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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 23:51

Résultat de l’énigme : cet objet est bien un shaker.

Félicitations à Fabienne, digne de devenir une bonne copine de beuverie tant sa connaissance des accessoires nécessaires à la consommation de boissons « parental advisory explicit content » est étendue. Cela prouve une pratique régulière du « levage de coude », à moins d’avoir fait l’école hôtelière ? Ou avoir bossé dans un bar, une boîte, un magasin de jouets pour adultes…

Je rappelle que cet équipement peut éventuellement servir à composer des cocktails sans alcool, mais la prudence m’impose de vous rappeler que l’abus est dangereux pour la santé. Mes amis pochtrons, évitez les mélanges ! Surtout les versions multivitaminées. Les fruits, c’est bourré de sucre, ça va vous bouffer le bide et vous ronger l’émail comme me l’indique l’Amicale des dentistes de Saône-et-Loire (ne pas confondre avec Stone-et-Charden, qui filent la gerbe aussi) et qui se frottent les mains pendant qu’on s’en bat les c…

Ceci étant dit, rendons à César ce qui lui appartient, ainsi qu’à Fabienne les lauriers tressés un peu plus haut et qui lui reviennent de plein droit.

Évoquons maintenant l’essentiel, à côté duquel vous êtes tous passés sans même le voir, pauvres innocents (aux mains pleines). Ce shaker est une vaste escroquerie !

Produit issu du savoir boire irlandais et d'un savoir faire plus que trentenaire... ça en impose, hein !

Tout d’abord parce que la boisson (dont j’ai habilement camouflé la marque derrière le verre, comme vous pouvez le remarquer) n’est pas vraiment adaptée à la confection de mélanges à secouer. Tentez d'y ajouter un filet de jus de citron et vous verrez le résultat catastrophique que vous obtiendrez.

De plus, parce que la préparation de base (on the rocks, pour les incultes) ne justifie pas qu’on laisse la glace dans l’agitateur manuel (ceci n’est pas une proposition de 5 contre 1 messieurs).

La préparation, d’une facilité confondante, suit le mode d’emploi suivant, dont la photo vous indique tous les ingrédients :

- un verre (à droite)

- des glaçons (dans le joli moule bleu, en forme de cœur, déniché chez un fournisseur suédois), au moins deux, pour les voir s’entrechoquer mollement

- du précieux liquide (crème de whisky dans la bouteille opaque, pour ceux d’entre vous qui, comme le cidre, seraient un peu bouchés).

Et le shaker ? Bah rien, on le laisse dans le placard. Pff, pas besoin d’accessoire quand c’est si bon au naturel…

Pour les sodomisateurs de diptères, voilà quand même de quoi utiliser l’ustensile, et parce que j’aime bien le nom de la recette : Sexual Chocolate

Sister « à la vôtre ! »

 

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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 23:24

Et bien non, rien ce soir, désolée pour ce teasing à deux balles mais il faudra attendre demain, si vous êtes bien sages.

Bah oui, j'ai une vie en dehors du Ternet m'sieurs dames.

Bonjour chez vous.

Sister "qui ne sort que la nuit, quand tous les chats sont gris".

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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 23:28

Aujourd'hui je vous propose de retrouver la fonction d'un objet mystère.

L'énigne est simple à résoudre, des indices vous seront donnés.

Voici une première photo.

 

Admirez la beauté de mon plan de travail, unique au monde car j'en suis le designer.

Petite description sommaire : à droite de la photo, un verre, somme toute assez commun me direz-vous. En fait, c'est une pièce capitale pour résoudre la délicate enquête.

À gauche, l'objet du délit, l'étrange chose dont il va falloir déterminer le nom et la fonction.

Premier indice : le logo présent sur le bidule coloré est celui de la marque qui me l'a généreusement offert contre l'achat du produit que je convoitais.

Second indice : le verre est également un bonus, prouvant s'il en était besoin mon penchant avéré pour cette boisson pour adulte.

Troisième indice : parce qu'on dit toujours : "jamais deux sans trois". Un "ingrédient " supplémentaire indispensable (de type H2O en mode solide) vient s'ajouter au liquide buvable et justifie l'usage des deux articles.

Deuxième photo, j'ai démonté les pièces composant l'intriguant schmilblick.

Observez bien les petits trous dans la partie médiane...

