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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 00:24

 

 

Voici d’ailleurs un joli spécimen qui folâtrait seul dans le gazon (pas maudit) et pas piqué des vers, n’est-ce pas ?

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Quel bel homme dirait Jack qui est emballé ! 

 

Bien sûr vous constaterez que comme ses congénères, il a un cœur de pierre (Jean aussi en fait mais c’est à la suite d’une greffe. Pierre était consentant). Jeanne a un problème similaire de con sentant mais c’est parce qu’il est connu que les Nouilles Cuisent au Jus de Canne. Comprenne qui pourra.

 
Mais que fait la police ? Un mâle est planté là, dans le plus simple appareil et pourtant personne ne semble y faire attention.

 

 
Bizarre, j’ai la ferme impression que si je le revêtais d’un paréo coloré pour masquer sa nudité, d’un coup les badauds s’intéresseraient davantage à son cas. Sûr que certains commenceraient aussi à fulminer contre moi en voyant que j’ose dénaturer l’œuvre figée.
 

D’autres trouveraient amusant cet accoutrement peu banal et l’audace du geste.

 

Et finalement, on constaterait par ce biais que l’homme, une fois habillé, attirerait nettement plus les regards que lorsqu’il était nu. Un comble ! Il est clair que cela provoquerait des réactions nourries alors qu’en dévoilant intégralement son anatomie, tout le monde se fichait et ignorait ce corps inerte.

 

Bon, maintenant, s’il me prenait l’envie de m’installer là, en tenue d’Eve, adoptant la même pose que monsieur, pensez-vous que les passants resteraient de marbre ? Mon petit doigt – qui est très bavard – me dit que le résultat serait plutôt percutant… En quelques secondes, je pourrais voler la vedette au géant statufié. Toutefois, il y a fort à parier que ce qu’on tolère d’un caillou immobile ne soit pas permis à un être de chair et de sang…

 

Alors je crie à la discrimination ! Pourquoi devrais-je subir les différences de traitement de cette société phallocrate ?

 

Ah ? Euh, comment ? Les mecs non  plus n’ont pas le droit de s’exhiber à poil (fussent-ils imberbes ou glabres) sauf s’ils ont été préalablement immortalisés par un artiste sculpteur.

 

Bah tant pis, j’irai faire mon show chaud (pas le clébard à langue bleue) plus loin.

 

Vraiment, les gens ne sont pas joueurs. Vous êtes des millions a avoir vu défiler des paires de seins et de fesses (oui, c’est comme les « gosses » québécois, ça marche toujours par deux) et voilà que sous prétexte que j’ai troqué le sable pour de l’herbe (qui ne fait pas rire), alors le traitement serait différent et l’écho du public ne rendrait pas le même son de cloche. Comment savoir sur quel pied danser si on change les règles à chaque type de surface sur laquelle on pratique pourtant une activité identique ?

 

 

Sur le dessus du bestiau vous pouvez aperçevoir les magrets et devant le gésier. Hum, j'ai faim !

 

Et si je me déguisais en canne (la femelle du canard hein, pas le déambulateur bancal) pour voir si je peux barboter dans le bassin en toute impunité ? De plus, je suis sûre qu’une plume dans le c.. serait du plus grand chic, donc du plus bel effet.

 

 

Allez, j’enfile mon string en camouflage de col vert et tente l’expérience !

 
 

Sister « coin, coin, rendez-vous dans le grand bain »

 

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 00:01

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Il y a quelques temps, j’avais évoqué l’importance de l’audio sur la réussite d’une belle montée au 7e ciel, mais l’autre soir, j’ai été frappée par un parfum… d’homme bien sûr !

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M’étant rendue dans une célèbre enseigne sur les Champs Elysées pour faire l’acquisition d’un objet insignifiant, c’est sur le chemin de la sortie de la boutique, alors que je musardais entre les rayons, que j’arrive sans y prêter attention, au niveau des senteurs destinées à la gent masculine.

