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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 03:13

En cette période de vœux, de bonheur partagé et de bonnes résolutions, je devrais moi aussi vous souhaiter une excellente année 2014. Oui, mais non. Non, parce que je n'y crois plus du tout.

Nous sommes à peine le 5 janvier et je viens déjà d'apprendre des saloperies de mauvaises nouvelles qui me gâchent la vie, alors merde, merde et re-merde ! J'en ai marre de cette vie de merde !

 

Pourquoi cette saloperie d'existence s'échine-t-elle à nous saloper le boulot ? On fait de notre mieux pour que tout se passe bien, pour qu'on réussisse et quand on commence à voir un peu le bout du tunnel, tout nous pète à la gueule de nouveau ! Nan mais c'est quoi cette putain de vie de chiottes ?!

 

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J'avais un taf que j'aimais bien et avec une équipe géniale, ça fonctionnait comme sur des roulettes et là, d'un coup, en fin d'année, on me dit que bon, mon contrat ne sera ni renouvelé, ni transformé en CDI, après 2 ans 1/2 de bons et loyaux services, ça s'arrête là. Basta.

Quoi ? Je fais gagner un max de blé à la boîte, je ne suis jamais absente, j'ai les félicitations de mes supérieurs et on me dit qu'il n'y a plus les budgets ? Que comme je suis la dernière arrivée, c'est à moi de partir ? Bullshit!!! Crise de nerfs, j'ai envie de péter la tronche du salaud qui a décidé qu'il fallait réduire les effectifs juste pour satisfaire les actionnaires. On maintien les pistonnés incompétents, on dissuade ceux qui voudraient partir en retraite avant l'heure et moi, moi qui ne demande qu'à rester, moi qui suis super "corporate", moi on m'oblige à me barrer alors que j'étais un élément apprécié de tous. Saloperie d'injustice pourrie !

 

Autre domaine foireux, les proches. La santé de ma mère s'étant améliorée depuis peu, je lui déniche des places de concert (très bien situées, donc très chères) pour l'artiste qu'elle aime, sachant qu'elle n'est quasiment pas sortie de chez elle depuis des décennies et a passé plus de temps à l'hosto que dans sa maison depuis plus de 3 ans. Le dernier spectacle qu'elle ait vu devait être Jacques Brel ou les Beatles et là, pour une fois, y'avait moyen, avec moult précautions, mais jouable. Bah oui, mais non. Là aussi, alors que le show est pour le 11 et qu'elle devait se faire opérer le 14, la chirurgienne l'a appelé hier pour lui dire qu'elle devait avancer l'intervention au 9. Non mais non et re-non ! Bordel mais qu'est-ce que j'ai fait à cette planète pour que tout foire comme ça ? Je vais être obligée de revendre à la va-vite ce qui devait être son méga cadeau de Noël.  

 

Et ce soir, cerise sur le gâteau, le coup bas qui m'achève, le truc que je n'ai pas du tout vu arriver, le coup de pute ultime.

Mon complice, acolyte et super mâle alpha m'invite à dîner dans un resto sympa, juste nous deux. Bon, on cherche à stationner pendant 40 minutes, pas de place, on va donc au parking (4€/h). Je lui donne son petit cadeau de Noël et il me donne le mien, je suis trop contente, on ne se trompe jamais sur nos goûts respectifs. Arrivés au resto, complet on se rabat sur un autre, pas moyen non plus. Bref, c'était pas gagné pour manger sur Paname un samedi soir sans réservation. On arrive à trouver un truc, mais bilan mitigé. Tant pis, alors que je le ramène chez lui, j'espère que nous finirons la soirée plus intimement et j'ai prévu le nécessaire pour passer la nuit dans son appart'. Oui, lui que je convoite depuis plusieurs années et espère arriver à faire passer du côté obscure de ma force pour qu'il comprenne que nous deux, ça serait juste génial, lui qui peut me faire rappliquer ventre à terre et en qui j'ai toute confiance. Alors que j'étais toute guillerette et que nous discutions dans la voiture, il m'annonce, au fil de la conversation, qu'il a une copine régulière depuis quelques mois. Quoi ? Euh comment ? J'ai pas dû bien comprendre là ! Y'a un bug, oui, c'est ça, j'ai buggé. Fatal error 404. Brain not found. Game over. D'un coup, je ne savais plus quoi dire alors j'ai menti - chose que je déteste - en disant que j'étais contente pour lui. Sauf que je n'étais pas crédible, donc ça sonnait faux, mais que pouvais-je dire d'autre ? Je n'avais qu'une envie, lui attraper la bouche et ne plus en décoller. Lui prouver par A + B qu'il allait chercher chez une autre ce qu'il aurait en mieux chez moi, que nous sommes tellement compatibles que cette évidence n'a pas à être remise en cause, elle saute aux yeux. Mais voilà, d'un coup il y avait eu un tsunami de doute, de profonde tristesse et d'insondable écœurement dans mon crâne et mon système nerveux. Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi tant de violence dans l'impact avec si peu de mots - anodins - prononcés. C'est horrible et d'une douleur si grande. Des millions de questions se bousculent dans ma tête, je me sens comme envahie par un mélange amer de sentiments et par une sorte de colère, une envie de crier que non je ne mérite pas ça, que je ne veux pas de cette résignation face qui s'impose à moi comme un couperet, implacable et irréversible.

