Liste des ingrédients : poisons divers

Dimanche 7 août 2011 7 07 /08 /Août /2011 01:08

Non, vous ne rêvez pas, c’est aussi vrai que cet été est pourri.

Non, je ne suis pas en train de me prendre pour une espionne internationalement recherchée et classée « ennemie publique N°2 ».

 

Bon, vous êtes sur les dents à vous demander comment j’ai réchappé à la mort ?

Vous tremblez déjà à l’idée d’apprendre comment je me suis sortie de ce piège mortel ?

Là, votre palpitant est carrément au taquet en imaginant ce qui a pu se passer, pourquoi moi ? Par quel mode opératoire ? Est-ce que mes matous s’en sont sortis indemnes ? Ma légendaire recette du riz au lait restera-t-elle à jamais mon secret ?

Vous le saurez au prochain épisode…

 

Mais non, bien sûr que je ne vais pas vous laissez comme ça, en vrac, dévorés par un suspens haletant et tendus comme des strings, prêts à craquer.

 

Voici donc votre nouveau feuilleton de l’été : « Sister contre le gaz toxique ».

 

J’me baladais, sur l’avenue, le cœur ouvert, à l’inconnue… Euh non, ça c’est pour l’intermède musical… reprenons.

 

Chaque matin après la douche, je me sèche les cheveux avec l’appareil dédié à cet usage, puis, pour maintenir un semblant de tenue capillaire, je mets un soupçon de laque. Depuis des années, cette opération anodine n’avait jamais posé problème. Elle est même d’une banalité affligeante pour des milliers de femmes (et d’hommes).

Pourtant, l’autre jour, je constate que j’arrive en fin de stock, le contenant est vide, il faut que j’en rachète.

 

N’étant pas du tout une adepte du marketing à tout crin, je me fiche pas mal de savoir laquelle est la plus efficace, la plus tendance, la plus girly, etc. Pour faire simple, j’avais acheté la même que ma mère, c’est dire !

En revanche, pour mes cosmétiques et produits d’hygiène, je les choisis par correspondance et uniquement du bio.

N’ayant pas envie de passer une commande juste pour ça, je profite d’un passage en hypermarché pour en racheter une, mais, oh surprise, il en existe pléthore ! Quel intérêt qu’elle soit pour cheveux fins, frisés, colorés, cassants ? Ça fait le même usage. L’une qui fait briller, l’autre qui assure un maintien fort ou normal, une troisième enrichie en kératine et des dizaines d’autres aux promesses alléchantes autant qu’inutiles.

M’en fous pas mal. Je pensais donc reprendre la copie de celle qui a rendu l’âme, mais me voilà devant un choix à faire. Dans la catégorie Elnett de L’Oréal, il en existe au moins 3 différentes et je n’ai aucune idée de celle que j’avais prise la dernière fois. Seule différence, un petit médaillon de couleur qui dit « fixation forte », « fixation normale » et « cheveux secs ». Pff… me voilà bien, ça n’a aucune importance alors je prends la « forte » histoire de me dire comme ça j’en mettrais encore moins pour le même résultat. Bien mal m’en a pris !

Le lendemain matin, rituel classique et arrive l’instant où je sors ma bombe de laque pour sa tâche habituelle et là, en quelques secondes, je me mets à étouffer, le souffle court et haletant comme si je faisais une crise d’asthme ! Sachant que je n’ai jamais eu de problème pulmonaire ou autre, je peux vous dire que c’est flippant ! Obligée d’aller me mettre à la fenêtre pour essayer de respirer calmement. Ce sentiment d’étouffement et de suffocation est très perturbant et d’autant plus quand on ne s’y attend pas le moins du monde, tranquille devant sa glace.

 

Il m’aura fallu plusieurs minutes pour ne plus avoir l’impression de manquer d’air comme si j’étais sur l’Annapurna et je ne pensais pas qu’un aérosol de si grande consommation puisse provoquer un effet si violent. Là, c’est au-delà du simple désagrément parce que si j’avais eu des problèmes respiratoires, j’aurais pu crever toute seule dans ma salle de bain.

