Il y a une semaine tout rond, je revenais d’un coin de paradis (non, ne pensez pas à cette barre
chocolatée fourrée coco, bande de goinfres) et à l’arrivée, ce n’est pas le décalage horaire qui fut le plus difficile à supporter, mais bien le dur retour à la réalité de la banlieue (sa
pollution, son insécurité, son bruit, sa crasse et sa population d’abrutis). Enfin bon, bref, il paraît qu’il ne faut pas être mélancolique, qu’on doit continuer à avancer, donc me
revoici.
Oui, pendant une bonne dizaine de jours, j’ai visité, arpenté, découvert et surtout très
largement apprécié l’Ecosse.
On m’avait dit : « toi qui connais un peu l’Irlande, tu verras c’est encore plus beau,
plus sauvage ». Hé oui, je confirme, je revendique, je scande : l’Ecosse est un pays merveilleux, bien au-delà de mes espérances, une destination de rêve !
Evidemment, si vous êtes adeptes des clubs vacances pieds dans l’eau et des « opérations
toasts » sur la plage (grillé recto-verso), il faut passer votre chemin, mais sinon, c’est sublime, un pays idéal pour les randonnées natures, la découverte de la lande, des
« glens » (vallées), des « munros » (sommet à plus de 3000 pieds), des châteaux et des « lochs » bien sûr !
Pas de mauvaise blague sur la météo, le temps était plus ensoleillé et plus doux qu’à Paris alors
aucun sarcasme ne sera permis en la matière. Et puis au moins c’est écolo d’avoir un arrosage automatique d’eau de pluie pour irriguer sans effort le gazon si vert des golfs, les champs si
nourrissants pour les moutons et conserver la fraîcheur intacte des fleurs, des parcs et jardins. Nan, vraiment, c’est bien foutu. On a pu le constater, y’a toujours un petit nuage, même
minuscule, qui assure la permanence et l’astreinte dans le ciel bleu, afin de prévenir les copains cumulus en cas de risque de canicule imminente (soit 14,5°C durant plus de 48
heures).
Histoire de ne pas me substituer à un guide touristique que vous pourriez trouver chez tous les
bons dealers de culture, je vais donc entreprendre de vous raconter par le petit bout de la lorgnette, le mode de vie, les étranges habitudes et les amusantes incongruités de ce pays chaleureux
et authentique.
Prêts pour le voyage au pays des kilts, du haggis et de Nessie ? Alors revenez vite ici pour
le prochain épisode.
Pour faire suite à mon article précédent, je vais révéler ici une suite qui creuse un peu le
sujet, afin de voir se qui se passe côté coulisses, derrière le paravent pudique de nos goûts cachés et surtout un aperçu de l’envers du décor…
Pénétrons ensemble dans l’univers des boudoirs et des backrooms. Jetons un œil furtif
sur ce dont personne ne parle jamais : nos pulsions, nos envies intimes, nos perversions diverses et variées.
Il est de coutume de dire que chacun trouve son plaisir où il peut et que cette quête perpétuelle
(avec le fric) est le moteur qui fait tourner ce vaste monde.
Voyons donc par le petit bout de la lorgnette… bon, si vous êtes hétéros et ne pratiquez que le
« missionnaire », ne m’en voulez pas, mais votre cas n’est pas très palpitant. En revanche, si vous êtes accro à d’autres pratiques, plus compliquées à satisfaire, votre cas est
intéressant, attise la curiosité, titille notre petit côté voyeur.
Ainsi, quand on a pas tout à fait les mêmes goûts que tout le monde, on a parfois envie de se
frotter à l’univers étrange et un peu underground que l’on peut côtoyer au travers de soirées privées, de club d’initiés ou encore par cette incroyable porte ouverte sur le monde et les
autres que nous offre Internet.
Pourtant on craint de se mêler à cette foule d’inconnus et peut-être de ne pas savoir comment
réagir en tombant sur « pire que soi ». De plus, il y a le problème que votre penchant ne soit découvert et surtout révélé au grand jour. Que certains adeptes mal intentionnés s’amusent
à vous faire chanter sous la menace de révélations qui égratigneraient sérieusement le joli vernis d’une petite vie bien rangée, d’une image lisse que vous prenez soin de peaufiner chaque jour
auprès des proches et des collègues.
Etre confronté à des gens qui nous ressemblent pose aussi la question de se retrouver face à
soi-même, une sorte de mise en abîme qui peut donner le vertige à bon nombre d’entre nous. Pourtant le challenge est tellement tentant, histoire de comparer nos « anormalités
supposées », de voir si l’effet de se sentir « décalé » sera atténué par le fait d’être plusieurs dans le même cas.
Sera-t-on en mesure d’assumer ?
Souvent ces spécificités ou goûts hors du commun, restent sagement cachés au fond de nos
sentiments secrets, hors d’atteinte… et pourtant ! Que risque-t-on vraiment ? Pas grand-chose, car en fait nous redoutons la différence en général et pas seulement dans ce domaine des
sentiments, mélange d’attirance et de répulsion, de curiosité et de rejet.
