Sur le grill : coups de gueule

Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 03:16

…ou plus si affinité.

 

Mettons les choses au point, n’étant pas comme la commune des mortelles, je n’aime pas aller chez le coiffeur, pas plus que faire du shopping ou de regarder des séries télévisées pour filles. C’est comme ça, je le fais par besoin et non par envie, mais tout va bien, je vis normalement avec ce que d’aucunes considèreront comme une tare à mon palmarès féminité. Et là, j’aurais tendance à leur répondre : « ranafout’ ! » au moins ce serait clair. Ca mettrait les points sur les i et les barres aux t.

 

Donc, pour continuer à avoir une allure correcte et éviter un envahissement capillaire anarchique, je suis passée sous les fourches caudines (ou plus modestement les ciseaux) du merlan de service. Tiens d’ailleurs, comme c’était une coiffeuse, on n’a pas le féminin pour ce terme, puisque « morue » n’est pas dans le thon… euh ton ;)

 

Je ne sais pour vous, mais perso, je suis toujours déçue en sortant de chez le figaro, non pas que je m’attende à ce qu’il me transforme en bombe sexuelle irrésistible juste en ayant manipulé et taillé ma crinière, non, je ne suis pas totalement dépourvue de sens commun, à l’impossible nul n’est tenu et même si j’ai souvent la tête dans les nuages, j’ai aussi un minimum les pieds sur terre. N’empêche y’a un blème, le compte n’y est pas.

 

La magicienne des brosses a beau s’échiner sur mes tifs, je suis immanquablement dépitée en sortant de son officine à bigoudis au garde-à-vous. Je ne parle pas des fois où un capilliculteur particulièrement acharné m’a massacré et semblait avoir passé ses nerfs sur ma tête, comme pour se venger de quelque malheur qui lui fut arrivé. Non, là le constat était sans appel, c’était absolument foiré, désespérément moche, une vraie cata mais comme tout le monde vous le dira : « ce n’est pas grave, ça va repousser » et qui, dès que vous avez le dos tourné, gloussent en douce en se disant que je devrais plutôt intenter un procès pour « intention de nuire » au malfaisant.

 

Dans le cas présent, c’est plus diffus, moins évident, mais je suis un peu dégoutée à chaque fois. Il y a quelques temps, alors que j’espérais ressortir avec une allure d’héroïne ultra glamour, j’ai obtenu au lieu de cela un résultat trop court et limite hirsute, j’ai failli défaillir en constant à quel point le rendu était loin de mes attentes. Pourtant je pensais m’être exprimée convenablement et distinctement. Bref, ratée, naze, à jeter aux orties.




Bon, cette semaine, c’est moins flagrant. Juste que j’ai un peu la tête de Dana Scully mais j’avoue que ce n’est pas trop ce à quoi je m’attendais. Je ne dois pas parler la même langue que les shampouineuses maestro de la trousse à outils pour tifs féminins.

Heureusement, cette fois elle ne m’a pas proposé de me faire des mèches, c’est un soulagement. J’ai horreur des mèches, je déteste les mèches, j’exècre les mèches ! Laissez-moi ma couleur normale, mes cheveux sains au naturel et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 

En revanche, ce qui m’a vraiment écoeuré, c’est que j’ai eu furieusement l’impression qu’elle n’avait donné 4 pauvres coups de ciseaux et 5 minutes de soufflette surchauffée, basta, merci et au suivant.

« Ca fait 37 €, je vous fais cadeau du brushing ». Gloups, argh, grr ! C’est un prix d’ami ça ?!?! Bon, bin je ne reviendrais pas avant le prochain trimestre au moins, le temps que mon pouvoir d’achat s’en remette.

Je n’ose pas imaginer ce que les nanas laissent au comptoir quand elles se font une teinture, un soin capillaire, une permanente ou autre acte de barbarie à l’usage des pilosités visibles ! Une vraie ruine pour quelques frisettes domestiquées.

 

Etre une fille, c’est vachement coûteux et compliqué. Dans une prochaine vie, je demanderai à être réincarnée en mec, j’investirai dans une tondeuse, deux sabots et je pourrai utiliser tout le fric économisé pour aller boire des bières avec les potes. Coooooool !!!

 



Sister « pile poil »

 

 

 

 

 

 

 

Par Sister of Night - Publié dans : Sur le grill : coups de gueule
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Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /Sep /2008 14:30



Oui je suis au bout du rouleau
Tarla dirla dada
J'en ai plein l'cul, j'en ai plein l'dos
Tarla dirla dada
Bien sûr c'est à cause du boulot
Tarla dirla dada
C'est clair je vais finir marteau
Tarla dirla dada

A force de mettre la tête sous l’eau

Tarla dirla dada

J’arrive même plus à faire dodo

Tarla dirla dada

Tous ces crétins, là c’en est trop

Tarla dirla dada

Ma dém’ ils n’auront pas d’sitôt

Tarla dirla dada

Ils vont morfler et ce s’ra beau

Tarla dirla dada

Oui ma vengeance est pour bientôt

Tarla dirla dada

 


 

 

Sister « qui se lance dans le tube de l’été »

 


Par Sister of Night - Publié dans : Sur le grill : coups de gueule
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Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /Août /2008 21:35

 

Commençons par une petite blagounette :

« Qu’est-ce qu’une femme de 70 ans a de plus entre les seins que n’a pas une jeune de 20 ans ?...