 

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Comme toute fine gastronome qui se doit, mon odorat est performant et bien entraîné. Savez-vous d’ailleurs que la mémoire olfactive est la plus durable ? Ah le cerveau est un outil fascinant, ses mystères me passionnent.

 

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J’observe les flacons d’élixirs et me saisis de certaines luxueuses bouteilles. Nul besoin d’imprégner une touche de papier pour capter la composition de ces ingrédients vaporeux, je passe juste ma truffe alerte près de l’embout du vaporisateur et sais de suite à quoi j’ai affaire.

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Soudain, telle une chienne de chasse en arrêt, je tombe nez à nez avec un jus divin qui provoque un big bang dans mes narines et fait s’agiter mille et un souvenirs qui se bousculent d’un coup dans ma tête.

 

Quelle incroyable complexité ! Quel intrigant mélange ! Je ferme les yeux et me sens immédiatement transportée dans un univers troublant à l’ambiance envoûtante.

J’essaye d’analyser, de décortiquer, de disséquer la savante alchimie de cet assemblage parfait.

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Il me semble y discerner la chaleureuse odeur du cuir et du bois précieux (du cèdre, du santal peut-être) et le plus surprenant, un parfum capiteux ! On croirait celui d’une tubéreuse, d’un gardénia ou du jasmin. Le tout enveloppé dans un nuage de vanille. Voilà qui est étrange, car ces composants sont généralement réservés aux fragrances pour femelles aguicheuses (dont je suis parfois).

Serait-ce à dessein de faire accepter à monsieur sa part de féminité ? Il faut admettre que le geste s’est progressivement masculinisé, mais il conserve à tort une image assez peu virile - voire assez « queer » - quelle grossière erreur ! C’est tellement sexy de capter un effluve subtil au passage d’un homme qui a compris que cela pouvait être un terrible atout séduction à condition que cela reste discret.

 

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La composition de ce parfum est étonnante car l’équilibre entre les notes fortes et les plus fraîches (ou plus discrètes) - dites « notes de tête » - est impeccable. Chaque ingrédient trouve parfaitement sa place dans la grande orchestration olfactive.

Telle une symphonie dans mes narines, j’arrive à trouver plusieurs niveaux de lecture à cet admirable enchaînement de senteurs.

Aucun élément trop puissant ne prend le pas sur les autres, l’ensemble est un ravissement, une sorte de voyage intérieur. Ma mémoire sautille d’un souvenir au suivant, d’une sensation légère à une plus brutale, au gré des évocations que me procurent les inhalations successives.

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Ce couple n'a rien à faire dans mon histoire, mais la photo est belle et l'ambiance plutôt fidèle.

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Je ne saurais dire pourquoi, mais cette composition envoûtante me plonge dans un décor colonial, je m’imagine en Indochine ou à Shanghai dans les années 50. Je vois de lourdes malles sculptées ponctuées de clous dorés, des ventilateurs au plafond brassent un air moite et lourd, la végétation luxuriante et l’exubérance des fleurs exotiques donnent le tournis.

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J’imagine celui qui pourrait porter l’intrigant parfum. Il est grand, élancé, la mâchoire carrée et une stature rassurante. Il porte un costume de lin couleur crème et un Borsalino vissé sur ses tempes brunes ou d’imperceptibles et précoces cheveux gris lui donne une maturité sobre dans sa trentenaire sportive. Lové lascivement dans un large fauteuil de rotin, il est plongé dans un livre dont il tourne les pages avec volupté et délicatesse.

De ses bottines italiennes à son col Mao de fine popeline blanche, je le caresse du regard avec gourmandise. Qu’il est agréable d’effleurer la délicate étoffe froissée en essayant de deviner les courbes qu’elle cache. Le déshabiller ainsi des yeux me permet d’imaginer le galbe d’une cuisse fuselée, la force d’une épaule, les ondulations de son torse. Hum, cet inventaire à la Prévert me met l’eau à la bouche. De sa peau exhale le parfum suave et son allure « so british » invite à plonger dans son regard pour sombrer vers d’autres plaisirs, se laisser porter par la douce sensation.

