bout du chemin. Atmosphère de merde, process inexistants, outils inadaptés, engueulades téléphoniques et j’en passe. Comme ça donne envie tout ça !


Etant rôdée aux situations désespérées, le chasseur de tête avait immédiatement pensé à moi pour cette « mission impossible » et devenir la hotlineuse des situations extrêmes. Bin tiens ! Évidemment ! Oh mais c’est le job de mes rêves ça, aucun doute, quel bonheur, je signe où ?

Bref, je jette l’éponge, faut pas déconner non plus, y’a des limites à ma bonté.

Veni, vidi, vici.

Dernière circonstance aggravante : l’équipe est à 90 % féminine et fashion victim, ça c’est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

Seul et unique point positif, histoire de finir sur un élément favorable sympathique, mais pas suffisant, le poste est situé dans l’un des quartiers de Paris que je préfère.

Voilà qui est bien maigre pour gommer tout le reste. Donc ce sera sans moi. Nan mais oh, c’te blague.

 


Sister « au suivant… ou pas »

 

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 23:39

 

Vendredi à 15h30, ma nouvelle chef me demande d’aller voir Big Chief qui m’attend dans son bureau. Immédiatement, je sens que ça pue l’fioul... c’était bien le cas.

Il va droit au but, me dit qu’ils ont trouvé deux erreurs inadmissibles et que cela vient du fait que j’aurais dû vérifier le boulot de quelqu’un qui se trouve à 730 bornes de là et qui – comme par hasard – vient de démissionner. Elle devait bien avoir un truc sur la conscience, mais moi, que puis-je dans l’affaire ? Tant pis,  c'est connu, pour tuer son chien on l’accuse de la rage, alors il me parle de perte de confiance et qu’il me paiera ce qu’il me doit, mais que lundi je ne ferai plus partie de leurs effectifs. Des « erreurs » qui datent de février (quand je n’avais pas encore la charge du dossier) et d’avril. Mais les responsables sur place n’ont rien vu non plus, on signé à l’aveugle, sans procédure de contrôle, pourtant, c’est moi qui vais servir de fusible. Formidable, j’adore changer de job tous les quatre matins.   :(

 

Après avoir appris cette réjouissante nouvelle pour laquelle je suis totalement impuissante, je me sens déstabilisée, déçue, trahie. Je suis le fusible alors que pendant mes quelques jours d’absence, ma nouvelle chef a fait une bonne vingtaine d’erreurs d’inattention sur mes dossiers, des trucs bien plus chiants qu’un virement en double. Tant pis, ça ils s’en fichent. Elle leur fait des courbettes alors ils l’aiment bien, moi je bosse dur, mais ma tête est mise à prix.

 

Une demi-heure après, je sors du bureau et préviens ma collègue par SMS que je l’attends en bas, j’ai besoin de prendre l’air, elle ne sait rien encore de ce qui vient de se passer.

Je suis là, plantée sur mes talons, mon sac sur l’épaule, la tête pleine de doutes, de colère et d’indignation. Je me sens résignée, vidée, trahie.

 

La porte derrière mois s’ouvre, je me retourne pour voir si c’est elle... et là, qui arrive face à moi ? Mister Ultime Beau Gosse !!! Lui-même, en chair et en sourire éclatant. Le truc qui n’arrive jamais ! Il n’est pas avec une collègue, juste seul, c’est le week-end, il rentre chez lui, mais bien plus tôt que d’habitude. Moi non plus je ne sors jamais à cette heure, le hasard est étonnant parfois.

Mon sang n’a fait qu’un tour, je n’ai plus rien à perdre, c’est ma dernière chance, je l’aborde !

Il arrive à ma hauteur et je l’interpelle, lui explique qui je suis et dans quel service je bosse, que c’est moi le message sur Facebook et surtout que j’espère qu’il ne l’a pas mal pris. Il me répond qu’il n’a pas fait attention plus que ça, qu’il reçoit des spams et qu’il l’a lu en diagonale, il va très peu sur le site. Je lui raconte qu’il m’intimide (d’ailleurs, je bafouille, tremble sur mes jambes, sens mes joues écarlates) et que je suis contente de pouvoir lui parler parce que je n'osais pas. Il me répond qu’il n’a jamais mordu personne et que j’aurais même pu utiliser la messagerie interne pour le contacter. Je lui explique que c’était mon avant-dernier jour ici et que je le trouve très sympathique, il est touché mais ne rebondit pas sur le compliment, sauf à me dire que lui aussi trouve qu’il y a des gens intéressants. Alors pour conclure, je lui lance qu’il pourra me contacter s’il le souhaite, maintenant qu’il sait qui je suis. Je le remercie et lui souhaite un bon week-end. Un instant après, je le vois passer au volant de sa belle décapotable, je soupire, il est  irrésistible et adorable, quel dommage...

