A méditer... ou pas

"L’amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font.
À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire"

Pierre DESPROGES
Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 01:35

Il faut bien l’avouer, on va rarement chez son arracheur de dents par plaisir. On se résigne, parce qu’on n’a pas le choix et on a tous connu ça, il faut y passer un jour ou l’autre.

 

Le bilan est sans appel, quand on sort de son officine, on a les gencives anesthésiées et puisqu’on ne sent plus rien, on a tendance à baver comme un bouledogue, ce qui donne une allure d’un glamour incomparable.

 

Puis la douleur se réveille et là, on commence sérieusement à déguster. Assez rapidement on retrouve ce que les publicitaires appellent « des sensations vraies ». Oui, c’est assez troublant. Là, par exemple, j’ai l’impression d’avoir pris un uppercut direct du droit et que la moitié de mes mandibules ont été écrabouillées, c’est fort sympathique. En fait, j’ai dans l'idée qu’on m’a un peu arraché la moitié de la mâchoire.

 

Du coup, après avoir incarné un clébard bavant, on se retrouve dans la peau d’un petit vieux ayant mis à tremper son appareillage dans le Stéradent pour avaler sa soupe tranquille. Tout fait mal, le chaud, le froid et comme on ne peut plus mâcher, on avalerait bien tout avec une paille pour que rien ne touche l'espace  qui se trouve entre les lèvres et la luette.

Mieux vaut donc ne pas prévoir de rendez-vous quelconque après, sinon vous êtes foutus. On ne peut pas garder une prestance valable quand on ne peut rien articuler et qu’il faut se résigner à des aliments liquides qu’on s’ingéniera à ne pas mettre en contact avec la zone douloureuse.

 

Je pense qu’après les huissiers, les inspecteurs des impôts et les pervenches, cela fait partie des professions les plus haïes. D’ailleurs, quand on vient les voir, c’est qu’on est dans un tel état de souffrance qu’on est prêt à en subir une encore plus forte dans l’espoir que cela cesse enfin.

 

A bien y réfléchir, l’expérience ressemble aussi à une intensive séance de sport, le lendemain on a l’impression de découvrir des muscles dont on ignorait jusqu’à l’existence la veille. Là, j’ai la cuisante impression de faire connaissance avec des terminaisons nerveuses fort sensibles et qui ne m’avaient pas semblé si nombreuses avant qu’on ne les titille à coups d’instruments de torture.

D’ailleurs, au-delà de la roulette et de l’aiguille, dont la simple évocation vous provoque comme une gêne immédiate et un rictus de dégoût et de peur sur le visage, il y a aussi cet infâme petit pique de métal que le praticien va vous planter partout pour vérifier là où ça fait mal. Mais cet engin fait mal où qu’on le foute ! C’est comme si je vous glissais une brindille de bambou sous les ongles, vous souffririez immédiatement, alors pourquoi nous posent-ils la question ?

 

Et puis c’est comme chez le garagiste, on arrive pour un truc simple, bien défini, « on a mal là », puis on nous apprend que telle autre quenotte n’est pas brillante, qu’un détartrage ne serait pas du luxe et que le plombage du fond montre des signes de fatigue évidents. Du coup, on ressort de là en se disant qu’on va y laisser un bras pour remplacer deux chicots. Sérieux, je n’avais pas prévu de me payer une couronne à Noël… « Euh, docteur, vous êtes sûr que c’est vraiment indispensable ce bout de céramique au prix d’une semaine à Marrakech ? ».

Bon, pour cette fois j’y échappe, mais j’ai trois autres rendez-vous de programmés, c’est un peu comme pour la baraque, on devrait faire faire un devis, ce serait plus raisonnable.

 

Il y a aussi l’étape de la prise en charge : « Allô, la mutuelle, oui, vous remboursez quoi sur le dentaire ?... Ah, euh, mais avec ça je peux à peine payer le soin d’une carie… Oui, bon, je vous recontacterai ». Hum, autant pour se faire financer une bagnole, y’a la prime à la casse, mais pour les ratiches, que dalle ! C’est tout pour ma pomme ! Comme si c’était une opération de confort. Je ne viens pas me faire épiler, mais réparer ce qui me sert au quotidien pour bouffer et pourtant y’a pas moyen d’avoir une aide. Pareil que pour l’optique, on n’y coupe pas, faut raquer.