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Mais quelle est donc cette incroyable odeur musquée, animale ? Cette puissance qui me domine, me chavire et suscite des pulsions si primaires… Je laisse la fragrance sucrée provoquer en moi un délicieux frisson qui me parcourt l’échine, je ne peux réprimer un sursaut quand il se faufile plus bas…

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Puis je rouvre les yeux, me rend compte que je suis en pleine béatitude devant ce linéaire. Oups ! J’ai l’impression d’avoir été prise en flagrant délit avec la main dans le pot de confiture !

La vendeuse accepte de m’offrir un échantillon du subtil outil d’évasion olfactive et je sors de la boutique assez prestement, en espérant que personne ne m’aura surpris dans ma rêverie coupable.

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Désormais je détiens quelques gouttes dangereusement efficaces qui me permettent de replonger à loisir dans cet état second de mon escapade mentale érotico-exotique à caractère éthéré.

A chacun sa madeleine de Proust, la mienne serait plutôt une boîte de Pandore…

 

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Sister « qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse »

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P.S. : saurez-vous deviner le nom de cet élixir ?

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 23:08
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Il a fière allure et une belle prestance. Ses cheveux très blancs et son visage marqué trahissent un âge respectable.
Son port de tête, sa chevalière, son manteau camel en alpaga et cachemire annoncent la couleur : bonne famille, aristocratie, bourgeoisie à consonance catholique fortement marquée.
Nul doute que je suis face à un notable. Huissier, adjoint au préfet, médecin, conservateur de musée ? Mystère.
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Son regard las, un peu perdu dans le néant, terni par les coups durs de l’existence et la désillusion de voir son avenir s’amenuiser, sa vie est nettement derrière lui.
Plutôt résigné, vaguement serein, sa sagesse lui assure une forme d’assurance qui lui donne ce regard strict.
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On ne peut s’empêcher de lever les yeux vers lui quand il quitte son siège, car il a osé…
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Oui, il a osé afficher maintenant ce qu’il cachait depuis toujours.

Je n'ai rien trouvé d'autre pour exprimer la luminosité de ses atours.
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Il ajuste en effet sur lui un couvre-chef de feutrine et une écharpe assortie d’un violet flamboyant tirant sur le fuchsia. Cette excentricité vestimentaire annonce la couleur justement. Il est homo et l’assume enfin. Après une vie de frustration, de mises en scène conventionnelles, d’existence bien rangée et conforme aux codes de la bienséance et de la morale familiale.
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Il n’a plus rien à prouver maintenant, son parcours admirable, parfaitement « aux normes » ne le satisfait plus. Il ne veut plus jouer la comédie, donner le change. Alors, il se dit que pour le temps qu’il lui reste, il est légitime de se l’accorder sans plus se préoccuper des qu'en-dira-t-on . Faire voler en éclat les obligations de son rang semble lui apporter un apaisement salvateur. Il a décidé de vivre pour lui et regrette peut-être secrètement de ne pas avoir pris cette décision plus tôt, avant que les outrages du temps ne le privent de la vigueur de sa jeunesse.
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Quel dommage d’avoir dû enfiler ainsi le costume trop étriqué d’un héritage moral si lourd et aussi fermé que leurs usages sont règlementés.
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Il a fait un « copier-coller » du parcours de ses aïeux sur sa propre existence parce qu’il le fallait. Parce que chez ces gens-là, on ne conteste pas la parole du patriarche.
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Désormais, c'est lui le dernier des Mohicans. Il peut se permettre ce luxe, cette fantaisie, cette transgression salvatrice, ce bonheur inouï de pouvoir être juste lui, sans fard ni mascarade.
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Quelle charmante vitrine de la couleur de son âme enfin révélée par ces modestes accessoires aussi violacés que ses bleus à l’âme... qu’il a dû camoufler sa vie durant.
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Quelle impertinence que de choisir une couleur d’évêque pour afficher au grand jour ce que son éducation religieuse réprouve formellement.
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Quelle réjouissance que d’apercevoir dans son regard la volonté d’accéder enfin au bonheur, libre et léger, en ajustant d’un geste ample et élégant sa chatoyante écharpe qui s'envole sur son épaule comme les conventions qu’il a envoyé valser aussi simplement.
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Je le regarde s’éloigner et me dis qu’il est bien dommage qu’il n’ait pas pris cette décision plus tôt. On ne devrait pas se sentir obligés de « prendre le collier » qu’on nous impose parfois, car la sécurité affichée n’est souvent qu’un miroir aux alouettes. Pourquoi toute notre existence durant, devrions nous tirer un boulet qui nous détourne du chemin de notre cœur pour nous conduire dans une impasse qui nous empêche d’exister tel que nous sommes ? Je ferai ma propre trace, suivrai mes envies, trébucherai peut-être, avancerai doucement, mais sûrement....
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Sister « et si vous acceptiez d’être juste vous-même ? »
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 01:04

