A méditer... ou pas
À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire"
Pierre DESPROGES
Et merde !!! J’ai eu le malheur d’aller zieuter des bidules un peu subversifs sur Amazon et PriceMinister… Résultat : sur la majorité des pages Web que je visite, j’ai le bonheur, la joie et la surprise de voir dans les encarts publicitaires qui jalonnent les écrans, ces propositions d’achats si bien orientées. Régulièrement, en surfant innocemment, on me propose ces fameux articles « à tenir hors de portée des enfants et des moins de 18 ans ».
Même ma boîte mail est polluée, car le simple fait d’avoir promené ma souris - même par pure inadvertance - sur ces « jouets » ou bouquins, me vaut de recevoir une newsletter « personnalisée » en fonction des dernières pages visitées. Quelle charmante attention… surtout quand on n’a rien demandé !
Plus moyen de faire une copie d’écran sans devoir redimensionner la partie à conserver. J’ai d’ailleurs failli faire la boulette en envoyant une page internet sauvegardée en PDF pour l’expédier par mail. Au dernier moment, j’ai vu que mes « articles favoris » trônaient à côté de l’article de presse pourtant anodin que je voulais faire suivre. Ouf, c’était moins une !
Bon, c’est pas tout ça, mais il faut que je vous laisse, je vais aller vérifier les tarifs de La Pléiade et des derniers draps de flanelle de la collection Noël, histoire de me redorer un peu le blason et ne pas passer pour une perverse… Hein ? Quoi ? Ah bon ? C’est déjà fait ? Hum, alors je vais apprendre à vivre avec, c’est plus simple.
Sister « cuir et latex »
Afin de ne pas rendre mon public de lecteurs totalement neurasthénique ou carrément dépressif, je me dois de panacher mes articles coup de gueule avec d’autres billets un peu plus légers. En l’occurrence, puisque c’est dimanche, voici une petite douceur pour vos palais de gastronomes exigeants.
N’en déplaise aux énormes firmes sucrières qui veulent nous vendre leurs produits à toutes les sauces, il faut
apprendre à limiter au maximum cet ingrédient de notre alimentation, car il n’est pas indispensable et surtout il nous mène vers le diabète, le surpoids (1 g = 4 calories) et j’en passe. Non, je
ne me fourvoierai pas à prôner le « manger-bouger », c’est juste du bon sens. OK, je dis ça, mais ne le fais pas forcément non plus, sinon j'aurais un physique d'athlète, un corps de
rêve à se damner, une pure folie... mais ce n'est pas tout à fait le cas, soyons réalistes.
Du coup, j’ai testé les ersatz et autres produits sucrants moins nocifs ou moins caloriques.
Je vais de suite mettre hors concours tout ce qui concerne les édulcorants qui ne sont que des saccharoses de synthèse du type aspartam et acésulfame K. Ces molécules chimiques restent suspectes quant à leur dangerosité et surtout elles transforment complètement le goût des aliments. En prime, elles ne supportent généralement pas la cuisson.
N’ayant pas fait l’acquisition de tous les produits existants, je n’ai pas essayé :
Le sirop de blé
Le sirop de riz
Le sirop de malt
La mélasse
Mais cela viendra peut-être prochainement.
En revanche, j’ai essayé les éléments suivants :
Le fructose : Il plairait à Delarue parce qu’il ressemble à une poudre blanche. Il a un pouvoir sucrant plus important que le classique, il faut donc faire gaffe au dosage. Il donne un goût sucré assez habituel et reste donc plutôt neutre.
Le sirop d’érable : J’adore sa saveur inimitable, mais il reste très calorique et ne peut pas être utilisé partout, de plus il est très cher. À réserver tel quel sur les crêpes, pancakes et autres bidules déjà sucrés eux-mêmes finalement.
Le miel : Pareil que ci-dessus. En plus, en fonction de la provenance et des fleurs butinées, le bouquet de goûts disponibles devient énorme. Il se prête bien à la préparation de desserts de types entremets qu’il parfumera naturellement.