 

Et dire que cette nuit je vais peut-être rêver de canules d’aspiration, l’inlay, de daviers et autres instruments de bourreaux des crocs… Ça ne m’inspire pas un sommeil paisible tout ça, mais bon, on m’avait promis que c’était sans douleur pourtant…

Ah ces dentistes… ils mentent comme des arracheurs de dents…

 

 

Sister « zozote un peu aussi »

Par Sister of Night - Publié dans : Liste des ingrédients : poisons divers
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 18:08

Nouvelle petite sélection de cochonneries amusantes ou révoltantes dénichées au détour du Web ou des rayonnages classiques.

 

P1080360


En premier lieu, il s’agit d’un article que j’avais acheté et que j’ai rendu dès le lendemain à la boutique en constatant que l’emballage était surdimensionné par rapport à ce qu’il contenait. Après un rapide calcul, on obtient que ce produit de maquillage revient à 58 000 francs le kilo. Oui, j’ai converti en francs, c’est plus parlant je trouve. Bien sûr il me faudrait plusieurs vies pour utiliser 1 kg d’ombre à paupières, mais faut pas pousser mémé dans les orties non plus, c’est hors de prix pour si peu d’effet.

 

Capture BC

 

Dans un genre totalement différent, j’ai déniché que les vendeurs d’objets de culte aussi savaient y faire en matière de marketing. Comment vendre un truc aussi banal qu’un chapelet ? Tout simplement en le montrant joliment porté au cou d’un Ronaldo bronzé et à demi nu. Hein que ça le fait vu comme ça ?

 

  P1070360

P1070362

Une grosse arnaque maintenant. Dans le genre « trompeur », voici le paquet de chips rempli qu’au tiers. Je vous assure que la photo a été prise à l’ouverture et sans avoir encore pioché dedans, vous pouvez constater qu’il donne l’impression d’être vide. Alors oui, on me dira qu’il suffit de regarder le poids sur le sachet pour ne pas être pris en défaut. N’empêche que c’est vachement trompeur et que ce n’est pas écolo, car un gros sac plein de vide, ça prend de la place, donc il y en a moins dans les cartons et il faut plus de boîtes, donc plus de camions, etc.

Le pompon, c’est lorsqu’on constate « saveur vinaigre ». Oui, au Royaume-Uni, ils prennent du vrai vinaigre et ça fait la blague alors qu’en France, on a le droit aux arômes chimiques pourris, dont le glutamate monosodique qui n’est pas sans risques. Y’en a marre des saloperies quand on pourrait faire plus simple et plus savoureux ! Hop, je boycotte.

 

Capture Fnac 10

Capture Fnac 10 bis

 

Autre coup de gueule, les super promos qui s’affichent en gros avec leur offre alléchante, mais qui cachent derrière leur astérisque une pléthore d’exclusions qui font que vous pouvez toujours vous brosser pour dénicher les 3 pauvres articles pouvant bénéficier de la réduction.

 P1040818

 

Un petit dernier pour la route. Hervé This vous le dirait mieux que moi, pour faire une mayonnaise, il faut 3 ingrédients : huile, vinaigre (ou moutarde), jaune d’œuf et basta ! OK, on peut ajouter un peu de sel en option. Tandis que dans la version du commerce, il y en a au moins 14 étalés sur 8 lignes. C’est aberrant. Le pire étant qu’il y a plus d’eau de moutarde dedans, ça en dit long… On nous vend vraiment de la merde comme dirait Coffe.

 

Il y aurait moyen d’en remplir de pleines pages, mais je vais éviter cela, car ça deviendrait vite lassant et pénible.

  P1080352

 

Du coup, je voulais finir sur une touche de douceur, un truc amusant pour une fois. Ce tout petit tube échantillon sur lequel est mentionné : « crème pour tout le corps » et qui ne contient que 5 ml. Je ne suis pas assez pro en maths pour calculer l’épaisseur de la couche de crème qui recouvrira mes 2m² de peau, mais ça risque d’être de l’ordre du virtuel au final et surtout assez sportif pour l’étaler uniformément sur toute la surface...

 

 

Sister « pas à louer non plus »

Par Sister of Night - Publié dans : Sur le grill : coups de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 02:00

Cette interruption temporaire des articles est indépendante de ma volonté et je vous prie de m’excuser pour la gêne occasionnée. Comme pour toute coupure de programme, il y a une série de pages de pub qui viennent se greffer dans l’espace ainsi libéré.