 

Ma collègue et son binôme - mes deux seuls acolytes de boulot - se pointent, je leur résume les deux épisodes pas banals que je viens de vivre coup sur coup et ils sont aussi scotchés que moi. La vie réserve des surprises bien étranges.

 

D’un côté la douche froide d’apprendre que lundi, j’irai chercher mon chèque à la compta et l’instant d’après, l’homme que j’admire qui me parle et reste tout sourire face à ma confession sur l’effet qu’il me fait. Un scénario peu crédible… et pourtant vrai !

 

Si en plus, je vous ajoute que le soir même, j’avais une soirée tout à fait hors du commun aussi et qu’à l’origine il n’y avait que cet évènement qui occupait mes pensées de la journée, vous vous direz que j’exagère, mais c’est pourtant bien le cas ! Finalement, cette petite fête était la bienvenue pour exorciser les émotions précédentes et j’ai adoré ces heures de pure légèreté dans ce monde si brutal.

 

Je ne suis pas prête d’oublier ce vendredi 30 juillet 2010. Putain d’journée !

 


Sister « retour à la case départ »

 

 

P.S. : ce soir, je lui ai renvoyé un court message sur FB, avec mon vrai non et mon mail... la balle est désormais à 100% dans son camps.

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 00:48

 

Il existe des personnes à l’imagination fertile, prolifique, abondante, riche et quasi indomptable, je suis de celles-là. Ça part dans tous les sens et sans distinction pour le négatif ou le positif, tout est balayé, analysé, évalué, soupesé, catégorisé et traité.

Du coup, je pense avoir échafaudé un maximum de résultats possibles pour l’issue de cette fameuse histoire. Toutefois, la réalité dépassant toujours la fiction, il y a une éventualité à côté de laquelle j’étais bel et bien passée, sans même l’effleurer d’ailleurs.  

 

Vous vous en doutez, depuis que j’ai lancé ma bouteille à la mer, je guettais le moindre geste, regard, attitude lorsque je le croisais, mais comme la sœur Anne, je ne voyais rien venir. Sur ma messagerie Facebook non plus, évidemment. Rien, le calme plat, l’étale absolu, le néant le plus total, pas la moindre réaction écrite, verbale ou comportementale.

 

L’a-t-il eu, ou pas ? Si oui, l’a-t-il ignoré par dépit ? Cherche-t-il les mots ou le bon moment pour y répondre ? Me trouve-t-il à ce point pathétique qu’il préfère réagir par le mépris ? Nul ne le sait, sinon lui.

 

Pourtant, l’autre jour, alors que ma copine me questionnait sur la fameuse suite de ce feuilleton de l’été, je lui expliquais son silence et elle insista pour connaître son nom. Ayant toute confiance, je le lui donnais. L’instant d’après, en retournant sur sa fiche Facebook pour lui filer le lien, je constatais avec stupeur que sa photo de profil avait changé !!! Oui, ce n’est plus du tout la même en effet ! Mais là, je suis saisie d’un sentiment d’effondrement et de profonde tristesse, car cette fois, le cliché ne représente plus un homme debout et discutant avec une jeune brune, souriant lors d’une soirée (ou assemblée festive). Non, maintenant, il est seul, sûrement chez lui, prend la photo en tenant son téléphone à bout de bras, de ¾ profil et surtout, il regarde l’objectif fixement avec l’air grave et le regard sombre en fronçant les sourcils.


P1080814

La voilà ma réponse.

Ainsi, il me fait comprendre son sentiment, sans entrer dans les détails, sans piper mot, en me prenant à mon propre jeu. Un petit dessin valant mieux qu’un grand discours, une photo mieux que toute manifestation…

No comment… The game is over.


