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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 00:22
Arghhh ! J’entends déjà d’ici les cris de douleur, les étranglements à répétition, les suffocations de mes milliers d’admirateurs (euh non juste 2 ou 3 mais fidèles et ça c'est inestimable), les questions qui fusent dans vos p’tites têtes bien pleines : « Sister fait son coming out sur son blog ! C’est horrible ! Elle ne peut pas nous faire ça ! ».
 
Il est vrai que cela en déstabiliserait beaucoup. Se rendre compte que moi - hétéro convaincue et très pratiquante depuis toujours - je puisse ainsi voir mon con vaincu par la cause lesbienne. Et j’en vois qui se gaussent à se dire : « ouais, n’importe quoi, elle disait que non, jamais elle ne cèderait, mais en réalité, voilà qu’elle est passée à la casserole aussi ».
 
Mais d’abord, je serais bi-quoi ?
Bi-goût ? Comme certains chewing-gums ou crèmes dessert ?
Bi-polaire ? Oui ça c’est un peu vrai mais faut pas le dire, ça peut faire peur au non-initiés.
Bi-valve ? Touchez pas à l’opercule !
Bi-nôme ? M’en parlez pas ma bonne dame…
Bi-pède ? Non, s’il vous plait, pas de provocation homophobe.
Bi-route ? En cas de perte de repère, choisir l’option GPS (Grosse P. Solide)
Bi-matière ? Doux à l’extérieur, papier de verre à l’intérieur.
Bi-cyclette ? Quand on allait de bon matin, quand on allait sur les chemins…
Bi-o ? Ouaip, 100 % naturelle la Sister, juste le cerveau issu d’un OGM mais le reste est d’origine. Qui a dit « ça se voit ! » ??? Malotru dégage de chez moi !
Bi-outifoul ? Stop shooting the movie star (comme dirait J.C. Vandamme en parlant de lui-même).
Bi-sexuelle ? Ah on entre dans le vif du sujet, si je puis dire… ;-)
 
Suspens, crises de larmes, sanglots nourris, questionnement qui bouillonne… Une angoisse : POURQUOI ???
 
Meuh non, vous pouvez calmer le jeu, ma libido va bien merci, je suis juste devenue bi…colore ! Hé oui, cela faisait au moins… euh… 9 ou 10 mois qu’on avait pas vu le soleil en Ile de France et voilà, ce qui devait arriver arriva, j’ai cramé comme une starlette cannoise.
Allez donc exposer une taupe fraîchement tondue (oui, pourquoi pas ?) et vous verrez si en moins de deux elle ne va pas commencer à ressembler à un homard (breton of course) bien cuit. 
 
Comment ça, ce n’est rien un coup de soleil ? Bah j’voudrais vous y voir ! Vu mon âge canonique (non, n’exagérons rien), j’ai sûrement épuisé depuis longtemps mon « capital soleil » et si ça se trouve, je vais commencer à me dessécher comme un vieux pruneau et me mettre à ressembler à la Bardot. Aaaahhhhhh, non tout mais pas ça ! Plutôt crever !
 
Bref, me voilà arborant des couleurs chatoyantes et un nez qui ressemble à un gyrophare. C’est à la limite si les gens qui me croisent dans la rue ne me prennent pas pour une alcoolique, je soupçonne qu’ils guettent une démarche titubante éventuelle. Puis ils ont pitié en voyant mon décolleté rougeoyant également. Les gosses s’interrogent, les vieux gromèlent (comme d’hab’), les djeuns n’imaginent pas qu’ils finiront dans le même état dans quelques jours en jouant les culs-nus au Cap d’Agde ou ailleurs.
Oulala que ça doit faire mal un gros coup de soleil sur les zones sensibles ! Tant pis pour eux, z’avaient qu’à pas y mettre de la graisse à traire sur leur trayon minuscule.
 
Je tiens d’ailleurs à remercier mon sponsor officiel, la célèbre et incontournable Biafine qui me soutient dans l’effort de réhydratation de la couche (pas si) superficielle de mon épiderme meurtri. Et je remercie le laboratoire en question de ne pas l’avoir parfumée à l’huile de vidange sinon, je me serais terrée au fond d’un trou jusqu’à temps que l’ensemble redevienne « montrable ».
 
D’habitude, je ne me dépare jamais de mon écran total extrême top maximum indice 60 (au moins) mais là, il y avait des nuages, j’avais pas super chaud, je n’étais pas exposée tout le temps et pourtant : paf ! (comme dirait le chien) me voilà grillée comme une merguez ! On est peu de chose, j’vous l’dis !
 
Promis, je ne recommencerai plus : ni le bronzage à l’arrache, ni la brocante d’ailleurs. Y’a des limites aux pratiques SM tout de même…
 
Sister « pour la peine, je vais aller me flageller avec mon gros tube de crème blanche ».
 