Maintenant je vous laisse cogiter doucement, vous avez toute la nuit et même la journée de demain, car je suis vraiment d'une bonté extrême aujourd'hui. Je ne peux pas faire plus. Demain sera la nuit la plus courte de l'année, je n'aurais donc que peu de temps pour vous donner la solution.

Le gain en jeu ? Attention, c'est un lot sublime. D'une rareté exceptionnelle !  J'offre le précieux objet en plastique (et à la couleur improbable) à celui qui pourra me donner la solution à cette enquête d'envergure.

Lot de consolation pour les bons éléments pouvant guider les autres à la résolution de cette épreuve d'expert : une madeleine au miel, tout fraîchement sortie de mon four.

Bonne chance à tous.

 

Sister "à tous les coups on gagne"

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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 22:46

I've got a new X-file for you*.

Si vous ne vivez pas à Bora Bora ou chez lez Inuits, vous avez sûrement déjà été confronté à ce phénomène étrange.

J'en discutais hier avec un futur amant, euh non un copain (dommage). Il a lui aussi été victime de la troublante constation.

Il s'agit de disparitions particulièrement mystérieuses...

Cette énigme, je vous la pose aussi : mais où vont donc se perdre nos chaussettes ?

Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir

N'avez-vous jamais remarqué que certaines d'entre elles « s'envolent » dans la nature régulièrement ?

Pourtant, vous étiez bien certain de les avoir mises ensemble dans la machine et maintenant qu'elles sont sèches et que vous voulez les rangez, l'une d'elle est là, seule, abandonnée ! Mais où est donc passé son double ?

Elle n'a pas pu se perdre dans le tambour, j'ai vérifié moi-même, y 'a pas moyen de s'échapper. Les issues sont gardées.

A-t-elle pris la fuite avant la grande collecte ? Peu probable, le trajet bac à linge/lave-linge est très court.

Planquée sous le lit ou derrière la commode ? J'aurais dû la retrouver lors du passage hebdomadaire de l'aspirateur. Mais non, toujours rien en vue.

Même après un effeuillage ultra rapide, avec sous-vêtements qui volent en tous sens, signe d'une promesse d'ébats torrides, elle ne peut pas aller bien loin dans mes 44 m².

Accuser le chat ? Difficile, il préfère de loin ses croquettes de compétition pour matou sensible et digestion optimale.

Mais alors ? Que faire de la demie-paire restante ?

La jeter ? Ce serait dommage, elle est encore en bon état. Laissons-lui sa chance.

Mettons-la dans un tiroir, en attendant qu'une autre subisse le même sort et qu'on puisse constituer un nouveau couple.

Oui, c'est une bonne option. Sauf que maintenant, j'ai tout un lot chaussettes veuves, dont les caractéristiques ne sont pas totalement identiques et qui attendent leur tour.

Un jour, elles finiront leur vie à lustrer le cuir de mes chaussures, car l'aventure en solo n'est pas gérable éternellement pour nos chaussettes abandonnées.

Ayons une pensée émue pour toutes ces pauvres petites choses, entièrement dévoluent au confort de nos petons délicats et qui, un jour, sans raison, se retrouvent dans un désarroi total parce que, sans ultimatum, l'une d'elle a pris la fuite vers une destination inconnue.

N'y a-t-il pas un anthropologue, un ethnologue, un psychologue (on leur demande déjà leur avis sur tout), un gynécologue (euh non, pas celui-là) qui ne s'est jamais penché sur la question ?

Allons-nous longtemps devoir subir cette injustice sans piper mot ?

Devrions-nous créer un collectif des chaussettes délaissées ?

Faut-il lancer le FBI, la DST et le KGB sur la trace des fuyardes ?

Le mystère reste entier et la vie continue. Trouvera-t-on un jour ce fameux cimetière des éléphants, version sanctuaire du fil d'Écosse et du mi-coton / mi-polyester ?

Sister "on vit d'ces choses quand même..."

* j'ai une nouvelle affaire non classée pour vous.

J'ai préféré traduire, car je comprends qu'on soit totalement allergique à la langue de la perfide Albion. Même si cela vous simplifierait la vie.

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18 juin 2006 7 18 /06 /juin /2006 22:49

Même les moustiques sont fous de mes guibolles, voyez les petites traces rouges, signes de leur passage.

Comme vous pouvez le constater, je ne bluffe pas, mes gambettes sont vraiment de belles bêtes.

