Préchauffage : entrée en matière

Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /Jan /2008 21:35

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Si vous venez régulièrement sur mes pages (ce que je vous encourage vivement à faire, histoire de flatter mon égo et vous arracher quelques instants à votre train-train plan-plan), vous n’êtes pas sans avoir eu connaissance de mon goût immodéré pour la bonne chère (divin chocolat, subtils crustacés, adorables mangues charnues et j’en passe) et la chair fraîche (comprenez par là* du mâle ferme et vaillant).

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Oui, amis, amants, internautes de tous poils et d’horizons multiples, ne nous mentons pas, dans la vie, y’a que le cul et la bouffe qui nous font avancer. Le reste n’est là que pour nous aider à supporter ce quotidien par trop pesant, convenons-en.

Et le fric me direz-vous ? Juste ce qu’il faut, car pas assez il complique les choses et trop il les gâte définitivement.

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Ainsi, lorsque je m’adonne à mon loisir préféré (ex aequo avec l’autre), j’ai parfois besoin d’accessoires pour pétrir, malaxer, fusionner, étendre… Voyez déjà comme les termes sont ambigus et peuvent aisément servir dans les deux registres. Ces disciplines restent très complémentaires à mon humble avis.

Cela explique que par nécessité ou juste par envie, il me prend de temps en temps l’idée d’aller m’équiper en attirail performant, car comme dit l’adage : « les bons outils font les bons ouvriers » et si je veux faire quelques merveilles de mes dix doigts, un matériel adéquat est vivement recommandé.

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Dans ce but, je surfais l’autre jour sur des sites pour adultes joueurs, en quête de nouveautés. Je promenais donc tranquilou mon mulot au fil des pages (virtuelles) de mon écran et repère au passage des articles très similaires à ceux que je possède dans ma cuisine.

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De suite, je sens que vous crevez d’envie que je vous apporte la preuve en image et sans décodeur, bande d’assoiffés. Que votre vœu soit exaucé.

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Ci-dessous, la version moderne des haricots que mettaient nos grand-mères pour éviter que la pâte ne gonfle à la cuisson (on dit aussi : « cuire à blanc »).

. Unchain my heart...
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Et maintenant, la variante du martinet, version métal (pas trop hard core, un peu quand même). Le but étant de faire gonfler les chairs justement (on dit alors : « chauffer à blanc »). Voyez comme c’est troublant…

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Je suis contente de voir qu’avec un peu de chatterton, je peux me bricoler un nouveau joujou à partir de mon matos existant… que c’est excitant !

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Maintenant, une sorte de pilon servant à foncer** un moule. Bel objet énigmatique.

. Existe en version simple ou double comme ici... ça force l'admiration !

Son pendant (à ne pas mettre entre toutes les mains), un bidule dont je ne détaillerai pas la destination, on est à table je vous le rappelle ! Restons raisonnables, en plus je me préfère en version unplugged, mais à chacun ses goûts.

. Dans la réalité, il est encore plus gros et impressionnant.. brrrr... beurk.

Petit contre-exemple, histoire d’en rajouter une couche sur nos « french paradoxes ». Si je prends le cas du fouet culinaire (totalement au hasard, vous l’aurez remarqué), son homonyme sensuel (ou chat à neuf queues) a un usage radicalement opposé et un aspect bien différent, pourtant les deux servent à faire monter la sauce. Remarquez comme notre belle langue est perfide et nous attire immanquablement sur des terrains glissants.

. Ici une chatte et un fouet.

Non, vous n'avez pas la berlue, ici aussi, on peut voir une chatte (panthère synthétique) et un fouet à main.

A ce propos, ne trouvez-vous pas curieux le terme de « maître queux » ? Moi aussi… Surtout qu’ils sont loin d’être feignants, malgré leurs poêles dans la main. Oups, j’ai tenté le jeu de mot ringard à deux balles. Tant pis, je le laisse pour les amateurs du genre.

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La liste des rapprochements en la matière est longue et ne manque pas de piquant. Je vous en distillerai d’autres échantillons, au compte-goutte, pour ne pas créer l’écœurement et surtout ménager le suspense. Fieffés gourmands que vous êtes…

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Sister « miam, slurp, gloups ».

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* j’explique un peu pour ceux qui ont le neurone du fond resté sur pause.                 

