A méditer... ou pas

"L’amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font.
À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire"

Pierre DESPROGES
Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /Août /2006 00:42
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Vous avez sûrement déjà entendu cette phrase que l’on pourrait quasiment qualifier de « culte » tant les médias nous la servent à toutes les sauces.
Enfin, ce n’est pas totalement leur faute, le problème vient surtout de leurs interlocuteurs dont la misère lexicale n’a d’égale que la pauvreté de leurs idées. Du coup, pour être sûr de bien se persuader que ce qu’ils vont dire est important (à leurs yeux du moins), ils usent et abusent de la première personne.
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Promis, la prochaine fois qu’une personne en face de moi balance cette pure connerie, je lui rétorquerai : « au nom de tous, de l’assemblée ici présente en ce lieu et de nous-mêmes, nous… ». Voilà, du bien lourd et redondant à l’extrême, ça devrait plaire !
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Hé Maurice, c'est lourd ce truc ! Ouais Polo, il paraît que c'est un stock de bêtise humaine. Ah bon ! Je comprends mieux alors...
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Sister « en accord avec elle-même »
Par Sister of Night - Publié dans : Sur le grill : coups de gueule
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Mardi 22 août 2006 2 22 /08 /Août /2006 02:08
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J’y ai cru, vraiment.
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J’aimerais y croire encore.
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Pourquoi m’avoir bercé d’illusions pendant 12 jours et me reprendre si brutalement mon rêve ?
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Il m’avait fallu du temps pour me faire à l’idée, pour accepter le changement et les bouleversements à venir. Petit à petit, j’avais fait le travail de préparation mentale et au moment où tout semblait se mettre en place, où j’étais prête à lancer la grosse artillerie, plus rien.
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Espoir déchu, retour à la case départ.
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J’aimerais être guidée et surtout comprendre, mais je n’aurais pas cette chance, il paraît que c’est la fatalité.
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Sister is game over - Fatal error - Unmatched query - No way found - Désolés, nous ne pouvons donner suite à votre demande.
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Pourtant, le timing était bon, la configuration impeccable, tout avait l’air « en place ». Je voyais même des signes un peu partout qui m’encourageaient.
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Comment cela peut-il s’arrêter ainsi, en queue de poisson, tel un mauvais film trahissant définitivement la pauvreté de son scénario.
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Lâcher-prise, zen attitude, totale maîtrise de soi, aucune remord inutile…
Ouais, bah c’est facile à dire tout ça ! Là, je suis davantage dans l’émotion de la colère, dans le sentiment de foutage de gueule, dans l’envie d’envoyer tout balader en lançant un tonitruant « MERDE ! » à la cantonade (et à celui qui le lira, comme le veut la tradition).
Je n’en ferai rien malgré tout. D’abord parce que je suis une fille bien élevée (trop peut-être) et parce que cela n’avancerait pas à grand-chose, voire s’avérer pire que le mal si cela venait à envenimer la situation déjà complexe à gérer.
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Alors, je vais ravaler ma rancœur, mettre mon orgueil au placard avec mon mouchoir dessus, parce qu’il vaut mieux. Puis assimiler le truc, tenter de « digérer » l’affaire, à défaut de pouvoir la faire disparaître par un souffle magique. D’ailleurs, quand est-ce qu’on installera la fonction « delete memory » dans un coin du cerveau ? Une version plus speed que celle qui opère d’office par l’usure des ans ou l’apparition - plus ou moins précoce - d’Alzheimer.
Cela permettrait d’éviter de polluer les pensées avec le souvenir des erreurs du passé. De plus, si on apprend de ses échecs, j’aimerais bien savoir ce que celui-ci est censé me révéler ?
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Oui, je n’avais aucune prise sur l’issue du « projet » et je n’ai donc aucune culpabilité à ressentir si le résultat est négatif et si tout l’édifice s’écroule, part en sucette, tombe à l’eau, etc.
N’empêche, c’est rageant et assez désespérant.
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Tomber, se relever, c’est le jeu de la vie… jusqu’au jour où l’on ne se relève pas, où la chute est trop brutale. Le corps, trop épuisé pour redresser la barre pour maintenir le cap vers la victoire, préfère se laisser dériver, couler lentement, se faire dévorer par les flots de tristesse.
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  Si vous n'arrivez pas à dormir, vous pouvez toujours compter les moutons...
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J’ai perdu une bataille, pas la guerre… pas encore.
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Sister « poursuivons le combat ! »