Profitez-en, c’est bientôt le Tour de France ! Vous en aurez bien besoin si vous voulez flamber un peu sur votre fidèle destrier tout neuf, à peine sorti du carton.

Encore un avantage, mes longues jambes nacrées et sublimes sont parfaitement épilées comme l’impose l’esthétique applicable à tout maître de la pédale (amis gays, je ne parle pas ici de personnes reconnues pour être au régime sans selle). Cela permet de mettre en valeur le muscle ciselé, saillant et efficace.

Dernier atout, d’une incroyable rareté : cette belle paire est garantie sans anabolisant, ni EPO, ni pre-mix belge (cf. pot), ni abîmée par toute autre substance injectable ou buvable (à part du thé, mais ça compte pas).

Pourquoi m’en sépare-je ? (oui cette tournure de phrase est correcte, promis, juré, craché, euh non pas "craché" car après, c'est moi qui lave).

Hé bien par pure bonté d’âme, car j’ai constaté, grâce à mes longues heures d’observation de la gent masculine, que tous n’étaient pas parfaitement pourvus en la matière.

Alors, c’est l’occasion les mecs !

Fini de vous faire traiter de « mollets de coq ». A vous les jambes sculptées !

Sautez sur cette affaire en or, elle ne se représentera pas.

Aucun prix n’a été fixé, ici c’est comme ailleurs, c’est le plus offrant qui emporte l’enchère.

Sister « faire offre ».

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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 15:27

 

Je ne sais pas pour vous (enfin, je pourrais le savoir si vous choisissiez d'en témoigner dans les commentaires) mais, les adieux version SNCF sont toujours un déchirement.

Ah moins que l'instant ne corresponde à la délivrance tant attendue de l'emprise de quelqu'un, une belle-mère envahissante ou des cousins un peu lourds par exemple.

Sinon, cela semble particulièrement propice aux épanchements lacrymaux.

On a beau dire, le départ est bien synonyme de séparation et même si on est convaincus de se revoir (on devrait en douter plus souvent, la vie bouge si vite et les rencontres aussi), le moment reste douloureux.

Pourtant, les agents dûment assermentés pour le contrôle de nos billets pourraient faire un petit effort.

Au lieu d'être alignés en bout de quai à tendre le bras, telle une brochette de Schtroumpfs à l'assaut de nos sésames de voyages, ils pourraient se transformer en Chippendales ou en "girls du Lido" (non, je ne mettrai pas de photos, ce serait purement racoleur, tant pis pour vous). Ça ferait diversion et on éviterait de sangloter comme des malheureux à prétendre avoir une poussière dans l'oeil. Ce qui est à peine plus crédible que les compétences médicales prétendues de Rika Zaraï.

Autre possibilité : organiser des jeux.

Le premier installé à sa place gagne son repas (là c'est plutôt un lot de consolation) ou un billet retour, histoire d'être sûr que la promesse sera tenue (sic).

Cela activerait sensiblement le mouvement vers les wagons et ne laisserait pas de prise aux pleurnicheries à rallonge ou "roulages de pelle" à s'en décrocher la mâchoire.

D'ailleurs, les petits hommes bleus l'ont bien compris. N'accèdent aux quais que ceux qui prennent le train (enfin pour les TGV). Les autres restent agglutinés au bout, devant le rang d'oignons à casquettes.

Ce qui contribue grandement à une inaccessibilité quasi totale pour les voyageurs retardataires et bloque la fluidité de circulation dans la gare. Pas facile de se frayer un chemin dans une jungle de valises, mômes qui grouillent partout, canes de p'tits vieux, déambulateurs pour les plus vernis, trolley du business man qui se la pète avec son ordi mais, qui joue au solitaire en loucedé.

Pff, m'en fout de tout ça, parce que la prochaine fois, ce sera pour les retrouvailles et moi, j'aime bien ça, me retrouver en troupeau sur un quai à se faire des bisous baveux avec une larmouille dans le coin de l'oeil.

Sister "à moi nous de vous faire préférer le train arrière"

Photo prise où ? Aucune idée, mais à 300 km/h en tous cas !

Si vous aperçevez une ombre, c'est la mienne. Rappelez-vous que je reste virtuelle...

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 17:32

 

Cher internaute perdu, insomniaque de base, psychopathe sarthois et autre animal du web, intéressons-nous à une perle du genre, aujourd'hui : turlupiner.

