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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 00:27

 

Jeudi soir, en allant perdre mon temps sur Facebook (où je figure sous un nom d’emprunt), une kikoolienne vient mettre sur mon mur (oui, certains sont ainsi autorisés à taguer ma façade virtuelle) une information totalement inutile donc absolument indispensable. Je me permets de glisser ci-après l’élément en question par un savant jeu de copier-coller et vous allez vite comprendre pourquoi…

 

Ainsi, il semblerait qu’au Pays de Galles, existe une charmante bourgade dont je ne vous prononcerai pas le nom car même le mode d’emploi pour baragouiner tout ça, bah j’ai rien capté. Voyez si vous entravez quelque chose de votre côté car moi, que dalle.

 

Le nom complet du village est prononcé[2] en API ci-dessous :

ɬan.vair.puɬɡwɪ̈n.ɡɪ̈ɬ.ɡo.ˌɡer.ə.ˌχwərn.ˌdrob.uɬɬan.tɪ̈s.ˌil.jo.ˌɡo.ɡo.ˈɡoːχ], ou bien [ɪ] au lieu de [ɪ̈] et [pʊɬ, drob.ʊɬ] au lieu de [puɬ, drob.uɬ].

La prononciation approximative française est H’lane-vaïr-pouh’l-gouine-guih’l-go-guér-e-c’houeurn-drôb-ouh’l-h’lane-tis-il-yo-go-go-gauc’h où tous les « c’h » sont des consonnes fricatives uvulaires sourdes [χ] ou des consonnes fricatives vélaires sourdes [x] comme le « ch » du nom allemand « Bach » [bax] ou le « c’h » du breton, et tous les « h’l » sont des consonnes fricatives latérales alvéolaires sourdes [ɬ], un son que l'on ne trouve pas en français et qui semble comme [hl].

 

Je vous le livre en intégral et dans les registres officiels, ça donne ça : Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch.

Comme chez Wiki, ils ne sont pas chiens, ils nous donnent la traduction du nom du bled, soit « l'église de sainte Marie dans le creux du noisetier blanc près d'un tourbillon rapide et l'église de saint Tysilio près de la grotte rouge ». Bah oui ! Ouùavais-je la tête, c’est évident ! Pour rappel, en France on a la commune de « Y » (dont le code postal est 80190), ce qui n’est pas plus crédible et pourtant vrai puisque la réalité dépasse la fiction.

 

 

Donc, petites observations :

- il faut avoir des enveloppes XXL pour écrire à Tata Suzette (fausse princesse de Galles non homologuée)

- ils doivent avoir des formulaires administratifs spéciaux parce que, comme le dit si bien Zézette (épouse X ou veuve Y) : « ça dépend, ça dépasse »

- j’ose pas imaginer la tronche de leurs cartes de visite en forme de plan accordéon

- les gamins doivent avoir leur adresse autour du cou parce qu'ils ne pourront l'épeler qu'à l'âge de 10 ou 12 ans.


Si vous aussi vous habitez Moussu-le-Glouvieu (c'est dans le Groland du Nord) ou une autre ville au nom tout pourri ou imprononçable, n’hésitez pas à témoigner, ici on ne se moquera pas, ou si peu…

 


Sister « à côté d’ses pompes »

 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 21:32
Bon, que ce soit bien clair dans vos esprits embrumés (si si, parfois), je suis presque d'un âge canonique, (née à l'époque des vinyles, c'est dire !) mais quand même, je n'avais pas encore poussé mon premier cri quand cette chanson a fait son apparition (en septembre 1965, du temps où la télé était encore en noir et blanc). N'empêche qu'en retombant dessus par hasard, ça me fait un gros flash back, tant je l'ai écouté en étant petite. Ma mère devait sûrement avoir plein de souvenirs dessus... Du coup moi aussi, un peu, par ricochet. J'aime l'idée de liberté et de révolte qui flottait à cette époque de toutes les tentations, de toutes les tentatives de changer le monde et d'en savourer ses plaisirs.

