Plat du jour : périssable à court terme

Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 00:41

Oui, aujourd'hui, je peux le dire, le doute m'habite.

Prise entre deux feux, ne sachant à quel saint me vouer, étant tiraillée de toutes parts, il me fallait obtenir de l'aide.

Nan, parce que là, je me dis, c'est plus possible, j'suis plutôt une chic fille, pas garce pour deux sous et pourtant, j'ai l'impression de ne pas avoir eu ma part du gâteau quand ils ont fait la distribution des portions de bonheur.

Que faire ? Que penser ? Qui voir ? => ou aussi :  Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel BEKVÄM* ?

Une réponse s'impose à moi, aller taper la discut' de tout ça à une vieille connaissance, j'ai nommé : Sainte Rita.

Bon fastoche, rituel classique, je lui glisse 2 € dans la fente, allume la loupiotte (aux vertus magiques présumées, même s'ils ne le mentionnent nullement sur le packaging, histoire d'éviter tout procès éventuel pour non-réalisation du contrat) et je commence à énumérer mentalement les tracas, les bugs, les misères diverses et variées de ma petite life insignifiante. Punaise ! D'un coup un type couine un truc que je ne comprends pas, mais ça semble faire bouger les gens. Je m'approche, croyant à un nouveau messie en formation (bah oui en plus il est black, peut-être un Obama bis ?). Nan, faut juste déguerpir de là, v'l'a t'y pas qu'ils ferment entre 13 et 16h maintenant ? Pff, s'il faut planifier ses crises de foi maintenant, non mais j'vous jure... Du coup, j'espère qu'elle a bien capté mes transmissions de pensées post passage de  la grande porte à doubles battants (c'est wi-fi les saintes ?) parce que l'autre type n'avait pas une once de compassion pour nos âmes en perdition. "Tout le monde dehors !" a-t-il décrété, ça rigole pas. Et sinon, c'est coup de pied au cul(te) ?

Je signale au passage que le curé de Saint Augustin sentait franchement la cocotte... et ça, bah ça choque un peu... surtout pour moi qui ne suis déjà pas en odeur de sainteté. Limite ça frôlait la concurrence déloyale, tentative de séduction des pécheresses par des moyens peu catholiques, vous en conviendrez comme moi (oui merci, j'aime bien avoir le soutien de mon public).


Sinon, ce n'est pas que je n'ai pas confiance dans ces trucs là, y'a peut-être même un effet placebo, je n’en sais rien, moi je suis assez open, tant que ça ne nécessite pas de vider un poulet de ses entrailles ou d'envoyer des "martyrs human bombs", je tolère bien.


N'empêche, histoire de mettre toutes les chances de mon côté et de parvenir à pécho une part du bonheur qui me revient (si, si, puisqu'on a droit à notre quart d'heure de célébrité, je peux bien prétendre réclamer un bout de vie heureuse), j'ai collé la même somme dans les mains d'une autre forme de hasard : la Française des Jeux.


On verra donc facilement qui - à mise égale - remportera le super match de l'été :

Sainte Rita Vs Euromillions !

Le choc des titans ! Super Foi (garanti depuis plus de 2000 ans) contre Méga Capital (le pactole à 74 millions) !!!

 


Perso, je pense plutôt devoir rester sur cette petite maxime qui me sied à merveille : "une main devant, une main derrière et en avant la galère" (oui, j'ai des envolées lyriques parfois). Et je persiste en foulant au pied une expression qui s'est toujours avérée être une vaste escroquerie : Oui ! On peut être malheureux aux jeux ET en amour ! Carrément ! Le cumul des mandats est tout à fait possible en la matière, j'en suis la preuve vivante (et j'en connais plein d'autres).


Reste une interrogation (attention, je ramasse les copies) : si l'argent ne fait pas le bonheur et que la foi ne sauve pas mon âme, que vais-je devenir ?

Bah, rien de plus qu'actuellement, puisque ça fait déjà un bail que c'est comme ça, donc rien de nouveau sous le soleil. Tant pis, faut faire avec, ou plutôt sans, justement.


Dernière chose : sans bonheur, point de salut.

 


Sister "tranche de foi / vie"

 


P.S. : si vous cherchez l'épisode - 1 - c'est dans les entrailles de ce blog, mais je vous laisser fouiner, là j'ai une coup de flemme en plus de celui de blues.

 


* état j'ère = en suédois dans le texte.


Par Sister of Night - Publié dans : Plat du jour : périssable à court terme
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /Août /2009 01:05

L’une des tendances vestimentaires lourdes de cet été est sans nul doute le retour en force d’une couleur improbable et qui vous fait illico un teint de cadavre anémié, j’ai nommé : le vert. Mais attention, pas un petit vert anis tout léger, ni un vert bouteille bien sage qui donne envie de s’en jeter un petit (de verre cette fois) à la terrasse d’une brasserie (genre Pouilly Fuissé frais et de bonne facture).