 

Tout d'abord une petite explication de textes pour ceux qui viennent de découvrir ce nouveau mot, je vous livre illico quelques clés.

Bien sûr, ceux qui se sont déjà un peu promenés sur mes pages auront compris que je ne peux pas en rester là. D'abord parce que je n'ai encore rien dit et aussi parce que vous en attendez plus, c'est évident.

Quand on décortique un peu le verbe, on est en droit de s'interroger sur l'évolution du mot, car, à la base, il était sûrement chaste et propre, mais, maintenant, les termes évoluant, il me semble être le fruit (du péché ?) d'une perversion mal dissimulée.

 

Rappelons juste en vitesse, la blague de Dieu expliquant à Adam qu'il l'a doté d'un cerveau et d'un appareil génital, mais que sa pression sanguine ne lui permettrait pas de faire fonctionner les deux en même temps.

Et bien, tout compte fait, nous sommes en plein dedans (si j'ose dire, oui j'ose, alors tant mieux).

 

D'un côté, le mot entier fait bien référence à la capacité à se prendre la tête (pas trop secouer sinon vous risquez de réveiller l'araignée au plafond). D'ailleurs, ne dit-on pas : branler du chef ?

Voilà la transition idéale, car une fois coupé en deux (il n'est pas ici question de circoncision, je rassure les religieux pratiquants qui ne pratiquent pas mes pages, car leurs bonnes moeurs ne permettent pas d'y adonner) donc nous obtenons, à un chouia près : turlu(te) / piner.

Mots dont la définition ne sera pas donnée, il faut savoir vous prendre en main de temps en temps, enfin, j'dis ça, j'dis rien...

 

Et voici donc révélée l'autre fonction à disposition de tout homme normalement constitué (les trav', trans' de tous bords et divers gauches qui portent à droite, choisiront leur camp).

Ah ! C'est malin, vous allez encore m'accuser de tomber (aïe) dans le graveleux, mais, la léchouille, euh non la langue de Molière (quoique mes investigations buccales ne soient pas allées jusque-là) est réputée pour sa richesse et ses extravagances.

Cela ne fonctionne pas avec tous les mots, par exemple : turpitude. Bien qu'il lui ressemble un peu, ne donne aucun résultat valable une fois disséqué. Vous êtes prévenus.

 

Estimez-vous heureux, j'aurai pu détailler le mot concupiscence, mais, maintenant que vous avez compris la méthode, je vous en laisse le soin tout seul.

 

Sister "à califourchon sur les mots"

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13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 17:20

- Bonjour, vous souhaitez rendre un article ?

- Euh oui, je ne suis plus satisfaite de ce corps et je voudrais reprendre mon ancienne enveloppe charnelle.

- Ah bon, celui-ci ne vous plaît plus ?

- Oh, il est très bien, la preuve en est que je l'ai gardé plusieurs années, mais, la taille n'est plus en adéquation avec mes attentes de l'avenir.

- Oui, vous aviez pris le modèle très large, ça peut devenir pesant à la longue...

- En effet, vous avez mis le doigt dessus (retirez-le maintenant, merci) et il m'a été d'un grand secours.

- Vous avez pleinement exploité son pouvoir de bouclier envers l'entourage ?

- Bien sûr, c'est d'ailleurs ce qui m'avait motivé pour le prendre, j'avais besoin qu'on m'oublie, car je ne souhaitais plus avoir quoi que ce soit à prouver à quiconque.

- Etrange paradoxe n'est-ce pas ?

- Tout à fait, ce côté placide nous rend transparents et pourtant on nous sollicite sans cesse pour alléger la peine, la douleur, les ennuis.

- Oui, nous mentionnerons désormais sur l'étiquette que le modèle saint Bernard (ne pas confondre avec Sarah qui n'était pas vraiment une sainte) est une éponge (sans Bob ni casquette, S.V.P.) pour toute la misère des autres.

- C'est bien le problème, car j'ai fini par me perdre dans ce costume trop grand pour moi. J'aimerai me recentrer sur ma propre vie et mes attentes.

- Le risque est bien réel en effet, à force de jouer un rôle, on en oublie sa personnalité, on devient vraiment le personnage que les autres veulent que vous soyez pour eux.

- Finie la vie par procuration ! J'ai plein de projets perso alors je ne pourrai plus traiter les petits et gros soucis de tout le monde.