 

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4 juin 2006 7 04 /06 /juin /2006 00:03

D’abord, levée 4h30, soit l’heure à laquelle je m’étais couchée la veille : dur.
Puis séance de musculation pour le chargement et déchargement de la cargaison : sportif.
Foire d’empoigne avec les brocanteurs pros qui viennent prendre les plus belles pièces à vil prix dès potron-minet : arnaque totale.
Exercice de style, patienter en attendant le chaland, ne pas geler sur place : zen en toutes circonstances.
Mater les tronches des passants, voir le mélange de classes sociales, se dire qu’on voit de tout et se marrer un peu : détente et bonne humeur.
Avaler un sandwich tout en négociant un lot de verres « à pas cher » : être au top jusqu’au bout du casse-dale.
Se rendre compte que le soleil tape et qu’on est en dessous depuis trop longtemps : séquence « cuisson à point ».
Gérer la foule qui veut un sweat-shirt de grande marque tout neuf pour 0,50 € : re-zen attitude.
Constater qu’à 17h, peu d’objets ont été vendus : feel so disappointed.
Attendre encore avant de remballer, brader certains trucs, voir que le stock ne baisse pas : ravaler son orgueil.
Commencer à remettre dans les cartons, se casser le dos, se demander où on va stocker ce bazar : on est mal ! On est mal !
20 heures, c’est le grand ballet des voitures et camionnettes : dernière ligne droite.
Soirée tranquille pour se remettre de ses émotions : kaput, naze, H.S., mort.
Bilan : à peine rentable mais expérience à vivre « pour voir ce que c’est ».
Bonus : j’ai plus besoin d’auto-bronzant, j’ai chopé un coup de soleil !
 
 

Sister "allez, j'vous l'fais à 1 euro"

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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 22:57

 

Puisque vous avez encore atterri ici, je vais tenter de vous divertir 5 minutes, histoire de fixer un peu sur vos tronches délabrées un petit rictus qui va bien et parce que finalement, vous aussi, vous le valez bien. Reste à s'en convaincre et là je ne peux pas faire de miracles non plus.
 
J'ai très récemment fais l'acquisition d’une web-cam, bah oui tout arrive, voyez bien qu'il ne faut désespérer de rien. Par contre, n’espérez pas me cueillir au sot du lit (euh non, ça c’est pour mes nuits, disons plutôt « au saut du lit », quoique le triple lutz piqué ne convienne pas vraiment, alors accordons-nous pour dire que je m’extirpe difficilement de la couette et que je tombe mollement dans mes chaussons). Bref, l’usage de cet outillage sera limité, c’est mon choix.
 
Du coup, je me suis dit qu'il fallait que je me montre sous mon "moins pire" profil. Oui, oublions le meilleur, je n'ai jamais pu les départager. Les deux sont moyens mais inséparables. D'ailleurs, j'aurai l'air de quoi avec une tronche en biais ou juste une demie face comme d'autres ont une Demi Moore. Bah finalement, elle est pas trop naze ma tronche, j’aurais pu ressembler à Adriana mais sans le restant de sa plastique de rêve, je serais proprement ridicule. Et si j’avais eu la tête de Régine, je ne serais pas là pour en parler car j’aurais déjà fait transpercer l’immonde face par un élément balistique parfaitement profilé pour traverser de part en part la boîte crânienne et ne pas imposer à la vue de tous un si abominable spectacle.
 
Me voilà donc en quête d'une bonne tronche, histoire de ne pas décevoir mes nombreux (... euh mon unique) admirateur. Si tu me lis… formidable !
 
Alléchée par les publicités d'une efficacité redoutable auprès de certaines fashion victims, je m'en allais parcourir les magazines féminins que d'habitude je fuis comme la peste. En effet, j'éprouve une profonde répulsion face à ces publications aussi creuses que les joues de leurs mannequins, aussi vide de sens que la recherche effrénée de l'accord chaussure/sac à main (obligatoire pour toute femelle qui ne veut pas faire d'impair dans sa présentation et surtout pour ne pas risquer les regards assassins de ses compatriotes bimbos ou autres) et aussi inintéressant qu'une interview de B.L.H. ou Steevy.
 
V'la t'y pas que j'tombe sur un échantillon de "crème auto-bronzante". Crénondeudla ! La voilà ma solution bonne mine, je m'en vais tester le bidule plat qu'on enlève en déchirant la page, tant pis, c'était la 72ème pub de mode, il en reste encore plein remplies d'accessoires moches et de modèles dont la non-joie de vivre affichée incite à se trancher les veines illico.
 
Le soir, religieusement, en m'appliquant du mieux que je pouvais, j'ai donc étalé la fameuse potion magique qui devait transformer ainsi mon teint de porcelaine en la couleur appétissante d’un pain au chocolat tout doré.
Pourquoi le soir me direz-vous ? Et bien pour des raisons évidentes de « risque de plantage ». Si je teste un truc nouveau sans vérifier avant, il y a de grandes chances pour qu’il m’arrive les pires trucs.
D'ailleurs ça n'a pas loupé ! Tout à foiré comme prévu.
Au petit matin, j'avais l'impression d'avoir un masque de grossesse ! Pourtant j'avais bien réparti partout et sans surdosage, sans faire de démarcations et patati, patata.
 
Heureusement après la douche, l'effet s'était bien estompé. J'ai pu aller bosser sans être ridicule. Enfin, pas plus que d'habitude, dirons-nous.
 
Toutefois, je ne renonçais pas à mon projet, j'ai donc guetté partout entre les pages, pour trouver d'autres échantillons, d'autres marques, d'autres méthodes (crèmes teintées, voile hâlé, etc.).
 
Des grandes maisons de parfumerie, aux marques de supermarché, des mixtures élaborées et techniques, aux plus "simples", toutes sont équivalentes et même si je n'ai pas fait ça dans les règles de lard (euh non de l'art, l’autre se sera quand je testerai les anti-capiton ou anti-cellulite) comme Que Choisir, il n'empêche que le résultat était bien visible et surtout très moche.
Un autre détail sympa pour les filles qui voudrait quand même tenter leur chance (100 % des perdantes n’auront qu’à s’en prendre qu’à elles seules), je précise que l’ingrédient qui permet cette coloration artificielle sent particulièrement mauvais. C’est donc un tue-l’amour impeccable. Si un soir vous n’avez pas envie (j’ai du mal à comprendre qu’on puisse se priver d’un tel plaisir mais bon), plutôt que de sortir le coup de la sacro-sainte migraine, vous vous tartinez (des pieds à la tête si possible) d’une crème auto-bronzante et vous verrez que monsieur ne vous approchera pas. Le risque étant qu’il vous fasse dormir sur le canapé tant l’odeur est désagréable. Pensez à vous décaper la couenne le lendemain matin sinon on vous jettera des pierres dans la rue.
 
