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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 00:48

 

Il existe des personnes à l’imagination fertile, prolifique, abondante, riche et quasi indomptable, je suis de celles-là. Ça part dans tous les sens et sans distinction pour le négatif ou le positif, tout est balayé, analysé, évalué, soupesé, catégorisé et traité.

Du coup, je pense avoir échafaudé un maximum de résultats possibles pour l’issue de cette fameuse histoire. Toutefois, la réalité dépassant toujours la fiction, il y a une éventualité à côté de laquelle j’étais bel et bien passée, sans même l’effleurer d’ailleurs.  

 

Vous vous en doutez, depuis que j’ai lancé ma bouteille à la mer, je guettais le moindre geste, regard, attitude lorsque je le croisais, mais comme la sœur Anne, je ne voyais rien venir. Sur ma messagerie Facebook non plus, évidemment. Rien, le calme plat, l’étale absolu, le néant le plus total, pas la moindre réaction écrite, verbale ou comportementale.

 

L’a-t-il eu, ou pas ? Si oui, l’a-t-il ignoré par dépit ? Cherche-t-il les mots ou le bon moment pour y répondre ? Me trouve-t-il à ce point pathétique qu’il préfère réagir par le mépris ? Nul ne le sait, sinon lui.

 

Pourtant, l’autre jour, alors que ma copine me questionnait sur la fameuse suite de ce feuilleton de l’été, je lui expliquais son silence et elle insista pour connaître son nom. Ayant toute confiance, je le lui donnais. L’instant d’après, en retournant sur sa fiche Facebook pour lui filer le lien, je constatais avec stupeur que sa photo de profil avait changé !!! Oui, ce n’est plus du tout la même en effet ! Mais là, je suis saisie d’un sentiment d’effondrement et de profonde tristesse, car cette fois, le cliché ne représente plus un homme debout et discutant avec une jeune brune, souriant lors d’une soirée (ou assemblée festive). Non, maintenant, il est seul, sûrement chez lui, prend la photo en tenant son téléphone à bout de bras, de ¾ profil et surtout, il regarde l’objectif fixement avec l’air grave et le regard sombre en fronçant les sourcils.


P1080814

La voilà ma réponse.

Ainsi, il me fait comprendre son sentiment, sans entrer dans les détails, sans piper mot, en me prenant à mon propre jeu. Un petit dessin valant mieux qu’un grand discours, une photo mieux que toute manifestation…

No comment… The game is over.


Sister “le rideau est tombé, comme un couperet”

 



P.S. : pour la photo, j’aurais pu mettre celle d’un pétard mouillé, c’est de saison. Mais j’ai préféré choisir un paysage plus riche de sens, plus au diapason de mon humeur, genre Waterloo morne plaine.

J’avais dessiné… sur le sable… son doux visage… qui me souriait…

 

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 18:31
Non mais franchement, ça fait des dizaines d’années qu’on nous rebat les oreilles avec cette connerie d’heure d’été (alors qu’on vient juste de passer au printemps) et l’heure d’hiver (en plein automne).

Chaque fois, on nous impose de détraquer nos montres et de nous faire subir un jet-lag sans bouger de nos pénates. Toute l’Europe est désormais au diapason de cette mesure qui est censée nous faire faire des économies d’énergie. Pff, vaste arnaque à mon humble avis. D’ailleurs, les détracteurs de la mesure ne manquent pas, sauf qu’on ne les entend jamais, malheureusement. Bah oui, ça ne serait pas politiquement correct de balancer les copains. Et comme la France est devenue une patrie reine dans le « baissage de froc », on ne va quand même pas se mettre à écouter les opposants. Surtout que du coup, ils devraient avouer à près de 500 millions d’Européens qu’on leur beurre la raie deux fois par an pour favoriser le lobby nucléaire… Effectivement, ça tout de suite, ça risque fort de ne pas plaire.

 

J’en profite au passage pour rappeler que ces voleurs de GDF viennent de nous la mettre bien profond pour nous chanter la Dolce Vita avec une hausse de tarif de 9,7% ! Ouch ! Voilà qui fait quand même sacrément mal au cul, surtout quand on ne peut pas justifier cette augmentation par un baril de pétrole au taquet. Si ces abrutis déjà pouvaient éviter de dépenser des dizaines de millions d’euros pour se faire de la pub, ça leur éviterait de se rembourser si largement dans nos poches, surtout qu’ils sont encore et toujours en situation de monopole. Quelqu'un pourrait m’expliquer l’intérêt de claquer un max de fric dans le marketing quand on n’a pas de concurrent ?

 

Ce que je constate, c’est que jusqu’à hier, je n’avais plus besoin d’allumer la lumière en me levant le matin, puisque le jour faisait doucement son apparition, mais dès demain, je vais devoir appuyer sur l’interrupteur. Elle est où l’économie ?

Tout ça pour que les gens ne rentrent pas se coucher comme des poules durant les beaux jours et continuent à consommer sur les bords de mer ou sortent davantage et dépensent plus de fric.

Du coup, on constate qu’une fois encore, on sacrifie les rythmes biologiques de notre organisme sur l’autel du capitalisme à tout crin.

Ceux qui ont des gamins connaissent le problème et vont bien morfler aussi, lorsqu’il faudra les faire lever 1 heure plus tôt.

Pour les agriculteurs, c’est kif-kif, ils sont dans le pétrin, car les animaux n’ont qu’un tempo : le cycle solaire. Sans parler des éleveurs bovins, parce que la traite ne supporte pas qu’on joue avec la pendule à qui mieux mieux.