** signifie étaler une abaisse (pâte) dans un moule

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Par Sister of Night - Publié dans : Préchauffage : entrée en matière
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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /Nov /2007 00:07
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« Vous ne trouvez pas que je suis beau gosse ? Ah si, je pense que je suis bien foutu comme mec, petit mais mignon, non ? »
Le plus dingue, c’est qu’il n’a pas tort ! Boxe et arts martiaux le mettent à l’abri des poignées d’amour, ses tablettes de chocolat, il les a sur le bide et pas dedans (contrairement à moi, hum, bref). Avec sa bonne tête à connerie, ouaip ça l’fait…
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Son autre atout est qu’il joue franc-jeu, ce qui est assez rare pour être signalé. Toutefois, ce jeune gaillard cherche un peu sa voie. Actuellement, son job n’est vraiment pas bandant. Comptable, pensez donc ma bonne dame, si c’est pas la misère ça ! OK, y’a pas de chômage dans la profession, n’empêche que les binoclards avec leurs livres de comptes, ça ne fait pas fantasmer les donzelles.
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Il rêve de mieux et ambitionne une carrière pas banale. Il veut du grandiose, du plaisir à gogo, des paillettes et du show-biz. Sauf que là son grand projet serait de devenir acteur/réalisateur de films de boules. Oui, vous n’êtes pas en pleine hallucination. Avouez que chevaucher une belle blonde et plus motivant que de monter un bilan. La fusion-absorption, lui il l’imagine plus à l’horizontale que dans les colonnes de chiffres.
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C’est marrant parce qu’on en parle librement, je n’ai pas de tabous et nous évoquons ensemble les pratiques qu’on aime, celles qu’on voudrait tenter (on s'entraine chacun de son côté, ne vous méprenez pas), les trucs louches ou bizarres et le reste.
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Ah si seulement il n’avait pas de famille pour juger, ou sa copine pour interdire ! Oui, il se lâcherait, ça ne lui fait pas peur, il est prêt à devenir le nouveau Marc Dorcel ou le successeur de Rocco. Quelle poisse d’être entouré de proches qui ne comprennent pas sa « passion » pour le cul, les gros plans sur des engins hors normes et la vallons de la silicone valley.
Pourtant, il y a bien un moyen : devenir le nouveau super héros du Kama Sutra et apparaître camouflé derrière un masque. « Prends garde petite chatte, ce soir tu vas voir le loup et il va te bouffer toute crue ! ».
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Histoire de tâter le terrain, il a tenté de recruter dans sa boîte, en vain. Vous pensez, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Le casting est vite fait : éliminez-les plus de 40 ans (faut de la chair fraîche), les coincées (type catho-tradi ou la bourgeoise mal baisée et mal baisante), les vieilles filles (qui comptent le rester) et vous tomberez sur un cheptel minuscule que vous aurez toutes les peines du monde à convaincre du bien fondé de votre requête (poil à la quéquette bah oui, je ne pouvais pas la louper celle-là).
Y’a pas des masses de chaudasses dans cette branche d’activité, à force de respecter les règles, les lois et les procédures, les minettes finissent par en faire un copier-coller sur leur propre vie privée. Tristesse.
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Mais lui n’est pas de cette espèce, sa petite vie rangée le gêne aux entournures, c’est un impulsif et là, il a l’impression d’être pieds et poings liés (et comme son trip, c'est pas le SM, ça coince). Difficile de ne pas se sentir à l’étroit dans cette petite vie trop tranquille.
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Dans l’imaginaire collectif, quelqu’un qui jongle avec les chiffres et les lois de finances ne peut s’éclater qu’en regardant Bloomberg TV plutôt qu’avec le Journal du Hard.
L’activité sexuelle d’un assimilé fiscaliste doit être négligeable et il doit avoir une libido aussi débridée que celle d’un bulot de Basse-Normandie. Comme vous vous fourvoyez ! J’irais même jusqu’à dire que vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au coude alors que lui échafaude l’hypothèse de vous trifouiller autre chose… à condition d’être roulée comme une bombe anatomique ou d’avoir des performances hors du commun. Mâles s’abstenir.
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Ainsi, nous parlons sex toys et pratiques diverses, c’est amusant. Nul doute que lorsque nous évoquons les DP, ce ne sont pas de délégués du personnel dont nous causons.
Ah si seulement ! Hé oui, on a beau dire, le poids de la bienséance ça vous cloue le cul à la chaise aussi sûrement qu’un avis d’imposition.
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Un jour peut-être… l’occasion fait le larron.
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.Sister of Night "en mode latex et accessoires".
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Par Sister of Night - Publié dans : Préchauffage : entrée en matière
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /Nov /2007 00:13
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On est samedi soir et bon nombre d'entre nous en profitent pour sortir, grand bien leur en fasse. La convivialité, c'est tout ce qui nous reste. Alors, profitons-en.
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Dans cette optique de savoir où aller et sachant que le ciné, ce n'est pas mon truc, je préfère partager mes bons plans "bouffe", ça au moins, je maîtrise un peu plus. D'ailleurs, entre Gaulois, notre tradition est tenace et il n'y a rien de tel que de se retrouver face à un plat sympathique, ça permet d'allier le verbe au coup de fourchette, sans parler du sacro-saint pinard !

Voici pour commencer mon coup de coeur du moment :
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Je ne connais rien (sinon son visage et sa voix éraillée) de la femme qui mitonne des plats aussi généreux que savoureux, mais je vous assure que sa cuisine mérite le détour. On sent la générosité, les saveurs originales, l'envie de faire plaisir. Mon seul bémol : les desserts qui sont "moyens", de toutes façons, vu les assiettes copieuses, mieux vaut tout miser sur les entrées (hum, le camembert rôti !) et les plats. Une vraie carte qui vous donne envie de goûter à tout et en prime, du vin excellent servi au verre (ce qui reste rare). A découvrir... pour y revenir !

