A méditer... ou pas

"L’amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font.
À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire"

Pierre DESPROGES
Samedi 25 décembre 2010 6 25 /12 /Déc /2010 02:10

Alors que vous êtes tous en train de déballer vos cadeaux, siffler du champagne ou reprendre une 3e fois de la bûche, je suis chez moi. Oh ce n’est pas grave, je ne suis pas une pauvre vieille oubliée par ses petits enfants au fin fond de la Creuse, ni un SDF qui n’a personne avec qui partager son kil de rouge, ni même une orpheline en quête d’identité. Non, je suis juste moi. Fille simple et sans problème, vie calme et sans trop d’aspérité, gros rhume, mais bonne santé.

 

Je viens de passer Noël en version « extra small », juste avec mes parents. On s’est fait ça à la bonne franquette, sans fanfreluches ni décoration clinquante. Juste avec quelques bougies, parce que - de tradition familiale - depuis qu’on est tout petits avec mes frères, dès qu’on mangeait aux bougies, c’était la fête. Un repas tout bête prenait des airs de Versailles, on s’y croyait grave !

 

Nous sommes donc allés à l’essentiel : potage, langouste mayonnaise, foie gras et omelette norvégienne. Oui, rien d’autre, nous ne sommes pas de gros mangeurs et on préfère peu, mais bon plutôt que trop et médiocre.

 

On s’est longuement félicité de ne pas avoir eu à se taper des heures de bagnole sur une route gelée et embouteillée pour arriver au gueuleton familial annuel. Mais oui, vous aussi vous connaissez… Ah ! Les joies de retrouver les blagues lourdingues de l’oncle Maurice, la peur de se faire vriller les tympans par les gamins qui ne savent pas jouer sans hurler, les prises de bec entre les belles-sœurs qui ne peuvent pas se sentir et pourrissent l’ambiance de leurs joutes verbales, les ruses pour éviter que Mémé Julienne ne nous resserve de son écoeurante dinde farcie aussi grasse que sa culotte de cheval et surtout les affres de la quête effrénée de l’incontournable cadeau ruineux et qui – de toute façon – a une chance sur deux de finir sur ebay dès le lendemain.

 

Oui, en évitant tout cela, nous avons passé un excellent Noël, à n’en pas douter.

 

Mes-images-2010 1017

Pourtant, en rentrant chez moi juste avant minuit, je me suis dit qu’on était tout à fait hors-norme. Depuis des semaines dans les médias, on nous rebat les oreilles de menus festifs, de mets compliqués et des huîtres trop rares. Pas une émission de radio ou de télé qui ne nous matraque de pubs pour tout et n’importe quoi, pourvu que ça se vende. C’est un véritable bourrage de crâne, une mécanique bien huilée : à Noël, on DOIT acheter ! Consommateur, toi qui viens d’entrouvrir ton portefeuille, sache que partout autour, des milliers de vautours et de chacals du marketing sont prêts à te faire cracher ton pognon jusqu’au dernier sou. Tu n’as pas le choix, la propagande fonctionne bien, il faut que tu dépenses !

Du coup, ce soir encore, en n’étant pas rentrée dans le moule, je me sens bizarre, comme pestiférée (un peu), parce que j’ai choisi de ne pas faire comme les autres. Pour autant, je ne suis pas arrivée les mains vides. J’avais un gâteau, un dessert et des bouquins. Bref, des choses que j’offre déjà toute l’année, sans me soucier de savoir si on est le 10 mars, le 1er novembre ou le 24 décembre. Sans en attendre rien non plus en retour.

Même si je suis toujours gênée quand on m’offre quelque chose, je préfère que ce soit au moment où j’en ai besoin plutôt qu’à l’instant T où on nous a imposé à tous de claquer du fric en masse.

 

Le plus dur, c’est après. De retour au boulot ou avec les amis, lorsque je dois répondre à la fatidique question : « alors, tu as été gâtée ? » ou du genre : « tu as vu, on m’a offert cette montre superbe et toi, qu’est-ce que tu as eu comme cadeaux ? ». Si je réponds : « rien », les gens me regardent d’un drôle d’air, entre suspicion et incrédulité. Genre c’est pas normal de ne pas avoir un truc à déballer sous le sapin… ou peut-être ont-ils pitié de moi en se disant que je n’ai pas d’amis ? Je n’en sais rien, je ne me pose pas ce genre de questions.

 

Ce qui me rend perplexe également, c’est de voir les gosses totalement blasés en ouvrant leur tonne d’emballages scintillants : « hum… encore une boîte de Playmobil », « pff, j’aurais préféré Race Driver Grid plutôt que Need For Speed », « pourquoi je n’ai pas la voiture, le salon de coiffure, les vêtements et les accessoires avec ma Barbie Pétasse ? ». Limite ça les saoule qu’on leur offre des trucs, ça ne va jamais. Visiblement, trop de jouets tuent le plaisir.

 

Ah si, il y a une chose qui me manque du Noël traditionnel, ce sont les chocolats. Avant, les clients de l’entreprise nous en offraient, par gratitude du travail effectué, par gentillesse, par intérêt ou par habitude. Mais la crise est passée par là et depuis 3 ans, c’est la misère, adieu la tradition, plus rien, c’est la dèche.

Il faut dire que les industriels ont tellement abusé en la matière qu’il devient difficile d’offrir une boîte raisonnable sans y laisser un gros bifton. Quand je vois dans les rayonnages des hypermarchés, ces monceaux de mauvais chocolat vendus à prix d’or, je trouve qu’il y a vraiment de l’arnaque. Comme c’est le passage obligé si on n’a rien d’autre à offrir (outre les fleurs), du coup ils se gavent comme des gorets et les prix au kilo s’envolent vers des sommets. Là aussi, mieux vaut moins, mais du savoureux, le très bon n’a peut-être pas un gros emballage qui brille, mais il vous fera swinguer les papilles et vous transportera dans un voyage gustatif incomparable.