Maintenant je vous laisse essayer de deviner de quelle chanson il s'agit et les noms des auteurs interprètes.

Voici le premier couplet, à vos com', prêt, tapez !

Hello, darkness my old friend
I've come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence.




Sister "far far away in my deepest memory"
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 15:54

 

Ou une version toute particulière de « Je suis venu te dire que je m’en vais ».

Voici une lettre de démission sur laquelle je suis tombée et pour laquelle j’ai conservé l’anonymat de l’auteur et du destinataire, d’autant plus que je ne les connais pas.

 

J’espère qu’en cliquant sur l’image vous obtiendrez un rendu correct.

 


Lisez, appréciez et donnez-moi votre avis sur la question car perso, je ne sais toujours pas si c’est du lard ou du cochon. Cela oscille entre la grande scène du 2 ou la moquerie gentille. Faut-il le prendre au 1er degré ou avec davantage de recul ? Je ne sais pas, pourtant le résultat est amusant. Une petite tranche de vie à votre disposition.

 

Sister « ça balance »

 

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 23:56

Voilà un titre bien étrange, je vous le concède (ce mot aussi n’est pas très catholique), il appelle (ohé du bateau !) à quelques explications (vous les avez méritées) pour en savoir plus (oui j’ai eu des promos sur les parenthèses alors il faut que j’amortisse mon investissement) et comprendre le pourquoi du comment de la chose.

 

Oui, je pourrais vous entretenir longuement de la fameuse cravate de notaire, ses us et coutumes, sa pratique que je ne dédaigne nullement, son intérêt à vertu de se substituer aux somnifères et j’en passe. Toutefois, mon propos du jour sera plutôt à caractère gastronomico vestimentaire. Quel rapport avec la choucroute ? Aucun, elle ne sera pas au menu, ne mélangeons pas les torchons et les serviettes.

 

Déjeunant l’autre jour face à un pingouin de bureau (vous savez, la version acclimatée sous nos horizons au néon, le veston au garde à vous et le doigt sur la couture du pantalon assorti), je fus surprise de constater à quel point certains mets présentent une propension toute particulière à se jeter frénétiquement sur cet attribut de l’homme souhaitant afficher son statut social à la face du monde.

D’une poignée d’euros à plusieurs centaines, chacun cherche son symbole et pourtant des destins similaires se jouent sur cette surface soumise à toutes les tentations de salissure, sorte de figure de proue du mâle qui a compris que l’habit fait souvent le moine.

 

Ainsi, l’observation du phénomène permet de constater que l’assaut alimentaire surviendra de préférence juste avant un rendez-vous important, si possible la réunion avec le gros client, l’assemblée d’actionnaires, la négociation d’un emprunt chez le banquier, la convocation chez le chef pour votre évaluation annuelle et j’en passe.

 

Allez savoir pourquoi, certains plats semblent avoir développé une véritable agilité spontanée, presque une stratégie d’attaque en règle pour agresser le pauvre morceau de tissu (aussi inoffensif qu’inutile).

 

Il y a fort à parier que la sauce bolognaise de vos spaghettis va se ruer sauvagement sur vous sans vergogne. Tout comme la vinaigrette de votre frisée aux lardons (hum, la salade hein, pas la dame sur le point de « dépoter le gluant ») ou le gaspacho tapi dans l’ombre.

Ne croyez pas que ce sport de haute voltige n’est l’apanage que des plats salés, votre dessert aussi peut vous attendre au tournant et flinguer en un clin d’œil vos efforts de « beau gosse attitude » par l'arrivée inopinée sur votre meilleur profil d'une "virgule" tenace de chocolat liquide nappant votre glace, tout comme le fera sans plus de scrupules le coulis de fruits rouges. Sans parler du nuage collant que peut créer sur votre plastron l’envol impalpable d’un nuage de sucre glace lorsque vous avez le malheur de souffler (à peine pourtant !) sur votre millefeuille.