Sister “le rideau est tombé, comme un couperet”

 



P.S. : pour la photo, j’aurais pu mettre celle d’un pétard mouillé, c’est de saison. Mais j’ai préféré choisir un paysage plus riche de sens, plus au diapason de mon humeur, genre Waterloo morne plaine.

J’avais dessiné… sur le sable… son doux visage… qui me souriait…

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 01:48

 

Tout juste rentrée de mes minis vacances, j’ai eu la chance incroyable de retomber deux jours de suite juste à côté (dans la file d’attente du self) de celui qui m’a encore mis dans un état… proche de l’Ohaïo diront certains, proche du coma dirait House, proche du ridicule penseront d’autres. Tant pis, ça me donne des ailes et me fait un bien fou alors je ne vais pas bouder mon plaisir. J’ai presque déjeuné en face de lui tellement les tables étaient proches (choix judicieux de l’emplacement, sans en avoir l’air) et j’avoue que cela m’a conforté dans mon idée. Il faut que je me jette à l’eau. Arrêter de tourner autour du pot comme ça, je ne suis plus une gamine de 10 ans, je ne vais pas l’inviter à ma première boum, allez, un peu de tenue, beaucoup de courage et hop ! C’est parti.

 

Après avoir tourné et retourné le problème dans ma tête pendant des lustres, le seul moyen que j’ai trouvé pour l’aborder sans que je tombe en syncope, c’est de faire appel au seul média que je maîtrise un tant soit peu : l’écrit.

 

Par un procédé que je ne dévoilerai pas, j’ai obtenu son patronyme et comme le Web laisse plein de traces de nos passages, j’ai vu qu’il avait aussi son profil sur le célèbre réseau social. Voici donc la petite porte que j’ai choisie pour envoyer ma missive, sans garantie aucune, juste parce que j’en peux plus de rester inactive, passive, ça ne me ressemble pas et je trépigne d’impatience à l’idée de tenter l’aventure, même si elle se termine dans le mur.

 

Voici donc, en exclusivité mondiale et pour vous seulement, sous vos yeux ébahis et embués d’émotion, l’intégralité (sauf signature, juste mon prénom, le vrai) de ce que j’ai eu le courage de taper à l’instant avant de cliquer sur le fatidique : « envoyer ».


Titre du message : Oui, j'ose...


Hello,

Cela fait des jours et même des semaines que je me torture à l'idée de franchir le pas, juste tenter un petit signe, alors pourquoi pas une bouteille à la mer, version 2.0. puisque je suis bien plus à l'aise à l'écrit qu'en face à face.
Je ne sais même pas si ton profil ici est encore actif, mais ce message devrait te parvenir par mail, je l'espère. La messagerie interne n'est pas faite pour ça, laissons-la pour l'univers pro.

Bien sûr, mon pseudo ici ne te dira rien, mais mon vrai nom ne serait pas plus parlant. On ne se connait que de vue, le midi, lorsque nos estomacs vides nous poussent vers la cantine...
Oui, c'est moi la petite blonde sur talons hauts qui te sourit et murmure un timide bonjour, car ton charisme m'impressionne énormément. Je suis avec mes collègues, toi avec les tiens, difficile d'entamer le dialogue. Mais c'est toujours un plaisir de t'apercevoir, je l'avoue.

Il n'y a aucune obligation, aucune contrainte. Si ta curiosité te pousse à engager la conversation, ici ou ailleurs, j'en serais ravie, sinon, je ne t'ennuierai pas d'avantage et comprendrai volontiers ton choix.

See you.

(moi).

 

 

"Oser, c'est perdre pied momentanément. Ne pas oser, c'est se perdre soi-même." Kierkegaard



Sister "un petit clic pour la souris, un grand pas pour ma prise de risque"


 

P.S. : Merci à Stéphane, mon tout nouvel abonné à la newsletter, auquel je rends hommage au passage en reprenant une citation qu'il affectionne et que j'aime aussi énormément.

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 00:29


Interruption temporaire du programme des « Aventures (fantasmées) de Sister et du Beau Gosse ». Prochaine saison à partir du 7 juillet (ou plus, si lui aussi à choisi de prendre des vacances). Je ne l’ai même pas croisé ce midi pour lui claquer une bise en lui disant que je lui rapporterai du cidre et des crêpes. Pff, pas de bol hein ? Ah oui, y’a trop d’injustice en ce bas monde, mon bon monsieur.