La stévia : C’est un produit très récent dans nos contrées. Elle est issue d’une plante sud-américaine. On en parle beaucoup en ce moment, car ses vertus seraient immenses et ses inconvénients très minimes. Il est vrai que ça sucre fort, très fort ! Il faut en mettre vraiment peu. Oui, mais elle cache aussi une particularité qui en limite son utilisation : son goût de réglisse franchement prononcé. J’avais tenté d’en mettre un soupçon dans mon thé et cela a été rédhibitoire. Cela peut être utile pour une crème dont on utilisera cette caractéristique pour parfumer le dessert, mais le résultat est vraiment spécial.
Le sirop d’agave : Ça, c’est LA bonne surprise. Grosse révélation même ! Une saveur douce et neutre qui se mélange à tout, un index glycémique très bas et un pouvoir sucrant très intéressant, le tout en étant facile à doser. Question tarif, ça commence à se démocratiser. D’ailleurs, avant on en trouvait que dans les magasins bio, mais désormais ils en ont aussi en grande distribution.
Du coup, je vais même tenter de cuisiner avec. Histoire de voir ce que ça donne.
Voilà, maintenant vous pouvez continuer à sucrer les fraises avec bonne conscience.
Sister « sugar sugar… »
Rassurez-vous, je ne vais pas vous pondre un article tout dégoulinant de nostalgie pleurnicharde, mais plutôt vous faire part de constatations que j’ai pu faire récemment et qui m’ont amené à comparer l’avant et l’après.
Dans l’apparence :
Je pense en particulier au relooking auxquels s’adonnent certaines personnes, notamment dans des émissions ou magazines. Parfois, le résultat est pire que la situation de départ. Dommage.
Dans les transports :
L’autre jour, constatant que mon mini-plan de métro était dans un état pitoyable à force de traîner dans ma poche, j’en ai demandé un nouveau au guichet RATP. Manque de bol, la nouvelle formule ne fait pas la même taille et ne rentre plus du tout dans mon étui Navigo. Du coup, la carte et le plan se promènent en vrac ce qui est beaucoup moins pratique et les rend plus fragiles.

Dans le frigo :
À grand renfort de publicité, une célèbre marque de crème dessert a joué sur la corde sensible du revival en matraquant « le retour du pot familial » ou un truc du genre. Sauf que quand j’étais petite, il faisait 1 kg, alors qu’actuellement, il n’en fait que la moitié. Peut-être que la notion de famille a changé chez les pros du marketing ? À mon avis, c’est surtout le prix qui a gonflé, alors ils ont réduit les quantités !
Dans le même esprit et pour le prix d’antan, dans la boîte, on n’a plus que 10 œufs au lieu de 12, le pot de fromage blanc ne fait plus que 750 grammes et les bouteilles d’eau minérale 1,25 litre et non 1,5. Bref, pour comparer les tarifs quand on fait ses courses, c’est uniquement le prix au kilo qu’il faut regarder, ce qui est particulièrement chiant.
Dans les armoires :
En faisant du tri dans mes placards, je suis retombée sur des vêtements vraiment pas récents, mais un peu fétiches et qui me vont toujours. Même sans prôner la décroissance, je n’ai pas de raison de jeter des basiques qui remplissent encore leur usage. Pourtant, quand je regarde la taille, je constate qu’ils ont changé les façons d’évaluer les gabarits. Vous ne trouvez pas bizarre que je puisse encore mettre des fringues 2 tailles en dessous de celles que je porte actuellement ? Il doit y avoir un truc qui m’a échappé.
Dans la vie courante :
On ne peut plus rien faire sans être mis en garde. Dès qu’on veut nous vendre un paquet de chips, on nous assène qu’il faut bouger. Si on craque pour du chocolat, on nous mentionne qu’il faut aussi gober 5 fruits et légumes par jour. Tout comme cette escroquerie de noter « fumer tue » sur les clopes. Si vraiment ils voulaient assumer le fait qu’il s’agit d’un poison, hé bien ils en interdiraient la vente. Le cannabis est moins toxique et pourtant il n’est pas en vente libre. Surement parce qu’il n’est pas encore passé sous les fourches caudines de nos énormes taxes gouvernementales.
Dans les déplacements :
Étant petite, je n’avais pas besoin d’un casque pour faire du vélo, ni de 5 différents sièges auto entre la naissance et l’enfance, ni même d’un GPS planqué dans le blouson pour vivre en sécurité, juste parce qu’on était plus responsables et nos parents aussi. Maintenant, quand je me fais doubler sur l’autoroute par de véritables bombes roulantes et qui ne sont autres que des monospaces avec le pauvre macaron « bébé à bord » sur la lunette arrière, j’ai envie de fracasser la tête du conducteur. Du coup, les mômes se lâchent à jouer les Jackass à la première occasion, histoire de braver l’autorité familiale, mais plus violemment qu’on ne l’aurait fait, puisqu’on avait déjà notre espace de liberté sans avoir à transgresser à outrance.
Dans l’éducation :
Maintenant si les gamins ne savent pas écrire français (et à peine lire) en arrivant au bac, on accuse le système scolaire. Au lieu de regarder des jeux débiles à la télé, les parents démissionnaires devraient se rendre compte qu’ils sont largement responsables de cette débâcle. Avant les profs se faisaient respecter, question d’éducation et d’un certain sens moral, maintenant ils se font insulter (ou menacer ou frapper) par les élèves et par les adultes. Aberrant.
Dans la politique :
Quand un chef d’État était élu et un gouvernement en place, ils faisaient leur boulot. Maintenant, ils s’amusent à faire des remaniements et se livrent tous à une guéguerre interne. Mais surtout, ils passent le plus clair de leur temps à sauver leur poste et à se préparer à la prochaine course électorale. Bref, ils sont en campagne tout le temps.
Dans la vie professionnelle :
Le patron, comme l’enseignant ou le médecin, étaient des valeurs d’exemple et représentaient la réussite, l’ordre, la connaissance et une somme de compétences. Maintenant, il y a pléthore de patrons-voyous qui ne pensent qu’à réduire les coûts en broyant le personnel. Même à l’époque des celtes, le chef était celui qui était respecté pour être le plus fort, le meilleur stratège, le plus charismatique. Désormais, celui qui arrive en haut n’a plus de scrupule à avoir écrasé des têtes au passage, à avoir été le plus fourbe ou le plus pistonné. Odieux et fiers de l’être, c’est révoltant.
Dans le spectacle :
Avant, pour devenir connu, il fallait avoir un réel talent, une pointe d’audace ou la chance d’être au bon endroit au bon moment. De nos jours, il suffit d’avoir passé quelques mois enfermé avec d’autres gus sans rien foutre et en débitant 20 conneries à la minute dans un français improbable, pour devenir un « people ».
Sans parler du monstrueux copinage dans la remise des médailles officielles, parce que franchement, Zidane promu officier de la Légion d’Honneur (pour avoir fait son job et tapé dans un ballon) ou Stallone en officier des Arts et Lettres (pour avoir cassé du méchant dans ses films de baston), vous n’allez pas me dire que ce n’est pas lamentable ?
Bon, j’arrête là l’inventaire sinon je pourrais en écrire un livre entier. Ah si... juste une chose pour finir.
Dans la survie :
On n’a jamais eu autant de gens vivants sous le seuil de pauvreté.
On n’a jamais eu autant de personnes âgées vivant avec le minimum vieillesse.
On n’a jamais eu autant de travailleurs pauvres.
On n’a jamais eu autant de mal logés.
On n’a jamais eu autant de chômeurs et travailleurs précaires.
On n’a jamais eu autant de foyers surendettés.
On n’a jamais eu autant de demandes au Secours Populaire.
On n’a jamais eu autant de repas servis aux Restos du Cœur.
Pourtant, on n’a aussi jamais eu autant de super riches, de palaces, de bénéfices bancaires record, etc.
Sister « aigrie… un peu… beaucoup… »
Quelques pensées en vrac, des chroniques sur le vif, un soupçon d'actualité, le tout saupoudré de bonne humeur (autant que possible) pour espérer susciter l'intérêt ou la curiosité. Chose rarissime sur le Net : mon site est garanti 100% sans pub ! Mais oui, vous ne rêvez pas, c'est dingue n'est-ce pas ?
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
"L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe."
Gustave Flaubert
|
|
|
|
"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement, vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas." (dicton amérindien)
Le site ci-dessous étant d'une qualité rare, parfaitement documenté de connaissances très pointues, vous ne trouverez jamais mieux et c'est avec une grande fierté que j'en fais la promotion. De tels talents méritent un coup de pouce et un soutien solide.
Des critiques ?