A chaque fois, c'était la cata ! Un coup j'avais une coloration proche de la carotte, une autre fois j'avais l'impression de plaques plus colorées à certains endroits et j'ai même eu résultat bizarre, un truc qui finalement me faisait ressembler à Jacques Séguéla ! Beurk, poubelle. On pouvait pas faire plus artificiel comme apparence. Même Michael Jackson paraissait parfois plus "naturel" que moi certains matins.
 
Mine de rien, cela m'a obligé à m'enduire largement de fond de teint le matin pour camoufler ou harmoniser un peu l'expérience cosmétique de la nuit. Les collègues ont dû se demander si je n'avais pas une réaction allergique ou si je ne suivais pas un traitement médical avec répercutions sur l'épiderme. Arf, heureusement que je n’avais pas de rendez-vous clientèle…
 
Du coup, ma conclusion est simple : si vous avez une peau blanche, diaphane ou une "face de yaourt", oubliez ces produits et n'investissez pas dans ces crèmes miracles car jamais vous n'obtiendrez le vrai-faux bronzage parfait des ambassadrices de charmes des marques vantant leur mixture.
Non, je ne tenterai pas non plus les cabines de bronzage et les séances d’U.V. car ces marchands de cancer devraient être interdits tant ils sont nocifs à la santé. Toutefois, au même titre que les clopes et l’alcool sont en vente libre, ces officines prolifèrent en promettant monts et merveilles mais n’annoncent pas que seul le mélanome risque fort d’être à l’arrivée.
 
Le mieux reste quand même de s’accepter comme on est et pourquoi pas de revendiquer cette différence car en fait, j’adore cette peau claire et fine. Après une bonne nuit de sommeil, apparaître bien fraîche et reposée me semble être le meilleur produit de beauté possible.
 
 
Sister "lave plus blanc que blanc"

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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 01:39

 

Deux poids, deux mesures
 
Juste un mot, presque en sourdine, comme l’écho qui est fait actuellement concernant le séisme dans l’île de Java.
Plus de 5.800 morts, près de 23.000 blessés, 200.000 sans abris et pourtant aujourd’hui dans les médias, on parlait bien plus du match de foot de ce soir.
 
Cela me choque, me révolte, m’insupporte.
 
Rappelons-nous un instant que pour les 2.726 victimes des attentats du 11 septembre 2001 :
-        des milliers d’heures d’antenne (radio, TV) avaient été mobilisées
-         des dizaines de livres ont été écrits sur le sujet
-        des milliards de personnes ont été sensibilisés par tous les moyens possibles et imaginables
-         des concerts ont été organisés partout
-         des films commémoratifs ont été tournés
-         une guerre a même été déclenchée.
 
Pas un pays sur la planète n’a échappé au phénomène médiatique d’une ampleur encore jamais atteinte avant le drame.
Je ne conteste pas que cela fut d’une violence inouïe et la douleur des familles nous a tous émus. Il était normal qu’on en parle, qu’on en cherche les causes.
 
Mais cette fois, un phénomène naturel ne génère pas la colère des foules, elle cristallise juste leur impuissance.
N’empêche qu’aujourd’hui, sur un petit territoire du bout du monde, il y a deux fois plus de cadavres et des dizaines de milliers de personnes plongées dans la misère et la souffrance.
 
Combien d’américains sauraient situer l’Indonésie sur la carte du globe ?
Peu, trop peu. Parce qu’ils ne sont pas les banquiers du monde, qu’ils ne vivent pas dans une mégalopole, qu’ils n’ont pas les puissantes images des occidentaux, alors ils mourront seuls, oubliés du reste du monde.
On ne doit pas en faire une compétition mais l'écart de traitement est monstrueux.
 
Voilà, ici on est contents parce que la France vient de gagner 2-0 grâce à un ballon et quelques superstars très grassement payées pour taper dedans.
Du pain et des jeux disaient les romains.
 
Moi c’est le score de 6,3 (sur l'échelle de notre indifférence) que je retiens…
Sister "like a candle in the wind"

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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 01:00

 

Bah oui, vous n’imaginiez pas que j’allais vous laisser ainsi moisir dans un suspens haletant. Vous avez déjà lu l’épisode 1 de ma trilogie, voici donc comme prévu, la suite : « Le retour de la revanche de l’autoradio ! »
 