Je n’ose pas imaginer à quoi ça peut ressembler dans la tour de contrôle des aéroports. « Hé les mecs, le vol Miami-Paris est prévu pour 2h45, mais c’est la version heure d’hiver ou heure d’été ? »

 P1050006


Faudrait voir à arrêter les conneries et à se baser sur un truc simple. Le 21 juin quand le soleil est au zénith, on décrète qu’il est midi et basta !

Ça paraît évident, non ? Oui, juste frappé au coin du bon sens. Mais pourquoi faire si simple, quand on peut faire compliqué ? Ce serait plus facile à réformer que les retraites ou la Sécu, mais on n’est pas près de la voir arriver cette mesure de simplification de notre quotidien… dommage.

 

Bon, je vous laisse faut qu’aille changer l’heure de ma chaîne hi-fi, de mes 3 montres, de mon réveil, de mon four, de mon autoradio, de mon PDA, de mon téléphone fixe, etc.

 

Sister « right on time »

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:04

 

Reçu par mail : « Confirmation pour les rendez-vous avec les entreprises X, Y et Z pour le 24 février à Avignon, voici les coordonnées des billets de train à retirer au guichet ».

 

Ok, pour être là-bas à 8h du mat’, il faut que je parte la veille au soir.

 

Trajet aller en première classe, tranquille, paisible, rien ni personne pour déranger. En clair, le voyage idéal. Ca faisait des lustres que je n’avais pas eu cette chance. C'est cool quand il n'y a plus de place en 2nde, j'ai apprécié le gain de place et de calme. A peine installés, les hommes d'affaires ouvrent leurs ordis hi-tech pour... jouer au solitaire et autres conneries genre Tétris ! Pff, on voit comment les boss s'occupent. Seule une femme paufine une présentation sur Powerpoint.

 

Mes chefs m’attendent à la gare TGV, on file à l’hôtel Ibis où la chambre est un placard. Oui oui, vraiment, ou un clapier à la rigueur. La tête du lit est collée contre la paroi du couloir de l’étage et coincé entre l’autre mur et la porte. Pas moyen d’en faire le tour. Les toilettes ont gardé les traces de pneus du précédent occupant et le chiffon à poussière n’a pas visité l’étagère de la salle d’eau depuis un bail. La grande classe ! Pour 75 euros la nuit, c’est vraiment de l’arnaque, mais bon, passons.


Je n’ai pas de mal à les convaincre d’aller dans l’un des meilleurs restaurants qu’il m’ait été de goûter. Je leur lance fièrement : « je vous assure, j’ai même mangé chez Ledoyen et c’était largement moins bon et moins fin qu'au restaurant La Tour ! Si vous n’êtes pas de mon avis, c’est moi qui offre le repas. ». Ok, pari tenu, on trottine quelques minutes dans cette vieille ville superbe et là, le festin gastronomique les a totalement convaincu. D’ailleurs, je vous en reparlerai dans un prochain article, il mérite bien que je lui consacre quelques lignes. C’est du talent à l’état pur.

 

Retour à la piaule, je mate la fin de la redif’ de Dr House (mon héros), une bonne douche et dodo.


 Mes-images-2010 0310


Le lendemain matin : toilette, habillage, j’attrape mon sac et direction petit-déj ’. Il est 7h15 et la petite salle (qui est en fait le hall de l'hôtel) est pleine de retraités bruyants qui squattent toutes les tables et une bonne vingtaine d'autres font la queue au buffet. Ouch ! Ils ont deux de tensions les croulants, je vais être à la bourre ! J’ai envie de leur dire : « Hey, j’ai priorité, je viens de faire des centaines de kilomètres pour ce rendez-vous à 8h, laissez-moi passer ! Je bosse moi ! ».

Résignée (je vais pas leur coller des bourre-pif, ça serait pas très cool), je me cale dans le rang. Une vieille - surement proche de l’inanition - vient littéralement se coller contre moi, j’ai horreur de ça et me retourne en lui lançant un regard réprobateur. Le jeune cadre dynamique un peu plus loin derrière lève les yeux au ciel et semble compatir, on est dans la même galère.

Après 25 minutes de patience pour récolter ma bonne pitance, je file un peu plus loin pour éviter leurs discussions passionnantes (Mauricette a ses rhumatismes qui la reprennent, Paulo a mal dormi et il est grognon, Yvette se plaint parce qu’elle n’a pas eu de croissant, Dédé n’a pas trouvé le bouton pour se servir du jus d’orange, Odile demande à René de lui passer un yaourt, nan, pas un bleu, un vert pour le transit). Beurk, fuyons.

 

J’avale mon thé et mes tartines et file pour cette journée marathon. D’ailleurs ce midi, on avait pris trop de retard avec une réunion qui n’en finissait pas et le resto d’entreprise ne nous a pas accueilli. C'est ça en province, on a pas le droit de manger après 13h, alors on a fini au Mac Do !!! Argh ! Enfer et damnation ! J’ai pas mérité ça ! C’était le seul truc ouvert dans ce secteur industriel et, comparativement aux délices de la veille, là j’ai trouvé ça cruel.

 

Mon dernier contact du jour semble aussi pressée que moi de me voir partir puisqu’elle commande mon taxi de retour avant même qu’on ait commencé à bosser. Ok, bonne ambiance. Qu’elle se rassure, je ne l’aime pas non plus.

 

Ah tiens, c’est maintenant que je repars qu’il fait beau, dommage, venir dans le sud pour avoir de la flotte, ça énerve un peu mais le chauffeur est sympa et j’arrive à l’heure pour choper mon train.