 

Inutile de dire que je vais contacter le service consommateur de L’Oréal pour leur remonter les bretelles de façon musclée. Il n’est pas exclu que j’écrive aussi aux associations de consommateurs, parce qu’on le vaut bien !

 

Mes-images-2011 1436-copie-1

Je ne sais pas si cela vient du gaz propulseur ou d’un composant du produit lui-même, mais ça me renforce dans l’idée que l’industrie chimique et moi sommes fâchées définitivement. Trop de laxisme, trop de course aux profits, trop d’approximations, trop d’hérésie, je préfère m’en tenir à des recettes simples (presque rétrogrades) mais qui ont fait leurs preuves depuis des générations.

 

Je n’avais pas eu d’ennui avec l’autre modèle et je ne pensais pas risquer ma peau en prenant Elnett « pastille rouge » au lieu de « pastille bleue ». Comme quoi, on peut frôler la mort avec un geste super anodin.


 

Sister « à bout d’souffle »

 

Chronique 07082011 Chronique 07082011

Par Sister of Night - Publié dans : Liste des ingrédients : poisons divers
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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 23:52

Et vlan ! Prends ça dans ta face, toi pauvre petite naïve ridicule qui ose encore penser que le monde n’est pas si moche et les gens pas si pourris. Oui, tu l’as bien mérité, c’est bien fait pour ta gueule, on t’avait pourtant dit de te méfier, d’arrêter de vouloir saisir une part de bonheur qu’on te tend, c’est juste un piège, un de plus. Toujours cet éternel miroir aux alouettes.

 

Mais tout était là, les ingrédients parfaits, une entente impeccable sur tous les plans, une osmose comme jamais, un truc tellement rare qu’on se pince pour y croire. Ça semble tellement réel, tellement possible… Au début, je me suis méfiée, en me disant que c’était trop beau pour être honnête, qu’il ne fallait pas se monter le bourrichon. Puis, la confiance aidant, la relation s’installant, j’ai peu à peu fait tomber l’armure… Au fond de moi, je voulais y croire aussi, me dire que s’il n’y a rien de sûr, il y a déjà un peut-être… Foutaises !!! Ah tu as laissé transparaître un peu de ta fragilité, petite blonde insignifiante dans ce monde de brutes, paf ! Tu l’as bien mérité, on ne baisse pas la garde, jamais ! Tu le savais, ça fait des années que tu dégustes, que tu te protèges, que tu crois te préserver des mauvaises rencontres, mais le diable est perfide et a pris une apparence angélique pour mieux te croquer.

Tu avais accordé ta confiance, ce sentiment qui se distille encore plus parcimonieusement que des « je t’aime » et te voilà qui dégringole.

 

Chacune de nos rencontres était comme un élan vers le firmament de la complicité. Sa simple proximité m’apportait une paix intérieure et un bien-être incroyable. Je volais vers lui avec la légèreté d’une promesse de sérénité parfaite, d’un pas plein d’allégresse et empli de joie. J’aurais pu abattre des montagnes pour « avoir ma dose ». C’était tellement génial, incomparable, puissant !

Quand on atteint le 7e ciel, on n’a qu’une envie, recommencer, s’étourdir de bonheur, planer et devenir une sorte de pur esprit gorgé d’une plénitude rare.

 

Aucun nuage à l’horizon, rien qui ne puisse venir mettre d’ombre au tableau. Juste un manque de temps pour s’apprivoiser totalement, pour oser franchir la terrible barrière du quotidien, car on sait bien qu’il s’agit d’un poison qui ronge les sentiments et les pulsions aussi sûrement que les embruns salés arrivent à grignoter le métal le plus dur.

 

Rien en vue, temps clair, mer calme. Le temps est suspendu, il n’altère rien, on reprend à chaque fois là où on avait arrêté et, comme un planeur profite des courants ascendants, la qualité de notre relation grimpe d’un cran à chaque rencontre. Comment imaginer quoi que ce soit de négatif quand tous les voyants sont au vert ? C’était inutile, stupide même. Pas la peine de se pourrir la vie avec des hypothèses de nuage noir ou de gros temps quand tout s’annonce sous les meilleurs auspices.