 

En attendant, le site continue et la vie poursuit son cours... et advienne que pourra.

 

Histoire de ne pas plomber l’ambiance et de conserver à cet endroit son côté « pouet-pouet-tralala », je me devais de vous gratifier d’une image à la con (prise par mes soins, comme toujours) et d’un commentaire t(h)on sur ton.


P1070339


Ma grand-mère m’a toujours dit : « quand on n’a pas de tête, faut avoir des jambes » et « ah ! quelle tête de linotte je suis ! », mais, comme pour toutes les expressions à la noix, quand on est mioche, on ne capte pas tout et c’est au bout de quelques années qu’on pige  la signification de tout ça, et là, c’est comme une révélation.

 

Je suis donc heureuse de vous annoncer que j’ai trouvé le magasin idéal pour pallier aux problèmes en question. Comme vous le voyez, ils ont des jambes de remplacement chez ce revendeur de pièces détachées. Voilà qui me plait assez.

 

Ah oui, vous allez me dire : « tout ça pour ça ? Bah ça me fait une belle jambe ». Et vous aurez raison. Ce à quoi je répondrai, moi aussi, ça m'en fait même deux et elles sont d’origine en plus.

 

 

Sister « en mode glandouille pour quelques jours »

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 23:52


Histoire de ne pas totalement livrer mon site aux turpitudes de mon âme et à mon intégrale dévotion mentale à cet homme qui chamboule mes pensées et le reste, je vais mettre un petit article différent. Oui, ce n’est pas parce qu’il hante mes jours et mes nuits que je dois laisser mes émotions vampiriser cet endroit par son regard si doux et son sourire enjôleur. Non, ce ne serait pas raisonnable alors je vais opter pour l’intermède musical (c’est de saison).

 

Tant que je ne serais pas capable d’insérer une piste audio sur mes pages, vous n’aurez pas l’opportunité de connaître le son de ma voix, juste poursuivre le rythme de mes phrases.

 

Ainsi donc, j’avais cela dans les cartons depuis des lustres, mais ma cops qui m’a devancée, alors je lui rends hommage au passage.

 

Le thème du jour est : « quel est mon mot préféré ? » et « quel est celui que je n’apprécie pas ? ».

 

Comme je suis une épicurienne, je ne vais pas « garder le meilleur pour la fin », au contraire, je vous gratifie directement de mon favori. Il s’agit du mot « califourchon ».

Déjà, parce qu’il qualifie une posture ludique à tout âge et qui se pratique de la façon la plus innocente à la plus hardie.

Ensuite, parce qu’il sonne tellement français ! Il est un peu improbable par son étymologie et en prime il a laissé sans réponse mon appli’ iPhone Larousse qui n’a même pas daigné en signaler l’existence.

Vous ne trouvez pas qu’il semble danser quand on le prononce ? On a envie de le susurrer au creux de l’oreille. Juste assez complexe et énigmatique comme j’aime.

 

Maintenant, celui qui ne recueille pas mes faveurs. Il s’agit de « subterfuge ».

Il est flagrant qu’il a une connotation négative et sonne affreusement mal, on est obligé de postillonner en le prononçant.

C’est un peu l’ancêtre de « loucedé » mais avec une idée plus mesquine derrière.

 

Je trouve qu’on en apprend beaucoup sur la culture ou le niveau social des gens lorsqu’on les écoute ou qu’on les lit. Les mots nous parlent au-delà du sens propre qu’ils portent.

 

Une mauvaise parole peut faire plus de dégâts qu’une blessure physique.

Un compliment ou un encouragement peut sauver une vie.

 

Les mots sont la gymnastique de mes neurones et j’apprécie de jongler entre argot et langage soutenu, je jubile à la lecture d’une pensée exprimée dans un phrasé élégant, j’kiffe trop sa race une tournure de phrase bien sentie. Ce sont les gourmandises dont mon esprit se régale.

 

Et vous ? Quels sont ceux qui vous plaisent ou vous débectent ?

 

 

 

Sister « qui voudrait bien prendre des leçons particulières avec un certain pro de la com'»



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