Là, autre son de cloche qu’à l’aller, le train est plein et je suis à cette fichue maudite place : dans le carré central, côté couloir. Y’a pas pire ! Pas de place où mettre ses jambes et l’impression qu’on m’observe de partout. Le gros type en face roupille et ronfle, le couple à côté parle boulot non-stop, un mec plus loin est en train  de bouffer un bidule qui pue, vraiment la grande classe. Le retour semble bien long… sans compter qu’une fois à Paname, il me faut rejoindre ma banlieue : correspondances, attente, mon sac chargé de dossiers qui me cisaille l’épaule pendant que je crapahute dans les couloirs du métro, monte puis descends les marches de ses tunnels de faïence blanche.

 

Résultat : pour environ 6 heures de réunion et rendez-vous divers, j’ai fait au moins 12 heures de transports. Pas très rentable tout ça niveau efficacité et bilan carbone. Il serait temps qu’ils se mettent à la visioconférence, ça ferait gagner beaucoup de temps, d’argent et de fatigue inutile. Sauf que ça, c'est pas encore dans les mentalités. Espérons que ça viendra un jour.

 

 

Sister « on the road again… again »

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 23:03

 

Aujourd'hui, les chefs ont réuni toutes les équipes de notre pôle pour un repas au restaurant, histoire de nous remercier du lancement du projet qui s'était bien passé. Cool, un peu de reconnaissance, ça fait toujours plaisir.

Ayant changé d'open space, je me retrouve à la table des filles avec lesquelles je vais bosser (beurk ! des filles !) enfin partager le « bureau ».

Parmi elles, il y en a une qui m'évoque Eve Angeli dans ses propos, tant elle navigue entre bêtise pure et naïveté lourdingue et une autre que je déteste déjà totalement.

 

On vient d’arriver au resto, tout le monde s’installe où il veut.

 

La niaise : "oh la la, il fait chaud ici"

Moi : "ouvre un peu la fenêtre derrière toi"

La niaise : "ah non parce que je vais avoir froid, l'air est chaud, mais j'ai froid"

Moi : ???

 

Ma collègue doit quitter la table à peine sa commande prise, sa fille est malade.

Le serveur nous demande ce qu'elle a pris pour annuler son assiette, mais avec mon collègue on ne sait pas trop, on n’a pas fait attention.

La chieuse : "hé bin nous, on sait ce qu'on a pris, on fait attention aux autres dans notre équipe"

Moi en la regardant : "ah bah ça, c'est fait"

La niaise qui ajoute : "nous on est des curieuses, on aime bien savoir"

 

Note perso : les 4 filles ont pris la même chose, c’est donc assez facile de s’en souvenir, en plus ça montre un manque de personnalité total.

 

Chacun a fait sa petite sélection dans le menu et après quelques minutes, les entrées arrivent.

La chieuse mate dans toutes les assiettes : "pourquoi tes croustillants sont plus dorés que les miens ?"

Moi : "parce que j'ai pris ceux à la dorade et toi ceux au chèvre"

La chieuse : "les tiens ont l'air meilleurs, j'suis dégoûtée, pourquoi les nôtres sont pas pareils, ils ont l’air moins bons"

 

Note perso : sans avoir été élevée par Nadine de Rothschild, j'évite d'ausculter l'assiette de mes collègues ou convives, question de savoir vivre. D'ailleurs à ce propos, j'en profite pour dire qu'on ne se souhaite pas "bon appétit", ça ne se fait pas.


On a tous plus ou moins fini notre plat principal.

Le chef : "Bah, X, vous n'avez pas mangé votre assiette ?"

La niaise (= X pour les mono-neurone qui me liraient) : "Non, il a le goût des poissons de la Seine, il a trop le goût de poisson".

 

Note perso : bien sûr ! Ca c’est d’une grande originalité un poisson qui n’a pas le goût de poulet. Elle a dû en manger vachement souvent en plus des trucs sortis du fleuve d’à côté ! Le jour où on pêchera de la daurade à Paris, je veux être là pour voir ça.

Précision supplémentaire : à chaque fois qu'elle prend du poisson au self, elle ne le mange pas (trop d'arrêtes, trop fade, trop gros, trop pas envie) et j'ai donc envie d'ajouter : "surtout trop conne", elle n'a qu'à prendre un steak cette grognasse, y’a toujours au moins 4 plats différents.

    

La chieuse : "c'est quoi ça dans mon tagine"

Moi : "c'est de la polenta"

La chieuse : "mais c'est un truc de l'Est ça, c'est pas normal"

Moi : "euh, c'est plutôt italien, disons qu’ils t’ont fait un plat world food "

La chieuse (qui n’a pas compris) : "en plus ça colle, j'aime pas".

 

Note perso : de toute façon, elle n'aime rien, jamais, quel que soit le sujet (bouffe, horaire, tâches, organisation, etc.).

 

Je vous passe les sujets forts intéressants de ces dames : la diarrhée du petit dernier (oui, on est à table, tout va bien, amenez-moi juste un seau SVP), les exploits scolaires d'un gamin de 8 ans qui arrive enfin à faire des additions, le mari qui veut changer de voiture sauf qu'ils ne sont pas d'accord sur la couleur. Bref, vous voyez, on aborde sans distinction de grands sujets de discussion à la limite de la métaphysique. En fait, elles ont des thèmes de préoccupations particulièrement futiles, superficiels et sans le moindre intérêt.