 

Finalement, entre les chocolats de Pâques et ceux de Noël, je me demande si les fêtes chrétiennes ne seraient pas sponsorisées par les professionnels de la bouchée de cacao ? Bizarre quand on y pense.

 

Joyeuses fêtes à tous.

 

Sister « passe son tour »

Par Sister of Night - Publié dans : Plat du jour : périssable à court terme
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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 23:45

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô flocons ennemis !

N’ai-je donc tant vécu, que pour cette infamie ?

 

Vous avez vu ? Il a neigé.

Oui, je sais, c’est un truc dingue, moi non plus je n’arrive pas à m’en remettre. Tous les médias sont sur le coup depuis deux jours et tout le monde ne parle que de ça. Il faut décréter l’état de catastrophe naturelle pour ces quelques centimètres tellement inattendus à quelques jours de l’hiver.

D’après les spécialistes de Météo France, on a des cas similaires à peu près tous les 10 ans alors que le gouvernement parle d’un cas exceptionnel (quasiment du jamais vu). Comme les chiffres entre les manifestants et la police, personne n’est d’accord, on a l’habitude.

Oui, tout le monde rêve d’un joli Noël blanc, parce que c’est tout joli, ça amuse les gosses et ça recouvre notre quotidien crasseux et gris d’un manteau immaculé.

Oui, mais il ne faut pas que ça dure ou que ça tombe trop dru, sinon ça fait flipper le citoyen !

 

De là à faire un rapprochement avec J.L. Delarue qui a arrêté de sniffer de la poudreuse, il y a qu’un pas, mais que je ne franchirai pas. Hein, moi j’dis ça, j’dis rien.

 

Mes-images-2010 1041

Je ne vais pas vous tenir le crachoir pendant des plombes, tout le monde y a été de son analyse, de son grain de sel (de salage routier) et de son opinion sur la question.

 

Bon, c’est vrai, des gens sont restés bloqués, d’autres n’ont pas pu repartir de leur bureau, plein de voitures ont été abandonnées sur le bas-côté.

En effet, mais il faut voir aussi les aspects positifs :

- ça va filer du travail aux carrossiers (qui sont déjà pétés de thunes, un truc de fou, j’vous assure, ç’en est indécent)

- les vendeurs de boots, bonnets et autres accessoires chauds se frottent les mains

- subir cette galère avec ses collègues renforce l’esprit d’entreprise

- ça fait causer dans les chaumières et détourne un peu de la crise et de la nouvelle hausse honteuse du prix du pétrole

- plein de gens vont pouvoir buller chez eux parce qu’ils sont en arrêt maladie pour avoir glissé sur un trottoir.

 

Il y a donc des tas de choses positives parmi tout ce grand malheur national qui s’est abattu sur nous… Heu… nous, ce n’est pas vraiment le terme, car à Toulouse et à Biarritz ils se doraient la pilule sous une température estivale supérieure à 20°. Mais voyez-vous, même si Paris n’est pas la France, la région héberge quand même plus de 10 millions de personnes et donc autant de « victimes » de cet effroyable fléau que l’on nomme désormais avec des tremblements dans la voix : « l’épisode neigeux ». Rhôô, ça fout une trouille monstre ! Je propose que dans le prochain opus d’un film de vampires,  ils osent un truc qui fait vraiment flipper sa race : « Edward et Bella contre les flocons maléfiques » ou « 12 cm de poudreuse auront ta peau » ou encore « Je ferai tomber la neige sur ta tombe ».

Pour repérer aisément le fourbe adversaire, j’ai trouvé ses portraits-robots ici.

 

Réellement, ce qui me fait le plus peur dans tout ça, c’est encore le déni du gouvernement. Brice Hortefroid (oui, c’est son nouveau surnom) a prétendu dans l’après-midi de mercredi qu’il n’y avait aucune pagaille. Nan mais il vit dans une grotte ce mec ou quoi ? Il suffisait qu’il mette son nez à la fenêtre pour constater le bordel ambiant.

Ça me rappelle Fillon qui clamait haut et fort qu’il n’y avait pas de pénurie de carburant alors que la moitié des pompes étaient déjà à sec !

 

Allez, je vous laisse retourner vous faire un bon grog des familles, histoire d’exorciser cette épreuve céleste en fonçant sous la couette avec un sentiment de toute puissance. Ah oui, on ne nous y reprendra pas, la prochaine fois que les flocons s’acharnent, c’est promis, on reste au pieu et pis c’est tout !

 


Sister of Night (un flocon ça va, c’est quand y’en a plusieurs que ça pose des problèmes)

Par Sister of Night - Publié dans : Y'en aura pas pour tous : du délire en vrac
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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 16:15

Un anniversaire : 30 ans... que la maladie a été découverte

Un jour : le 1er décembre... pour mobiliser et faire prendre conscience

Un frisson : 50 000 personnes en France... vivent avec le virus sans le savoir

Un geste : la capote... toujours

Un don : quelques euros... pour faire avancer les soins, la science et les traitements

Une assurance-vie : le test de dépistage... régulièrement, parce si vous êtes réglo, votre partenaire ne l'est peut-être pas autant que vous le pensez

 

Ca n'arrive pas qu'aux autres, alors protégez-vous.

 

P1090348

Par Sister of Night - Publié dans : Liste des ingrédients : poisons divers
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Amuse-bouche

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