 

Si vous ne voulez pas vous contenter vous priver définitivement des plats en sauce pour ne plus manger que des radis beurre, il existe des solutions disponibles :

- oser la serviette dans le col de chemise pour faire barrage absolu (vous serez ridicule, mais c’est efficace)

- oublier la cravate (le risque n’est pas évité, les dégâts seront reportés sur la chemise)

- prétendre que vous êtes en pleine période de jeûne ou suivez un régime macroprobiotique (risqué si votre estomac crie famine et que vous commencez à baver en voyant l’entrecôte dorée à souhait de votre vis-à-vis de table)

- poser un lapin à votre hôte et aller courir dans le parc pour trouver un mensonge à raconter et faire 200 pompes pour expier votre péché (cours Forest, cours !)

- proposer un sandwich (sans mayo) au zinc plutôt qu’un bœuf en daube et une île flottante (en plus, c’est 40 minutes de gagnées)


- laisser votre interlocuteur se tâcher en premier pour y aller de bon cœur ensuite vous aussi (tous ensemble, tous ensemble, ouais !)

- tenter la cravate dite « Borloo » donc déjà sale au départ, ainsi elle ne craint plus grand-chose, mais il faudra penser à en changer discrètement dans les toilettes à la fin du repas pour conserver votre crédibilité (prendre une couleur similaire pour ne pas que la manœuvre soit découverte).

 

Maintenant, vous avez toutes les cartes en main pour faire le bon choix. D’ailleurs, à ce propos, oubliez définitivement les cravates Mickey, vintages, en cuir, ficelles, bariolées, aux formes géométriques bizarres ou tout autre motif douteux et finalement immettable. Soyez sobres, oubliez la cravate autant que possible, c’est mieux, tellement mieux.

 

Sister « pendue haut et court »

 

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 02:46
… et des insomniaques.

L’autre jour, je vantais auprès d’AnT, les nombreux avantages insoupçonnés de cette figure mythique de la lutte contre le grand banditisme télévisé, j’ai nommé : Derrick.


Quoi ? Qu’entends-je ? Qu’ouïs-je ? Vous ne connaissez pas les vertus hautement thérapeutiques de cette volaille teutonne qui sévit sur nos petits écrans depuis des décennies ? Vous m’étonnez. Nous en sommes peut-être déjà à la douzième rediffusion, vous n’avez donc pas pu passer à côté. À moins que ce ne soit la 15e saison, ça, je ne saurais vous le dire car, à par l’équipe technique, personne n’a, à ce jour, pu raisonnablement témoigner avoir vu un épisode en entier sans plonger dans un profond sommeil, alors toute une saison, vous pensez bien !


Voilà en moins de deux (disons 1,8 ça vous va ? Topez là ! Vous préférez 3 coups de cuillère à pot ? Je dis banco aussi !), vous connaîtrez mon point de vue sur ce personnage aussi étrange que méconnu et dont le célébrissime charisme (proche de celui du bulot bigouden à la morne saison) en a fait s’interroger plus d’un.


La belle histoire commence un jour de « jenesaisquand » lorsque feue La Cinq décida, dans un moment de pure folie (nulle ne dit s’ils avaient gobé des trucs louches ou absorbé des boissons à fort degré d’alcool) toutefois, dans le cadre de leurs programmations franco-allemandes, un beau matin (ou peut-être une nuit) ils ont décidé de nous infliger ce pseudo flic insipide en plein après-midi. La France qui se lève tôt pour travailler plus et gagner des nèfles est donc épargnée par ce fléau. Reste que les victimes de l’inspecteur-mou-du-g’nou sévit sur les ménagères de plus de 50 ans, sur les malades hospitalisés ou alités, le 3e âge et les autres pauvres gens qui n’ont pas les capacités physiques ou mentales pour oser éteindre le poste et ouvrir un bon bouquin.