… son nombril ».

 

En clair, lorsqu’une fille veut faire du sport, il lui faut deux éléments indispensables : de bonnes chaussures (comme tout le monde) et un soutif prévu pour encaisser les chocs et secousses*.

Ayant besoin de renouveler mon équipement en la matière, je me rends chez Citadium qui s’affiche comme étant une espèce de temple du sport, du streetwear et autres sapes de djeuns**.

Je grimpe au 1er étage, fais le tour, trouve des tonnes de t-shirts bariolés, des fringues branchouilles, rien de probant pour ma requête en fait. Histoire de ne pas perdre mon temps, je m’adresse à la caissière près de l’escalator.

 

Aparté : oui, ici on ne fait du sport que sous atmosphère contrôlée : stadium, club hype, playground, etc. Mais on ne monte pas les escaliers, oh non, c’est bien trop vulgaire ! On laisse ça au commun des mortels sûrement… Tiens, ça me rappelle ceux que j’appelle « les sportifs du dimanche » qui prennent leur bagnole pour faire 1 km puis font 3 fois le tour du lac en courant mollement, puis remontent en voiture pour rentrer chez eux. Faut croire que les 2 km d’aller-retour, ça faisait trop pour eux et dépassait leur quota de sport hebdomadaire…

Pff, des p’tits joueurs.

 

Ainsi, je demande le rayon « fitness » et là, la nana me regarde avec des yeux ronds et l’air aussi hébété que si je l’avais interrogé sur la date de son dernier rappel de tétanos.

« Euh bah, je ne sais pas s’il y a ça ici, essayez peut-être au 3e étage, y’a des articles Nike ».

Hum, je n’ai pas bien vu le rapport entre cette marque et ma question… bref je grimpe à l’étage indiqué.

Je scrute, j’observe, je furète dans les rayonnages où se mélangent petites vestes cintrées et jogging, t-shirts moulants à paillettes et maillots de foot, baskets fluos et spartiates en cuir lamé argent.

Celui qui a géré l’ordonnancement du magasin doit être un bordélique de la pire espèce ou un dyslexique des objets, car tout est mélangé.

D’un coup, oh oui là, sur le mur, une brassière ! Quoi ? Une seule ! Et en rose fuchsia ou noir, tailles S ou M et basta ! Vu le peu de profondeur des bonnets, je pense qu’il ne faut pas dépasser le 90B pour enfiler ces trucs là.

On devrait peut-être dire aux créateurs et fabricants qu’ils se sont trompés de cible car les nanas qui n’ont pas de seins (ou si peu) n’ont pas l’usage de ce genre d’article.

Visiblement, ce n’est pas ici que je trouverai mon bonheur. Bref, je passe mon chemin.

 

En retournant vers l’escalator, je croise alors un « coin café » avec – tenez-vous bien – un charriot de glacier dont les bacs étaient sacrément entamés… Damned ! Je croyais être au royaume du corps sacralisé, dant le temple de la recherche de la performance et du culte de l’exercice physique, mais il n'en est rien ! Je constate avec effroi que la crème glacée fait un malheur ! Je suis scotchée.

J’en viens à me poser quelques questions sur ce que cela signifie.


Sachant que les tailles de fringues vont de « minus » à « minus ½ », que les couleurs et les coupes ne permettent aucun début de bourrelet, il doit y avoir un truc qui cloche quelque part…

Soit les aficionados viennent faire le plein de nouveaux accessoires et défient crânement le stand en se martelant qu’ils ne mangent pas de ce pain là et ne craqueront pas.

Soit ce comptoir de gourmandises est là pour compenser la frustration de ceux qui voulaient se remettre au sport, mais n’ont rien trouvé leur correspondant et se disent qu’ils commenceront la semaine prochaine. Allez, juste un dernier petit péché de gourmandise avant le grand saut… « Oui Madame, je voudrais rhum-raisin, vanille et double-choco, merci » tout en pensant qu’ils se mettront au régime lundi, c’est promis.

Soit ils mettent ainsi le mouvement perpétuel à portée de tous. Je mange, donc je dois bouger pour ne pas grossir et ainsi je pourrai à nouveau me goinfrer la prochaine fois, mais avant il faut faire 6 heures de jogging, 4 heures de cardiotraining et 350 pompes pour éliminer la boule de sorbet mangue sans supplément chantilly (qui m’aurait coûté 57 heures de vélo en rabe). La quadrature du cercle entre fourchette et baskets.

 

Perso, je n’ai pas craqué, ni pour le piège calorique, ni pour les fringues ou accessoires (ma force de caractère m’épatera toujours) et suis ressortie de ce haut lieu de la branchitude de rue en version 9-3 avec la tête haute et le porte-monnaie intact.

 

Dernier tuyau pour la route, je ne sais pas s’ils vendent des shorts, mais des téléphones portables oui ! Cherchez le rapport avec le sport…

 


Sister « en petites foulées ».

 


* oui, je vous vois venir avec vos gros sabots, OK pour le sport en chambre ce n’est pas utile. Passons.

** le premier qui me dit que je ne suis plus dans cette catégorie, je lui conseille d’aller se faire empapaouter et de méditer sur son sort ici.

Par Sister of Night - Publié dans : Sur le grill : coups de gueule
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