Non, là il s’agit d’un vert violent, de ceux qui piquent les yeux, genre pomme Granny qui aurait grandi la Hague ou au Tricastin, voire même : « le retour des Martiens contre Rhurbar’hozor ».

 

L’autre soir, j’ai croisé un spécimen qui a choisi l’option – plus qu’audacieuse – du « total look » version laitue survitaminée. Argh ! Plutôt redoutable comme effet. Bonne aubaine pour les daltoniens qui s’en fiche comme d’une guigne, mais pour nous, c’est une autre paire de manches, parce que ça vous tire l’œil ce truc, c’est horriiib’ !!! Ainsi, elle avait opté pour un charmant bermuda (ou corsaire) très ajusté (les mecs restaient soigneusement derrière elle pour ne pas perdre une miette du spectacle) et un petit top moulant à fines bretelles, le tout agrémenté de bijoux assortis et juché sur des chaussures (vertes aussi, ce qui ne doit pas être facile à trouver d’ailleurs) bien trop hautes pour elle. Elle vacillait dangereusement sur le bord du quai, tentant de maintenir son équilibre instable entre son roulement de hanches et les pièges des étranges picots de sol pour non voyants. Ca fait son petit effet dans le métro parisien et à condition de n’avoir pas trop peur du ridicule.

 

Mine de rien, moi qui suis une adepte des parcs et jardins, j’y vois au moins un intérêt notable, celui de pouvoir se rouler dans l’herbe jusqu’à plus soif (et de préférence bien accompagnée, c’est plus fun) sans remords, ni scrupules pour le risque de tâches (enfin pour celles couleur chlorophylle car pour les autres…).

 

Maintenant, vous ne pourrez plus vous empêcher d’y penser quand vous croiserez une nana tout de vert vêtue… « oh ! la cochonne qui doit se faire plaisir à faire des galipettes dans la prairie… » et vous pourrez lui lancer un regard réprobateur ou amusé, c’est selon.

 

Je n’ai pas osé prendre de photo de ces fashion victims, par respect pour vous qui ne méritez pas un tel châtiment et parce que je vous laisse découvrir par vous-même cette éclosion de verdure qui durera ce que dure les roses, le temps d’un été (tant mieux !). Car la mode d’hier n’est pas celle de demain, ou si, mais pas vraiment tout à fait. Bref, le vert c’est bon uniquement comme camouflage dans le maquis, sinon faut passer son chemin. Oh oui, bien vite oublier que nos yeux souffrent de voir ce vert/verre à moitié plein ou vide, mais moche quand même.

 

Sister « mode Shrek on »

Par Sister of Night - Publié dans : Plat du jour : périssable à court terme
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 01:11

…Palma de Mallorca.

 

Revue de détail d’une jolie médaille et de son revers.

Quand j’ai embauché chez ce nouvel employeur, il y a deux mois de cela, on m’a « vendu » cette mission comme une opportunité, un genre de « bonus Club Med » ou presque.

Pensez donc, notre principal client se trouvant sur cette île magnifique des Baléares, je m’y voyais déjà… plages immenses, découverte de la ville, des gens et d’un mode de vie dont j’ignore tout. Cet « after work » me semblait bien tentant et tellement plus exotique que les missions habituelles à Levallois, la Défense ou Paris 10.

Bah oui… mais non.

 

Surprise ! Hé non, ce n'est pas Orly, saurez-vous le reconnaître ?

 

Le client a pris la réservation : le 15 juillet, Orly, vol de 7h10. Ouch ! Ça commence fort. En déduisant le temps d’embarquement, le trajet en taxi (parce que chez moi, y’a pas encore de train à cette heure d’avant les poules), ça nous fait un réveil à 3h ! Damned ! Moi qui ne me couche pas avant 1h ou 2 du mat’, là c’est limite la nuit blanche. Redoutable avant les épreuves à venir.  Bon, j’ai bien tenté d’aller me pieuter avant minuit mais pas moyen. En plus, je voulais aller voir le super-méga-wonder feu d’artifice des 120 ans de la Tour Eiffel. Là c’est raté, pff, ça commence mal cette affaire.

 

Sans parler des voyages en avion qui n’ont pas franchement bonne presse en ce moment où ça tombe comme à Gravelotte. Quitte à aller dans un petit coin de paradis, j’aimerais autant que ce ne soit pas celui où le tôlier s’appelle Saint-Pierre. Enfin, j’dis ça, j’dis rien…

 

Bien sûr au guichet d’enregistrement, panne informatique, il faut poireauter, encéphalorectomie me guette, j’aurais pu dormir une bonne demie heure de plus. Ensuite escale à Madrid, l’avion suivant est maintenu au sol et retardé pour cause de défaillance électrique. Ok, je check dans mon sac, j’ai un slip en rabe, parce que là ça devient chaud, la flippe n’est pas loin. Après 1h30 de retard, on monte dans l’engin, croisant les doigts et les orteils pour que les mécanos aient eu le temps de trouver la panne et de la réparer.