Autant vous dire que je les zappe le plus possible désormais, je prétexte une course ou n’importe quoi pour éviter ça, ainsi j’ai une heure de répit pour échapper à leurs commérages.

 

Je ne vous raconte même pas à quel point elles sont douées pour se monter le bourrichon avec des conneries.

L’autre matin, la maintenance informatique voulait rebooter nos postes à midi pour installer une mise à jour, elles se sont mises à râler parce qu’elles mangent à 12h30 d’habitude, alors qu’est-ce qu’elles vont faire pendant une demi-heure ? J’ai osé dire « bah, décalez votre heure de déj’, c’est tout simple ». Elles m’ont fusillé du regard.

Tempête dans un verre d’eau j’vous dis !

 

Chaque jour apporte son lot de nouvelles portes ouvertes enfoncées à grand renfort de lapalissades et autres réflexions dont la pertinence et l’intérêt sont proches du zéro absolu.

 

Ça confirme, j’ai horreur de travailler avec des nanas, surtout quand elles ont le QI d’un bulot et l’arrogance d’une diva.

 

Bon, allez, plus que 3 ou 4 mois et elles déménagent à l’étage du dessous… oh putain 3 mois !!! Souffrance !

 


Sister « mode misanthrope on… as always »

 

 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 00:54

 

Dans ma énième nouvelle entreprise, à faire toujours le même job de psychopathe, les distractions ne sont pas rares, elles sont inexistantes. Oui, mais j’ai l’habitude, c’est de pire en pire avec les années. On est passé dans l’ère maudite où tout le monde serre les fesses pour garder son poste et donc personne ne bouge une oreille, la rigueur n’a rien à envier au milieu militaire puisqu’elle en est la copie conforme, en pire, parce que plus stricte encore.

 

Pour l’instant, dans mon bureau (un open space), j’ai une collègue juste en face de moi qui blablate toute la journée. Elle commente non stop ce qu’elle fait,  se parle à elle-même, à son ordi ou a personne et ne s’en rend même pas compte. C’est pénible ce bruit de fond en permanence, vous n’imaginez pas. En plus, elle a une voix stressante à souhait. Le pire c’est quand elle est au téléphone, parce que ça grimpe d’un cran et ça me met à cran justement. J’ai carrément opté pour les boules Quiès discrétos dès qu’elle décroche. C’était plus possible de passer plus de 8 heures par jour sans un break de 15 secondes. J’en viens à bénir le moment où elle va aux toilettes, c’est dire !

 

Du coup, hier, j’ai envoyé un petit mail à mon autre collègue qui est derrière moi en lui écrivant : « Le seul moyen pour quelle ne fasse chier personne avec sa voix de crécelle, serait qu’elle change de métier pour devenir fossoyeur, médecin légiste ou thanatopracteur, au moins les macchabées ne se plaindraient pas ».

A ce moment, je me retourne et elle me dit tout haut : « c’est quoi un thanatopracteur ? » alors je lui explique que c’est celui qui prépare les morts avant la mise en bière, etc. Là, notre nouveau chef qui était juste à côté en train de chercher un document, relève la tête et me regarde avec un drôle d’air, entre étonnement, effroi et incrédulité. Je ne sais pas s’il était scotché par le sujet ou par l’aisance avec laquelle j’en parlais. Voyant ses yeux tout ronds, je lui explique qu’on se fait une minute culturelle chaque jour, ainsi on se fait deviner un nouveau mot. Et là j’ajoute : « Celui d’hier était nettement plus fun et léger quand même, rassurez-vous. C’était quoi au fait ? ». « Synallagmatique » me répond-elle.

Il n’a pas pipé mot, m’observant avec des yeux visiblement empreints d’angoisse quant à ma santé mentale et il est parti.

 

C’était son premier jour dans notre service, je crois que je lui ai fait forte impression… j’ai pas fini d’en baver moi…

 


Sister « les Shadocks pompaient, moi je rame »

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 01:20

 

Ce soir il n’y a que le ronron de mon ordinateur et le cliquetis de mes doigts sur le clavier pour troubler le silence de cette nuit banale. Je répands dans mes oreilles la couleur sonore appropriée au moment : Requiem de Mozart + lueur des bougies + envie de rien d’autre.

 

Voilà un an et 4 jours que j’ai divorcé.

Voilà un mois et 4 jours que j’ai démissionné.

Cette situation, je l’ai voulu et elle ne me déplait pas. J’assume la solitude, c’est un comme un vieux compagnon de route que je connais et qui ne me fait pas peur. Quoique…

Dans quelle mesure vais-je supporter cet état de fait ? Ai-je les épaules assez solides pour reconstruire sur les cendres encore tièdes des échecs successifs. On dit que ce ne sont que des étapes, qu’il faut continuer, se relever sans cesse, repartir au front sans relâche. Mais les coups restent marqués dans ma mémoire à défaut d’être dans ma chair.


Qu’en est-il de ma chair justement ? Elle ère, sans but, se perd vers quelques autres épidermes de solitudes similaires, assumées elles aussi, mais en fait dans la même errance que la mienne. On fait bonne figure, toujours. On donne le change, il faut bien. Pourtant, au fond, notre existence n’est faite que de compromis, de choix par défaut, pour faire plaisir ou parce qu’on se dit qu’il faut être raisonnable. Qu’est-ce qui nous empêche de nous libérer de ces liens ? Je n’en sais rien. Il y a le fric, bien sûr, moyen de subsistance incontournable, qui nous tient pieds et poings liés puisque tout se monnaye sans cesse.

Je (dé)pense donc je suis.

Foutaises.