 

Mais que ce passe-t-il donc là-dessous ? Mystère et boule de gomme !

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Hum, vous aimeriez que ce soit mon meilleur profil ? Moi aussi... ;-)

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Étrange énigme qui continue à faire rêver le guetteur des jours venteux, le chasseur de gambettes en embuscade derrière l'escalier à claire-voie ou le traqueur d'images volées de l'entrebâillement furtif d'une paire de jambes à vélo.

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Quelle réjouissante victoire pour le regard masculin que de capter subrepticement le galbe d'une cuisse ou le rebondi d'une fesse au détour d'un froissement de tissu. Moment suspendu, comme les jarretelles de la belle.  Souvent aussi, quelle déception lorsque la quête est trop facile, que la donzelle ne montre aucune résistance ou ne cherche même pas à feindre l'ignorance de sa robe qui volette par intermittence.

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Pire encore, lorsqu'il est à l'affut pour deviner la délicate guipure d'une lingerie raffinée ou le coton léger d'une sage culotte et que ses yeux tombent directement sur un string arrogant qui ne laisse plus la moindre place à l'imagination et vient brusquement le sortir de sa rêverie.

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Quand tout se dévoile ainsi trop rapidement, il est alors privé de l'étape intermédiaire, celle de caresser la frêle étoffe. Le plaisir de se risquer vers l'interdit est tellement plus fantasmagorique que si tout est là, mis à disposition comme sur l'étal du boucher.

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La confiture n'est-elle pas meilleure quand on plonge un doigt en douce dans le pot avec gourmandise plutôt que lorsqu'elle vous est servie à profusion et sans fantaisie ?

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N'est-il pas infiniment plus jouissif de deviner, d'extrapoler, de laisser galoper l'imagination, de se « faire des films », plutôt que d'avoir tout sous le nez de façon vulgaire ?

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N'est-ce pas une jolie victoire pour tout mâle qui se respecte (et un charmant plaisir personnel) que d'apercevoir le galbe d'un sein au détour d'un chemisier qui s'entrouvre plutôt qu'un large décolleté qui met tout au balcon sans ménagement ?

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Rien ne vaut le coup d'oeil à la dérobade d'une jambe fuselée qui se dévoile brusquement par l'intervention « divine » d'un courant d'air complice.

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Allez, tenez bon messieurs, le printemps revient bientôt et plus les jours rallongent, plus les jupes raccourcissent !

 

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Sister "little springtime flower"

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 00:35

 

 

Pour tout Laure du (nouveau) monde

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Je ne troquerais ma place d’amie

Question de stabilité, de confort aussi

Pas d’image impec’ à parfaire

Le but n’étant pas vraiment de plaire

Juste être là, quand le besoin s’en fait sentir

Parfois, savoir s’effacer et laisser partir

Toujours présente, inoxydable, imperceptible

D’une fidélité indéfectible

À demi-mot, à petits pas

Sentiment profond dont on parle tout bas

Gorge serrée, oreille attentive

Un simple battement de cil et j’arrive…

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Il faut se méfier de l'eau qui dort... que d'un oeil... mais lequel ???