Dans le même esprit, version masculine du genre :
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La cuisine y est à déguster sans modération.
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Le patron ne détonerait pas dans une ambiance à la Audiard, y'a de la gouaille et un oeil affûté, le gaillard sait de quoi il parle question vin, on s'en serait douté, il est bon de lui faire confiance, il connaît son affaire. La clientèle est très largement masculine, pas de place pour les pétasses chipoteuses, ici. Concernant les plats, je reste nostalgique de son gratin dauphinois au confit de canard, une pure merveille ! Le cassoulet est un événement périodique que les aficionados ne  loupent pas, je confirme qu'il faut son pesant de fayot (des tarbais bien sûr !). Les terrines sont terribles aussi, et toujours de saison. Je n'ai jamais testé ses gourmandises sucrées.
Attention quand même, les bonnes bouteilles poussent le bouchon de l'addition un peu loin, à éviter en cas de fin de mois serrée.
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.Un peu d'exotisme maintenant :
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Oui, je sais, vous allez dire que c'est la grande mode maintenant, que tout le monde veut manger japonnais et que ça commence à bien faire le poisson cru, tout ça. Ne vous emballez pas, l'essayer c'est l'adopter.
Franchement, je suis moi aussi plus adepte des yakitoris (brochettes grillées) que des tranches de poissons et eux font le tout très bien. J'ai eu l'occasion de tester pas mal de restos du genre sushis & compagnie, celui là reste de loin le meilleur rapport qualité-prix que j'ai pu trouver. Vive le menu N° 5 à 8,50 € (soupe miso toute légère, chou blanc impeccablement cuisiné et savoureux, yakitoris (pas riquiqui) de boeuf au fromage et poulet).
Efficaces, riz moelleux et parfurmé, bonnes portions et rapidité de service, rien à redire.
En plus l'addition est toute mini comme il faut. Je ne m'en lasse pas.
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Pour les accros au fromage, l'adresse incontournable :
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Le choix est vaste, le goût est divin. .
Le midi, vous n'avez pas le temps de vous attabler mais en avez marre des sandwichs fadasses hors de prix, passez chez un bon boulanger et entrer dans cette boutique. Là il ne vous reste plus qu'à vous laisser guider. Annoncez la couleur de vos préférences et laissez le charme agir. Ici l'affinage est fait par un véritable artisan comme il n'en existe plus guerre dans notre monde pasteurisé et insipide.
Un "brebis" (pâte pressée) tout doux et fruité, un Saint Félicien de derrière les fagots ou un maroilles à tomber (au sens propre du terme aussi). Y'a de tout, y'a que du bon. Demander les délices de saison, le panel est vaste. Voilà, il ne reste plus qu'à coller un morceau de bonheur dans votre bout de pain et profiter de cet instant de pure gastronomie. Ca fait tellement plaisir de voir des gens qui aiment leur métier et vous en font profiter.

Comme le tableau n'est jamais totalement rose et lisse (comme dans la vie)  voici mon coup de gueule :

Concernant les produits, j'avoue qu'ils sont bons, originaux, variés et fins mais désormais, je vais boycotter la boutique, car niveau accueil, ils sont nazes. Pire que ça, l'employée qui sert en bas (le salon de thé est au-dessus) est odieuse, impolie et vous parle si sèchement qu'on dirait qu'elle en veut à la terre entière. Dans un quartier aussi touristique (rue Poncelet), elle ne fait même pas l'effort de deux mots d'anglais.
L'autre jour, j'ai eu la mauvaise idée de vouloir boire un chocolat chaud avec ma part de forêt noire. L'endroit est minuscule, le serveur m'a vu, j'étais en face de son comptoir, il m'a revu, est passé devant moi, a servi la table d'à côté, est repassé, m'a re-revu. Mais a chaque fois, il m'a totalement ignorée, j'étais transparente. Au bout de 10 bonnes minutes de ce traitement de faveur, je me suis levée et suis partie, on ne traite pas une cliente ainsi (même si elle n'a pas de manteau de fourrure et de chien-chien toiletté). J'ai entendu dans mon dos - alors que j'étais redescendu - "qu'on n'est pas chez Mc Do ici !". Oui, c'est vrai, chez eux au moins, ils servent les gens, chez Stübli en revanche, on les laisse choir. Beau geste ! J'apprécie la franchise de celui ou celle qui a balancé ça alors que j'étais presque sortie. Dommage, leurs produits sont plus digestes que leurs attitudes, ils ne me reverront pas. Je ne fais aucun cadeau aux commerçants qui oublient l'essence même de leur métier : le contact et le service.

Voilà, j'ai d'autres adresses en stock, je vous les distillerai de temps en temps. J'attends les vôtres, c'est un échange de bons procédés et c'est utile à tout le monde. Balancez quelques idées et endroits à découvrir, ça fait plaisir.

Bon ap' et bons restos.

Sister "agapes et victuailles"
Par Sister of Night - Publié dans : Préchauffage : entrée en matière
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Amuse-bouche

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