 

Je suis effondrée. Ce qui devait être une soirée de réconfort et d'espoir pour recouvrer des forces qui m'aideraient à surmonter le reste, n'est que l'impression qu'on m'a enfoncé un peu plus la tête sous l'eau.

 

Là je suis seule, face à mon PC et j'écris ces lignes comme on dilue un poison, dans l'espoir de le rendre moins toxique. Sauf que cette fois, trop d'organes sont atteints : mon cœur saigne, mes mains me semblent inutiles et mon cerveau est embrumé de doute.

 

2014 commence et a ouvert toutes mes plaies. Comment continuer à avoir la foi en un monde meilleur, en des lendemains qui chantent et en l'idée du bonheur ?

 

Je suis anéantie. J'en ai marre. Je m'épuise.

 

 

 

Sister of Night

 

Chronique 05012014 Chronique 05012014

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Published by Sister of Night - dans Sister of Night
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commentaires

Un passage 17/01/2014 20:26


Sorte de loi de Murphy ou loi des séries... Les coups du sort ont souvent tendance à se retrouver comme s'ils s'étaient "donné rendez-vous dans dix ans" juste que ces dix ans, c'est maintenant ou
souvent, tout dépend de son étoile et de sa tendance à rester un peu trop fréquemment pilier du bar.


Toutefois, il arrive aussi que les bonnes choses arrivent elles aussi "groupir"... enfin, c'est censé arrivé... sisi madame l'impératrice.


Au final, la vie est faite de tumulte, les joies, les peines, les rêves, les désilusions, ne sont pas distillés à petites doses sur le long chemin de l'existence mais testent avec beaucoup
d'attention le bon fonctionnement de notre coeur, aux deux sens du terme.


Un peu comme si, les longues périodes routinières n'étaient que l'antichambre où on doit se renforcer, reposer notre corps comme notre esprit, pour ensuite, brièvement, être transporté soit dans
les catacombes soit... au septième ciel.


Humm... ou ... Mmmm... en tous cas, survivre à l'un et pouvoir goûter le second...


 


La bonne année n'est pas civile, elle et intérieure, notre et elle se décide, se dessine à son goût et, peut-être un peu au notre.


 


Un Passage

titi42 04/11/2014 18:15

oui c'est vrai la vie est une vie de merde, une saloperie de vie.Qu'en attendre rien il faut la maudir jusqu'à l'infini. Je suis d'accord avec toi. moi je la maudis, je maudis la femme qui veut me quitter et emmener mes 2bébés, saleté de vie je te hais je te maudis.....

Sister of Night 23/01/2014 01:47



Cher passager fidèle à mes pages,


Oui, il faut garder la tête haute et continuer à avancer, mais parfois, le coup est rude et ressemble à un uppercut. On dit que c'est la dose qui fait le poison,
mais les scientifiques l'ont prouvé, c'est tout autant le cocktail qui peut tuer alors que chaque ingrédient est inoffensif. Je sais qu'il faut attendre, prendre son mal en patience et se dire
qu'après la pluie vient le beau temps, mais parfois on est KO debout. On ne sait pas si on aura la force de continuer. Il paraît tellement plus simple de lâcher la rampe, se laisser glisser vers
le néant, comme dans Le Grand Bleu parce que c'est trop cruel tout autour.


Le 7e ciel, je continue à y croire. C'est comme une combinaison cosmique, on attend que l'alignement soit parfait, que tout se coordonne parfaitement et là, on se
dit que ce sera génial. Tel un surfer sur la vague, il doit gérer des tas de paramètres pour faire durer le plaisir quand il se retrouve dans le tube.


Mais j'ai aussi l'impresion que chaque coup que l'on encaisse est comme la jauge de vie des jeux vidéos, ça nous amoche, nous grignotte un peu plus. On voudrait
savoir à quel pourcentage de charge nous sommes et comment recharger les batteries de notre moral, car c'est pour beaucoup le garant du reste.


Tenir bon, tomber, se relever. Avancer, toujours. Et merci pour le message de soutien, j'y suis sensible.



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À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire"

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