 



Non, on ne peut pas vraiment aller vivre comme ça en ermite dans la montagne, sur un coup de tête. Non, il n’est pas envisageable de tout plaquer pour aller étudier les cloportes d’Asie Centrale, juste parce qu’on aime ça. Non, on doit encore courber l’échine, continuer à avancer. Dans le mur ? Oui, peut-être bien. Mais il paraît que c’est plus raisonnable.

Faire des choix, c’est trop souvent, faire des compromis. Donc, se trahir un peu chaque fois. Dommage.

 

Je ne sais pas si ça vous fait ça à vous aussi, une montée de larmes, comme ça, sans prévenir. Gros coup de blues qui survient sans crier gare. Parfois dans des moments  inopportuns ou dans des lieux inappropriés. C’est irrépressible, ça vous serre la gorge, vous noue l’estomac, vous prend les tripes. Il faut attendre que la tempête de spleen se calme et que s’éloignent les gros nuages noirs au dessus de votre tête.


En ce moment, j’ai un peu l’impression d’avancer en plein désert ou d’avoir face à moi l’immensité glacée de l’Antarctique. Un vide absolu qui pousse à la réflexion, aux remises en question, aux façons d’appréhender l’existence et ses embûches. Celles du passés et celles à venir.

 

Very bad mood, but I still walking. I must to.

 

Ça passera, il le faut bien, ça finit toujours par passer. Petite gorgée d’amertume et de ressentiments mêlés, de questionnements emprunts de doutes. Puis la vie reprend son cours.

 


Sister « tourner la page, ne pas revenir en arrière, écrire l’histoire, avancer ».

 

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 00:34

L’autre jour, j’avais besoin de dénicher quelques voilages puisque mon matou s’amuse encore à faire de la varappe sur mes rideaux. Du coup, je n’ose vous laisser imaginer l’état de mes cache-misères aux prises avec les griffes de la bête.

 

Je me rends donc dans un lieu que j’adore : le Marché Saint-Pierre. C’est comme une grande caverne d’Ali Baba avec des centaines d’étoffes et de tissus, de rubans et de dentelles, de galons et de boutons. Un vrai petit paradis pour accro de la machine à coudre et de l’aiguille (dont je ne suis pas).

Ces rouleaux et divers coupons sont une mine d’inspiration incroyable, j’y laisse divaguer mon imagination au fil des touchers soyeux ou vaporeux.

Aux alentours se trouvent d’autres boutiques, dont une qui vend ce qui ressemble davantage à des déguisements qu’à des vêtements. En descendant à l’étage inférieur, je tombe sur des tenues de danseuses du ventre. J’ausculte, compare, détaille les voiles légers plombés de piécettes pour faire du bruit quand on s’agite avec entrain. Tiens, quelque chose me choque. Dans les pays du Maghreb, il me semble que les femmes rondes sont un gage de féminité et les atouts de la fécondité doivent être mis en valeur par ces foulards chatoyants. Pourtant, surprise, il n’y a que de petites tailles à disposition, des brassières entièrement perlées… mais en bonnet B ! Les jupons légers en taille 38/40 uniquement. Ôtez-moi d’un doute, puisqu’il faut montrer les hanches et agiter l’abdomen abondamment, n’est-il pas contradictoire de réserver ses articles à des filles minces ? J’avoue n’avoir pas bien compris. Les canons de la beauté sont définitivement plus tournés vers la silhouette brindille que vers Les Trois Grâces. Les temps changent, les tailles se serrent et le regard des hommes dans tout ça ? J’aimerais bien en savoir un peu plus de leurs sentiments sur le sujet.

 

Sister « drapée d’un simple voilage blanc »

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 10:10


Ce matin, j'ai reçu dans ma boîte mail Free, un spam de "afro-universe..." et je l'ai collé directement dans ma "liste noire" des courriers indésirables. Plutôt marrant, ça restait dans la thématique.

Et sinon, hier après-midi, j'ai acceptée de passer en version beta de leur nouveau système de messagerie Free. J'aurais dû avoir la validation dans les deux heures et pourtant ce n'est toujours pas en service ce matin. Visiblement, ils ne sont pas au point du tout. J'aurais dû me méfier, j'ai été un peu bêta moi aussi sur ce coups là. M'en fout, l'ancienne marche toujours.

On est le 2 mai et y'a tellement personne dans les rues, dans le train et dans le métro que j'ai l'impression d'être venue bosser un dimanche, c'est vraiment "space"... Serais-je tombée dans la 4e dimension ?


Sister "no (wo)man's land "

 

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 00:22

3e et dernier épisode de notre grande saga de l’hiver digne des plus foireux programmes du PAF (en pleine face).

Aujourd’hui c’est du lourd, du premier choix, de la catégorie « Golden Pigeon - Gogo Premium - Tip Top Master Toto Card Platinum » : vous êtes mariés *.

Là, attention danger ! Warning ! Turbo (heu, non, ça c’est hors sujet), bref faites méga gaffe les mecs, c’est un moment crucial, « the D-Day » comme disent les britons dans un dialecte encore parfaitement abscons (nan, ce n’est pas un gros mot, il est en Comics 12, soit plutôt médium, sans les pouvoirs surnaturels) pour la plupart de nous**
Bravo à ceux qui sont allés jusqu’au bout de la phrase précédente sans y perdre leur souffle ou leur latin ou les deux, oui, y’a encore les soldes alors je fais des lots sur les groupes de mots, les phrases, les bidules qui traînent.

Donc, je disais, l’heure est grave (comme l’accent, qu’il soit zenglish ou autre).