 

Il faut l’admettre, arriver chez le client pile-poil pour mettre les pieds sous la table, ça fait pas très pro, mais ils sont pas cools sur Air Europa, pas le moindre verre d’eau ou bricole à avaler, même avec tout ce retard, on peut se gratter et jeûner en silence. La misère ! A moins de claquer ma paye pour un casse-dalle minus et ramoli, très peu pour moi.

 

À propos de boustifaille, faut avouer un truc, ils sont fortiches les Majorquins pour la cuisine, car leur cantoche est carrément gastronomique et super luxe à côté des immondes selfs industriels français (dont je ne citerai pas les noms pour éviter tout procès, mais je n’en pense pas moins). Equilibré, varié, frais et pas cher, le tout face à une organgeraie et dans une ambiance qui rappelle plus la brasserie pour étudiants que les lieux austères  au 3e sous-sol avec plantes en plastique qu’on a chez nous.

 

Passées les réjouissances de la table et la prise de contact, ce fut boulot, boulot, boulot. Difficile de garder le cap et de ne pas bâiller quand on est debout depuis plus de 16 heures après une telle journée et 38° à l’ombre, j’avoue être plutôt encline à trouver un repos bien mérité. Grossière erreur ! En Espagne, ça ne fonctionne pas comme ça, ici le soir on sort, on va boire un coup puis on dîne tard. Il faut dire qu’à 1 € ou 1,50 € le soda ou la bière, ça reste largement 6 fois moins cher qu’à Paname, donc ils auraient tort de se priver. De là à penser que nos limonadiers parisiens s’en collent plein les poches, il y a un pas que je n’hésiterai pas à franchir, parce qu’en plus il n’y a aucune valeur ajoutée à décapsuler une bouteille, même en terrasse.

Du coup, pas de temps mort, une fois finie la grosse journée de taf, on enchaîne sur le resto. Un véritable établissement dont la finesse des tapas et la variété des goûts et saveurs à littéralement enchanté mon palais. Je n’avais pas aussi bien mangé depuis longtemps, un pur bonheur de finesse gustative si loin des minuscules bouchées grasses et écoeurantes que j’avais pu manger à Paris.

 

23h30 : buenas noches, hasta mañana.

Il paraît qu’il y avait une piscine dans l’hôtel (au sous-sol, voilà qui n’est pas banal), mais je n’ai pas eu le loisir de la tester. Une douche rapide et effondrement en slip sur les draps. Crevée, kaput, naze, à la ramasse totale.

 

Le lendemain, rebelote : déj’ aux aurores, taxi, boulot, boulot, boulot et bye bye, l’avion m’attend. Pas eu le temps de finir, car il y a toujours des imprévus, des impondérables, mais il faut partir.


Arrivée dans la zone d’embarquement, il y a une queue immense (nan, pas celle de Rocco bande d'obsédés), un truc de fou, je prie un peu pour que ce ne soit pas mon guichet… raté, c’était bien à cette masse de vacanciers sur le retour qu’il me fallait me joindre pour accéder enfin au vol vers mon home sweet home. Rien de particulier, sinon que l’avion est rempli d’au moins d’un tiers de gamins qui piaillent, chouinent, remuent, des gosses quoi.

Le vol se passait bien, quand d’un coup je vois un nuage énorme, ressemblant à un immense iceberg allant du sol et s’élevant sur plusieurs centaines de mètres de hauteur et de largeur alors qu’autour le ciel est bleu. Hum, impressionnant. Quelques instants plus tard, c’est à notre tour de traverser un gros nuage… ça secoue beaucoup, on est largement ballotés de tous côtés, d’un coup un trou d’air nous fait décrocher,  puis un autre, les gosses hurlent, poussent des cris stridents et les parents serrent les dents en attendant que ça passe. On n’est pas fiers et alors qu’on approche d’Orly, on sait que cette phase de descente n’est pas la plus anodine. Après de belles frayeurs, on a fini par arriver entiers et il ne me restait "plus" que deux heures de transports en commun pour rejoindre ma banlieue. Pff, quel périple !

 

Ainsi, je venais de quitter les plaines arides d’une île dont les paysages m’ont immédiatement rappelé les images de Sergio Leone. Je ne pensais pas qu’on pouvait croiser si près de chez nous, des sols dont la terre battue ocre et les cailloux laissent à penser que la végétation est en sursit permanent. Pourtant, des lauriers roses géants poussent sur les bords de l’autoroute, c'est tellement différent de mes shémas habituels... A l’arrivée c’est orage (ô désespoir, oui, il fallait que je la fasse celle-là) et me voilà retombée dans la grisaille parisienne.

 

Fin de la mission… jusqu’à l’année prochaine… si je suis toujours dans cette entreprise. 

 

Sister « on board »

Par Sister of Night - Publié dans : Plat du jour : périssable à court terme
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