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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 23:38

 

Hier, en aidant un copain à déménager, j'ai pu m'apercevoir de certaines choses.

 

Quelques points un peu négatifs, enfin des éléments à améliorer, si tant est que ce soit possible.

 

Deux étages ce n'est rien, mais pour une machine à laver, un réfrigérateur, un ensemble de cuisson, du mobilier et des dizaines de cartons, c'est énorme !

 

Son petit appart' n'était vraiment pas surchargé et pourtant, cela représentait un volume considérable. À vue de nez, il me faudrait un 38 tonnes pour faire pareil chez moi (et encore je n'ai pas d'enfant !). En fait, on garde trop d'objets, on se laisse envahir par les vestiges du passé, les babioles inutiles, les doublons, les bidules qu'on utilise jamais. Une conséquence évidente de notre surconsommation. L'accumulation de biens finit par nous ôter une grande part de liberté, il faut apprendre à se défaire des choses, à aller vers l'essentiel. Prochainement sur un site de vente hyper-méga-connu : la grande braderie Sister of Night !

 

Charger un camion, c'est comme jouer à Tétris, faut savoir empiler les petits cartons et caser les grands éléments en perdant le moins de place possible (pour éviter les trajets à vide ou presque), en fait, il faudrait presque schématiser les volumes et numéroter chaque boîte ou élément pour établir le remplissage optimal. Là-dessus, on était au top. 20 m3 tout ronds, du travail de pro.

 

Question aux fabricants d'électroménagers : pourquoi ne pas prévoir sur la « carlingue » des appareils, des encoches spéciales pour y glisser des sangles ? Cela permettrait un transport plus facile en évitant de se casser le dos parce qu'il faut se plier en 4 pour attraper l'engin par le bas, où il y a déjà à peine la place de glisser les mains.

 

J'ai également constaté des éléments très positifs et là, ça fait vachement plaisir.

 

Vivre à la campagne, dans une petite maison au calme est un ravissement de chaque instant. Moi, francilienne depuis mon plus jeune âge (non, cela ne remonte pas au siècle des Lumières), je n'avais jamais pu apprécier le vrai silence en plein air.

 

Là-bas, le hameau est tranquille, il n'y pas de voitures (zéro klaxonne, zéro claquement de portière, zéro soucis pour se garer ou circuler), ça, c'est le luxe suprême !

 

Pas d'avions au dessus de ma tête en permanence (Roissy, un jour j'aurai ta peau !) donc pas de kérosène qui nous tombe dessus et pourri les plantes comme nos poumons. Pas de rétro-réacteurs à fond quelques dizaines de mètres de mes oreilles.

 

D'ailleurs, le soir, on peut observer les étoiles sans les lumières parasites de la ville et en ayant vraiment la nuit sur soi, sombre, vraie, profonde. C'était presque la pleine lune, le spectacle était grandiose et pourtant simplissime.

 Entre chien et loup, l'astre mystérieux dans un paysage serein.

L'eau y est douce, pas besoin de la charger en chlore, on peut même la boire sans crainte ! Le jour où cela arrivera dans le Val d'Oise (station de pompage de Méry s/Oise), j'irai mettre un cierge, car elle est tellement dégueulasse et calcaire qu'elle provoque des irritations de la peau, des maux de ventre et j'en passe ! Un jour je me paierai l'audace de la faire analyser par un labo indépendant pour en connaître le verdict.

 

Voilà, il suffit d'une bonne dose de sueur, d'effort et d'entraide pour prendre un certain recul sur notre rapport aux objets et aux changements que nous impose la vie ou que nous choisissons.

 

Les personnes vont et viennent autour de nous et pourtant nous ne nous en formalisons pas. Par contre, les biens cristallisent davantage notre parcours, nos désirs, les efforts consentis pour les acquérir. Cela explique pourquoi nous trimbalons notre baluchon partout. Il est une extension de notre propre personnalité, un environnement rassurant, car nous le connaissons bien. Toutefois, comme en toute chose, l'excès nuit, n'oublions pas : « c'est la dose qui fait le poison ». Alors, j'ai compris la leçon, je vais libérer l'espace et mon esprit par la même occasion, dégager tout ce qui nest pas réellement utile.

 Un petit bijoux, un peu anachronique avec sa plaque bleue mais tellement belle ! Je veux la même !

Bon, bah il ne me reste plus qu'à me mettre au vert moi ! Si vous avez un terrain dispo dans le sud Finistère, ça m'intéresse.

 

Sister « l'eau, l'air, la vie »

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commentaires

mazette, une vraie paysanne 11/07/2006 10:48

La campagne, c'est génial. Point barre. A part que souvent dans les hameaux les gens ont tendance à être plus que bourrus, faut être du village depuis deux générations pour ne plus être boycotté en tant que ESTRANGER. Puis, la vie sociale, c'est pas le top. Disons que quand on a fait le tour de la vie en ville, on peut partir se mettre au vert, mais bien des gens s'ennuyent à mourrir et font le chemin en sens inverse.
Pour les objets, tout à fait d'acc, comme disait je ne sais plus qui, ce ne sont pas les objets qui vous appartiennent, c'est vous qui appartenez aux choses. Moi, je jette régulièrement et de façon draconienne, même si ensuite j'ai des regrets, je suis plus ou moins libre de démenager sans faire appel à l'armée, et je peux quitter la maison plus de cinq minutes sans être tétanisé par la peur qu'on va me voler tous mes biens. J'ai juste une collection d'artefacts archéologiques, du matériel de musique et quelques slips. Et aussi un orphelinat de chaussettes, là ça m'embêterait si on me les volait mes chaussettes orphelines...

Sister of Night 13/07/2006 00:48

N'empêche, quand on est totalement geek ou quasiment asocial, autant aller respirer l'air pur. Pour ma part, je connais moins la vie de mes voisins que celle de mon boucher alors la vie de quartier... J'ai des exemples de gens qui ne feraient pas marche arrière tellement ils ont gagné en qualité de vie et en temps libre (celui qu'ils passaient avant stressés dans les transports).
J'en connais beaucoup qui se sont fait traiter de "parisiens" toute leur vie parce qu'ils avaient passé quelques années dans la capitale alors que des générations s'étaient succédées dans la région de province avant leur retour. La provenance sociale ou géographique n'empêche pas la connerie. Au mieux, je dirais qu'ils se préservent. En fait, ils gagneraient à venir affronter un peu ce qui leur fait si peur. Oui, les parisiens sont arrogants, souvent pénibles, mais ils ne sont qu'un miroir grossissant du français moyen.
Pour les objets qui nous bouffent la laine sur le dos, je citerai juste cette célèbre phrase du Grand Gourou Skippy : "chaque bien que tu détiens, est un soucis qui te retient". Rappelons que Skippy est là pour t'ôter tout tes soucis.
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