- Vous savez que l'inversion du processus est un peu longue et semée d'embûches ?

- Oui, oui, je m'y suis préparée, l'idée est mûrement réfléchie et je me sens prête, ma décision est prise.

- Sans indiscrétion, quel en fut le fait générateur ?

- Euh, si, c'est indiscret mai bon, allez, je balance, mon groupe sanguin est A négatif. Quoi ? Je m'égare ? Je n'ai pas compris la question ? Si, si, j'essayais juste de noyer le poisson.

Ce qui a tout déclenché ? Une rencontre, des paroles, un personnalité plus marquante, une ouverture sur le monde que je percevais plus.

À force d'être le nez dans le guidon, on en oublie la route et on se perd.

À courir plusieurs lièvres, on en oublie son propre objectif.

À être trop disponible pour les autres, on en oublie d'exister pour soi aussi.

- Je vous sens déterminée, d'où vous vient cette motivation ?

- Du coup de pied au c.. que j'ai reçu ! Pour une fois, ce n'est pas moi qui faisais bouger les autres, je me suis fait bousculer dans le bon sens.
Je n'étais plus sur les rails depuis longtemps sans pourtant avoir rien vu venir.

Le choc a été total : on m'a tendu la main ! Au début, je n'ai rien compris, je ne savais pas quoi en faire. J'étais perdue et surprise par cette subite sollicitude. Cela sortait totalement de mes schémas habituels.

Puis, j'ai assimilé ce qui arrivait. On ne me poussait pas sur le chemin, on me montrait ma voie. J'en restais sans voix ! Progressivement, je retrouve un souffle nouveau. La petite musique de mon coeur résonne à nouveau à mes oreilles. Qu'il est bon de l'entendre à nouveau après plus de 10 ans de "coma psychologique et émotionnel".

- Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

- À qui le dites-vous ! Depuis toujours je vois et ressens la douleur des autres, je ne savais même pas que je pouvais aussi entendre la mienne. Jusqu'à présent, le sentiment était diffus, présent, mais impalpable.

- Pourtant, l'ampleur de votre bouclier physique aurait dû vous mettre la puce à l'oreille ?

- Mais non, pas le moins du monde, j'étais au pied du mur, mais en le voyais pas, du moins très partiellement et cela me convenait. En fait, mon esprit est resté tout ce temps formaté sur le corps précédent, je ne voyais pas le nouveau qui s'était installé. C'est pourquoi je voudrais retrouver ma logique corporelle puisque ce costume que j'endosse n'a jamais vraiment été le mien.

- La cécité en plus de la surdité ?

- Tout à fait ! Suite au choc initial, le bouleversement a été intégral, mais je ne voulais pas l'accepter alors j'ai continué à batailler contre les moulins à vent des autres pour ne plus avoir à affronter mes fantômes personnels.

- Et en quittant le costume mal taillé, vous pensez être guérie ?

- Non, pas déjà, mais en cours de guérison, oui. Mon corps n'est pas mon ennemi, il n'est que le reflet de plus en plus voyant de ce que je ne voulais pas voir en moi.

Maintenant que j'ai vu la jolie lueur qui brille, la conséquence psychosomatique n'a plus lieu d'être...

- Et vous pouvez donc retrouver votre corps d'avant, ou du moins vous en rapprocher. OK, j'ai tout compris.

- On m'a montré la porte qui mène à la paix intérieure, j'ai osé l'ouvrir et je me sens prête, à défaut de transformer le plomb en or, au moins à canaliser le stress pour en faire une énergie positive me permettant d'aller de l'avant.

- Alors bonne route et sans regret ?

- Merci, sans regret je vous assure. Je ne suis plus nostalgique du passé, je vais aller au-delà et appréhender l'avenir avec plus de sérénité.

- Adieu ancien "moi".

 

Sister "une page se tourne"

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11 juin 2006 7 11 /06 /juin /2006 22:13

Ah ! Ça vous fait flipper un truc pareil ! Et bien vous avez raison, car il y a de quoi.

Étant une citoyenne à la fois honnête (donc un peu conne, je dois bien l'admettre) et carrément consciencieuse par déformation professionnelle (oui, j'en tiens une couche, c'est une caractéristique qui n'existe plus dans le monde du travail) du coup, j'ai tenté de déclarer mes impôts par Internet.