Etant issue d’une manipulation génétique, j’ai beau être blonde, on ne m’a pas doté du gène du shopping. Autant vous dire que faire les magasins me saoule prodigieusement et que j’y prends à peu près autant de plaisir qu’à attendre mon tour à la préfecture.
Pourtant, en ce jeudi férié, sachant que la zone commerciale serait, comme toujours, sur le pied de guerre pour recueillir les chalands laissés à la dérive de leur oisiveté supplémentaire aquise sans le moindre effort.
A chaque fois je suis sidérée de constater que les gens manquent cruellement d’imagination et peuvent passer tous leurs week-ends à errer dans les centres commerciaux à « faire les boutiques ». Ils visitent les différentes enseignes comme on parcourrait les allées d’un parc ou les couloirs d’un musée. Quel intérêt peuvent-ils bien trouver à trimballer ainsi leur smala pour observer des objets manufacturés sans aucun intérêt et se frotter chaque fois davantage à la société de consommation, ses rites et ses pièges. Bref, j’ai horreur de ça. Pourtant il a bien fallu que je m’y résigne.
Etant sans musique depuis plus d’un an parce qu’ayant eu la faiblesse de croire les promesses de mon frangin qui m’avait assuré qu’il me fournirait à prix cassé le poste d’une copine. Cette heure perdue chaque jour sur les routes d’Ile de France, sans son (pas la chanteuse hein) digne de ce nom, j’en avais soupé ! Faisant fi de ma répulsion pour les courses de ce genre, je m’en allais chercher enfin l’objet du délit. En jetant un œil sur Internet, leur « catalogue » promettait monts et merveilles. Je me suis laissée tenter.
Sûre que cela me prendrait tout au plus ½ heure… Fatale erreur !
 
En premier lieu, un temps bien pourri : éclaircie, rincée, gris. Bref : naze !
En second lieu, trouver le magasin : embouteillage, longue procession de bagnoles, je suis paumée, feux tricolores, ronds-points, où est ce fichu truc, rien vu, demi-tour droite, euh non gauche, on recommence, toujours pas repéré l’enseigne, rebelote la galère dans l’autre sens, 5 km de bouchons. Et soudain ! Ô joie ! Ô bonheur ! J’ai trouvé !
Acte III : découvrir le rayon (fastoche) et dénicher un vendeur (niveau de jeu : élevé). Epreuve bonus : maraver sa tronche à une petite black qui s’amusait à transformer mes esgourdes en Pavillon Baltard à force d’allumer chaque autoradio à fond en programmant « ado-fm ». Une station que je ne connaissais pas 1 minute avant mais que j’ai appris à détester en moins de temps qu’il faut pour dire : « hep, vendeur ! ».
J’en ai un ! J’en ai un ! Alléluia ! Christ vivant, Christ ressuscité ! En ce jour d’Ascension, je me sens touchée par la Grâce.
Petit exposé sérieux de mon problème, de mes attentes, bla bla circonstancié de mes préférences. Il connaît son affaire, j’essaye de le piéger (gentiment) et il répond convenablement. Bonne pioche ! En 5 minutes, j’ai mon poste sous le bras.
 
Et là c’est le draaaame !!! Une file d’attente qui s’étire sur la moitié du point de vente, une seule caisse valide. Misère ! Patience et longueur de temps. Je me souviens de mes cours de zen-attitude-yoga pour ne pas coller des mandales à tout ce qui remue et me poste en bout de queue (n’y voyez pas malice, je sais ce que vous pensez de cette phrase, je l’ai écrite avant que vous ne la lisiez ;-).
Après avoir mis ma patience à rude épreuve, arrive mon tour. Bingo ! Mon article ne passe pas, il vient d’arriver en boutique et son code-barre n’est pas encore dans la base de données. On appelle le responsable. Les autres clients me jettent des regards noirs. Allez, on se calme les mecs ! Pas d’ma faute s’ils font pas leur boulot dans cette baraque à fric (oui, oui, le lapsus est volontaire).
Une fois délestée de mes 200 euros (je ne voulais pas mettre plus de 129 € au départ), je fonce vers l’atelier pour la mise en place. OK, y’a rien de technique pour l’installation, mais pour enlever le précédent (fourni d’origine avec la tire) il faut des outils spéciaux que je ne possède pas. Les types de l’atelier qui étaient parfaitement avachis, se regardent tous comme des condamnés qui se demande « à qui le tour ? ». Je leur dis carrément : « Ne vous battez pas surtout, ça sent la joie de vivre ici ! ».
On me file un « bon d’intervention » et un « revenez dans ½ heure ».
Encore du temps à perdre, vraiment ils doivent être persuadés que j’adore ça. N’ayant rien de mieux à faire dans la zone, j’entre dans le mega-center de la godasse. J’y rigole un bon coup en voyant les horreurs de la saison, les talons-aiguilles roses fluos (existe aussi en jaune qui pique les yeux), les best-sellers de la maison, les trucs tartignols que même Emmaüs refuserait. Hop ! Le temps imparti est écoulé, retour sur le flancs des dégonflés du stand.
« Euh, il fallait rajouter un cable, ça fera 4,34 € en plus ». Va pour le cable, y’a pas mort d’homme, j’y balance royalement mon bifton de 5.
« Euh, non, faut payer à la caisse ».
AAAAaaaaaaahhhhhhhHHHHHH !!!! Je vais le tuer ! La queue a doublé de volume depuis tout à l’heure (pourtant sans l’intervention de Clara M.).
J’en peux plus, je vais le transformer en viande à pneu !
C’est reparti : la file de clients, l’attente, la caissière acariâtre.
« Ah, rebonjour, ça fait 21 euros 34 ».
« Quoi ! Non, 4,34 mais pas 21. Y’a un problème avec votre caisse aujourd’hui ! »
« Bah si, l’intervention et le cable »
« Comment ça la mise en place n’est pas prévue dans le prix ?!?!  On m’a répondu le contraire au téléphone ce matin et il n’y a nulle part indiqué dans le rayon ou au stand technique qu’il sera facturé quoi que ce soit ! »
« J’appelle le responsable »
Retour de neuneu 1er tout motivé à pas en foutre lourd.
Après 10 minutes à lui expliquer gentiment l’illégalité du procédé, il m’explique que le tarif était de 9 euros pour la pose mais que cela est passé à 13 et que ça devait être affiché dans le rayon (allégation totalement mensongère d’ailleurs). Oui, peut-être mais cela n’explique pas mes 17 euros réclamés ! C’est du racket !
Un petit scandale plus loin, il me redescend le tarif à 9 et encore, j’aurais même pas dû payer. Je ne refuse pas de dédommager pour la main d’œuvre mais je trouve inadmissible que ce ne soit pas mentionné au moins par le technicien avant l’intervention. Ou juste une affichette sur le comptoir, sur les rayons ou indiqué par le vendeur.
Je retourne voir les ramollis du tourne-vis et échange la preuve de mon paiement contre mes clés, la carte grise et l’ancien poste.
 