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Par Sister of Night - Publié dans : Liste des ingrédients : poisons divers
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 23:24
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À la plage :
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Elle est huilée comme un beignet, parfum monoï bien écoeurant. Une heure côté pile, une heure côté face, histoire d'impressionner les collègues de bureau.
« Même le vent me fait bronzer ».
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Il ne met pas de crème solaire parce qu'il adore jouer avec les potes à qui sera le plus cramé. C'est marrant, en plus après ça pèle et on ressemble à un lézard qui mue.
« J'veux pas d'ta pommade à la con, ça c'est pour les tapettes ! »
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Elle se plonge avec avidité dans les magazines « peoples » pour tout connaître des pseudo-célébrités qu'elle envie. Si on lui parle de Céline, elle pense à la marque de sacs à main, mais n'a jamais entendu parler de Louis-Ferdinand.
« Il n'est pas sorti avec Paris Hilton ou Ophélie Winter ? »
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Il fait des pompes sur le sable, parce que ça fait viril et qu'il se la pète grave.
« Hein Bibiche, que tu te sens protégée avec des bras pareils ? »
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Elle ne se baigne jamais parce que son bikini lui a coûté la peau des rouleaux une petite fortune et qu'elle ne veut pas l'abîmer. Même s'il sera démodé dans quelques semaines et donc immettable l'année prochaine.
« En plus, l'eau est vachement froide et y'a des algues dedans ».
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Il va piquer une tête à peine arrivé sur la plage et juste après avoir avalé sa pizza merguez-chorizo et ses bières tièdes du midi.
« L'hydrocution ? C'est quoi encore ce truc ? Me fais pas chier avec tes conneries, t'es pas ma mère ! ».
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Il improvise un foot avec d'autres types et peste sur les gamins qui font des châteaux de sable.
« Peuvent pas faire des pâtés chez eux les gosses ! »
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Il rentre son ventre quand une jeune femelle bien roulée vient à passer dans son champ de vision qui, comme chacun le sait est encore moins étendu que ses facultés mentales. Toutefois, il sait faire preuve d'une attitude gentleman en toute circonstance.
« Hep, toi la blonde ! Y'a du monde au balcon dis donc ! »
Impossible de les voir ici, ils vont immanquablement sur les côtes bétonnées et hideuses de la Vendée ou La Grande Motte peut-être ?
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Au resto :
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Elle veut aller dans un établissement gastronomique juste parce qu'il y a vue sur mer. De toute façon, elle est toujours au régime et reste persuadée que les fruits de mer sont bourrés de cholestérol.
« Bon, bah je vais prendre une salade de chèvre chaud ».
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Il a horreur du poisson, il en avait mangé étant petit et n'avait pas aimé. Depuis, il n'a jamais retenté l'expérience, pas même avec les bidules panés ( vous savez, ceux qui ont les yeux dans les coins).
« J'hésite entre steak-frites et saucisse-frites ».
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Elle veut de l'eau pétillante, mais avec pas trop de bulles. Ou alors du « light », mais avec des fruits.
« Et le jus de goyave, vous l'avez pas à l'aspartam ? ».
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Il ne boit que tu Coca ou à la rigueur un rosé. Il n'y connaît rien en vin, il pourrait s'enfiler une immonde piquette sans broncher.
« A l'apéro, les ca'huettes et le petit jaune, c'est sacré ! ».
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En courses :
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Il va à la boutique de pêche et se prend pour un pro, alors il achète plein de matériel qu'il utilisera à peine.
« Bonjour, je voudrais des asticots pour pêcher à la mouche ».
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Elle va sur les marchés, juste pour parader avec son paréo et ses tongs assorties, ou se promener avant d'aller à la plage. Elle n'achète jamais de produits frais, c'est trop long à cuisiner.
« On va seulement à l'hypermarché, ça va plus vite et c'est pareil ».
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Elle ne peut pas s'empêcher d'acheter des babioles, colifichets et autres conneries décoratives au black qui vend depuis des années les mêmes objets sur tous les marchés de France et de Navarre.
« Euh, le bracelet rasta, vous ne l'auriez pas en rose ? »
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Vous voyez que je n'invente rien, vous en connaissez sûrement, vous aussi ! Ou alors vous en avez croisé cet été. Je sais qu'on est toujours le "beauf" de quelqu'un alors je vous ai dépeint les miens.
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Sister "les crevettes grises, vous ne les auriez pas en plus grosses ?"
 
 
 
Par Sister of Night - Publié dans : Y'en aura pas pour tous : du délire en vrac
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