La preuve, vous croisez quelqu’un avec une difformité physique mineure, un bec de lièvre par
exemple, hé bien vous ne pourrez pas vous empêcher de détailler ce défaut, d’éprouver de la compassion ou du dégoût. Mais quand cette « anomalie » supposée concerne nos pulsions, voilà
que tout est plus diffus, plus confus.
Je parle là des adeptes de pratiques souvent jugées déviantes, mais pas des actes criminels tels
que la pédophilie ou l’inceste, là pour moi c’est « rétablissement de la peine de mort » sans autre forme de procès.
Non, juste ces petits riens qui vous mettent en émoi alors que les gens autour ne réagissent pas
parce qu’ils en ignorent jusqu’à l’existence de vos petits plaisirs originaux !
Même sans dresser ici la liste des fétichismes divers, des pratiques SM et autres, ce qui
mériterait qu’on y consacre tout un livre…:), il existe aussi
des formes de satisfactions subtiles et souvent insoupçonnées…
Vous êtes dans un lieu public, un transport en commun, essayez d’imaginer pour voir. Le
costard-cravate à côté de vous, qui irait imaginer qu’il est adepte de la fessée ? Et la dame entre deux-âges en face, qui penserait qu’elle pratique assidument le libertinage ? Ce
jeune qui affiche un look de rappeur US limite agressif mais n’arrive pas à faire son coming-out. La blondinette allumeuse qui veut faire croire à ses copines qu’elle maîtrise la
technique à fond mais n’a jamais passé le stade du flirt.
Oui, derrière ces visages impassibles se cachent des malaises, des tourments, des besoins. Ainsi,
ce que vous pensez être « vos goûts tordus » ne sont sûrement pas aussi uniques que vous ne le croyez.
De plus, il arrive de croiser des montées de plaisir chez certains là où personne ne se doute de
rien, chacun stimule sa libido comme il veut, comme il peut.
Certains hommes guettent des gestes anodins, comme le mouvement d’une femme qui se remet du rouge
à lèvre et dont l’entrebâillement de la bouche est comme une promesse de gourmandise inavouable. D’autres seront en émoi à les regarder se passer la main dans les cheveux ou traqueront la
bretelle qui glisse, la jambe qui se dévoile, la chaussure qui se balance au bout du pied.
Mais côté féminin, nous ne sommes pas en reste. Nombre de nanas matent (bien sûr) en douce le
postérieur de ses messieurs, ainsi que leurs mains (ô combien de caresses, combien de subtiles sensations…), leur système pileux (à chacune ses choix), la largeur de leur mâchoire (signe de
virilité) et j’en passe.
Là je ne parle que de l’apparence, pourtant vous ne vous doutez pas de ce qui leur passe aussi en
tête ! C’est inouï ! Je le sais, moi aussi j’aime me faire des films, c’est tellement humain.
Quelques recommandations d’usage, pour la route :
- lécher votre partenaire après l’avoir enduit(e) de Nutella ou de chantilly peut nuire gravement
à votre taux de cholestérol alors pensez à vous activer davantage pour éliminer, c’est important, le gouvernement le dit tout le temps : « manger, bouger »
- attacher votre moitié à la tringle à rideaux suppose une installation solide, à moins de kiffer
aussi l’usage de la truelle et de l’enduit… pour les murs cette fois
- tenter le mélange « viagra + boisson super énergisante » risque de vous transformer
en bête de concours. Mais sans entraînement, y’a peut-être risque de surchauffe, pensez à prévenir le/la partenaire de s’attendre à un marathon du plumard
- vérifier votre emploi du temps avant certaines pratiques, car si vous êtes un grand fan des
griffures et scarifications, il risque d’être difficile de l’expliquer le lendemain au toubib de la médecine du travail
- apprenez l’art de la dissimulation, pour les mecs adeptes des accessoires féminins, car cela
ferait désordre si votre mère tombait dessus en rangeant son manteau dans la penderie. D’ici à ce qu’elle pense que vous arrondissez vos fins de mois chez Michou, y’a pas des kilomètres !
Donc un conseil, un dernier, posez-vous moins de questions et vivez, osez, profitez, il n’y a que
ça de vrai…
« La route de
l'excèsmène au palais de la sagesse ».
William Blake – « Le Mariage du Ciel et de l'Enfer »
« Les fantasmes ne
commandent pas la viesexuelle, ils en sont la nourriture ».
Henri Barte
« Le seulpéché est de ne pas se risquer pour vivre son désir ».
Quelques pensées en vrac, des chroniques sur le vif, un soupçon d'actualité, le tout saupoudré de bonne humeur (autant
que possible) pour espérer susciter l'intérêt ou la curiosité. Chose rarissime sur le Net : mon site est garanti 100% sans pub ! Mais oui, vous ne rêvez pas, c'est dingue n'est-ce pas ?
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