Résultat des courses, j’ai enfin mon « cher » autoradio, mais cela m’aura pris plus de deux heures et m’aura sérieusement bouffé les nerfs !
Rien que pour le principe de m’avoir un peu trop prise pour une blonde, je n’exclus pas d’envoyer un petit courrier (pas anonyme du tout) la direction des fraudes pour « tarification à la tête du client ».
Faut pas me souffler dans les bronches, ni me marcher sur les pieds, encore moins me prendre pour une truffe ! Ca me met de travers et après je ne réponds plus de rien !
 
Pfffff, et dire que l’autre magasin était moins cher et l’installait gratos… Dommage qu’ils n’aient pas eu en stock celui que je voulais…
 
 
Sister « Quand j’vous dis que j’aime pas le shopping, c’est pas d’la blague ! »
 
 
 
 
 

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27 mai 2006 6 27 /05 /mai /2006 16:37

Juste un petit hommage parce qu'aujourd'hui "La Souche" a 62 ans et qu'il y eu une époque ou l'on pouvait se lâcher sans attirer les foudres des critiques, sans se faire museler par sa maison de disque et sans se faire envoyer dans les cordes par des attachés de presse tout dévoués au politiquement correct. Pensant que cela serait plus convenable de caresser le consommateur dans le sens du poil. Alors qu'une seule chose fait encore vendre, c'est le : "sex, drug & rock'n'roll", y'a qu'à voir comment fleurissent les parutions et émissions "trash" ou "people" (dans le but de brocarder leurs petits travers peu avouables).

Voilà pourquoi je vous accorde quelques vers, pas piqués des vers, histoire de lui souhaiter un joyeux anniversaire.

Ce n'est pas mon auteur préféré mais j'ai beaucoup de respect pour cette personnalité tout en nuances et légèreté.

Alain SouchonJ'veux du cuir - J'veux du cuir - 1985  "C'est comme vous voulez"

 

Arrêtez tout, dans les magazines,
Nouvel Homme, Tweed et fiches cuisines.
Am'nez les jartelles, les bas résilles,
Les sexy dentelles, les talons aiguilles.

{Refrain:}
Mais si j'dis ça, je casse mon image.
Ce s'rait dommage. {2x}
Mais si j'dis ça, je casse mon image.
Ce s'rait dommage d'être au chômage à mon âge.
J'veux du cuir : pas du peep show, du vécu.
J'veux des gros seins, des gros culs.
J'veux du cuir,
Sade et Shade et Suzy Q.

Arrachez, scouts, vos pull-overs.
Am'nez le shout, l'éther,
Les lames de rasoir, les tubes de colle,
Nus sous l'manteau à la sortie des écoles.

{Refrain}

Arrêtez, Constance, vos lacs,
Plaisirs des souffrances délicates.
Le monde est glauque et ça s'écrit
"G2LOQ", mon ami.

{Refrain}

Sister "l'histoire ne dit pas s'il a obtenu sa liste au Père Noël"


 

 

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26 mai 2006 5 26 /05 /mai /2006 23:48
 
Voici une petite expérience à laquelle je m’adonne assez souvent. Il n’y a rien d’extraordinaire, le principe est très banal mais l’effet est plutôt saisissant.
 
Vous marchez, dans la rue ou ailleurs mais attention, pas dans une situation pouvant être dangereuse. Juste simplement marcher quelque part.
Puis vous fermez les yeux et continuez à avancer. Doucement, en prenant votre temps, en comptant vos pas, en sentant votre corps en mouvement.
Bien sûr vous ne pourrez pas tenir plus de quelques mètres à moins d’être dans un environnement très sûr. De plus, l’envie d’ouvrir les yeux est très forte, l’habitude des « eyes wide opened » aussi.
Vous recommencerez, plus souvent, dans d’autres situations, en d’autres lieux.
Cette sensation est étrange, donne une impression de flottement dans l’espace, d’évoluer différemment.
Il n’est pas question de se mettre dans la peau d’un non voyant (quoiqu’un peu quand même), ni de se moquer. Ce handicap est déjà assez lourd comme ça. Mais ces gens développent une sensibilité différente. Quand l’un des 5 sens est touché, souvent l’un des 4 restants va se renforcer. Pas forcément pour combler le manque de la faculté perdue mais juste parce que la nature a horreur du vide.
 
A chaque fois que je m’accorde ces quelques instants « d’absence », j’ai l’impression d’être un peu hors du monde, loin de tout, juste plongée dans mes pensées, concentrée sur mes pas, sur ma vie qui avance et moi qui tente de la suivre. Elle me dépasse parfois et je la contrains de temps en temps à me talonner. Echange de bons procédés.
 
Voilà, ce ne sont que quelques instants suspendus à la pénombre de mes yeux mais cela fait du bien de ne plus se poser de question et de se laisser guider, comme ça, doucement, vers un futur sur lequel on a si peu de prise et dans lequel on place pourtant tellement d’espoir.
 