 

 

Rien ne vaut un échange de regards et un sourire complice.

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Sister "just call my name"

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 23:20

Il ne m'arrive pas souvent de faire l'apologie de la gent féminine, sûrement parce que j'en connais fort bien les travers et la face cachée.

Toutefois, là je n'ai pu résister.

Dita Von Teese

Comment ne pas craquer, elle est irrésistible.

Parce que cette femme est LA brune que j'aurais aimé être.

Parce qu'elle est d'une beauté rare, simple, raffinée, discrète.

Parce qu'elle a tout pour elle et fait rêver des millions d'hommes.

Parce qu'elle fait même tourner la tête de nos hauts couturiers parisiens.

Parce que j'aurais aimé la voir au Crazy Horse, mais que je me suis réveillée trop tard.

Parce qu'elle serait presque capable de remettre en cause mon hétérosexualité convaincue.

Parce qu'elle cultive ce petit goût suranné pour une époque révolue en gardant une classe folle.

Parce qu'elle prouve qu'on a pas besoin de faire 1,90 m. et peser 45 kg pour être une bombe sexuelle.

Parce que je l'ai rencontré brièvement alors qu’elle passait à côté de moi pour entrer en VIP à un concert pour lequel j'attendais aussi.

Parce qu'elle est absolument sublime.

 

Juste un hommage, juste pour le plaisir des yeux, juste pour vous.

 

Sister "just wonderful"

N'hésitez pas à cliquer sur l'image, des dizaines d'autres se cachent derrière.

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 16:33

Pourquoi un flan alors qu’on est en pleine Chandeleur ?

Fastoche. D’une part parce que j’ai l’esprit de contradiction et d’autre part, parce que mes longues années d’observation de la gent masculine m’ont amenée à tirer la conséquence suivante : 81,2% des mâles adorent le flan. Bon, vous vous demandez où j’ai trouvé les 1,2% ? Ca c’est Raoul, il est n’est jamais très sûr de lui et sa petite taille (je n’ai pas parlé de nain de jardin) l’empêche de s’affirmer comme le ferait un représentant du XV de France. Hum, ces plastiques taillées dans le roc, cette virilité à fleur de peau, cet esprit sportif dans un corps sain… bref, je n'en ferait pas tout un plat, mais j'en croquerais bien un pour mon goûter... Raoul n’est pas à la hauteur, et ce n’est pas la peine d’en rajouter comme dirait le gringo.

Voici le côté pile, qui vaut largement, le côté face... quoique son profil ne soit pas mal non plus.

Comme je ne suis pas à une extravagance près, je vais même vous faire l’analyse pseudo-psychologique de cette attirance stomacale pour l’entremets* si simple à réaliser.

- Il est compact, très ergonomique, sa forme est parfaitement adaptée aux mâchoires et aux mains masculines

- Il n’est pas vicieux comme le millefeuille dont le sucre glace vient vous pourrir le costard en moins de deux

- Il ne risque pas de vous en foutre plein les doigts comme le ferait sans vergogne un Paris-Brest avec sa crème au beurre

- Il n’a pas la fourberie d’une tartelette dont les fruits lorgnent furieusement sur votre futal pour s’y jeter frénétiquement

- Il est très roboratif et nourrissant, ainsi vous pourrez attendre tranquillement jusqu’au repas cuisiné avec amour par votre petite chérie, sans vous jeter comme un goret sur le pâté de campagne alors qu’elle vous réserve un dos de saumon à l’unilatérale et sa garniture de poireaux crémés

- Il est sans surprise. En effet, autant on peut être particulièrement déçu en avalant un pain aux raisins très sec ou un éclair au chocolat fadasse. Par contre, il est rare de se planter sur un flan, sa saveur sobre et sans grande originalité vous met à l’abri de tout délire pâtissier. Je pense notamment à certains grands chefs qui seraient capables de vous inventer un flan aux saveurs de pistache et de café sur fond de tarte aux Petits-Beurre saupoudré de cannelle. Pour l’instant, vous êtes tranquilles dans votre boulangerie de quartier.