Si vous oubliez ce jour symbolique, cette date à marquer d’une pierre blanche (ou d’un gravillon noir, pour éviter la discrimination) comme votre date de mariage (oups, je réveille un souvenir douloureux, je sais) ou son anniversaire (elle est encore si… jeune… si… elle-même !), alors vous finirez en enfer (et damnation), maudit jusqu’à la quarantième génération ou couvert de purulences innommables.

Méfiance les mecs, soyez sur le coup, si vous n’arrivez pas au moins avec les sacro-saintes roses rouges (signe pour elle de votre amour flamboyant et pour vous d’un trou dans le portefeuille), elle risque de se déchaîner et vous savez à quel point elle est capable du pire : privation de Wii, interdiction de sortie foot du dimanche, rationnement des chips, suppression des bières, remplacement du hachis parmentier par des brocolis vapeurs. Oui, je sais, les gonzesses sont perfides. Je remercie chaque jour la science de m’avoir génétiquement modifié pour éradiquer ce gène sournois. God bless scientists and their experiences.

Vous n’avez pas envie de vous faire appeler Arthur*** ? Alors, il va alors falloir réagir rapidos. Certaines exigeront un cadeau plus coûteux pour accorder leurs faveurs, là, c’est le signe que vous allez morfler, respirez un grand coup, je vais vous dire des choses qui risquent de vous faire un mal de chien.

Pour ses beaux yeux, elle risque de réclamer des offrandes hors de prix et vous devrez dire adieu à vos rêves de grosse cylindrée rutilante pour investir dans du bling-bling atroce. Oui, ce sac hideux et informe sur lequel elle louche coûte bien la somme rondelette de 450 €, ah non, il n’est jamais soldé, vous croyez encore au Père Noël ou quoi ? C’est la toute nouvelle collection de chez Duch’mol & Friends, les copines vont être jalouses à mort ! Un incontournable de la saison, tous les magazines en parlent, même Gwyneth et Calista le portent, c’est le must.
Bon, OK, ça vous troue le c.. qu’un truc si laid puisse vous coûter la peau des rouleaux, mais faut souffrir il paraît. Foutaises ! Ça fait cher la partie de jambes en l’air… comme vous avez raison.

Observons maintenant quelques spécimens étranges.

Une couleur stupéfiante, une rareté absolue, un prix inoubliable aussi...
1er cas : Le super prévoyant.

Ce mec a dû être élevé uniquement dans un univers matriarcal, il répond au doigt et à l’œil, est 100 % dévoué à la cause féminine, bref, ce mec est vachement louche !
Dressé à la baguette depuis sa plus tendre enfance, il a prévu depuis des lustres le pack complet :
-    attente à la sortie de son boulot en limousine
-    robe de soirée de ses rêves sur le siège
-    chauffeur qui la conduit dans l’endroit le plus romantique du moment
-    repas 4 étoiles en tête à tête
-    chambre de palace avec jacuzzi de folie
-    immense bouquet de roses Black Baccara à son retour à la maison
-    pochette-cadeau avec des soins et massages en institut pour stars.

Bon, ne cherchez pas, ce type n’est plus référencé en catalogue, il foutait un souk pas possible dans le moral des autres mecs et rendait les nanas hystériques, on a dû arrêter la production, cela devenait dangereux.
De toute façon, pour cette option, il faut prévoir un crédit sur 3 ans ou une grosse enveloppe de Tonton Benz des States (il est incollable).

2e cas : Vous n’avez pas un radis.

Bah ouais, faut pas déconner non plus, le premier tiers provisionnel est passé par là, vous n’étiez même pas encore remis de Noël et des soldes, ça commence à bien faire, on ne va pas bouffer des patates jusqu’à la Saint-Glinglin pour satisfaire les caprices de madame. D’ailleurs, c’est une fête commerciale ridicule et vous vous en fichez totalement de votre régulière depuis que la nouvelle stagiaire met tant de cœur à l’ouvrage…
Faites-lui le coup de la panne, le méchant trou de mémoire, l’amnésie temporaire. En plus, vous êtes tellement surmené en ce moment avec vos nouvelles responsabilités de maître de stage… Vous avez d’autres chattes à fouetter choses à penser, plus importantes.
Vous pouvez aussi tenter le gros mensonge : déplacement en province, séminaire à Perpette-les-Oies, conférence au sommet à Moussu-le-Glouvieu. Ah bah non, vous ne pourrez pas être là le 14 au soir, c’est moche, vous regrettez (ou faites semblant de). « Ah bon ? Oh quel dommage, ça tombe pile à cette date, oui ce n’est pas de bol, désolé chérie… ».
La fin justifie les moyens.

3e cas : Vous avez opté pour le service minimum.

Le soir fatidique, 19h, vous sortez de votre partie de baby-foot avec Robert. « Oh merde ! C’est la St Machin-chose des couillons amoureux ! Je vais encore me faire incendier par Mauricette ! ».
Vous foncez chez le fleuriste qui n’a plus que des roses jaunes (bien fadasses) et vous passez chez l’arabe du coin prendre une bouteille de mousseux. Allez, ça fera bien l’affaire. Déjà vous y avez pensé, y’a de l’exploit dans l’air…
Ouaip, bah pas pour votre moitié qui risque de vous envoyer le petit lot en pleine tronche. Le jaune ? Vous n’y pensez pas, c’est la couleur de la tromperie, elle va croire que vous la cocufiez c’est sûr ! Et le faux champ’ à deux balles, avec son traitement contre les varices, vous savez bien qu’elle ne peut pas en boire, vous faites preuve d’actes de cruauté envers elle, du moins c’est ce qu’elle s’imagine.

Bon, dommage, ce sera pour une prochaine fois le déshabillé de soie et les bas coutures.
Pensez à vous louer un DVD avant de rentrer car vous risquez de passer la nuit dans le canapé du salon, pas de bol pour les galipettes.

4e cas : Vous tentez la technique du contre-pied.

Autant vous le dire tout de suite, c’est casse-gueule comme approche.
« Quoi Pupuce ? Non, on ne va pas tomber dans le panneau de cette fête ridicule, pur produit marketing du lobby des fleuristes, des fabricants de lingerie et des chocolatiers ! ». « Tiens, si on invitait plutôt Séraphine & Gégé, Mélinda & Ludo, on se fera une raclette-party ? ». « Ah ? Ils ne sont pas disponibles ? Tes copines non plus ? Tiens, c’est bizarre ça… bah ce n’est pas grave, j’ai Stéph’ qui m’a passé Rambo contre les Tortues Ninja, on va passer une chouette soirée à deux, nan ? ».

Si vous ne voulez pas avoir droit à la soupe à la grimace jusqu’à Pâques, pensez à arriver le lendemain avec un présent convenable en vous excusant de n’avoir pas eu le temps la veille. Ca aidera à faire passer la pilule et peut-être aurez-vous droit à une réconciliation sur l’oreiller…

Voilà, maintenant vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas. Et sinon, bonne bourre pour les chanceux, bon courage pour les autres.
Petit conseil, pour éviter la rupture de stock, achetez les fleurs la veille et demandez à votre fleuriste de vous les garder ou mettez-les dans votre bureau en attendant. Vous passerez pour un héros prévoyant auprès des secrétaires.
 L’option "boîte de chocolats" est encore plus facile à stocker…

Sinon, pour les aventureux, dernier conseil pour rester vivant : la capote. Le mini investissement qui vous sauvera la vie ou vous évitera de devenir « soutient de famille » dans 9 mois.

Profitez-en, faites-vous plaisir, mais revenez-en sans avoir téléchargé à votre insu « mydeath 2.0 ».


Sister « le 14 ? Euh, je fais un stage de spacio-temporalité »


* Ouaip, c’est très moche ce qui vous arrive, mais sachez que je compatis. Nous avons tous nos moments de faiblesse, avec plus ou moins de gravité sur les conséquences.
** Sauf moi qui parle admirablement cet étrange langage (les soirs de cuite ou de désespoir, ce qui se vaut -bravo le veau-), comme vous pourrez le vérifier ici.
*** Déjà qu’elle vous surnomme son Jules ou son Roméo, plus rarement son Rocco ou son Don Juan, les filles ne savent jamais ce qu’elles veulent. Des fois, ça va même jusqu’à « mon lapin ». Elles sont capables du pire, convenons-en. 

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 21:25

Si vous avez manqué le début, rassurez-vous, y’a séance de rattrapage ici. Pour la suite, continuer, c’est maintenant que ça se passe.

Étudions aujourd’hui un cas très répandu et à la fois touchant, pathétique, désespéré et plein de courage : l’individu qui cherche sa/son partenaire.

Allez, ne poursuivons pas davantage le suspens, vous risqueriez de retrouver une tête connue dans ces exemples.

Non, ce n'est pas moi. Dommage, oui je vous l'accorde, j'aimerai bien aussi.
1er cas : Vous êtes un looser mais ne le savez pas encore.

Ainsi, cette année vous avez décidé d’aller de l’avant, de prendre les choses en main et mettre fin, ne serait-ce que pour une soirée, à votre pesant célibat.
Première étape, choisir la proie.

Depuis des lustres que vous lorgnez sur la responsable des achats du service administratif de votre boîte, cette fois vous allez vous lâcher. C’est le moment de tenter l’expérience. Cette fête des amoureux sera l’occasion d’approcher le sujet de vos fantasmes. Bon, elle n’a pas l’air très marrante, mais est parfaitement baisable et « faute de grive, on mange des merles » vous dites-vous. A l’attaque, vous lui avez proposé un dîner romantique et elle a accepté. Bingo !

Depuis plusieurs jours, vous errez comme une âme en peine dans le rayon lingerie fine d’un grand magasin et passez donc involontairement pour un gros pervers qui guette en douce ce qui plaît aux clientes pour ne pas se louper dans son choix. Erreur.
Finalement, vous optez pour la bonne attitude et osez aborder une vendeuse.
« Bonjour madame, je cherche un modèle assez sexy, c’est pour offrir »
« Oui bien sûr, elle fait quelle taille de bonnet ? »
« Euh non, ce n’est pas un équipement de ski qu’il me faut, ce sont des sous-vêtements féminins »
« Hum, je vois, c’est le volume de la poitrine dont je parle, vous pouvez l’estimer ? »
« Bah, comme vous à peu près (dit-il en approchant ses mains ouvertes vers les attributs de la vendeuse qui lui fait de suite les gros yeux en reculant de deux pas), c’est important ça ? Elle porte plutôt des cols roulés alors j’en sais rien »

Résultat, vous ressortez de là avec une guêpière de dentelle rouge et satin noir avec string assorti, le tout pour seulement 295 € mais oui c’est une affaire, vive les soldes ! Hé oui, messieurs, ça se mérite la bagatelle.

Le soir venu, entre la poire et le fromage la Beurré Hardy fondante et le Maroilles 3 mois d’affinage, vous glissez à la belle le joli paquet qui vous a coûté un œil. Elle l’ouvre et vous assène une magistrale baffe et un retour du cadeau à l’expéditeur (comprendre que vous le prenez en pleine tronche).

Bon, va falloir penser à retrouver le ticket de caisse pour le remboursement et surtout à vous faire tout petit le lendemain dans l’entreprise. Essayer de frôler les murs, de ne plus trop vadrouiller du côté de la machine à café ou ailleurs. Arf, dites-vous que l’année prochaine, vous trouverez un autre stratagème super ingénieux et que vous tiendrez votre revanche. Tenez bon, plus que 364 jours à vous la coller sur l’oreille.

Oui, j'aime cet homme qui ne me regardera jamais. Tant pis, ainsi va la vie.
2e cas : De la loose, encore de la loose.

Mademoiselle, vous avez emménagé dans un minuscule appartement parisien et n’avez pas manqué de remarquer que votre fringant voisin faisait sécher ses vêtements sur le palier. Ah ! C’est tellement exigu dans ces logements, autant squatter cette place disponible.
Hum, mignons ces petits boxer shorts, moulants à souhait, très affriolants…
La Saint-Valentin, c’est le moment idéal pour tenter le coup et donc oser la prise de contact plutôt que le classique « bonjour, bonsoir » quotidien.
Il est craquant et comme vous n’avez pas trouvé la moindre trace de string ou autre sape de fille, c’est qu’il n’y a pas de présence féminine à l’horizon, faut foncer !

Armée de votre courage, de votre libido au taquet et de votre gueule enfarinée, vous êtes décidée à franchir le cap et allez toquer à sa porte.
Un jeune mec vous ouvre, mais ce n’est pas lui. Tiens ?!?!
« Euh, bonjour, c’est à vous les vêtements là ? »
« Non, attendez un instant… Jean-Charles ! Viens par là mon chou, tu vois, je t’avais bien dit que ton étendoir gênerait la demoiselle, allez mon lapin, faut l’enlever de là ».

OK, vous n’avez plus qu’à dire merci et retourner gentiment chez vous feuilleter S’toys magazine en sanglotant sur votre nounours. Oh, les hommes sont vraiment trop cruels, c’est pas juste !
Ah bordel, mais pourquoi les gays sont-ils si mignons et bien gaulés ? C’est dégueulasse, c’est du gâchis d’avoir un corps de dieu grec et de ne pas en faire profiter les copines, nan vraiment, c’est pas chic ça les mecs. Nous faire baver comme ça pour nous laisser ainsi sur notre faim. Quel égoïsme !
Bon, il reste toujours le petit dodu du rez-de-chaussée qui vous fait du gringue depuis qu’il vous a aperçu déballer vos cartons pleins d’accessoires rigolos.

Vous n'avez toujours pas acheté ce bouquin ? Quel dommage.
3e cas : vous êtes un opportuniste. Ce n’est pas grave, ça se soigne très bien.

Vous aviez décidé de boycotter cette fichue journée en restant seul tranquille chez vous, manque de bol votre frigo est vide et avez furieusement envie de manger chinois. Vous foncez chez l’asiat’ d’en bas*. Là, vous remarquez une nana, toute seule à une table alors qu’il y a des couples dans tous les coins. L’air de rien, vous mater en douce, elle ne semble attendre personne. Du coup, plutôt que d’embarquer vos bouchées vapeur dans votre piaule, vous décidez de manger sur place, à deux pas de votre proie potentielle. Si y’a moyen de moyenner, on ne va quand même pas se priver, vous dites-vous en votre for intérieur.
Tant pis, ce soir vous ne battrez pas votre record sur Granturismo, mais c’est pour la bonne cause, vous commenciez à avoir un « pignol’ elbow ».
Aux grands maux, les grands remèdes, vous envisagez d’alpaguer la fille esseulée.

Vous avalez vos nems en l’observant discrétos, un sourire par ci, un clin d’œil par là. En plus, le resto est plein de couples qui se bécotent entre deux bouchées de beignets de crevettes, vous avez bon espoir d’arriver placé dans la course. Y’a pas de raison, vous le sentez, la roue tourne, c’est votre soir, oh yeah in the pocket, pensez-vous.
Vous continuez à vous empiffrer de porc laqué, de nouilles sautées et de samossa au poulet en avalant du saké pour faire descendre tout ça et vous donner du courage.
Au bout d’une demi-heure, vous vous lancez et allez aborder la demoiselle. On discute, on papote, ça se passe pas trop mal votre speed dating improvisé. Finalement, elle accepte de vous suivre en boîte pour digérer le repas et faire la fiesta loin de ces gens écœurants.

Manque de bol, vos excès de mets exotiques commencent sérieusement à se faire sentir et vous êtes particulièrement barbouillé, très nauséeux même… Au bout de 10 minutes dans le taxi, vous ne pouvez vous empêcher de vomir sur votre future conquête qui s’enfuit en courant pendant que vous vous faites pourrir par le chauffeur qui réclame une fortune pour les dégâts occasionnés.

Vous êtes dégoûté de la vie et rentrez chez vous, la queue entre les jambes et les chaussures pleines de gerbe. Vous vous en souviendrez longtemps de ce fucking Valentine’s day de merde !

Voilà, j’espère que vous y avez trouvé votre compte, y’aura son pesant de cacahuètes dans le prochain épisode. Soyez sages, préparez vos arrières.

Sister « toujours en solitude ? »

* J'en profite pour souhaiter une bonne année du rat à toute la communauté asiatique.

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