Sister « en appesanteur »

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24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 23:55

 

Merci de commencer par lire cet article (ici présent) car mes propos en sont une réponse ou plutôt, une précision fort bouleversante.

 

 

Ca y est ? Vous avez tout lu ? Parfait, alors poursuivez ci-dessous, vous allez apprendre des révélations surprenantes (la nuit je dors nue de préférence ou juste avec une petite culotte).

 

 

Réponse à Monsieur AnT, taulier du site Inedire.com :

 

Je m’inscris en faux ! Vous jetez un peu trop vite l’opprobre sur ce malheureux dont vous n’avez eu qu’une vision très parcellaire de la vie et dont vous ignorez probablement tout de l’existence trépidante qu’il mène.

 

Chacun voit midi à sa porte, grand bien vous en fasse, moi je vois 23h59 à ma montre et c’est autrement plus pratique que d’accrocher une pendule sur l’orifice officiellement pénétrable de mon appartement, j’ai nommé ma porte d’entrée, de sortie, des deux en fait ! C’est bien foutu la polyvalence.

 

 

Ainsi donc, vous vous permettez de porter un jugement pour le moins hâtif sur un aperçu particulièrement bref d’une tranche de vie qui, en l’occurrence, ressemblait plutôt à une tranche de fesse, ou plusieurs, sans compter les gigots de la demoiselle, bref, un avis donné par le petit trou de la lorgnette. D’ailleurs, je ne connais pas cette « Lorgnette » mais il faudrait lui dire que tout le monde semble lui filer le train et que ça commence à faire désordre.

 

 

Vous avez lu l'histoire
De Jesse James
Comment il vécu
Comment il est mort
Ça vous a plus hein
Vous en d'mandez encore
Et bien
Ecoutez l'histoire… *

 

 

… de Monsieur N. Bravery de Moussu-Le-Glouvieu (respectons l’anonymat de son prénom, je vous en prie).

 

 

Pour une plus grande efficacité du discours, je passerai brièvement (voire pas du tout en fait) sur sa vie & son œuvre car le plus croustillant est ailleurs.

 

 

Oui, mesdames et messieurs les jurés ! Attardons-nous cinq minutes sur cet homme au physique peu avenant et dont le nom particulièrement lourd à porter (comme ses arpions) n’engageait vraiment pas à mener une carrière d’artiste.

 

Il se voyait déjà en haut de l’affiche… mais l’Olympia lui a rétorqué tout de go qu’avec un tel patronyme, toute la recette passerait dans l’enseigne lumineuse Ô combien rouge et à ce titre carrément « famous » comme ils disent du côté de la perfide Albion.

 

 

Mais alors que lui reste-t-il à ce petit être fragile, fourbu, usé par la vie comme son froc le fut par les coups de pied au fondement qu’il reçu pour une éducation plus droite, en vue d’intégrer un jour le prestigieux Parti Communiste qui, contrairement à l’Olympia cité précédemment, n’a pas survécu à la son lifting ?

Oui, je le clame haut et fort, cet homme est dans sa chair car, comble de malchance et d’acharnement du sort contre lui, il souffre depuis sa prime enfance d’une forme de priapisme particulièrement handicapante.

 

Imaginez un peu le tableau ! Comment diantre, voulez-vous que ce type là trouve sa place dans la Société avec de tels boulets à trimbaler ? J’vous jure ma bonne dame, y’a plus d’saisons !

 

 

Pourtant, l’être diminué moralement, chétif d’en haut mais si turgescent d’en bas, a plus d’un tour dans son sac (à malice, à vin, à m…). Ainsi, ne sachant que faire de sa piètre existence et n’ayant pas le moyen de passer dans la lumière de la célébrité, c’est derrière son écran et dans la pénombre de son salon qu’il exercera ses talents : agent de visionnage. Spécialisé dans la vérification avant montage définitif et mise sur le marché des films à caractère pornographique et assimilés. Le voilà LE job parfait ! Au moins, il sait de quoi il cause et ne craint pas les effets secondaires puisqu’ils sont déjà très primaires chez lui.

 

Cela explique pourquoi il est équipé (écran et attributs) comme un professionnel (qu’il est) et doit se farcir des rushs fort inconvenants pour la bonne morale judéo-chrétienne dont nous sommes tous imprégnés (si, si, regardez, demain vous profiterez honteusement de l’Ascension sans forcément savoir ce qui se cache derrière). Au cœur de la nuit, cet homme consciencieux était donc en plein travail, ne ménageant ni sa peine, ni ses heures supplémentaires. Métier bien compliqué à exercer quand on est dérangé chaque soir par un (presque) jeune homme à roller enclin à se gausser sitôt caché (et pourtant si tard) derrière sa petite lucarne, mais ne ratant rien du spectacle depuis la rue (soit dit en passant).

 

 

 

Maintenant vous savez tout… ou presque car il reste un détail, encore bien caché dans les limbes des archives administratives insondables (Oh, un pléonasme !)…  Monsieur N. BdMLG (oui en abrégé aussi c’est impressionnant) est en fait le demi-frère d’un certain Rocco S. dont nous avons retrouvé la trace un peu partout, largement imité mais jamais égalé (cf. la petite robe bleue de Monica).

 

Ainsi, sans le savoir, ce sont en fait – quasiment - des vidéos familiales que visionne cet honnête travailleur marseillais.