 

Voici ma petite sélection de conneries glanées au gré du Web, parce qu’il vous reste du temps de cerveau disponible.

 

Dans la série du « toujours plus », vous avez les shampoings et là, y’a du lourd ! Celui qui vous assurent 24h de volume, mais on ne sait pas ce qui se passe à la 25e heure, peut-être que tout retombe lamentablement comme un pauvre soufflé.

 

L’autre qui vous répare tout (anti-terne, anti-affinement, anti-fragilité, anti-rêche, anti-pointes fourchues) et là je me demande s’il peut aussi servir d’enduit pour reboucher les murs, de pansement gastrique ou de bombe anti-crevaison, c’est tellement beau toutes ces promesses.

Y’en a même un qui vous promet un « effet swisssh » - je vous assure, je n’invente rien – parce qu’il ne laisse aucun résidu. Oui, hé bien si on lit le mode d’emploi, on voit qu’il suffit de rincer pour obtenir le même résultat. Bref, je ne sais pas ce que ce truc a de magique, mais il faut croire que ça fait vendre.

 

Dans les produits ménagers, on a aussi des trucs 4 en 1, qui vous font une baraque nickel en un simple coup de chiffon, sans rincer, sans effort, y’a qu’a acheter, faire pshit, essuyer et ça brille. Formidable ! C’est tellement simple et rapide qu’on se demande pourquoi les hommes n’osent pas se saisir du bidon magique pour faire briller la piaule en un clin d’œil et s’en tirer toute la gloire auprès de leur petite femme esbaudie.

 

Capture Narta

 

Le comble en matière de grand n’import’ nawak, je l’ai découvert aujourd’hui par hasard, c’est le déodorant pour les crados. Il existe désormais une véritable perle, issue de l’industrie chimique à l’usage des grosses dégueulasses qui vous promet un dessous de bras sans odeur ni auréole pendant 48h et jusqu’à 72h ! Alors juste un truc, entre nous, la nana qui ne se lave pas pendant 3 jours complets, ce ne sont pas ses aisselles que je redoute, mais plutôt son entrejambe qui doit franchement sentir la charogne ! Sérieusement, où est-ce que les pros du marketing sont allés cherchés qu’il était vendeur qu’un spray anti-transpiration nous dispense de prendre une douche par jour ? Je n’ose pas imaginer l’agression nasale infligée aux pauvres femmes qui ont sniffé les testeuses après l’essai… Erk ! Ignoble. Ne rigolez pas, ça existe comme job et même s’il n’y a pas de sot métier, ça et videuse de truite, y’a plus glamour, n'est-ce pas ?

 

Voilà, c’est assez pour aujourd’hui, je reviendrais sur d’autres aberrations marketing ou arnaques flagrantes, parce qu’en la matière, la pub est vraiment un filon inépuisable.

 

 

Sister « not for sale »

 

 

P.S. : vous n'êtes pas obligé de cliquer sur le liens, c'est juste pour citer mes sources, mais ça leur ferait de la pub alors oublions. Sauf le dernier, qui est lié à un véritable article.

Par Sister of Night - Publié dans : Sur le grill : coups de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires

Amuse-bouche

Quelques pensées en vrac, des chroniques sur le vif, un soupçon d'actualité, le tout saupoudré de bonne humeur (autant que possible) pour espérer susciter l'intérêt ou la curiosité. Chose rarissime sur le Net : mon site est garanti 100% sans pub ! Mais oui, vous ne rêvez pas, c'est dingue n'est-ce pas ?

Vous cherchez ?

A faire tourner

Péremption

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

W3C

  • Flux RSS des articles

Libre pensée

"L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe."

Gustave Flaubert

 

 

Locations of visitors to this page  

 

 

Ne soyez pas timide(s) comme ça, balancez une connerie, un bon mot, exprimez-vous, cet espace est le vôtre. Profitez-en, y'a même pas besoin d'une carte de membre (actif ou endormi).


"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement, vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas." (dicton amérindien)

Le site ci-dessous étant d'une qualité rare, parfaitement documenté de connaissances très pointues, vous ne trouverez jamais mieux et c'est avec une grande fierté que j'en fais la promotion. De tels talents méritent un coup de pouce et un soutien solide. 

Cliquez ici
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés