Délices sucrés : quelques grammes de finesse

Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 01:11

 Afin de ne pas rendre mon public de lecteurs totalement neurasthénique ou carrément dépressif, je me dois de panacher mes articles coup de gueule avec d’autres billets un peu plus légers.  En l’occurrence, puisque c’est dimanche, voici une petite douceur pour vos palais de gastronomes exigeants.

 

N’en déplaise aux énormes firmes sucrières qui veulent nous vendre leurs produits à toutes les sauces, il faut apprendre à limiter au maximum cet ingrédient de notre alimentation, car il n’est pas indispensable et surtout il nous mène vers le diabète, le surpoids (1 g = 4 calories) et j’en passe. Non, je ne me fourvoierai pas à prôner le « manger-bouger », c’est juste du bon sens. OK, je dis ça, mais ne le fais pas forcément non plus, sinon j'aurais un physique d'athlète, un corps de rêve à se damner, une pure folie... mais ce n'est pas tout à fait le cas, soyons réalistes.

 

Du coup, j’ai testé les ersatz et autres produits sucrants moins nocifs ou moins caloriques.

 

Je vais de suite mettre hors concours tout ce qui concerne les édulcorants qui ne sont que des saccharoses de synthèse du type aspartam et acésulfame K. Ces molécules chimiques restent suspectes quant à leur dangerosité et surtout elles transforment complètement le goût des aliments. En prime, elles ne supportent généralement pas la cuisson. 

 

N’ayant pas fait l’acquisition de tous les produits existants, je n’ai pas essayé :

Le sirop de blé

Le sirop de riz

Le sirop de malt

La mélasse

Mais cela viendra peut-être prochainement.

 

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En revanche, j’ai essayé les éléments suivants :

 

Le fructose : Il plairait à Delarue parce qu’il ressemble à une poudre blanche. Il a un pouvoir sucrant plus important que le classique, il faut donc faire gaffe au dosage. Il donne un goût sucré assez habituel et reste donc plutôt neutre.

 

Le sirop d’érable : J’adore sa saveur inimitable, mais il reste très calorique et ne peut pas être utilisé partout, de plus il est très cher. À réserver tel quel sur les crêpes, pancakes et autres bidules déjà sucrés eux-mêmes finalement.

 

Le miel : Pareil que ci-dessus. En plus, en fonction de la provenance et des fleurs butinées, le bouquet de goûts disponibles devient énorme. Il se prête bien à la préparation de desserts de types entremets qu’il parfumera naturellement.

 

La stévia : C’est un produit très récent dans nos contrées. Elle est issue d’une plante sud-américaine. On en parle beaucoup en ce moment, car ses vertus seraient immenses et ses inconvénients très minimes. Il est vrai que ça sucre fort, très fort ! Il faut en mettre vraiment peu. Oui, mais elle cache aussi une particularité qui en limite son utilisation : son goût de réglisse franchement prononcé. J’avais tenté d’en mettre un soupçon dans mon thé et cela a été rédhibitoire. Cela peut être utile pour une crème dont on utilisera cette caractéristique pour parfumer le dessert, mais le résultat est vraiment spécial.

 

Le sirop d’agave : Ça, c’est LA bonne surprise. Grosse révélation même ! Une saveur douce et neutre qui se mélange à tout, un index glycémique très bas et un pouvoir sucrant très intéressant, le tout en étant facile à doser. Question tarif, ça commence à se démocratiser. D’ailleurs, avant on en trouvait que dans les magasins bio, mais désormais ils en ont aussi en grande distribution.

Du coup, je vais même tenter de cuisiner avec. Histoire de voir ce que ça donne.

 

Voilà, maintenant vous pouvez continuer à sucrer les fraises avec bonne conscience.


 

Sister « sugar sugar… »

Par Sister of Night - Publié dans : Délices sucrés : quelques grammes de finesse
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 02:48

 

Je suis étourdie parfois et aime une certaine forme d’oisiveté qui laisse à mon esprit le temps de s'échapper, d’aller explorer des pistes nouvelles, de digérer un fait vécu ou de mieux comprendre des situations ou des gens. En clair, faire entrer un peu d’oxygène dans mon crâne pour que l’imagination fasse le reste et que les pensées s’évadent et finalement se plongent aussi vers une certaine forme d’introspection.

Cela peut me prendre à tout moment lorsque je n’ai pas à me concentrer sur une tâche. Dans le train, si je relève le nez de mon bouquin parce que je viens d’y lire quelque chose qui me porte un peu plus loin ou parfois se calque sur la réalité et offre un autre champ des possibles. Dans une file d’attente, je regarde les gens et essaye de deviner ce qu’ils sont ou quel est leur caractère. 

 

Il faut savoir se garder cette respiration. Et pour cela, à chacun sa méthode. Certains chaussent les Pataugas et vont crapahuter dans la montagne, d’autres filent à la pêche, parfois c’est tout simplement en se posant dans un parc. En clair, il faut régulièrement laisser s’envoler les idées pour qu’elles nous reviennent plus riches.

 

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J’avais lu une fois, de la part d’un grand patron d’industrie, qu’il avait trouvé dans la pratique du golf, non pas le moyen de se faire un carnet d’adresses, mais surtout de prendre l’air et du recul sur son travail pour trouver les bonnes solutions aux problèmes divers et variés. Il s’accordait donc 10% de son temps de travail sans rendez-vous, ni tâche précise, afin de faire part à toute éventualité en cas de rush dans son planning, mais surtout pour s’offrir cet espace de liberté qui le rendait plus productif et plus efficace qu’en gardant le nez dans le guidon sans arrêt.