 

Et j’entends déjà la voix off : « Mais tu vas la fermer ta g… !!! Tu ressasses encore des relents de vie idyllique alors que tu viens de te faire jeter comme une merde ! Tu es totalement maso ! »

Oui, j’ai l’impression d’avoir sauté en parachute avec lui, tout planait tranquillement, c’était agréable, super grisant, la grande classe et là, sans raison apparente, sans motif, sans autre  forme de procès, il a coupé toutes les suspentes d’un coup net sur le Net. Je me suis vue m’écraser lourdement, sans un mot, sans explication. Aspirée par ce trou d’air, j’en ai le souffle coupé, je suis au fond du gouffre, bonne à ramasser à la petite cuillère, hors service, foutue. Moral en miette, j’ai l’impression que tout s’est encore écroulé autour de moi, j’avance comme un zombie au milieu de ma vie. Le choc vient de se produire alors j’écris pour tenter d’exorciser. Espérant que les mots vont me donner une explication à défaut d’une solution. C’est désespérant, car rien ne vient d’autre qu’une nostalgie sourde d’un passé si récent et trop présent désormais. Tel un boxeur, je suis sonnée, sur le flanc, déconnectée.

 

« The story of my life ». Toujours la même histoire, je me fais des films, je veux y croire, je baisse ma garde et bing ! Un gros uppercut dans ma tronche. KO debout.

 

Maintenant, je finis par comprendre les gens qui choisissent de « fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve ». Oui, après tout, on ne risque pas de se brûler tant qu’on ne s’approche pas de la flamme. Sauf que moi j’ai besoin d’être réchauffée, d’y croire, de partager autre chose que des banalités quotidiennes. J’ai l’impression d’être dans un semi-coma, de gâcher ma vie en perdant ces instants précieux qui ne se représenteront plus.

 

Hasard ou coïncidence, j’ai eu besoin d’écouter Air « Pocket Symphony » pour écrire ces quelques lignes. Et en constatant que oui, j’avais besoin d’Air et d’air. J’ai l’impression d’étouffer sous mes pensées qui se bousculent, je me sens assaillie d’idées sombres, de sentiments de trahison, d’une forme de culpabilité ridicule envers moi-même, un besoin de fuir ça et tout le reste. L’horreur d’avoir voulu y croire, encore. Mais je suis à terre, plus bas que terre en fait, en dessous de tout, détruite.

Je suis un ectoplasme. Dégoûtée, écoeurée, vidée.

La vie est cruelle, elle n’épargne pas les fragiles.

 

Plus la drogue est forte, plus le manque est douloureux, plus on morfle.

 


Sister « very very bad trip »


 

Chronique 15052011 Chronique 15052011

Par Sister of Night - Publié dans : Liste des ingrédients : poisons divers
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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 22:56

En surfant au gré du Web, cliquant sans but précis, je suis tombée sur ce site et notamment sur la photo ci-dessous.

La légende résume exactement la stupidité de notre mode de vie et nous pousse à réfléchir sur l'absurdité de nos actes.

A vous d'en juger.

 

Pour les personnes fâchées avec l'anglais, cela dit :

"deux arbres morts soutenant un arbre vivant".

 

Capture tree  

 

Title: Two Dead Trees Supporting a Living Tree
Year: 2007
Photo by Lotte Stekelenburg

 

 

Sister "désabusée"

Par Sister of Night - Publié dans : Liste des ingrédients : poisons divers
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Amuse-bouche

Quelques pensées en vrac, des chroniques sur le vif, un soupçon d'actualité, le tout saupoudré de bonne humeur (autant que possible) pour espérer susciter l'intérêt ou la curiosité. Chose rarissime sur le Net : mon site est garanti 100% sans pub ! Mais oui, vous ne rêvez pas, c'est dingue n'est-ce pas ?

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