Plantons le décor. Les scènes en extérieur sont aussi chatoyantes qu’un jour de versement de tiers provisionnel, le ciel est immanquablement plombé et oscille entre le gris, le gris sale, le gris noir fadasse, le sombre, le triste et le « moche-aussi-mais-pas-pareil ». En intérieur, ce n’est pas mieux, les séquences sont toutes aussi déprimantes. Ce qui choque d’ailleurs le néophyte est l’absence de couleurs franches. Ici le marronnasse, le verdâtre et les diverses nuances tristes de tons ternes sont déclinés à l’infini. Rien qui ne pique les yeux au niveau colorama, c’est très soft, carrément austère (comme dirait Paul). On se dit que Valérie Damido et ses couleurs flashy leur colleraient immanquablement une crise cardiaque si elle venait à leur maroufler leurs salons de sa patte décomplexée et de ses pots de peinture qui permettent facilement d’ajuster le réglage votre téléviseur sans avoir à attendre la mire. Hum, la déco chez les Germans people, c’est comment dire… les standards très spartiates des pays de l’Est des années 40. En somme, pas super fun.

Vous allez me dire que c’est glauque et pourtant, cette particularité de quasi monochromie est bien un atout majeur de la série, car les daltoniens peuvent profiter du programme sans complexe puisque leur résolution visuelle est identique à la nôtre. Tout pourrit pareil, c’est pas fantastique ça ?


Parlons un peu du personnage. Histoire de ne pas le louper, ils ont voulu affubler le principal protagoniste d’un imper hors mode dans les tons mastic. Sûrement pour essayer de l’assimiler au célèbre Colombo. Avouez que cela apporte une touche de gaîté sans précédent !


Cela nous amène donc à la deuxième vertu de la série : aucune violence en vue. Calme plat, rien à signaler, tranquille Émile, pépère, pas de vague. D’ailleurs, c’est bien simple, la seule cascade à attendre, c’est quand le héros (hum, un bien grand mot) enfile son fameux pardessus. Ouf ! Que d’émotions les amis !


 

Parfois, quand même, il y a un peu d’action et on peut dire que c’est la récompense de ceux qui n’ont pas sombré avant dans le sommeil, il envoi alors sont fidèle acolyte à la poursuite du malfaiteur. On peut aisément repérer cette scène, car elle est annoncée par la phrase culte : « Cours Harry, cours ! ». Quelle énergie ! Quel suspens ! Oui, maintenant, vous pouvez vous rendormir.


Nouvel avantage, le gars Derrick est rassurant, d’une banalité absolue. Du coup, le péquin de base peut s’identifier sans grand effort d’imagination. Avec ses gros yeux de cocker fatigué et sa tension à 0,5 il n’y a aucun risque pour qu’il s’engueule avec son chef ou ne provoque un esclandre. Il est tout bien politiquement correct, on aurait même du mal à définir l’époque de tournage des épisodes (un indice s’affiche sur votre écran : les modèles de voiture qu’on peut observer par intermittence). Là encore, c’est « dormez braves gens ».


Mais au fait, savez-vous pourquoi ils ne passent jamais deux épisodes à la suite ? Parce que celui qui joue le méchant dans une histoire, sera ensuite utilisé pour faire la victime. Hé oui, il faut vous signaler qu’ils n’ont qu’une dizaine de comédiens à disposition alors il est indispensable de faire tourner en boucle ce petit monde avec une certaine alternance entre les quelques rôles proposés. Du coup, si vous tombez dans les bras de Morphée dès la 5e minute d’un épisode (ce qui est fort probable, voire inévitable) et que vous vous réveillez à la 20e minute du second, vous risquez fort de paniquer en croyant que le mort est devenu le tueur. Risque d’infarctus chez les plus de 75 ans. Voilà pourquoi vous n’aurez pas à craindre ce genre de programmation perturbante. De plus, à quoi bon essayer d’en mettre deux alors que personne n’arrive déjà au bout d’un seul sans roupiller comme un bienheureux.