À force de rencontrer différents profils d’entrepreneurs, je constate qu’ils n’ont pas cette sagesse et foncent à 100 à l’heure pour essayer de tout gérer. Résultat, ils s’épuisent et finissent par se laisser déborder en culpabilisant à mort, se flagellant moralement à se dire qu’ils n’y arrivent pas parce qu’ils sont mauvais, trop lents ou pas assez performants. Quel dommage ! Ils sont juste mal conseillés.

 

Beaucoup d’inventions sont purement le fruit du hasard dit-on, mais j’ai remarqué que les « créatifs » sont souvent présents dans des activités très éloignées de leur domaine de prédilection, juste pour s’imprégner d’autres cultures, d’autres influences, d’autres sources de travail que leur œuvre. Qu’ils soient architectes, designers, chefs étoilés, couturiers, écrivains ou peintres, ils sont nombreux à capter l’air du temps, observer leur quotidien et surtout aller voir plus loin ce qui se cache encore aujourd’hui, mais pourrait les inspirer demain.

 

Être curieux de la vie me semble aussi essentiel que respirer. Oui, c’est juste cela : la respiration de l’esprit. Une sorte de porte ouverte qui peut nous aider à comprendre ou à enrichir nos idées. Tout comme la nuit notre cerveau consolide, analyse et enregistre les informations de la journée. Penser à autre chose nous aide à mieux nous retrouver. J’aime laisser mon esprit vagabonder, il en sort toujours quelque chose et ça fait un bien fou.

 


Sister « en tête à tête avec moi-même »

Par Sister of Night - Publié dans : Délices sucrés : quelques grammes de finesse
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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 01:48

 

Tout juste rentrée de mes minis vacances, j’ai eu la chance incroyable de retomber deux jours de suite juste à côté (dans la file d’attente du self) de celui qui m’a encore mis dans un état… proche de l’Ohaïo diront certains, proche du coma dirait House, proche du ridicule penseront d’autres. Tant pis, ça me donne des ailes et me fait un bien fou alors je ne vais pas bouder mon plaisir. J’ai presque déjeuné en face de lui tellement les tables étaient proches (choix judicieux de l’emplacement, sans en avoir l’air) et j’avoue que cela m’a conforté dans mon idée. Il faut que je me jette à l’eau. Arrêter de tourner autour du pot comme ça, je ne suis plus une gamine de 10 ans, je ne vais pas l’inviter à ma première boum, allez, un peu de tenue, beaucoup de courage et hop ! C’est parti.

 

Après avoir tourné et retourné le problème dans ma tête pendant des lustres, le seul moyen que j’ai trouvé pour l’aborder sans que je tombe en syncope, c’est de faire appel au seul média que je maîtrise un tant soit peu : l’écrit.

 

Par un procédé que je ne dévoilerai pas, j’ai obtenu son patronyme et comme le Web laisse plein de traces de nos passages, j’ai vu qu’il avait aussi son profil sur le célèbre réseau social. Voici donc la petite porte que j’ai choisie pour envoyer ma missive, sans garantie aucune, juste parce que j’en peux plus de rester inactive, passive, ça ne me ressemble pas et je trépigne d’impatience à l’idée de tenter l’aventure, même si elle se termine dans le mur.

 

Voici donc, en exclusivité mondiale et pour vous seulement, sous vos yeux ébahis et embués d’émotion, l’intégralité (sauf signature, juste mon prénom, le vrai) de ce que j’ai eu le courage de taper à l’instant avant de cliquer sur le fatidique : « envoyer ».


Titre du message : Oui, j'ose...


Hello,

Cela fait des jours et même des semaines que je me torture à l'idée de franchir le pas, juste tenter un petit signe, alors pourquoi pas une bouteille à la mer, version 2.0. puisque je suis bien plus à l'aise à l'écrit qu'en face à face.
Je ne sais même pas si ton profil ici est encore actif, mais ce message devrait te parvenir par mail, je l'espère. La messagerie interne n'est pas faite pour ça, laissons-la pour l'univers pro.

Bien sûr, mon pseudo ici ne te dira rien, mais mon vrai nom ne serait pas plus parlant. On ne se connait que de vue, le midi, lorsque nos estomacs vides nous poussent vers la cantine...
Oui, c'est moi la petite blonde sur talons hauts qui te sourit et murmure un timide bonjour, car ton charisme m'impressionne énormément. Je suis avec mes collègues, toi avec les tiens, difficile d'entamer le dialogue. Mais c'est toujours un plaisir de t'apercevoir, je l'avoue.

Il n'y a aucune obligation, aucune contrainte. Si ta curiosité te pousse à engager la conversation, ici ou ailleurs, j'en serais ravie, sinon, je ne t'ennuierai pas d'avantage et comprendrai volontiers ton choix.

See you.

(moi).

 

 

"Oser, c'est perdre pied momentanément. Ne pas oser, c'est se perdre soi-même." Kierkegaard



Sister "un petit clic pour la souris, un grand pas pour ma prise de risque"


 

P.S. : Merci à Stéphane, mon tout nouvel abonné à la newsletter, auquel je rends hommage au passage en reprenant une citation qu'il affectionne et que j'aime aussi énormément.

 

Par Sister of Night - Publié dans : Délices sucrés : quelques grammes de finesse
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