Voilà, maintenant si vous n’êtes pas d’accord avec mon point de vue ou que vous restez un extrémiste du pain au chocolat (également appelé chocolatine dans certains coins de France qui se permettent cette particularité lexicale et sur laquelle je ne me prononcerai pas.), alors faites-le savoir et développez votre point de vue.

Mon blog peut devenir un éminent lieu de débats politico-gastronomiques de haut vol. On peut y croire, on peut le faire !

Sister « docteur ès flan »

 

* oui, ce mot est invariable, il reste au pluriel, même quand il se sent seul. Mon blog est un alibi culturel, sans même que vous n'en ayez conscience.

 

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 23:11

L’heure de pointe est le moment idéal pour voir se produire un phénomène étrange dans les transports en commun : le mélange des speedés (dont je suis) et des « 2 de tension ».

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La première catégorie joue chaque jour une course contre la montre. Les raisons en sont multiples :

- l’envie de dormir 10 minutes de plus et surtout 20 minutes de trop

- une mauvaise organisation qui bouscule un peu le temps déjà moyennement compressible

- une vision trop optimiste du nombre de tâches à faire tenir dans un timing inapproprié

- la malchance d’un retard de train, d’un incident imprévu, d’un gros grain de sable qui vient gripper la belle mécanique.

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Les autres passagers, les « mous du genou », les ramollis du bulbe, les sans-énergie, eux s’évertuent à pourrir la vie des plus vifs. Ils se collent pile devant les portes du métro ou du RER et empêchent les gens de s’extirper de la rame.

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Ils n’avancent qu’au ralenti, descendent les escaliers avec une mollesse exaspérante et semblent dégouliner des marches telle une masse gélatineuse dans laquelle les promptes abeilles s’engluent irrémédiablement, pestant de voir le piège se refermer sur elles.

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Lorsque les grosses larves dépassent les bornes de ce qui est humainement supportable, je n’hésite pas : une sommation « pardon ! » et si dans les 2 secondes personne ne bouge, je fonce dans le tas ! Avant j’étais plus gentille, mais le résultat était nul, les gens ne bougeaient pas d’un iota. Alors j’ai changé de méthode et comme disait Audiard : « j’parle pas aux cons, ça les instruit ».

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Pourquoi vous dis-je cela aujourd’hui ? Euh, bien parce qu’au lieu d’éteindre mon réveil pour qu’il sonne à nouveau 10 minutes plus tard, bah je lui ai écrasé la tronche un peu trop fort et il a fait museau pour de bon. Résultat, je n’ai rouvert l’œil qu’une heure après !

Et comme par hasard, j’avais un rendez-vous clientèle ce matin…

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Coup de bol, je suis une blonde génétiquement modifiée et ai donc réussi à prendre ma douche, m’habiller, nourrir le chat et même me maquiller en heure à peine. Impasse sur le thé et la tartine, l’affaire était pliée, hop, hop !

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Je n’aime pas trop avoir à sprinter au saut du lit, mais là, je ne regrette pas une seule seconde ce rabe de sommeil, car j’ai eu la chance immense de plonger dans un rêve génial. De ceux qui vous font vivre un moment magique dont vous aimeriez ne jamais sortir et qui laisse sur votre visage une expression de parfaite béatitude.

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Aujourd’hui, les apathiques n’ont eu aucune prise sur ma joie intérieure, j’étais en plein état de grâce, doucement bercée par le souvenir de ce bonheur onirique.

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Ah si seulement je pouvais replonger ce soir dans ce rêve mémorable…

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Sister « la même chose s’il vous plaît ! »

 

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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 02:05

 

En fin d'année, avant de remettre le nez dans le guidon pour attaquer les nouveaux 12 mois à venir, on se retourne brièvement et on fait les comptes.