 

 

 

Amis lecteurs, la prochaine fois que vous vous transformerez en télé-spectateur voyeur (compter autour du 1er samedi du mois d’après mes sources chaudes), alors vous repenserez à tout cela en vous disant que le monde est bien petit et que le hasard fait bien les choses. Ainsi vous serez heureux du travail de l’homme de l’ombre en oublierez vos complexes pour profiterez pleinement du film sans arrières pensées (autres que celles pour lesquelles vous vous êtes vautré devant l’écran, l’œil mi-clos et le calbute sur les chevilles). Elle est pas belle la vie ?!

 

 

 

Sister « Garde à vous ! »

 

 

 

« Et puisque notre destin est de finir dans un trou, fasse le ciel qu'il ait du poil autour ! » Frédéric DARD

 

 

 

* merci à Serge Gainsbourg pour sa contribution à mes élucubrations.

 

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23 mai 2006 2 23 /05 /mai /2006 00:09

 

Soyez les bienvenus quand même.
Ne vous sentez pas état d’infériorité car pas un français sur deux ne sait écrire « illettré » sans faute d’orthographe. Vous êtes rassurés ? Tant mieux.
 
Déjà je vous félicite d’être là car cela prouve que vous venez d’être touché par la grâce sinon vous n’arriveriez pas à lire ces lignes. Bravo, poursuivez vos efforts. Le bonheur est à porter de lignes (de coke ? Non, on est pas le blog du showbiz ici).
 
Par contre, si vous cherchez des dessins rigolos, les derniers potins de Cannes ou des photos de cul, c’est pas gagné, je ne peux rien pour vous. Dommage ? Meuh non, vous pouvez retourner sur Gooooooogle ou Yahoooooooo (ces sites ont dû être créés des soirs de pleine lune) puis taper sur les petites touches et tomber comme par magie sur des tas de cochonneries ou de débilités qui vous feront plaisir. Elle est pas belle la vie ?!
 
Parlons des choses sérieuses, nan j’déconne, on est en rupture de stock, pour cela, allez donc voir sur www.impots.gouv.fr c’est de saison. En plus léger mais à peine plus divertissant, vous avez Le Monde (à votre porte ou à vos pieds, c’est selon). Sa taille et son épaisseur en font aussi une excellente base de litière pour chat. Comment ça je suis cynique ? Mais pas du tout. Entre nous, à part certains fonctionnaires, qui peut lire ce canard en entier chaque matin. Il faut une semaine pour en faire le tour et perso, j’ai pas le sens de l’orientation alors je le consomme avec modération.
 
En bref, voici le programme :
 
Si vous avez fini votre séance de théo-socio-sino-thérapie et que vous voulez tout savoir de la chimie de la mayonnaise. Je suis votre homme ! Enfin presque car même si je ne refoule pas mon côté masculin (oui je sais changer une roue toute seule, si, si et plein d’autres trucs de mecs), il faut bien avouer que lorsque j’essaye de nouer des amitiés franches et viriles, elles ne résistent pas longtemps face à mes arguments (on peut être un gros bonnet sans traîner dans le giron de Pasqua).
 
Parmi mes penchants certains pour la « mâle attitude », j’essaye de garder un juste milieu : la bière sans le foot, le couteau sans la b…, vautrée dans le canapé sans les pieds sur la table, l’amour mais sans les discours faux cul.
De même pour mes accès de féminité, j’ai décidé de raison garder. Point de papotage shopping en ma présence, ni racontars véreux sur la nouvelle coupe de la voisine, point non plus de considérations douteuses quant à l’avenir de telle ou telle star dans les torchons de Prisma Presse. Je suis une serviette bien élevée, je ne me mélange pas. Ah, l’égout et les couleurs…
 
Si vous avez un chagrin d’amour ou que vous ne savez pas comment mettre en route votre machine à laver, allez voir votre mère, faut pas déconner quand même, y’a des limites à l’assistanat.
 
Si votre belle-mère cherche à tout prix à vous séduire, que votre petit dernier de 11 ans en est à son 32ème piercing et que votre femme a décidé de tout plaquer pour aller vivre avec les Touareg. Je ne peux rien non plus pour vous. Contacter Jean-Luc Delarue, il maîtrise parfaitement le sujet.
 
Avis à toi, lecteur qui est venu ici par curiosité ou par pur fruit du hasard (il est moins bien que le fruit du péché mais c'est sympa aussi). Pensant que tu es bien au dessus de tout ça et que ça te fait bien marrer de voir une blondinette causer littérature, bah voilà tu t’es fourvoyé car je ne raconterai pas le contenu de ma lecture en-cours. Ni les tenants et les aboutissants de ma liste de courses (penser à racheter du Sopalin, les nuits sont humides).
 
Mais pour toi, prétendu illettré, exilé ici comme Robinson sur son caillou, j’espère que tu y auras trouvé une terre d’asile (pour aliénés dont je suis) et que tu repartiras de cette page pas moins bête qu’en arrivant, je ne fais pas de miracle non plus, mais le cœur plus léger quand même. Constatant que la connerie humaine n’a vraiment pas de limite et que j’en suis un assez bon exemple. Tu t’en vas rassuré de ta valeur, confiant sur la piètre gravité de tes symptômes. Oui, ça fait toujours du bien de voir la paille dans l’œil du voisin.
 
Vas en paix, retourne vers la dure réalité en sachant qu’ici sera un éternel repos pour ton petit cerveau surchargé.
 