En théorie, j'avais déjà le fameux certificat d'authentification, sorte de sésame fiscal pour accéder à mon compte. Bah oui, y'a rien à prendre, rien d'intéressant à voir, mais bon, c'est gardé comme la Banque de France. Des fois qu'un généreux donateur veuille se substituer à moi pour payer ma contribution au Trésor, il en serait bien incapable le bougre. Saletés de fonctionnaires, z'ont rien de mieux à faire.

En théorie disais-je, car entre temps, j'ai changé d'ordinateur et du coup, mon certificat n'existe plus, enfin il est toujours là, mais inexploitable, car attaché au N° IP de la machine. Quelle connerie ! Après moult bidouillages, tentatives et autres essais à cliquer partout, j'ai pu annuler l'ancien et en créer un nouveau.

Rien que pour déterminer l'origine du problème, il faut avoir l'habitude de trimbaler son mulot sur le www.impots.gouv.fr <http://www.impots.gouv.fr/> et au bout d'un moment, on fini par trouver la bonne porte virtuelle. Quel bordel là-dedans, on voit bien que ce sont des énarques qui ont pondu un truc aussi tordu ! Avec tous les fichiers auxquels peut avoir accès Bercy, on se demande pourquoi ils ont eu l'idée d'une "authentification " aussi complexe. Je vous assure qu'il y a intérêt d'avoir une compta perso bien tenue et des papiers en règle (si je puis dire) car on vous demande des références provenant de 3 supports différents. Pas question d'un dégât des eaux, déménagement ou autre incendie sinon vous êtes foutus !

Je continue tout le processus, allez, faut tenir bon, y'a pas de raison. Bingo ! C'est fait. Je vais pouvoir valider les infos déjà mentionnées sur le bordereau papier qui aurait pu finir à la poubelle ensuite, mais non, faut pas se laisser aller à ce geste désespéré, des fois qu'on me redemande des codes figurant dessus... l'ère du numérique a ses limites pour l'Etat, mieux vaut conserver la paperasse, ça rassure les autorités. Pff, bande de rétrogrades débiles !

Avec mon nouveau certificat tout neuf, je m'en vais finaliser la validation de mon flicage monétaire. Ah ah ah ! C'était sans compter sur les affres du système. Sans raison apparente, rien ne marche, ça plante, pas moyen d'accéder. Fait ch... ce truc pourri !

D'un geste rageur, je ferme le site et vais attaquer mon repas, car y'a pas de raison de se laisser abattre, non mais des fois ! Ils ont déjà le nez dans mon portefeuille, je ne les laisserai pas attaquer ma gamelle sinon je grogne !

Au bout de quelques minutes et une séance de yoga plus loin, je reviens vers le PC, bien déterminée à venir à bout de cette validation à la noix et l'air détaché de la fille qui sent qu'elle aura le dessus sur la machine.

Un clic par ci, un numéro par là, j'accède au fameux formulaire, je valide et paf ! Cette fois c'est le fire-wall qui me lance un message d'alerte et ferme la fenêtre ! J'étais presque arrivée au bout. Je déconnecte l'antivirus, le pare-feu et le reste puis je recommence. Ah, enfin, ça marche, mission accomplie !!! Je suis une contribuable libre ! Enfin question de parler, car maintenant, une fois encore, ils connaissent tout sur mes revenus, mon patrimoine, mon train de vie, mes écarts.

Il en faut des efforts pour se mettre en règle avec les autorités fiscales. Je n'ose pas imaginer le calvaire de ceux qui n'y connaissent rien. Ça doit faire flipper dans les chaumières ! Il vous reste encore la journée de demain pour attaquer ce parcours du combattant. Si vous tardez, ce sera 10 % de bonus pour votre inspecteur des impôts.

Bon, je vous laisse, faut que je finisse mes valises, je pars quelques jours en Suisse... Nan, c'est très surfait, maintenant, y'a plus simple, il suffit de squatter l'Elysée ou Matignon.

Au fait, on en est où dans l'affaire Clearstream et les milliards qui se sont volatilisés ? Ils n'ont pas besoin de certificat eux... je vais peut-être me présenter pour mai 2007... Ça me simplifiera l'impôt...