Hé bien ce n'est pas brillant tout ça. Début 2006, jeavais décrété que je ne me laisserais pas emmerder et finalement, cela n'aura pas été une vaine mesure, car les occasions de se faire pourrir la vie par autrui n'ont encore pas manqué.

Évitons la notion d'actif et de passif, on n'est pas à la Cour des Comptes.

Taille : inchangée (tant mieux)

Poids : - 8 (poursuivons le combat)

Sexe : oui (on va s'gêner !)

Age : + 1 (arf, fatalité quand tu nous tiens)

Boulot : échange standard (gain quasi nul)

Hé oui, comme tous les bilans, ce n'est pas très enthousiasmant. Voyons un peu sous un angle différent : le mien à moi perso selon mes goûts que j'aime (redondant ? à peine ;-).

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Envies de meurtre : 12695

Qu'en déduire ? Que j'ai un bel avenir tout tracé dans le crime organisé. Maintenant, reste à voir si je me mets à mon compte et brigue le poste de « best serial killer of the world » (avec mention au Guinness book en guise de carte de visite). Ou alors, si je propose mes services à quelques dictateurs en place ? Bof, j'crois pas. J'veux pas devenir la première gâchette ou l'empoisonneuse en chef d'un barbare dont je ne partage pas l'éthique. Même dans le refroidissement de congénère, on a le droit d'avoir ses petits principes. Occire, oui, mais avec une certaine classe. Autant que faire se peut.

Par contre, si j'engage Dédé La Chignole pour faire mon sale boulot, ça va me coûter un oeil ou la peau des rouleaux (là, je tenterai d'hypothéquer celle de mes victimes masculines, foutu pour foutu...).

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Envies de dormir : 365

Je suis d'une régularité de métronome pour ça. Le syndrome me prend chaque jour à l'ouverture des yeux, avec des crises nettement plus fortes - voire aiguës - les lundis matin.

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Envie de câlins : 365 x 2

Et encore, c'est une estimation basse !

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Envie de vomir : à chaque apparition Sarkozienne.

Vivement le résultat du scrutin pour qu'on oubli un peu sa tête. Enfin, vu la médiocrité des candidats, je serais d'avis que, comme aux cartes, on puisse tout remballer pour réclamer une nouvelle donne. Avec des candidats plus frais et moins corrompus si possible. OK, là je rêve toute éveillée. Bah après tout, c'est le moment, c'est Noël oui ou merde ?!?!

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Sinon, en vrac :

- envie de pratiquer des sports extrêmes

- envie de partir en Irlande, là où l'herbe est plus verte

- envie d'un truc très perso, suggéré expressément dans ma liste de voeu (oui au singulier, je sais rester modeste auprès du Père Noël)

- envie de fraises, nan, j'déconne, je laisse ça à « Doudou » qui se reconnaîtra

- envie que 2007 soit plus réussie que la précédente

- envie d'offrir à mes proches et à mes amis la réalisation de leurs souhaits et une enveloppe secrète contenant un « forfait bonheur illimité »

- envie d'un boulot épanouissant avec des collègues respectueux et honnêtes (bah c'est pas gagné !)

- envie d'une blague à deux balles : « que se passe-t-il quand tu as le nord en face ? Bah c'est que tu as le sud au cul » les amateurs apprécieront, les autres me pardonneront

- envie d'avoir la voix de la Calas pour me la péter grave

- envie de pouvoir voler et me déplacer en un clin d'oeil, genre super pouvoirs sans la cape rouge et le lasso doré

- envie de pleurer : souvent, trop souvent. Pensez à gommer un peu cet excès de sensibilité. Au moins je suis la preuve qu'on peut apprécier du death metal et pourtant écraser une larmouille en voyant un mouton à l'agonie. A bien y regarder, j'ai infiniment plus d'empathie pour les animaux que pour les hommes. Sûrement parce qu'ils n'ont pas la prétention de devenir maîtres du monde en pratiquant la politique de la terre brûlée. Quand donc, cette espèce prétendument évoluée, va-t-elle comprendre qu'elle fait partie d'un tout et que le geste de chacun interagit sur la vie de l'autre, mais qu'on est également interdépendants ?