Je serais curieuse de lancer un petit appel à témoin. Est-ce que quelqu’un ici a déjà pu voir un épisode en entier, du début à la fin, sans zapper et sans sombrer dans le pouvoir anesthésiant de la série ? Nan, vraiment, vous croyez qu’il y en a ? J’avoue être dubitative.


Oui, l’intérêt principal de Derrick est sa propension à vous plonger dans un profond sommeil en moins de temps qu’il ne vous faut pour dire ouf (ou pour prononcer « David Hasselhof » si y’en a qui préfèrent). En fait, il devrait même exister une chaîne spéciale qui ne diffuserait que ça en boucle - avec quand même des pauses (genre « Histoires Naturelles » ou « 30 Millions d’amis » ou encore les reportages terroirs de Pernault) - entre chaque pour éviter l’effet pervers mentionné ultérieurement.

Ainsi, ce canal spécial insomniaque pourrait trouver son public dans les hôpitaux et maisons de retraite, ainsi que dans les établissements proposant des cures de sommeil évidemment. Ah ! La promesse enfin tenue du retour à un véritable repos salvateur, nul doute que l’inspecteur teuton y parviendra sans encombre. Hé oui, Super Derrick est là !


Juste un bémol à ce portrait un peu trop « brosse à reluire », un regret, un réel souci présent trop souvent dans les histoires télévisées du héros : le téléphone ! Mais oui, c’est insupportable, inadmissible, affolant, car cet outil de malheur ne manque pas de retentir avec son bon vieux dring-dring d’antan qui va à coup sûr vous réveiller sèchement alors que vous veniez de piquer du nez dans un gros dodo. Peut-être vous imaginiez vous déjà aux côtés d’Angelina Jolie ou Pierce Brosnan à vivres des aventures merveilleuses et paf ! Téléphone vintage qui couine et bing ! Fini le rêve de star. C’est ballot. Nota bene (à l’attention du monteur) : supprimer cet oiseau de mauvais augure qui fout le boxon.


Je vous le dis tout net, Derrick devrait être remboursé par la Sécu parce que ça permettrait d’éviter la surconsommation de somnifères et il faudrait aussi le décorer d’une belle médaille* pour services rendus à la nation. Grâce à lui, on pourrait diviser par 10 la dose de Lexomil ou de Tranxen. Oh oui, ce personnage est une bénédiction envoyée par Saint Morphée. Alléluia !


Il est même une légende urbaine qui raconte que quelqu’un aurait vu un épisode entier et sans sombrer illico dans le coma temporaire. Pff, les gens racontent de ces trucs bizarres, j’vous jure…

 


Sister « bonne nuit les petits »

 

*Quand on sait que Sarko a gratifié (son ami) le président de Generali, ça fait froid dans le dos ce genre de copinage sans borne.

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 01:25

 

On ne peut pas y échapper, ils vous tombent dessus sans crier gare (ni station, ni halte), ils vous attendent au détour de tout article économico-financier et aussi sûrement que les feuilles d’impôts arrivent en mai et Noël en décembre, vous n’y couperez pas. J’ai nommé : les statistiques, sondages et autres pourcentages.

Même en dehors des périodes électorales, dans notre quotidien banal, ils nous guettent de leurs petits yeux ronds et chiffres à virgules.

 

-       « Rachida Dati a augmenté de 30% ses frais de représentation en 2008 par rapport à l’année précédente »

-         « Il ne me reste que 9,2% d’espace libre sur le disque dur, ça rame vachement »

-         « Et merde ! GDF augmente encore ses tarifs de 5,5% après les 5,8% de janvier »

-         « Pour faire baisser votre risque cardio-vasculaire de 27%, il faut faire ½ de sport par jour ».

 

Ah bah oui, tout de suite, quand vous mettez des pourcentages, ça fait sérieux et plus crédible. Sauf que parfois, on se demande où passe la fin de classement, ces poussières ou ce pouillème qui traîne quelque part et semble n’intéresser personne (sauf les militants du PC qui y retrouveront leurs petits).

 

 


 


Ainsi, en lisant mon bilan sanguin (qui est excellent d’ailleurs), je regardais la plaquette du labo qui était jointe et où figurait ceci (sans rapport avec mes résultats) : « Dans 80% des cas, la grossesse survient naturellement, mais pour 15% des couples qui consultent chaque année se pose un problème d'infertilité ».

Hum, très bien, mais où sont passés les 5% restants ? Aucune précision nulle part, me voilà encore restée sur ma faim. Quelle frustration !

 

Du coup, j’ai tenté quelques pronostics pour savoir qui entre dans la catégorie négligée au point de finir dans les tréfonds du classement :

-         s’agit-il de prêtres pédophiles (oups ! Un pléonasme !) américains ?

-    seraient-ce ceux qui ont oublié que l’horloge biologique tournait plus vite que celle de la retraite ?

-        doit-on y comptabiliser la mère de Jésus ? Sa méthode peu orthodoxe de procréation n’étant pas homologuée par les scientifiques, car impossible à réitérer ?

-         faut-il fourrer dans cette catégorie ceux qu’on appelle les DINKI ? Pour Double Income No Kid (deux revenus et sans enfant) car ils refusent de s’encombrer de marmaille et veulent consommer tranquille ?

-         est-ce bêtement une erreur de calcul ? Un oubli du rédacteur de l’article ? Une coquille couille dans le potage ?

 

Reste des idées éventuelles : voir si Kerviel n’y serait pas pour quelque chose ou si l’UIMM n’aurait pas (encore) fluidifié les résultats, à moins que le fantôme d’Houdini ne fasse des siennes, peut-être que Pradel pourrait relancer son fameux « Perdu de vue », à moins que cela ne s’explique par la physique quantique où 1 + 1 ne font pas forcément 2.

 

Rien, aucune piste pour retrouver ces chiffres qui semblent n’intéresser personne… sauf moi.

 


Sister « perdue dans la matrice »


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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 23:30

Ah non, aujourd’hui y’a de la morue au menu !

Décidément, on trouve de tout dans le métro, même une nana dont je croyais l’espèce à jamais disparue dans la capitale de la mode. À part quelques jeunes Japonaises excentriques ou des Anglaises old school, la banalité vestimentaire et comportementale domine largement à Paname. Oh si, y'a des trucs qui sortent du lot : les mamas blacks qui portent d’immondes châles marrons en acrylique à deux balles et marqués des célèbres monogrammes de Chanel, Gucci ou Vuitton. À ce stade, ce n’est même plus de la contrefaçon, c’est de la pure faute de goût. D’ailleurs, les chiens de garde de la répression des fraudes ne se sont même pas penchés sur le problème, la serpillère ne fait vraiment pas illusion une seconde.


Bref, ce jour-là, j’avais en face de moi, un spécimen de la plus belle espèce, d’un genre totalement périmé, allez, je m’en vais vous en brosser le portrait, un tableau pas jojo.


Commençons par la choucroute. Un modèle du genre : peroxydée jaunâtre avec plusieurs centimètres de racines brunes (ou plutôt poivre et sel), crêpée pour faire du volume moche et en prime une grosse mèche engluée dans un mouvement figé à la laque extra-forte (ou au vernis-colle, je ne sais pas trop, j’suis pas assez bricoleuse de la touffe du haut) pour faire tenir cette masse capillaire en apesanteur. La longueur qui retombe sur ses épaules présente des fourches typiques qui font ressembler le tout à une botte de foin (peut-être transgénique d’ailleurs ?) sur les bords, au milieu, c’est vrai qu’ça craint un peu.  