Sister "certifiée conforme par le Trésor Public"

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10 juin 2006 6 10 /06 /juin /2006 02:11

Panne d'inspiration, flemmingite aigüe, glandouille notoire. Peut-être. Mais sachez que je suis en vacances depuis hier et pour quelques jours alors histoire d'exorciser un peu mon quotidien habituel de d'habitude à moi que j'ai, voici (un peu plus bas, merci) une chanson toujours d'actualité, bien qu'ayant quelques décennies au compteur.

Ce qui prouve aussi que Cabrel (Françis de son prénom aussi mais à ne pas confondre avec Zégut) a écrit autre chose que sa nostalgie des dames, des chemins et des cailloux.

Bon, bien sûr je peux vous la chanter moi-même mais tant que la météo se maintient au beau, j'préfère pas. Par contre en cas de pénurie d'eau, sécheresse potentielle ou rationnement. Y'aura moyen de moyenner. Si je peux contribuer à sauver la planète, je suis prête à payer de ma personne. Telle une Bruce Willis au féminin et dopée en neurones contrairement à ce qu'on pourrait croire à la vue de mon apparence de "blonde de base", parfaite couverture pour exercer mes talents d'agent double au service d'une loge non maçonnique (suis pas très BTP finalement) et dont je ne dirais rien puisque bon, bah, y'a rien à en dire. Qu'est-ce qui faut pas aller inventer pour faire un suspens à deux balles... Et pourquoi donc ? Bah j'vous l'demande. Rien comme d'hab'. On a pas des métiers faciles...

Ma place dans le trafic

Le jour se lève à peine
Je suis déjà debout
Et déjà je promène une larme sur mes joues
Le café qui fume
L'ascenseur qui m'attend
Et le moteur que j'allume
L'aident à prendre lentement
Prendre ma place dans le trafic
À prendre ma place dans le trafic
J'aimerais que quelqu'un vienne et me délivre
Mais celui que je viens de choisir
L'a donné juste assez pour survivre
Et trop peu pour m'enfuir
Je reste prisonnier de mes promesses
À tous ces marchands de tapis
Qui me font dormir sur la laine épaisse
Et qui m'obligent au bout de chaque nuit
À prendre ma place dans le trafic
À prendre ma place dans le trafic
Et quand je veux parler à personne
Quand j'ai le blues
Je vais décrocher mon téléphone
Et je fais le 12
Je suis un mutant, un nouvel homme
Je ne possède même pas mes désirs
Je me parfume aux oxydes de carbone
Et j'ai peur de savoir comment je vais finir
Je regarde s'éloigner les rebelles
Et je me sens à l'étroit dans ma peau
Mais j'ai juré sur la loi des échelles
Si un jour je veux mourir tout en haut
Il faut que je prenne ma place dans le trafic
Faut que je prenne ma place dans le trafic
Et quand je veux parler à personne
Quand j'ai le blues
Je vais décrocher mon téléphone
Et je fais le 12
Parce que quoique je dise
Quoique je fasse
Il faut que passent les voitures noires
Je suis un mutant, un nouvel homme
Je ne possède même pas mes désirs
Je me parfume aux oxydes de carbone
Et j'ai peur de savoir comment je vais finir
Il y a tellement de choses graves
Qui se passent dans mes rues
Que déjà mes enfants savent
Qu'il faudra qu'ils s'habituent
À prendre ma place dans le trafic
À prendre ma place dans le trafic
Ma place dans le trafic

 

Sister "y'a d'la joie"

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A méditer... ou pas

"L’amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font.
À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire"

Pierre DESPROGES

Vous Cherchez ?

Amuse-bouche

Quelques pensées en vrac, des chroniques sur le vif, un soupçon d'actualité, le tout saupoudré de bonne humeur (autant que possible) pour espérer susciter l'intérêt ou la curiosité. Chose rarissime sur le Net : mon site est garanti 100% sans pub ! Mais oui, vous ne rêvez pas, c'est dingue n'est-ce pas ?

En Conserve

Libre pensée

L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe."

Gustave Flaubert

 

 

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Ne soyez pas timide(s) comme ça, balancez une connerie, un bon mot, exprimez-vous, cet espace est le vôtre. Profitez-en, y'a même pas besoin d'une carte de membre (actif ou endormi).


"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement, vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas." (dicton amérindien)

Le site ci-dessous étant d'une qualité rare, parfaitement documenté de connaissances très pointues, vous ne trouverez jamais mieux et c'est avec une grande fierté que j'en fais la promotion. De tels talents méritent un coup de pouce et un soutien solide. 

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