Sister « et si y'en a un qu'est pas content, j'le bute ! »

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22 mai 2006 1 22 /05 /mai /2006 00:27
Finlande : 292 points / France : 5 (la honte). Ah oui, j’ai bien rigolé en regardant les résultats de cette vénérable institution (enfin, n’exagérons rien) que représente le concours de l’Eurovision. Quelle poilade en voyant que l’audace et le politiquement incorrect avait enfin marqué des points (c’est le cas de le dire) face à la chansonnette creuse et insipide interprétée par la gentille inconnue à la tenue virginale qui ne montrait pas la moindre cuisse tentatrice, contrairement à ses rivales qui ne se sont pas privées d’attirer l’œil à défaut de l’oreille.

Regardez comme ils ont l'air heureux ! La chorale, une thérapie à la portée de tous.

Pourquoi regarder l’Eurovision ? Mais pour le kitsch de la compétition, pour les tenues bizarres des participants, pour se régaler avec des paroles souvent braillées et à la limite de la niaiserie (love you forever, together in love, under sunshine, my baby, oh yeah) le tout chanté un peu faux, histoire de prouver qu’il n’y a pas que des Céline Dion en puissance.
Le mieux étant d’être entouré d’amis lors du visionnage en direct, comme ça chacun y met son grain de sel et on passe rapidement au 2ème degré (au moins) pour se moquer gentiment des pseudo « boys band » ou aguicheuses court vêtues reconverties en chanteuses.
D’ailleurs, je regrette sincèrement que les pays ne chantent plus forcément dans leur langue maternelle, cela donnait un exotisme qui manque franchement, maintenant que la mondialisation est passée par là.
 
Encore une fois, la France n’a rien compris et n’a pas joué le jeu.
La recette de la défaite :
-         pour les paroles, prenez un chanteur représentant une minorité visible (ayant beaucoup souffert) tant qu’à faire (oui, on a beau dire, il est important de faire populaire et à la fois de donner l’exemple). La chanson est sans relief pour ne pas dire naze, la mélodie creuse => intéressant
-         pour l’interprète, une jeune fille sympathique, provinciale (ce n’est pas un gros mot, juste un état de fait), dûment agréée par le grand manitou de la chanson populaire française, j’ai nommé Pascal Sevran => triste
-         pour les décors, ils ne sont pas de Roger Hart, ni les costumes de Donald Cardwell. Par contre, elle était bien jolie quand même, tout est lisse comme il faut, pas un pli ou une mèche qui dépasse, digne du bal de la Rose => coincé
-         pour la chorégraphie, je pense que Kamel Ouali et Bruno Vandelli devaient être souffrants ou trop chers. Du coup elle était aussi mobile et expressive (scéniquement) que son mentor (mentionné plus haut) => statique
 
Le cocktail obtenu donne furieusement envie de sombrer dans les bras de Morphée illico, on baille à tout va au lieu de se laisser entraîner par la mélodie car le mélange est d’une platitude absolue.
 
Face à cela, les Finlandais sont excentriques, provocants, déguisés. Leur créneau : le hard rock. Ils font le spectacle, crient fort et bousculent les codes habituels. Résultat, ils insufflent un air de nouveauté qui plait. Tous les pays seront unanimes pour leur sacre et accordent généreusement les points en laissant (loin) derrière les autres participants qui ne remettrons pas en cause leur très large victoire. Les « monstres » n’auront pas été inquiétés lors du palmarès. 
Ils sont mignons tout plein. Venez donc faire un gros poutou à Drucker pour lui apprendre le savoir vivre.
Au fur et à mesure que leur victoire devient incontestable, Messieurs Michel Drucker et Claudy Siar n’ont cessé de critiquer le groupe porté aux nues par tous les pays votants. Leur chauvinisme exacerbé commence à me donner la nausée. Ils semblent oublier au passage que la France aussi va accorder 8 points au groupe qu’ils sont en train de descendre en flammes.
Comme le veut la tradition, les vainqueurs, après l’annonce de leur sacre, auront le droit de rechanter le titre qui aura fait leur gloire d’un soir. Et là notre duo de commentateurs va avoir l’outrecuidance de débiter des conneries au kilomètre pendant toute la chanson, pas moyen d’entendre une note sans que le son ne soit couvert par les hauts cris d’horreur de Drucker qui n’en fini pas de nous vomir ses reproches, sa déception, son malaise et finalement sa haine face au verdict. Le sale mauvais joueur se lâche à balancer toutes les critiques possibles. Lui qui caresse toujours ses invités dans le sens du poil d’habitude, le voilà bien remonté. Pas facile de se plier au verdict ?
 
Encore une fois, le peuple a voté mais la France bien pensante – incarné ici par notre indéboulonnable squatteur du PAF – s’offusque du résultat. Ca alors ?!? Ca ne vous rappelle rien ? Mais oui, pas d’hésitation, on dirait trait pour trait la sentence que fut le résultat du référendum pour l’Europe. On nous aura assez reproché d’avoir été de mauvais citoyens en ne votant pas ce « oui » qu’on nous avait imposé à grand renfort de propagande. Cela alors ! Le peuple aurait donc une opinion propre ? Ah oui, le temps de cerveau disponible n’a pas dû être suffisant et la grande lessive neuronale que nous a imposé les « spin doctors » n’a pas encore totalement rincé notre liberté de penser. Mince, la lobotomie intégrale n’est pas encore au point. Va falloir en rajouter une couche à la prochaine élection.
 
« Il était temps »… disait-elle. Oui, il était temps que nous ayons un peu la pudeur de ne pas la ramener sur le choix des citoyens européens. Un vote est un vote et c’est le jeu de la démocratie que d’en accepter le résultat. N’en déplaise à nos intolérants commentateurs qui eux, nous étaient imposés !
Circulez y’a rien à voir.
 
Sister « l’audace vaincra »

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