Passons à la façade… « à rafraîchir » comme dirait un agent immobilier. Le teint terne de celle qui clope trop, la peau fanée et grisâtre, tannée et fripée par les excès de soleil. Maquillée comme une voiture volée (on dit aussi « comme une Bachelot »), les yeux largement cerclés par un halo de fard à paupière turquoise et brillant, beurk. Une bouche énorme, obscène, de celle qu’on imagine pouvoir battre certains genres de records dont vous imaginerez aisément la teneur. Le tout barbouillé d’un rouge à lèvres fuchsia qui pique les yeux et bave largement sur les contours. Oups là, la gerbe me guette ! Elle mâche bruyamment un bout de chewing-gum qu’on voit tourner dans sa bouche comme une chaussette dans le tambour d’un lave-linge. La grande classe !


La tenue est également sobre et de bon goût. Pantalon en cuir, santiags, veste indescriptible faite de tas de plis mous et accessoire qui tue : un sac sans forme mais immense, en matière non définie (genre simili plastique) vert pomme avec des petits trous en lurex argent. Et ils le vendent ça ?!?! Je vais vomir !


Bref, un sacré cocktail de féminité drapée d’une élégance rare. Burp.


J’en viens à comprendre pourquoi certains mecs virent leur cuti et finissent à voile et à vapeur. Il faut admettre qu’il y a de quoi se faire moine. Ou alors faut avoir faim comme on dit, très faim même ! Car pour se coltiner cette compilation de ratages esthétiques, faut vraiment en vouloir.


Je me demande pourquoi aucune de ses copines ne lui a conseillé de calmer le jeu, d’y aller mollo sur le mauvais goût.


Je me demande si ce sont vraiment des copines…

On n’est jamais trahi que par les siens.  

 


Sister « au naturel, comme le thon de bon ton »

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 20:07

Je ne remercie pas Mortecouille qui m’a mis dans la panade en me collant cette tâche ingrate autant qu’inutile de répondre à des questions d’une banalité affligeante (mais il paraît que c’est le principe). Pff, c’est bien la peine de lui avoir dit par MSN qu’il valait mieux laisser tomber ce genre de truc, me voilà embrigadée à l’insu de mon plein gré. J’vous jure, faut se méfier de tout le monde finalement.  :-s

D’ailleurs, je ne ferai pas suivre, même si je suis maudite jusqu’à la 15e génération, c’est le cadet de mes soucis, y’aura peut-être jamais de Sister Junior alors, être bannie de quoi que ce soit, je m’en tamponne d’une force ! Vous n’imaginez même pas !

1. Mon principal trait de caractère:
Faites le tri vous-même parmi : tenace, volontaire, conciliante, grande gueule, jouisseuse, épicurienne, gastronome, contemplatrice, bosseuse, généreuse, pénible, etc.

2. Ce que je préfère chez un homme:
Qu’il soit drôle, cultivé, pas snob pour un sou, naturel, autonome, d’une hygiène irréprochable, avec un grain de folie, une vraie ouverture d’esprit et qu’il aime la musique. S’il est mon amant : qu’il me fasse grimper au 7e ciel. S’il est mon ami : qu’il me garde longtemps à ses côtés. S’il est mon ennemi : qu’il aille mourir dans un coin.

3. Qualité que je préfère chez une femme:
Qu’elle ne me fasse pas suer avec ses lubbies de nana, qu’elle ne se la joue pas pétasse, qu’elle arrête de se regarder le nombril et qu’elle ne pourrisse pas la vie des autres. Sinon, qu’elle soit compétente et qu’elle rayonne pour sauver la cause des femmes.

4. Ma principale qualité :
Ce n’est pas à moi de le dire mais à ceux qui me côtoient. Disons : dévouée.

5. Mon plus grand défaut :
Je suis possessive avec les gens que j’aime, pas vraiment jalouse... si, un peu quand même.

6. Mon occupation principale :
Vivre. Avec tout ce que cela implique de combats, de bons moments, de malheurs, de passion, de doutes, etc.