- envie de tout plaquer : c'est bizarre, même quand on jouit d'un cadre de vie « normal », je suis persuadée qu'on a tous déjà eu l'idée de tout foutre en l'air pour changer de vie, voir ailleurs, recommencer plus loin, autrement.

- envie de trouver ma place, tout simplement.

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Et pour vous, le bilan est-il plutôt positif ou négatif ?

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Sister « if only tonight we could slide, into deep black water »

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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 23:57

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On connaît les vertus de la saponification depuis quelques milliers d’années et son utilisation a permis une importante baisse de la mortalité. Merci pour les vies sauvées. Vous vous en fichez ? Ah bah bravo, alors donc la science avance et ça ne vous fait ni chaud ni froid ? Pff, de toute façon, là n’est pas mon propos.

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Quelle que soit sa provenance : de Marseille, d’Alep ou de chez les lessiviers-chimistes pollueurs. Quelle que soit sa composition : au lait des Alpes suisses, à l’huile d’olive, de laurier, d’amande douce ou d’agents tensio-actifs douteux. Son mode d’emploi reste simplissime : un peu d’eau, on frotte et hop ! L’affaire est faite.

.J'adore les cadeaux et ceci en est un, merci à son auteur.

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Pourtant, un usage moins flagrant et plus récent mérite qu'on se penche (bien en avant) sur son cas. En effet, on a remarqué chez certains sujets, le lien socioculturel que la savonnette pouvait induire dans les douches des vestiaires masculins. Il semblerait que son caractère « glissant » entraîne quelques dérapages supplémentaires et la joie - ou la surprise (sic) - des participants au ramassage collectif. Rappelons au passage, que le terme « se glisser » veut aussi dire : « s’introduire subrepticement »…

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Je m’étonne d’ailleurs que les magasins d’accessoires pour adultes consentants (en un seul mot S.V.P.) ne proposent pas un petit « pain dermatologique » à l’aérodynamisme particulièrement bien étudié et dont l’usage ne serait pas agressif pour la peau ou les muqueuses (déjà, profondément sollicitées) pendant le jeu de cache-cache à découvert nus comme des vers.

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Comme quoi le progrès n’a pas que des avantages. Bah oui, réfléchissez. L’exercice n’a rien de fortuit si on tente de le pratiquer avec une bouteille de gel douche !

Sa forme n’est pas adaptée, ses propensions aux glissades sont très médiocres. L’aspect ludique est amoindri et l’intérêt devient quasi nul.

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Quelle femme (ou homme w homme) n’a pas rêvé être à la place du petit savon de Dave Gahan, Brad Pitt, Kelly Slater ou encore Stéphane Rousseau… Bon, là je prends des cas perso’, mais vous pouvez remplacer par Adriana, Liz Hurley, Kylie Minogue, Liv Tyler ou autre sulfureuse créature.

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Tout cela pour remercier un certain admirateur (qui se reconnaîtra) de m’avoir offert une jolie boîte contenant le fameux accessoire hygiénique. Parfaitement assorti à la couleur de ma peau de simili normande et dont la mousse onctueuse glisse voluptueusement sur les courbes de mon corps d’albâtre pour effacer dès potron-minet, les traces d’une nuit trop courte.

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Douce sensation que de promener sur mon épiderme humide ces petits nuages satinés et les voir disparaître dans le flot des gouttelettes lancées par le pommeau jaloux d’une telle connivence.

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Plaisir chaque jour renouvelé et pendant lequel je me plais à imaginer les somptueuses anatomies ainsi caressées par les milliards de petites bulles soyeuses.

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Divins méandres sur lesquels le petit objet doit s’attarder pour faire correctement son boulot.

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Ah ! Le délicieux frisson provoqué par l’eau savonneuse parcourant mon échine pour se perdre le long de mes jambes…

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Sister « un volontaire pour me frotter le dos ? »

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