7. Le plat qui me met l'eau à la bouche :
Un seul ?!? Quand je vous dis que ce questionnaire est bidon, c’est pas d’la blague ! Disons que je ne résiste pas aux noix de Saint Jacques (la Bretagne, ça me gagne !), ni au confit de canard (élevé en pleine nature et sans OGM), ni au chocolat (le bon, pas les saletés industrielles) et j’en passe. Une cuisine toute en finesse, ni trop grasse, ni trop sucrée, mais riche en saveurs subtiles.

8. Mon mot favori :
Ce sera l’objet d’un prochain article, je vous laisse mijoter un peu.

9. Ce que je déteste :
La connerie, les chieurs de tous poils, le gâchis, l’arrogance, le non respect (de la nature, des objets, des gens, des valeurs morales) et des milliers de choses qui pourrissent le quotidien.

10. Un rêve:
Trouver le bonheur et la quiétude pour moi, les miens et mon environnement.

 

Histoire que le serpent de morde la queue et que cette chaine s’arrête, voilà ma petite vengeance personnelle :

Mortecouille 

Eve

Vaness

Blonde

Principe et mode d'emploi du tague :
- Mettre les règles du tague sur le post => bof
- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué => c’est fait
- Taguer six autres pauvres victimes en mettant leurs liens => va t’gratter !
- Et répondre aux 10 questions => je ne dirai plus rien sans la présence de mon avocat, je ne suis pas un numéro, je suis une femme libre !


Sister "feel free"

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 00:08
... je vous fais profiter de ce dessin qui me fait marrer.

OK, ça ne vole pas haut, mais on a le droit à la déconne aussi de temps en temps.

Oui il est scato et un peu naze, à peine drôle pour certains, trop débile pour d'autres. M'en fous, moi je glousse toujours de bon coeur en le regardant. A chacun ses casseroles, voilà la mienne.

D'un autre côté vous remarquerez qu'il s'appelle Billy, ce n'est pas un hasard, car combien d'entre nous se sont fait chier la vie à monter la fameuse bibliothèque suédoise du même non ? Oui, j'en vois au fond qui d'un coup trouvent ça frappé au coin du bon sens. Ils ont raison. D'ailleurs, il arrive souvent que le résultat aussi soit "à chier".

Sister "juste une histoire un peu merdique"
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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 10:26
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Aujourd’hui, je vous propose un petit jeu très simple et interactif.
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Il vous suffit, sans dictionnaire ou aide d’aucune sorte, d’essayer de découvrir ce qui se cache derrière un mot. Vous avez tout l’espace disponible dans les commentaires pour laisser libre cours à votre imagination.
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Vous pouvez décortiquer le terme avec la racine latine, l’étymologie, vos connaissances personnelles ou tout autre élément issu de vos petites cellules grises, mais si vous trichez, vous briserez le charme discret de cette mini énigme.
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Attention ! Un indice s’affiche sur votre écran : c’est typiquement masculin.
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Et maintenant les jeux sont faits, rien ne va plus…
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Qu’est-ce que la rhinotillexomanie ?
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A vos com’… prêt… partez !
Lâchez-vous, c'est que du fun, y'a pas d'interro au bout.
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Sister « la balle au centre »
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A méditer... ou pas

"L’amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font.
À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire"

Pierre DESPROGES

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Quelques pensées en vrac, des chroniques sur le vif, un soupçon d'actualité, le tout saupoudré de bonne humeur (autant que possible) pour espérer susciter l'intérêt ou la curiosité. Chose rarissime sur le Net : mon site est garanti 100% sans pub ! Mais oui, vous ne rêvez pas, c'est dingue n'est-ce pas ?

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L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe."

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"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement, vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas." (dicton amérindien)

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